:CO = 00 =cr) ■c£> en •i-f r'r*T ■•;vW^w\ »^ •. :k r\ •^^ -^^ X/^LW^/- ^^'c..^„^. ^.y:.vj; iL.L^.ra,. f ' MÉLANGES MATHÉMATIQUES Eugène CAXALAPW, Ancien élève de l'Ecole Polytechnique , Docteur ès-Scienees, Professeur d'Analyse à l'Université de Liège, Associé de l'Académie de Belgique, Membre de la Société Phllomathique de Paris et de la Société des Sciences de llége, Correspondant de l'Académie de Toulouse, de la Société des Sciences Oe Lille et de la Société d'Agriculture de la Marne. (Extrait des Mémoires de la Société Royale des Sciences de Liège) LIÈGE IMPRIMERIE DE J. DESOER, LIRRAIRE 1868 flOV 2 1-179 I ^-^ ^^^S/TV OF T0^?$;^ V. \ MÉLANGES MATHÉMATIQUES ; PAR EUGÈNE CATALAN, PROFESSEUR I)'anAL\SE A L'UNIVERSITÉ DE LIÈGE. I. — SUR LES C0MB1NAIS0>'S AVEC RÉPÉTITION (1838) (*). Le terme général du développement de {a + b + c -\~ . . . + ty est, comme l'on sait, 1.2.3 axl.2.3...(3x....xl.l2.3...Q ^ ^ '"^ ^^'' les exposants ^-, (3, y, . . . , ^ satisfaisant à la condition a + |3 + y + . . . + G = m (2). Le nombre des termes de ce développement est celui des solutions, en nombres entiers non négatifs (**), de l'équa- tion (2), qui renferme n inconnues, n étant le nombre des (*) Cette Note, qui a paru dans le Journal de LiouviUe (tome III), a été écrite à l'occasiou d'un Mémoire de M. Brianchon ( Journal de l'École looly technique , 25'= cahier). ('*) C'est afin d'éviter toute ambiguité que j'emploie cette locution : nombres non négatifs , bien qu'elle me paraisse constituer un véritable pléonasme ; WH nonibre , c'est-à-dire le rapport de deux grandeurs de même espèce , est essentiellement positif. l _ /l _ h csL la distance des deux plans limites , ou la hauteur de la zone liypcrboloïdiquc. II. Si nous posons , pour abréger : - = .^. I=». 1 +'^ = «'. t+'^ =C% !7=C' (5), a p a" p / les relations préeédenles deviennent a;' -h 7/^ ^ 1 (7), x' + ?/- ^ 1 + c'. (8). III. Afin de réduire l'intégrale double (6) à une intégrale simple, j'emploie la méthode exposée dans mon Mémoire sur la Réduction cVune classe d'intégrales multiples, c'est-à- dire que je suppose , simultanément : F {V) = fpi^ f(y y ^^' ^' + ^' y' — ^ (^)' x^ + if-\={), x^ + 7/-_l=ii^ (10); alors la formule (C) devient .py .' d.V {V) A = .4ae/ • ^ ' (11); et le problème est réduit à trouver l'intégrale (9), ou seule- ment sa dérivée relative à v. IV. A cet effet, soient X = u cos s, y = i( sin o ; d'où ,t 1/ 1 -+- c' r2 r et , par conséquent, ■^ '^ • ^ ^^'^ - I ~ ^^ '^\/ ^" cos^ Ci + If siiT (d) (1 + V'-) — 1 (12). V dv " J ' y 0 An moyen de cette valeur, la formule (il) devient fl r . . A-45;(5 / drj^ I (/-l'W (/<^cos'i + /v^sin'9)(l+ y»)— 1 (1.3). O 0 V. En général , dv \/pv^ + Q 2/ Kp |/Q donc y f/iJ K {a- cos- (p -f- /^- sin- q>) ( l + ?'') — 1 = n [\ y , rt'cos--cp +/;=sin-cp — 1 ) ;5 i c K {(''- *^os- cp + /r sin- 9) ( 1 + c-) — 1 + . / ' , - 1 > ; en posant , pour abréger , ^^_c V (i- cos- cp + 1)^ sin- (p + 1./ (a- cos- cp + //' sin' cp ) (1 + c-) —1 [/ rc- cos- o -f- ^- sin- a — 1 La substitution dans la formule (13) donne A = '■2c c/.ft) I " r/ç |/(a^ cos- (p 4- />* sin'

b> \. Soit j a- X- 4- b- y- — 1 X- + ?y- — 1 (S) l'intégrale, que je désignerai par V, représente le volume compris entre le plan des xy , la surface (S) et les cylindres dont les équations seraient X* + y- = \, (c- — (r) X- -h ( c- — b-) y- = c^ — i . ^ Conséquemment (*) 00 en supposant (*) Mémoire sur la réduction, etc. {Journal de Liouville) , tome IV, p. 325. On trouve ensuite, par un calcul facile, V = t: (ft' - 1) / — puis, en prenant q;* _ ft^ = (z' - b'-) sin» 9, b = ea, sin / =^7 |;,~^^,^, '■ V — ^ (^^'~ ^) / ^ f/tp \/ 1 — e- sin- (p ~ rt(l — f^') / sin' ^^ ■r:(ft«e' — 1) Il -V; TT" / rfcpl/ 1 — e* sin' c& ; a {\ — e-) I ^* ' OU encore V = ^(^^'~^) A f/Q T.(a'-e'—i) r/^ _ " •; tW&|/i_(?^sin^O « *<; ^i_(3^sin*G)' ' pourvu que l'on suppose sin 0 = — , sni u = — . z ' c IV. — DÉMONSTRATION d'uNE FORMULE DE DIRICHLET. Cette formule, célèbre autant que remarquable, est la suivante : /^ a — lb — lc — l I X y z . , . dxdij dz . . . par i^ I. a 1^ c \ p q r ) - 10 - On suppose les n variables x ,y ,%, . . ., positives et satis- faisant à la condition (ir-d dans laquelle les constantes a, (3, y, . . .p, q,i\ . . . sont positives. Pour établir la relation (A), je commence, comme le fait M. Liouville (*), par la réduire à celle-ci : A = 1 - - 1 , . . X y ^(f)^(7)^lF)- r ( 1 -i — I — I — h P (] r dans laquelle X -{- y + z + < Soit maintenant D = la condition aux limites étant y + Z + < 1; . .dx d y d .ff ...,/-' J-\.. y ({' (B), et soit V ce que devient la même intégrale B , lorsque la condition aux limites est y + z- + 1 — X. (") Journal de Mathèmo tiques , tome IV, p. 225. ~ II - Il est visible que b , c n— 1 H 1 H 1 + . . OU & c - H h. . V = (l_rrf '■ B. D'ailleurs ji « ^ b c A = B / x^' (1— .-ïf "^ clx; OU , d'après une formule connue , \ V q r I Cette relation (C), qui réduit le cas de 7i variables à celui de n — 1 variables, équivaut au théorème proposé; car, dans le cas d'une seule variable u , l'on a / ■r-, . ■•(-;'' M d u = -o — i Mi-i'c) ' ^-(-i V. — RÉDUCTION d'uî^E INTÉGRALE MULTIPLE (*). Soit A = / dx dij dz- . . .\/ , , . , , , , n J -^ V 1 + (•■ï + y- + z- + . . .) les 71 variables , supposées positives , satisfaisant à la condition a" + y- -h z- + . , . Z^ \, (*) Cette Note est extraite . en partie, du Journrtl de LiouviUe ( tome IV). — 12 - Je pose, à r 2 / / /l - v'V vulv (*) Mémoire sur la Réduction, etc. 13 - Soit d'où t, = tg^tp; l — V* 1 — cos G? d V 1 , 1' (! + .')'- J^^^'i?'^? 2 cos' - o la formule ci-dessus devient â .7-1 COS - 9 i 1 — cos (p) rf tp , ou A., - COS" o d cp On a , par des formules connues : 1 cos~ ? '^ ? ^ - --1 ^ 1 , / u ;2 „J» + 2\' r' 1 .-2 tI'L±1\ donc A = 1/7:^"+' r(^ tI^ , / ». + 2 ' •i / r ^ + 1 - 14 — Lorsque n — 1 , 0 Mais ï (3^ ^ ■ 1 ] ['il ï -1/2 donc r' .): [/' 1 + rr- " 4. 7TI/2T ^^ ['-(4) Si l'un pose X •■= cos '^s riiilcgrale se transluruic en V siu'^ o .s. 4 12.11 5.1 12.11.10 5 12. 11. 10.0 17.16.10.H 1 . 2 . 3 . i ' OU .s + 12 . 10 H- m . 10 -4- 220 . 0 + i[>o = 2 380: ce qui est exact. VIII. — ^lI\ LA DECOMPOSITION d'L'.N PRODLIT EN FACTEIT.S. Problème. — De combien de manières le produit ab c d . . /'' = N , composé de n fadeurs premiers, inéfjaux, peut-il être décomposé en p facteurs? Soit a? ce nombre inconnu. )l y Jf Si nous introduisons un nouveau facteur premier /, dif- férent de a, h, c, . . . , k, nous pourrons décomposer le produit N / en p facteurs , soit en multipliant par / un quel- conque des p facteurs dont le produit est N , soit en multi- pliant par / le nombre N décomposé en p — 1 facteurs. Par conséquent X - px -4- .r , n 4- I, p n ,p n. p — I ou X r:= PX -\- X (1)4 On conclut aisément de cette équation, à cause de '^^^,^,=1* X = X -¥px -^p'x , . + ••• n.p n-~\,p — ï '^ n — 2,p~\ a — î,p-^l n — 1) — 1 n — p ,-. - 19 - Cette nouvelle équation aux ditïérences finies est moins simple que la précédente : néanmoins , nous allons pouvoir en conclure, par induction, l'intégrale de celle-ci. 1° Soit d'abord p = 'i : l'équation (2) devient n — 3 n — 2 X -^ X + 2 . .r +2'..r +..+2 x -f-2 n, 2 n — 1,1 H — 2,1 71—3,1 2,1 Mais . évidemment , donc X = X = , , , =^ X =1; n — 1,1 n — î , 1 2, 1 n — 1 X - 2 - 1 (3). 2oSoit]j= 3: ^^^ 3 = (2'"" '-l) +3{2"~'-i) + 3- (2'' "*-!) + ... + 3 (2* -ij + 3 l2- ij ^ / n — 3 n — i n — 5 n — 4 n — 3 \ = 2 (,2 -+-3.2 + 3' . 2 + . . -H- 3 .2+3 ) -(l + 3 + .. +3"~') n — z / n — 2 « — 2 \ 3 — i 1 / n — 1 n — i N -2(3 -2 ) =:,U -2.2 +ij 3° Soit encore]; — 4 : l'équation (2) se réduit à 1/n — 2 n — 2 \ { f n — 3 n — 3 \ X --::V3 -2.2 +\)+i.-[3 -2.2 -hlj + 4' 3 i 3 -2.2 + i ; + . . + 4 ^ (13' -2.2' +l) + 4" ~ '3(3= -2.2' +l) = 38^3 +4.3 +..+ 4 ;-2l2 +4.2 +..+4 ) + •^(1 + 4 + 4' +.. + 4" ') — 50 - ^ 1. g. (.,"-'- 3" - ') - » (4" - ' - -y - ') +.^3(4" - "- 0 = _J_(4"-'_3.s"-'+3.-2"-'-l) (5). La loi des résultais est mainlenant évidente; et l'on a, en généi'al , 1 r n~i p — i , n—ï 1 ou , plus simplemenl A il ) (A). 1 . 2 . 3 ..(/) — 1 ) A ddit'wn . — ( Septembre 1 865 ) . I. La valeur (A), substituée dans l'équation (1), conduit à la relation a''-'(i"-')=/^a"-'(i"-')4-(„-))A"--(i"~'). que l'on peut écrire ainsi : ^■'{i"^')^iP + ^)^■'{^")^„^-~'(,") -b,. Celle-ci ne diffère pas de celle que j'ai employée dans ma Note sur les différences de P^ et sur le calcul des Nombres de Bernoulli (*). La concordance de ces relations est une vérifi- cation nouvelle de la formule (A). IL Les valeurs de x^^ sont précisément celles que j'ai désignées par A B C^ dans une Note sur la somme des puissances semblables des nombres naturels {**). De là résulte un rapprochement assez inattendu entre deux pro- blèmes dont les énoncés sont bien différents. (*) Annali dl Matemcdca pura ad applicata , tome II. (**■) Nouvelles Annraes de Mathématiqves , tome XV, p. 210. - 21 - 111. Si l'on veut savoir de combien de manières le nombre N est décomposable en facteurs, il suffît de calculer X + X -h . . . '{- X n , i il , i n, n. Soit, par exemple n ~ Q : la table contenue dans la Note dont il vient d'être question donne X = 1, a: ^ 31, X = 90, X =- 65, x = 45, .t; = 1 ; 6, l 6,2 «5,3 t;.4 6.5 C,û donc S = 203, iX. — ANALYSE INDÉTERMINÉE DU PREMIER DEGRÉ. Si les coefficients a, h sont entiers et premiers entre eux, et que c soit entier, les solutions entières de l'équation ax -h by = c (1) sont, comme l'on sait, données par les deux formules : x^y.-hO, y^^ii + a^ (2), dans lesquelles «, ,6 représentent un système de valeurs en- tières de x , Il : 0 est un entier quelconque, positif ou négatif. Supposons a, b, c positif. Alors les solutions positives, nécessairement en nomi)re limilé, sont déterminées par les inégalités 0 ~ ? (3). b u A caust^ da iix "f- bfi ts Q , , a |3 _(lii — C ab — 22 — donc les inégalités (3) équivalent à celles-ci : e < -1 , C/ > ; (4). Q La différence entre les deux limites de 0 est -y- Consé- ao quemment, la "partie entière de -y , ou cette partie entière aug- mentée d'une unité, indique le nombre des valeurs que Ton peut attribuer à 0. En d'autres termes : le nombre des solutions positives de Véquation (1) est égal à l'un des deux quotients entiers de c par i\h {*). Addition. —{Septembre 18G5). ^ Considérons d'abord le cas où c serait un multiple de ab : c == ahq. On peut prendre i^ = o, y = bq ; et il est clair, par les formules (2), que 0 peut recevoir tes q + 1 valeurs 0, 1, 2, . . . q {*'). En second lieu, supposons c = ahq 4- C , c' étant positif et moindre que ah-, puis, prenons simultanément les deux équations ax + by = abq + c' ( A ) , fl.T' -f- bif = c' (B), qui donnent celle-ci : a{x~x')-\-b{y-])') = abq (C). (•) Ce petit théorème, que je trouve dans mes notes de 1839, e.st souvent attribué à M. Hermite. J'ignore si ce profond géomètre , ^[\\e je m'iionore d'avoir eu pour élève, l'a publié quelque part. (*') A vrai dire, les solutions x = o , y = aq; :c r= hq, u =^ o ne sont pas essentieUement positives; néanmoins on peut les compter, parce qu'elles sont non négatives. - 23 - Si l'équation (B), qui ne peut avoir plus d'une solution positive, en a réellement une, nous aurons, en désignant par a' , ^', ces valeurs positives de x' ,y' : y — fi' = aO , X — a' = bq — b9 ; ou y = (^'+a<), X = x'+ b(q -0) (D). A cause de c' < aï?, on a r^' < a , c^' < /; : donc les deux dernières formules donneront des valeurs positives si l'on fait 0 = 0, 1 , 2 , . . . (/. Ainsi, quand V équation (B) admet un systèma de valeurs positives, r équation (A) en admet q + 1. Si l'équation (B) n'a aucune solution positive, on peut supposer, dans les formules (D) , 0 ffJ > — b: ceci résulte des préliminaires de la théorie. Par suite, les seules valeurs admissibles pour 0 sont 0, 1, 2, r>, . . . q — i. Donc, lorsque Véquation (B) n admet aucune solution positive, l'équation (A) en admet seulement q. En résumé : 4° Si c = q a b , Véquation ax -i- by = c admet q -+- 1 solutions non-négatives ; 2° iS/ c = qab + c, cette même équation admet q + 1 ou q solutions positives, suivant que l'équation auxiliaire ax' + bij' = c' a ou na pas de solution positive. — 24 - / CÛS a j; J ÔTIt"* X. — SUR l'intégrale I. D'après une remarque générale faite par Poisson (**), si l'on appelle i\^^ cette intégrale définie, on trouve aisénnent l'équation linéaire d'ordre %\ : dans laquelle « y^ représente l'intégrale / cos xxdx, 0 » Cette intégrale est, en général, indéterminée; mais ici » on peut la supposer nulle; car, en adoptant cette valeur, » on est conduit à ^/^ = '-^e , valeur exacte {***). » II. A cause de y — o, l'équation (1) est vérifiée par y^^ z=i e\ t représentant une racine quelconque de 1 \ . z {' ) Le texte Je cette Note, lel qu'il a paiu dans le Jouvnal de LiouviUe , (tome V), renferme quelques fautes do calcul et d'impression. (•*) Journal de l'École polytechnique , (16« cahier, \i. 222). (•**) M. Serreta critiqué, avec raison {Journal de LiouviUe, tome VIII, p. 191) cos ucc dx, à l'exerapie de Poisson. J'avais prévu l'objection qui pouvait être faite ; car la phrase guiliemetéé, que je n'ai pas reproduite dans le Journal de LiouviUe , esc tirée de ma rédaction primitive (13 février 1840). Du reste, je dcmue cette démonstration pour ce qu'elle vaut. — 25 - OU de i\-tT=o (2). Cette équation (â) a n racines égales à 4- 1 , et?^ racines égales à — 1. D'ailleurs l'intégrale proposée ne peut croître indéfiniment avec a; par conséquent la valeur de cette inté- grale doit être donnée par la formule Vn = <'" Al A, 2 j 2 Ag + — a + -r^ a* + . . . 4- ' -^,«'-'1(3), A^, A , . . A^j_i étant des constantes qu'il s'agit de déter- miner, îlî. Pour cela, je représente par P le polynôme entre pa^ renthèses , et je prends les n — 1 premières dérivées des deux membres de l'égalité (3), ce qui donne généralement = (-i) J— « p irfP ^ i^i~i)d*V_ ^ f£P U), et Id^. 1.2 dx Faisant;^ = o dans les équations (3) et (4), j'obtiens (?/n) = Ao, /'y/i') et ( — J représentent les valeurs de ?/., et — -rt-pon- dant à 5« =^ 0. La nature des équations (S) permet de les résoudre facile- ment : on trouve i{ -\- y' — 1 sin -. TT r f 2 « — ?: — 1 ou ne) , f cos'''-'-'(pcosiod(p= Lil!î l-J) n (17). { * 1 Cette formule , qui subsiste pour toutes les valeurs positives de n et de n — i — 1 , paraît due à Cauchy {Journal de Liouville, tome VÎII, p. 2) (sep- tembre 1865). 30 — VU. Ucvciiaiil à riiitégrale proposée, je subsLitue les va- leurs (15) dans la formule (3) , cl j'obtiens y oos XX dr 2«'^-i[r(»)]-L 1 -J Si, dans cette formule (18), on remplace les symboles T par les intégrales culériennes qu'ils représentent, on pourra l'écrire ainsi : ou ou enfin , en représenlanl y. + "^Ix- \rdv xi IX\->1 1 /T ycosxxdx _ '' v2J / i\). — 31 - XI. — PROBLÈME DE MINIMUM (1811). Mener un plan tangent à un ellipsoïde donné , de manière que Je triangle formé par les intersections de ee plan avec les plans principaux , ait une aire minimum {''). I. L'ellipsoïde étant rapporté à ses axes, et x, ?/, % dési- gnant les coordonnées du point de contact , on a a' b^ r Le plan tangent coupe les axes en des points dont les dis- lances au centre sont (i' If c- .r ' y ' 2 " Les faces du tétraèdre tri-rectangle déterminé par les quatre plans ont donc pour aires, respcetivenient ; , h' (-:' , (■' a' , a- h^ ^ ?/-• ' ' vX ' ■' rij Par suite, l'aire cherchée est ^V^ c'a'-]' la' [>• .• ou en supposant .a'b*c'- -r = A + -rr + -T (3) p* a* l)' c' ^ ' (') Note rédigée à l'occasion d'une Eolution inexacte , publiée dans le tome lit du Journal de Math.émati(iv4i> - 32 - on sait que ]; est la distance du centre au plan tangent. II. Soient x\ _ JT , JL — Il (iV alors les équations (i), (2) peuvent èlre remplacées par u + V -\- w — i (5)» iivw \ a- 0- c (6; La condition ch^ — o équivaut à u V w\ldu dv dw\ [du dv dw OU , plus simplement, à b'^ Ci J u \ c2 fl- 1 V \a-' b'- J w D'ailleurs du -\- dv + dw = 0 (8). Si l'on retranche membre à membre ces deux équations , après avoir divisé la seconde par une indéterminée /% et que l'on égale ensuite à zéro les coeflicients des différentielles du, dv, dw, on aura u V W u V W II V w d'où l'on tire aisément 2^" + {a'- + b^ + C2) h — a2/?3c2 = o (10). Cette équation peut être mise sous la forme i i 1 1 - 33 — OU encore sous celle-ci : ^ + ■ , , ." = 2 (12). «2 + }: b- + 1- c2 4- X- D'uiî autre côté, si l'on combine deux à deux les équa- tions (9), on trouve '" =} (13); c- a^ + l' I [b^+l^ j \c'- + l' à cause des relations (1 ) et (12). Par suite ('''' ^' C'"' ,AZS |/2(a^ + 1') ' |/2 {b'- + A-^) t/2 (c"- + X*) c'est-à-dire, en vertu de l'équation (42) : p = 1 y¥ (15). Enfin, le minimum cherché a pour valeur ^ = _ |/(};^ + a') (X^ + b') (X^ + C) (16). Addition. — {Octobre 1865). lîl. On peut reconnaître, de diverses manières, que les équations (10), (11) ou (12) donnent pour X^ une valeur positive et deux valeurs négatives. D'après les équations (9) ou (15) , la valeur positive satisfait seule à la question. Pour simplifier l'équation (10), on peut faire ;.- = ^'' (17), d'où l'on conclut t' — (a* + b* + c'-)t — 2 abc = 0 (18). — 3'i — Celte nouvelle équation, qui est bien connue, se rapporte au problème suivant : Déterminer Je diamètre t (ïun demi- cercle auquel on puisse inscrire trois cordes consécutives, égales à des droites données a, h, c. On voit que si ce demi-cercle était tracé, il serait facile de construire les diverses lignes au moyen desquelles on peut déterminer le plan tangent qui détermine le triangle minimum. Ce rapprochement entre deux problèmes d'apparences bien différentes paraîtra peut- être assez curieux. XI 1. — PROBLÈME DE GÉOMÉTRIE. (1844.) Déterminer h rayon du cercle circonscrit à un triangle , connaissant les distances des côtés au centre du cercle. ABC étant le triangle cherché (*), soient/?, q, r les dis- lances des côtés BC, CA, AB au centre 0. Désignons par x le rayon inconnu et par^, y les angles OAB , OAC. On a sin|3 = i siny = J, cos(|3+y) = ^ (*'). D'un autre côté , sin=(3 + sin'y + 2 sin (3 siuy cos (6 -f-y) + cos* ((3 + y) = 1 : donc , par l'élimination des angles , x"- — {))■ + ff- + ■/'') — 2/)r/r = 0. D'après cette équation, le rayon x est le diamètre d'un demi-cercle auquel seraient inscrites trois cordes consécutives, égales aux distances p, q, r (***). Des considérations géo- métriques conduisent à la môme conclusion. ( * ) Le lecteur est prié de faire la figure. (") En effet , ^^ = A = (^ + y). (***) Voir la question précédente. XIII. — THÉORÈME DE GÉOMÉTRIE (1840) (*). De toutes les injramides ayant même hauteur et même angle polyèdre au sommet, la plus petite en volume a pour centre de gravité de la hase, le pied de la hauteur. La base est déterminée par un plan tangent à une sphère ayant pour centre le sommet de la pyramide , et pour rayon la hauteur, que nous adoptons comme unité. Le sommet étant pris pour origine des coordonnées rectangulaires, soient «, 2/ , ^ les coordonnées du point où le plan de la base touche la sphère : nous aurons X- + y^ -^ z"" = \ ( 1 ). Soient « , Ç>^ , y, les angles que forme, avec les axes , une première arête, et^, , t/,, ^, les coordonnées du point où elle perce le plan tangent. Nous aurons encore XX, + yy, + zz, = i (2), ^' y^ - "' =^. (3); cosa coslS, cosy, en représentant par /, la longueur de l'arête considérée. D'après ces équations, j~ = X cosa.-h y cos^.+zcosy, (4). Projetons, sur le plan des xy, la base de la pyramide. C étant Faire de cette projection, la formule de Stainville donne 2G- l{x,y,-x,y,) (5). Soient d , o, , . . . les rayons vecteurs menés, de l'origine des coordonnées, aux sommets du polygone situé sur le plan (*) Publié dans les Nouvelles Annales de Mathématiques , tome VI. Cette pre- mière i^édaction présente quelques inexactitudes. - 36 — des xy ; soient 0, , o, , • . . les angles formés par ces droites avec la partie positive de l'axe des x : .T, = (î, cos 0, , a-. = (?î cos Qj , y, = 0^ sin G,, y, = d, siii G^; donc et comme .r, y, — X, y, = o, o, sin (G, — G.), §, = /, sin y, , Oi = /o sin y, , la formule (5) devient ^G = Il,L, sin y, sin y, sin (G, — 0.) (6). L'angle formé par la base de la pyramide avec le plan xy a pour cosinus z; donc, P étant l'aire de la base, 2P = ^ 2 /, 4 sin y, sin y, sin (0. - G,) (7 ). Dans cette équation (7) l,, h, h, . . . sont des fonctions de X, y, %; les autres quantités sont indépendantes de ces variables. D'ailleurs, le minimum du volume répond au mi- nimum de P; donc la question est ramenée à un simple pro- blème de Calcul différentiel. Posons 2 t, U sin y, sin y. sin (G, — G, ) = ¥ {x , y , z) : en égalant à zéro la différentielle de i F {x , y, z), nous avons De plus, à cause de l'équation (1), xdx + ydy + zdz - 0 (0). On conclut aisément, de ces deux relations , (/ 1' d F - 37 — Pour interpréter ce résultat, observons que, d'après la 1 valeur de .- (4) : d(liU) , dli , dU -4, — ■ = li -, — h /i -T- = — ^2 l'i^ cos a. — /, /.- cos a, dx dx dx ' OU = — l^k{l^ COS a, + k COS «s ), = — /,/, {x^ 4- .r,). Le premier membre de l'équation (10) équivaut donc à — ?/2/../iSin7,siir/jSin(93— 9,)(a;, 4-rc) = — ylài^^?,m{B. ~Q,){Xi + x^), §, d^ sin (9^ — 9,) représente le double du triangle déterminé par les rayons vecteurs d, , d. ; ^, + ^, est le double de l'abscisse du milieu de la base correspondante. Désig-nant donc par t> l'aire de ce triangle , et rar g^ l'abscisse de son centre de gravité, nous avons Irld, Sin (9, - 9,) {x, 4- X,) = elt,g,; ou encore 2^/1 sin (9, — (j,)(cc, + ir,) = 6CX, X étant l'abscisse du centre de gravité du polygone G. On aurait, sembiablement , 2r).^X siiî(9. -9,)(y. +?/0 6CY. L'équation (10) devient donc X ^ Y X y' Ainsi , les coordonnées du point de contact cherché sont proportionnelles aux coordonnées du centre de gravité de la base; ce qui démontre le théorème. - 38 - XIV. — PROBLÊME d' ANALYSE INDÉTERMINÉE ( 1842. ) Trouver un triangle dont les trois côtés et la surface soient représentés yar des nombres entiers. I. D'après la formule T-==v{P-a){p-l>){p-c) (1), le périmètre 'îlp doit être un nombre ];«/>•; donc les nombres entiers a, b ,c doivent èire pairs ; ou bien l'un doit être pair, les deux autres étant impairs. Soient c = '2n,p — a = a,p —b = ^ ( 2 ) ; d'où a + (3 = în (3) , T = /)a(3 {p — 2» ) (4). La dernière équation donne p^n + y )r + j (5), en supposant a|3 = y (6); ainsi ?i^ + — est un carré. D'ailleurs , en vertu des équa- tions (3) et (6), 71- — y doit aussi être un carré. La question est donc ramenée à la résolution, en nombres entiers, des deux équations T' n=--y = a;' (7), ?i» h — = y- (8). 7 Si l'on prend arbitrairement n et x, l'équation (7) donnera pour y une valeur entière , après quoi l'on trouvera T et ?/ au moyen de l'équation (8), si toutefois cette équation admet des solutions entières. ~ 39 — IL Si y contient un facteur carré 1^, T doit être divisible par A, et l'équation (8) se simplifie immédiatement, sans changer de forme. Supposons donc que y ne renferme aucun facteur carré; alors ï doit être divisible par y; ainsi T=y^ (9); puis if — yz' = 7i-- (10). III. Si cette équation (10) admet un système de valeurs entières , y = B, ^. = G (11), on aura T = Cy , rc = |/n' — y = A, iî; = M+B, a = »+A, (3=w — A, et enfin «=B — A, b = n + A (12). lY. Prenons, par exemple , n = \7, X = A = 4. Il résulte , de ces valeurs , y = 273; en sorte que l'équa- tion (dO) devient 1/ — 273^^-289 (13). En supposant y = 17y', z = 17;^', on réduit l'équation (13) à y"~ 273 v'-^ - 1. Au moyen des Tables de Legendre (*), on trouve que cette dernière relation est vérifiée pour yt = 727, v' = 44 ; (*) Théorie des Nombres, tome I , table X. - .'lO - donc y = B = 12 359, X = C - 748; puis T = 7i8 . 273 = 20i 204 , a = 12 355 , b = 12.363, C = 34. XV. — QUELQUES THÉORÈMES EMPIRIQUES. (1842-43.) En étudiant la série 1111 1 ^ 3 . 4 7 . 8 8 . 9 15 . 16 24 . 25 dont le terme général a la forme - ^_^.^ , j) étant une puis^ sance (*) , je fus conduit, par induction, au théorème suivant : Deux nombres entiers consécutifs, autres que 8 et d, ne peuvent être des puissances exactes (**). Après avoir perdu près d'une année à la recherche d'une démonstration qui fuyait toujours, j'abandonnai celte recherche fatigante. Néan- moins , elle ne fut pas complètement inutile , parce qu'elle me conduisit à quelques propositions sur la Théorie des Nombres, dont je donne aujourd'hui les énoncés. On voudra bien regarder ces propositions comme de simples théorèmes empiriques, attendu que, depuis longtemps, les démonstra- tions , ou plutôt les tentatives de démonstration de la plupart d'entre elles , sont égarées. Vrais ou faux , ces théorèmes empiriques pourront peut-être provoquer d'utiles travaux. I. a étant un nombre entier et n un nombre premier impair, ji» \ le seul diviseur commun des nombres a — \ et , a— 1. est 4 ou n. (*) Joio'nal de Liouvilla , tome YII , p. 9. ('*) On en trouvera ci-après une démonstration due à M. Housel, qui a bien voulu m'autoriser k la faire paraître dans ces Mélanges. Elle n'avait pas encorfl été publiée. — 41 - II. De même, le seul diviseur commuai des nombres a + 1 , a" + 1 , , et r-, est 1 ou n. a 4- i III. En outre, si a = n q= i, a" i 1 est divisible par n-, et non divisible par n^. IV. Véquation (x + 1)^ — x^" — 1 est impossible en nombres entiers, excepté pour k = o , x = 1, x = 2. V. L'équation x"' — 2" = 1 est impossible en nombres en- tiers, excepté pour x = 3. VI. x^' — y^ = 1 est impossible en nombres entiers, excepté pourx = 3,y = ^C)' VII. Véquation xP — i = P, dans laquelle p £>/ P sont pre- miers, n'est vérifiée que pour x = 2,p=3,P = 7. VIII. x" — 1 = P est impossible, sauf lorsque x = 2. IX. x" — i = p2 est impossible. X. Véquation x^ — 1 = p™ nest vérifiée que pour x = 3 , p = 2 , m = 3 ; ozf X = 2 , p = 3 , m = I . XI. Véquation mP - q° = 1 , dans laquelle p et q sont pre- miers, est impossible, excepté lorsque m = 3, p = 2, q = 2, 11 = 3. XI I. x^ + y"^ = p- est impossible , sauf le cas de x — - 2, y = 1 , p = 3. XIII. Véquation X = on est impossible en nombres entiers, excepté dans le cas de n ~ 3, X =1. (*) On ne compte pas la solution insignifiante : a' — 1, ?/ = o. La même res- triction subsiste pour quelques-uns des énoncés suivants. - 42 - DIÎM0N5TRAT10N d'UN THÉORÈME RELATIF A LA THÉORIE DES NOMBRES. (PAR M. ilOUSEL.) Deux nomhres entiers consécutifs , autres que ^ et 'd , ne peuvent être des jmissances exactes. I. Cette proposition, énoncée depuis longtemps par M. Ca- talan , consiste en ce que l'équation fl" = b"' - 1 (1), vérifiée pour a = 2, /; = 3, ?î = 3, w = 2, ne peut l'être pour aucun autre système de valeurs entières et positives. Il est bien entendu que l'on exclut les cas où un de ces quatre nombres serait égal à zéro ou à l'unité. Pour démontrer ce théorème , nous devons chercher quelles relations peuvent s'établir entre ces nombres a, b, m, n d'après la nécessité à laquelle ils sont soumis d'ôlre en- tiers et positifs, condition qu'il faut joindre à l'équation ( 1). En appliquant cette condition, l'on sera conduit à une égalité qui remplacera cette équation (i), autant que cela sera néces- saire , puisqu'elle en admettra toutes les solutions entières et positives : elle devra donc , en particulier , être vérifiée par les quatre nombres indiqués. S'il en arrive autrement pour une égalité à laquelle nous aurons été conduits, il fau- dra par conséquent la rejeter comme ne pouvant représenter l'équation (1); c'est que nous aurons été entraînés hors de la question par une hypothèse faite provisoirement et qu'il fau- dra dès lors abandonner. Enfin nous pourrons toujours supposer que m et n sont premiers. Si l'on avait, par exemple, m = m' ni", on poserait et l'on prendrait /?' = b"^' pour point de départ, au lieu de h. - 43 - IL Soit ^ = 1 + B, l'équation (i) devient a^^ = m^ + ^n{m^-'^) b. + . . . + î»B'"-'' + B"^ (2). Soit a le plus grand commun diviseur qui existe nécessaire- ment entre a et B , nous poserons a = art', B = aB', de sorte que a^ et B' sont premiers entre eux. Nous aurons , en divisant par « , a"- 1 . a''^ - mB' + "'^"'~^^ aB'^ . . . + a"*"^ B'»^ (3). 2 Comme le terme wB' doit être divisible par a. , ainsi que tous les autres termes de cette équation, il arrivera de deux choses l'une : le nombre m , que nous avons supposé être premier (n° 1), sera égal à ^- (hypothèse que nous écarte- rons pour le moment) , ou bien sera premier avec «; dans ce cas, B' sera divisible para. Nous poserons B' = a^P, le nombre P n'étant plus divisible par a. D'après cela , si nous remplaçons B par a "^ \ p dans l'équation (2) où (i^ = a" . «'", et si nous divisons de part et d'autre par ^ "^ \ il en résulte ÎII. Observons d'abord qu'il est impossibled'avoir/i 0 + 1. Alors le premier membre de l'équation (4) étant encore divisible par a, il faudra qu'il en soit de même pour wP , comme pour tous les autres termes du second membre. Mais si l'on continuait à admettre que vi ne fût pas égal à a , il faudrait que a divisât ' — 45 - P, ce qui est contre l'hypothèse (n° II). On est donc conduit à poser « = m, et l'équation (4) devient, après qu'on Ta encore divisée par c = m, Seulement il faut, en général, s'arrêter là, c'est-à-dire poser )2 = G + 2. En effet, si le nombre m divisait encore le premier membre, il devrait aussi diviser P, puisqu'il divise déjà tous les autres termes du second membre , dont les puissances croissent à partir de m'^\ or, cela est contre l'hypothèse, puisque &. = m ne divise jamais P (n" II). (Cependant ce raisonnement serait en défaut si l'on avait 0 = 0). Du reste, cette valeur n — (} + ^ réduisant à «''* le premier membre de l'équation (6), on voit que le facteur P qui divise le second membre et qui est premier avec w ne pourrait diviser le premier membre. On est donc obligé de poser P = i , et il reste ,'n^.l+!^i(i^»,'.^... (7). VI. Nous avons été ramenés à l'hypothèse ^ = m que nous avions laissée de côté (n" II). Pour ne rien négliger , nous allons l'introduire directement dans l'équation (3), qui de- viendra, en divisant par m. En répétant les raisonnements que nous avons déjà faits (n"' III et IV) , BOUS verrons qu'il est impossible de supposer îî < 2, et que w = 2 donne B' = i, puisque B' devrait alors diviser a''K Par conséquent , B est alors égal à m , et l'on a m^-a' = {i + my"' — i. (9). — 46 — Si l'on essaye sur celte égaillé le syslème connu 2'=3^~1, on pourra bien identifier les seconds membres en posant?«=2, mais la comparaison des premiers membres donnerait ft" = 2; donc l'équation (9) ne peut pas non plus représenter Téqua- tion (1). Quant à la supposition n > 2, elle laisse le premier membre de l'équation (8) divisible par m; il en est évidemment de môme pour le troisième terme du second membre et pour tous les termes suivants. Je dis que le deuxième terme — -— rV" est aussi divisible par m , car ce nombre w , étant premier, est impair (à moins qu'on n'ait m ~ 2). Alors il faudra que le premier terme du second membre, B', soit divisible par m ; on posera donc ce qui ramène l'équation (8) à l'équation (0), et par suite à l'équation (7) (sauf le cas où m = 2). VII. Or cette dernière forme (7) a été trouvée en posant ce qui donne nû'.a''^ = (1 + m''-' )'"-!. (10). En chercbant toujours à identifier l'égalité (10) avec 2'=3- — 1, on trouve par la comparaison des seconds membres d'où m = 2 , n — 2. Mais la comparaison des premiers membres donnerait encore ft'2 = 2. Ainsi la forme (10) doit aussi être rcjclée. VIII. Il semble que nous ayons épuisé inutilement toutes les bypotbèscs possibles. Cependant nous avons réservé - 47 — (n*' V) le cas où l'on aurait, avec « — m, la valeur particulière G = 0. Dans cette supposition , qui donne B» = p , B = ?/iP, l'équation (4) devient, après qu'on a encore divisé par y. = m, m"-' . a'' = P + 'iii^l^ni^ P + . . . + m"'~' P^'* (11). C'est un cas particulier de l'équation (8) quand on y remplace B' par P. Aussi l'on reconnaîtra, comme au n" VI, que l'on doit avoir w > 2 : mais alors , en reprenant les raisonnements de ce numéro, on verra que le premier terme P du second membre n'étant pas divisible par « = m ( n" II ) , le deuxième terme uï du 1) • P- ne doit pas l'être non plus; nous sommes donc Q forcés d'admettre que ~ n'est pas entier, c'est-à-dire que m est pair. IX. Comme m est premier, nous aurons m = 2 , circons- tance que nous avions laissée de côté (n" VI). Pour n'oublier aucune des combinaisons possibles , nous reprendrons cette hypothèse , qui consiste à poser îi > 2 et a = m = 2, avec toute la généralité dont elle est susceptible ; nous allons donc l'introduire directement dans l'équation (8), qui devient 2"-2a'« =. B' + b'^ (12). Ici B', premier avec «'" ( n° II ) et divisant les deux membres , ne peut avoir d'autre facteur premier que 2; donc B' = 2^ B-2^-*-^ ainsi l'équation primitive se réduit à 2"'.a'"= (l + 2^"^^)--l (13). - iS - Celle dernière égalilé revient à OU encore à On a loujoiirs n>-0 + 2 , car «', premier avec B' = 2^, l'est aussi avec 2. En général , le second membre 1 + 2^ n'est pas divisible par 2 (à moins qu'on n'ait G = 0); donc le premier membre n'est pas non plus divisible par 2; ce qui donne n =- Q-h'2, G = » — 2 , et l'équation (13) devient r.a"=(ï + r-'Y-i (li). Pour voir si celle égalité peut enfin remplacer l'équa- tion (1), on cherchera encore à l'identifier avec la relation 2' = 3" — d , ce qui donne , en comparant les seconds membres , 2"~^=2, w = 2. La comparaison des premiers membres donne 2^«'^= s, r/^=2. Ainsi l'idcnlificalion est encore impossible. Il faut donc prendre 0 = 0, ce qui nous ramène au n" VIII. Ici l'équation (13) se réduit à 9" ft*'= (l + 2)'-l = 8 (15). Alors il est enfin possible d'identifier avec la relation 2' =3^—1; mais l'équation (15) revient évidemment à 2'^~^ft" — 1, ce qui exige que l'on ait )^ = 3 et ft =1. On est donc conduit nécessairement au système indiqué, qui est ainsi le seul possible. - 49 — \Y1. — LIEU GÉOMÉTRIQUE (1843). PROBLÈME. ■— Une ellipse, dont le plan est immobile , tourne autour de son centime 0 (*). Dans chacune de ses positions , on mène à la courbe une tangente TT', parallèle à une direction donnée. Quel est le lieu du point de contact M? Soient a, b les demi-axes de l'ellipse; OM = u ; OA — a' , le demi-diamètre parallèle à TT'; AOM = o). On a , par les théorèmes d'Apollonius : a'^ 4- n* = a'' + h'- , a' n siii w = ab ; OU , en remplaçant les coordonnées polaires par des coor- données rectangulaires , a'- + x^ -h If — a- + l)- , a' y = ab; d'où .., («"'-r)(r b'- if (1). Addition. — [Décembre i865). I. L'équation (1) appartient au lieu décrit par le centre d'une ellipse donnée, glissant et roulant sur tine droite fixe , de ma- nière que le point de contact soit immobile sur la droite[{**). Cette propriété est générale. En effet, si la courbe AMB tourne autour du point P, et que TT' soit la tangente paral- lèle à la direction donnée, les coordonnées du point de contact M, relativement au pôle V et à l'aœe PX (parallèle à TT') sont les mêmes que les coordonnées de P, relativement au pôle M et à l'axe MT. (* ) Le lecteur est prié de faire la figure. ( **) Maniœl des Candidats à l'École polytechnique , tome I, p. 424. (Note.) 4 — 50 - II. D'après cela , si réquation de AMB est u = f{Q) (1), l'axe P^ faisant corps avec la courbe , on aura tgM = — — - (2); d'où , en éliminant G , on trouvera l'équation de la courbe décrite par le point P. III. Si cette dernière équation est donnée, l'équation (2) prend la forme f/9 - (p (u) du (3); en sorte que, par une simple quadrature, on retombera sur l'équation (1 ). D'après cela, une courbe quelconque A'B' 2)eut être décrite par un point P, lié invariablement à une courbe AB, glissant et roulant sur une droite fixe, ou, sous une forme plus concise , Toute courbe plane est une tractoire (*). IV. On tire, de l'équation (2), u d- u — d u- ,r , ,. d(o = T— • dO . cos' w (4). du^ Mais, si l'on désigne par dy l'élément de AMB , et par o le rayon de courbure MC , on a rfc* = du* + u^ f/Q- , [j = ,^ , , ^ 7— r—v- ' dQ {dG- + du* — udHi) Au moyen de ces valeurs , et à cause de du* COS» 0) = — - , da^ (*) Ce théorème aune grande analogie avec celui que j'ai donné en 1855, dans les Nouvelles Annales de Mathématiques [iovcie XV, p. 103). Ordinairement, on appelle tractoire une courbe dont la génération diflfère de celle qui est indiquée ici ; néanmoins j'ai conservé cette dénomination, pour n'avoir pas à créer un mot. — 51 — la formule (4) devient d(^ = dQ—— (5). Ainsi , r accroissement infiniment petit de « est égal à l'accroissement infiniment petit de l'angle 5, moins l'angle de contingence de la courbe AMB. Ce résultat est évident par la Géométrie. V. Si l'on désigne par V l'angle MPS que fait la tangente PS avec le rayon vecteur w, on a . .. udoi u / ,Q d(j\ iidi P / pf/u ' ou ou encore tq V + tq(ù p COS OJ sin (V + w) _ u COS V p (6). Le second membre est égal à'\ \.^^ ; donc sin(V + M) __ sin MCP cosV ~ sin MPC" Cette proportion prouve que PS est perpendiculaire à CP. Ainsi la droite PC, qui joint le centre de courbure de la glis- sante A^IB au point décrivant P, est normale à la tractoire. VI. Si la glissante est une développante de cercle, la trac- toire est une perpendiculaire à TT'; si la glissante est une spirale logarithmique, la tractoire est une ligne droite, etc. - 52 - XYII. — THÉORÈME Sl'R LES SURFACES DÉVELOPPABLES (1843) (*). Si l'on considère une courbe c tracée sur une surface développable, ainsi que la transformée C de c dans le développement de la surface; le rayon du cercle osculateur de la courbe primitive est égal au rayon du cercle osculateur de la courbe transformée, multiplié par le cosinus de l'angle que fait le plan osculateur de la première courbe, avec le plan tangent à la surface. Prenons pour origine un point de la première courbe, pour axe des x la tangente en ce point , et pour plan des xg le plan tangent, en ce môme point, à la surface développable. Par suite de ces hypothèses : dy = 0, dz = 0, p = -j^ = 0, q = -- = o, d^x = o, d::^ = dx, d^z = 0; X étant la variable indépendante. En appelant R le rayon de courbure de la transformée, on a, pour le point considéré, dy 1 1_^ R dx ou n, d'y ^-^ ^'^' Soit £ l'angle de contingence : en général donc, pour l'origine, dxj \ ' dx^ (*) Publié dans les Comptes-Rendus , tome XVII. { •*) Calcul différentiel de Lacroix , tome l^r, p. 668. — 53 — OU d^ y* + d' X, £» = Par suite, le rayon de courbure a pour valeur dx- û = — __________ \/d-if + d'z* (2). 11 est facile de voir que le plan osculateur de la courbe a pour équation — Yd'z + Zd'-y = o; donc, en appelant ;. l'inclinaison de ce plan sur le plan des œy, cosA = _^^"^ (3). \/d'f + d'z'- Cela posé, les relations (1), (2), (3) donnent p = R cos X (4). Remarques. — {Décembre i8G5). I. Si la courbée est tracée sur une surface quelconque S, on peut remplacer celle-ci par la développable 2, circonscrite à S suivant c. Au moyen de cette modification, le théorème de- vient beaucoup plus général (*). II. L'équation (4) étant mise sous la forme 1 _ cos A on voit que la courbure de la transformée G ne diffère pas de ce que l'on appelle, depuis quelques années, courbure géo- désique d'une courbe c. (*) Ce théorème se trouve, sans citation d'auteur, dans le Calcul des Varia- tions de M. l'abbé Moigiio (1861) et dans le Calcul différentiel de M. Bertrand (1865). 54 - XVIII. — SUR LE TÉTRADÉCAGONE RÉGULIER (1843). I. La construction au moyen de laquelle on établit le théo- rème relatif au côté du décagone régulier s'ap- plique, jusqu'à un certain point, aux polygones réguliers de quatorze côtés, de dix-huit côtés, etc. Considérons , par exemple , le tétradéca- gone régulier. Soit AB le côté de ce polygone , OA étant le rayon du cercle circonscrit. En désignant par a l'angle au centre, et en prenant l'angle droit pour unité, on a « = ^ ; donc ABO = BAO= - = 3a. De là résulte que si l'on fait l'angle OBG = a, on aura AGB = ABC = 2a; en sorte que le triangle ABC est isocèle* Soient maintenant OC = BC = rK, AB = AG = ?/ , AO = BO = 1 : les équations du problème sont l = îxcosix {\), a; = 2î/ cos 2a (2), x -h y = i (3). Par suite , ^x^ —x+ \ - 0 (i). IL Cette équation (4) a deux racines positives et une racine négative. Elle ne change pas quand on y remplace x pari _ . Il s'ensuit que si c, b, a sont ces racines, rangées par ordre de grandeur décroissante, elles satisfont aux relations : 111 a = l— -, b = i — , c = l . b c a En même temps , à cause de l'équation (3) , les valeurs de y sont indifféremment représentées par 1— a, i — b , 1— c, — do — OU par 1 i 1 /)' c' a ' III. La racine &, comprise entre o et 1, est celle qui répond au problème. Elle donne, pour le côté y du tétradécagone, en- viron 0,445. Les deux autres racines de l'équation (4) corres- pondent aux tétradécagones réguliers étoiles, dont les angles au centre sont y et — d'angle droit. On trouve aisément que les systèmes d'équations relatifs à ces deux polygones sont, pour l'un : X — îy cos Cf., y = 2 cos 2j: , x — y = \; et , pour l'autre : 1 = — 2a: cos 2a, y = 2 cos a, — x + \ — y. Dans les deux cas, l'élimination de 2/ et de a fait retomber sur l'équation (4). XIX. — SUR LA TOROÏDE (*). On appelle toroides les parallèles à rellipse , c'est-à-dire les courbes qui ont mômes normales qu'une ellipse donnée. Cette dénomination est fondée sur ce que la projection du contour apparent d'un tore, -sur un plan quelconque, est une tordide (**). Pour trouver l'équation de cette courbe, il faut éliminer 0 entre les équations ÎJ7i ~ ^' 10 a- n'-\'. "^ Cfl a- h'-\i ~ '^ ^ ^• (9 + a-f (9 + b'f ' (9 + n'-f (9 + tf-) (*) Note extraite des Nouvelles Annales, tome III , p. 553. (**) Je crois que cette remarque est due à mon regrettable camarade de l'Ecole de Dessin et de l'Ecole polytechnique, Fleur Saint-Denis, si connu par les beaux travaux qu'il a exécutés au pont de Kehl. (***) Cauchy, Comptes- Rendiis , tome XIII , p. 1062. - 56 — Cette élimination se fait assez simplement de la manière suivante. Chassant les dénominateurs , on a d'abord : a' (9 + b'f X' + l>' (9 + ay if = (9 + a')'- (9 + bj (1), G- (G' + Irf x'- -h 0' (G + a'-) if = /t' (9 + a'f (9 + b'f (2). Multipliant par 0', par a'; retranchant membre à membre, et supprimant le l'acteur (9 + ft')', j'obtiens [a' — b') 0' y- = (9 -f- b"-y- {a' k' — G^) (3). De même, (ft' - b') 9^ X' - (9 + (l'-Y (9 — b' k'} (4). Si l'on ajoute membre à membre les équations (3), (4), et si l'on supprime le facteur commun {a'- — b'), on trouve B'- ix'- + tf) ^- 0-' {a' + /r + 29) + k' (9= — a' /r) (5). Multiplions l'équation (3) par a', l'équation (4) par b\ ajoutons , et supprimons le facteur (rr — b') : il vient 9 {a'- if + b' X') = 9 in' b' — 0') + k' 0 {a' + /r) + 2a^ b' k' (6). Les équations (5), (6) peuvent être écrites ainsi : 20' - (.i'= + f -a'-—b'- — A:=) 0'- — a'- b'- k' = 0 (5') , 9' + (rt^ If + /;- X' — a- k' - b'- k' — a' /r) G — 2^' /'- A:' = 0 (6'). J'élimine tour à tour, entre ces deux dernières équations, le terme en 9' et le terme indépendant ; je trouve ainsi : AG= + 2B9 — 3C = 0 (7) , 39^ — 2A9 — B — 0 (8); en posant, pour abréger : A = x^ + 11- — a- — b' — k\ B = (r ?/* + b'- x- — a' k- — b^ k^ — «' b\ G = a' b' k\ Les équations (7), (8), traitées comme les deux précédentes, donnent 2 (A* + 3B) 9 + AB — 9C - 0 (9), (AB _ 9C) 9 + 2 (B' + SAC) - 0 (10). — 57 - /^ Enfin , l'élimination de 0 , entre ces deux dernières équa- tions, conduit à (AB - 9Gr - 4 (A^ + 3B)(B' + SAC). L'équation de la toroïde est donc (a;* + y — le — b' — k'f {a' if + b^ x^ — a* le — b' k' — a' b^Y -+- ia'b'-k,-' {x' + 7f —a' — b' — h.y — i27 a* b'k' + 18fl'/>* k*{x^+y'- — a' — b'~k') (a'y' + b' a;*— a» A;* — b'k' — a'b'-) + i{a'y'+b'x'—a'k'—b'h^ — a'bj = 0. (H) Addition. — [Juin 1866). ^\a = h, et que l'on fasse x- = if + u^ , l'équation (II) se réduit à («* — 2a^ - ky {iC- -a'- ^kj -hik' (m' — 2a' ~ ky +U'{u' — 2/c' - aj + 18ftVc^(it^ — 2ft*— r)(M'-2/c' — a')— 27a*/c* = 0. (12) Pour simplifier celle-ci , je pose m- — a"^ — k^- = t^ : la transformée est (r - aJ {t' - k°-)' + ik' {t' — ay + 4 «^ (f — ky+ 18 a^ /c* [t' - a*) (f* — /c*) — 27a*r = 0, ou f« + 2 (r- + k') l' + {a'—k'Y t' — Sa'-k' {a' -h k'-) f—ia-k:{a'+k'f = 0. (13) Lorsque a = h, l'ellipse devient un cercle ; par conséquent, la toroïde doit se réduire au système de deux cercles concen- triques avec le premier, et dont les rayons sont u = a± k: le premier membre de l'équation (13) est donc divisible par (i- + 2r//î:) {f- — ^ak). Si l'on fait la division, on trouve, pour quotient , [t^ + ft^ + fc-)-, c'est-à-dire u\ Conséquemment, l'équation (12) est vérifiée par u'^ = 0 ; ce qui prouve que l'on a, identiquement , [(2fr + k°-) {a'- + Hk'-) +9ir kf-y = W (2fr+ kj + W {2k'- + a'f + lOSrt* k' ; ou (a* -+- 7fl.'/c' + k'Y = /i' (2a' + ky -f a' (2/c* + a'f -+- 27û*/c* ; (14) OU encore, en faisant rt' = a^ /û^ = (3' : (a' + 7a' (5' + |37 = (2a' |3 -(- (3*)' + (a* + 2a |3')' + (3a* P*)' (15). Cette identité (15) donne une infinité de solutions entières de l'équation X' +y' + z* = u'. (16). En voici deux : 1° a = 2, (3 = 1, .i; = 17, 1/ = 20, 2 = 12, «=121; 2° a =2, (3 = 5, rr = 705, î/ = 516, z = 3000, w = 22 689. En effet , 121* = 17' + 20' 4- 12', et 22 689* = 705* + 516' + 3 000'. Remarque. — L'identité (15) ne fait pas connaître toutes les solutions de l'équation (16). Par exemple, on n'en pourrait tirer celle-ci : 1' + 2' 4- 3' = 6V XX. — SUR LA TOROÏDE. D'après la définition (p. 55) les trajectoires orthogonales une suite de normales à l'ellipse sont des toroïdes. Une de ces normales étant représentée par y — mx + l'équation différentielle des toroïdes est dx d'ex y r^ -X - (1). ^^y )/ a\ly' + b'-dx* — 59 — D'un autre côté, l'équation générale de ces courbes est (x-- -+■ if—o/- — b^ — ICf {a'if + b'x' — a'k' — b- k' — a'by + Aa' b' k* {x* + y- — a'- —b' — kj — 27 a'b'k' + 18 rt^ b' k^ {x^ + y- —a-' — b' — k'-) (ay + b'-x" — a'k' — b'k^ — a'^b*) + k {a'if -+- b'x' — a'k^ — b't^ —a'b'-f = 0 ( *) (2), k représentant la distance arbitraire prise sur la normale, à partir de l'ellipse. Cette équation (2) est donc l'intégrale gé- nérale de l'équation (l). Il serait peut-être difficile d'arriver directement à ce résultat. Addition. — {Juillet 1866.) Généralement, soit /■(a,|3)-0 (1), l'équation d'une courbe donnée C. Si l'on fait on pourra mettre sous la forme y = mx -\- (^{m) (3), l'équation de la normale D au point (a, (3). Cela posé, l'équation différentielle des courbes qui coupent orthogonalement les droites D; ou, ce qui est équivalent, l'équation différentielle des courbes parallèles à C est dx / f/^\ Bien que cette équation différentielle puisse échapper à n p- 57. - 60 - toutes les classifications connues, il est facile d'en trouver l'intégrale générale. En effet, cette intégrale est l'enveloppe des cercles repré- sentés par Par conséquent, si l'on élimine x, fi entre les équations (i), (5) et df df ^ '' da. rf|3 l'équation résultante , F(a^,!/,fe) = 0 (7), sera cette intégrale générale. ^ XXI. — SUR l'intégration des équations simultanées (1844). PROBLÈME. (*) — Intégrer les deux équations ^-,%..y-^^, (.. ydt y 1 + /* du d'x ., dx ,. , „, , , ^ Mettons l'équation (1) sous la forme f^-....|-,. (*j Proposé au concours d'Agrégation des Collèges, en 1844. — La solution suivante a paru dans les Nouvelles Annales (tome IV, p. 243). - 61 - Regardant le second membre comme une fonction de t , inconnue, nous aurons, par la méthode de la variation des constantes : . = Ae«/| = .-(.:|-4 La valeur de x donne d-x „. / , ^ r/A d'x\ dV- \ dt dH Substituant ces valeurs dans l'équation (^), nous la trans- formons d'abord en \dt dr-l J YTTT^ Mais d^ dt ^--"h-'^f-§]^ d'où dk dW dt df L'équation (4) devient donc _,|^..a|_,e,= / ^^^ („; et le calcul n'offre plus de difficulté (*). (*) Ce procédé, applicable à un grand nombre de cas, a quelque analogie avec celui que l'on peut employer dans V Analyse indéterminée du premier degré {Cours de Mathématiques , i)ar Auguste Blum, tome l^^, Appendice). - 62 - XXII. — SUR LA l'AFiTITIOX DES NOMBRES (1848) {*). Soit {n ,q) le nombre de manières de former une somme n, avec q nombres entiers positifs, inégaux; et soit [n, q] le nombre de manières de former cette même somme par l'addition de q nombres entiers , positifs , égaux ou inégaux. On peut toujours supposer que les q nombres entiers qui con- courent à former la somme n sont rangés par ordre de gran- deur non décroissante. Par exemple, s'il s'agit de former la somme 37 par l'addition de 3 entiers , on pourra considérer ces groupes : 12, 12, 13; 5, 8, 24; mais non ceux-ci : 13, 12, 12; 21, 5, 8. Cela posé, on aura les théorèmes suivants (**) : THÉORÈME I. {n,q) = {n — (},(i ^\) + {n—(i,q). (1). Démonstration. — Si l'on considère un groupe quelconque formé de q termes, et que l'on retranche une unité) de cha- cun d'eux , on obtient un nouveau groupe dans lequel la somme des termes est seulement « — q. D'ailleurs , ce nou- veau groupe est formé de ^ — 1 termes ou de q termes , sui- vant que le premier groupe commençait par 1 ou par un nombre supérieur à 1. La même remarque subsiste pour chacun des groupes proposés ; donc , etc. THÉORÈME II. [n^q] = [n~ \,q — \]^[n~(i,q\ (2). (*) Les démonstrations suivantes , que je retrouve dans une lettre adressée au- trefois à M. Terquem , m'avaient été demandées par ce regrettable savant. Elles n'ont jamais été imprimées. (**) Ils ont, je crois, été démontrés par Euler. — 63 - Démonstration. — Partageons nos groupes en deux séries; mettons dans la première ceux qui commencent par i , et dans la seconde ceux qui commencent par un nombre supé- rieur à 1. Supprimons le premier terme dans tous les groupes composant la première série, et retranchons 1 de chacun des termes formant les autres groupes. Nous obtiendrons ainsi deux espèces de sommes : les unes égales à n — î , et com- posées deq — i termes; les autres égales h n — q, et com- posées de q termes. C'est là ce qu'exprime l'équation (2). THÉORÈME III. {H,fl) = \)l~ ^^7' , (I (3). Démonstration. — Soit un groupe formé de q termes iné- gaux, dont la somme est n. Retranchons 0 du premier terme, 1 du deuxième, 2 du troisième; et ainsi de suite. Il est évi- dent que nous obtiendrons un nouveau groupe dont un terme quelconque sera égal ou inférieur à celui qui le suit (*). D'ailleurs , la somme des termes de ce nouveau groupe est n — {{ +^2+^+ . . .+ q~^\), ou n —^^\^. L'équa- tion (3) est ainsi démontrée. THÉORÈME IV. [n , q] =. ^^ [n — q , i] (i). 1 = 1 Démonstration. — Prenons un groupe de q termes, égaux ou inégaux, dont la somme soit n, et dont les q — i premiers soient égaux à 1. Si nous retranchons 1 de chaque terme , nous formerons un nouveau groupe de q termes , de somme n — q, Qi dont les dessus deviennent : (15, 3) = (12, 2) + (12, 3), [15,3] = [14, 2] + |12, 3], (15,3) = [12,3], [15,3] = [12,1] + [12,2] + [12,3], (15,3) = (12,2) + (9,2) + (6,2) + (3,2). D'un autre côté, le calcul direct donne : (15, 3j = 12, (12, 2) = 5, (12, 3) = 7, [15, 3] = 19, [11, 2] = 7, [12, 3] = 12, [12, 1] = 1, [12, 2] = G, (9, 2) = 4, (6, 2) = 2, (3, 2) = 1; (*) La quantité {q . q) égale zéro. - 65 donc 12 = 0 + 7, 19 = 7 -I- 12, 12 = 12, 19 = 1 + 6+ 12, 12 = 0 + 1 + 2 + 1; ce qui est exact. XXIII. — siii l'héliçoïde de raccordement. I. Soit M un point quelconque de l'hélice BM, tracée sur un cylindre de révolution dont AO est l'axe. Soit G le centre de courbure relatif au point M. On a, par une formule connue , CM = OM (1 + f^=a) (1), ^- ce étant l'angle que lait la tangente MS avec sa projection PS. Cette relation équivaut à CO = OM tg'a = OM PS Pour une autre hélice B'M', tracée sur l'héliçoïde déterminé par AO et BM , on aurait donc CO = OM' MP \2 P'S' Mais CO __ OM |FS'',2 C'0~ OM' Ipsi* P^S' _ AF _ OM' PS " AP ~ (!?.! ■ r équation précédente devient donc CO _ OU' CO ~ OM ' - 06 — ou CO . OM = CX) . OM' = const. (2). Ainsi, poiw toutes les hélices tracées sui' un même héliçoïde à plan directeur, les distances d'un point et du centre de cour- hure correspondant , à l'axe du cylindre, forment un rectangle constant. IL Soit R le rayon du cylindre pour lequel a. = 45°. Dans ce cas, C"0 = OM" = R ; donc , en général , co.om;=r= (3). III. Celte relation est symétrique ; donc CM est le rayon de courbure commun des hélices décrites par les points C, M. IV. On a, par l'équation (1), OM = CM cos* a. De même, en désignant par i3 l'angle formé par la tangente CT avec sa projection Qï : oc = CM cos« [6. Mais OM + OC = CM; dôric cos* a + cos' (3=1. Ainsi , les angles aigus S, T sont complémentaires; d'oii il résulte que les plans tangents à Hiéliçoïde, aux points M, C, sont perpendiculaires entre eux (*). Y. Le lieu des tangentes MS est évidemment un paraboloïdc hyperbolique : ces deux surfaces ont , en chacun des points deOM, même plan tangent; c'est-à-dire que, suivant l'ex- {*) Go résultat est compris dans un théorème de M. Chasles (Journal de Liouville, t. II, p. 413). - 67 - pression consacrée , elles se l'accordent le long de la généra- trice couimiine. Conséquemment, on peut toujours déterminer un héliçoïde de raccordement avec une surface gauche donnée: l'axe de lliéliçoïde est la commune perpendiculaire à la géné- ratrice donnée et à la génératrice infiniment voisine; le ylan directeur est perpendiculaire à l'axe, etc. (*). XXIV. — SUR l'héliçoïde a plan directeur. THÉORÈME. — L'héliçoule à plan directeur est la seule surface gauche à courbure moyenne nulle {**). Soient G, G', G" trois génératrices consécutives delà sur- face cherchée S. Par un point 7n situé sur la première, faisons passer un plan P, perpendiculaire à cette droite G; et soient m', m'' les points où il coupe G', G". La section normale pas- sant par G ayant une courbure nulle, il en doit être de même pour la section faite par le plan P ; c'est-à-dire que les points m, m', m" sont en ligne droite (***). Conséquemment, la sur- face du second degré, osculatrice de S le long de G (****), est un paraboloïde rectangulaire , dont l'un des plans directeurs (*) Aujourd'hui , l'on dirait simplement: l'axe est la 'perpendiculaire an plaix asymiJtotique , passant par le point central (mai 1866). (**) Dans le Journal de Liouville (t. VIT, p. 203) le même théorème pst dé- montré par le calcul. A défaut d'autre mérite , cette première démonstration a celui de la priorité. Néanmoins , on peut lire, dans le 32" Cahier du Journal de V Ecole- polyteclinique (1848, p. 134) : " Meunier a le premier démontré Cette pro- position remarquable dans son Mémoire sur les surfaces , qui a été inséré au Recueil des Savants étrangers. » — Cette assertion si précise atteste un grand effort d'imagination : Meunier prouve seulement que , parmi les surfaces engen- drées par une droite horizontale, l'héliçoïde satisfait seul à la propriété énoncée; ce qui est bien ditïérent. Pour coniprendre le procédé que je relève Ici, on doit se rappeler les maximes de Bertrand et de Raton {Lcc Fontaine, livre IX, fable XVII) ^^ (mai 1866). (***) Autrement dit, la surface S est de telle nature, que toute section plane, perpendiculaire à une génératrice, présente une inflexion wu point où elle coupe cette génératrice. Cette propriété appartient, en effet, à l'héliçoïde (mai 1866). (****) Leroy, Géométrie descriptive , p. 360. - 68 — est le plan P, et dont l'autre plan directeur, Q, est perpendi- culaire à P. Trois génératrices consécutives quelconques étant parallèles à un môme plan , il s'ensuit que la surface S admet un plan directeur, savoir, le plan Q. Remarquons maintenant que, parmi les génératrices du paraboloïde osculateur, il en est une qui rencontre orthogo- nalemcnt G, G', G''; donc la surface S est un conoïde droit. Le reste est évident. XXY. — SUR UN CAS PARTICULIER DE l'hYPERBOLOÏDE GAUCHE (1849). On sait que si les faces d'un angle dièdre droit passent respectivement par deux droites AB, CD (*), non situées dans un même plan , l'arête du dièdre engendre un hyperboloïde dont les trois axes satisfont à une équation de condition. Cette surface jouit de quelques propriétés qui n'avaient peut- être pas été remarquées. I. Si l'on prend pour origine le milieu de la plus courte dislance des directrices, AB, CD ; pour axe des %, une pa- rallèle à la droite AB ; pour axe des x , la plus courte distance ; et si l'on désigne par 7 l'angle des directrices, ces droites sont représentées par X = — a) X = + a) (AB), (CD); et l'équation de l'hyperboloïde est x' + y- —yzX^y == a'' (1). II. A l'inspection de cette équation, on voit que l'hyperbo- loïde peut être engendré par une circonférence dont le plan resterait perpendiculaire à AB , et qui couperait, aux extré- mités B,D d'un même diamètre, les deux directrices. Des (*) Le lecteur est prié do faire la figure. - 60 — considérations de Géométrie descriptive conduisent au même résultat. III. L'équation (1 ) est vérifiée par ^ = ± a, y =^ 0; donc les sections circulaires de lliijperholoïde rencontrent deux géné- ratrices, perpendiculaires aux plans de ces sections (*), Puisqu'il en est ainsi , les trajectoires orthogonales des sections circulaires se projettent, sur un plan perpendiculaire aux deux génératrices , suivant des circonférences ayant leurs centres situés sur la droite qui joint les pieds des génératrices. Ces circonférences sont déterminées par l'équation x' + y + Ix -f- a' = 0 (2), / étant un paramètre variable (**). IV. Si les sections circulaires sont considérées comme des lignes de niveau de l'hyperboloïde, les projections des lignes déplus grande pente sont donc des circonférences. Ce résultat est d'autant plus remarquable que, dans le cas général, les trajectoires orthogonales des sections circulaires d'un hyperboloïde sont des courbes très-compliquées (***). V. Remarque. — Le diamètre BP du cercle générateur est la normale, en B, à l'hyperboloïde (****). De là résulte que le lieu décrit par ce diamètre est le paraholoule normal suivant AB; etc. (*) Il s'agit ici d'un des deux systèmes de sections circulaires : le second système jouit d'une propriété semblable. (**) Voyez , sur ce point , le Journal de Liouville (tome XIX , p. 132). (**') Journal de Liouville (tome XII, p. 483). (****) Il y a un théorème plus général : « Pour obtenir la normale en un point •• P de la surface gauche engendrée par l'arête d'un angle dièdre droit , dont les " faces sont normales à une courbe donnée, menez, par le point P, un plan » perpendiculaire à l'arête ; construisez les points Q , R où ce plan perpendiculaire » est rencontré par les axes des cercles osculateurs à la courbe donnée , pour les « points où cette courbe est normale aux faces de l'angle dièdre ; avec PQ et QR » comme côtés , construisez un rectangle PQNR : la diagonale de ce rectangle " sera la normale demandée » (Société Philomathique, 4 novembre 1848). 70 XWI. PROBLÈME D ALGÈBRE. Décomposer un polynôme, égal à la somme de deux carrés, en une autre somme de deux carrés. I. Si A, B sont des polynômes, et que l'on veuille rendre identique l'équation A' + B' - A" + B'-, il sulfit de prendre, soient A' = A cos ç + B sin ^ , B' = A sin ip — B cos cp ; soient X' — A. cos, cp ~ B sin cp , B' = A sin (p + B cos (p ; 9 étant un arc quelconque : pour plus de simplicité, on peut le choisir de manière que sin © et cos tp soient rationnels. IL De cette remarque, il résulte d'abord que x'^ y^ z- étant l'équation d'un hyperboloïde à une nappe , les deux systèmes de génératrices rectilignes peuvent être représentés par /yi /v - = - cos(p 4- sin 9 , y z . -^ = -sm(p-cos9, X z - = -cos CP — SHlffi , a C ' ~ f ^fsincp + cosçC). (*) Cette méthode, que j'ai enseignée il y a liicu longtemps , me parait préfé- rable à celle qui est géuéraiemeut suivie eu France. (Juillet 1866.) — 71 - lîl. De plus, si A, B sont des fonctions de x, y,%, du pre- mier degré , l'équation A^ + B- = 0 , qui représente en général une ligne droite, peut, de deux infinités de manières , être remplacée par A'* + C- = 0. Soient , par exemple , A = .r -f- 2?/ — 3v + 1, \S = 1x — y + z. Si l'on prend 3 . i cos a; = - , siiî î- = r , ' 0 '0 on pourra substituer , à l'équation {X + 2î/ — ?y% + 1)^ + (Sj- — y + %Y = 0, soit (lia; + '2y — b::. + 3)^ + {— 2.t- -h ily — [oz + iy =0, soit (_ ^x + lOy — 13,5 + 3)' + {\0x + ny — 9z + i'f = 0. En effet, ces trois équations deviennent respectivement, étant développées: 6x^ + 5?/' + 10::.' — \iyz — îzx + 2x + iy — 6: + 1 = 0 , i^bx^ + i 25?/" + 230::,- — 3o0î/v — 50zx + 5o^ + lOOy — 1 oO^ + 23 = 0, 125a:' + 125î/' + 250^."' — 330?/^ — SOva: + 50a; + lOOy — VoOz + 23 = 0; et il est visible que les deux dernières équivalent à la première. 72 - XXVll. — SUR LE PROBLt.MK DES PARTIS. ( 1853. ) Je rappelle l'énoncé de ce problème : A chaque cuup , l'un des deux joueurs A, B gagne un puint. Pour que la partie soit terminée, il manque a points au joueur A, et il en manque b au joueur B. Sachant que les probabilités de gagner un point sont cr. puur A et Ç::, pour B, on demande quelle est , pou:-' cha- cun des joueurs , la probabilité de gagner la partie. I. En désignaiil par ]; la probabilité relative à A, on trouve, par diverses méthodes : V - j. \\ +-,. + -^-y-,i +••• + " f.2 ... (^_.i) f- p)' ^^^«+^-1 ^. ^f±^-l ^«1.-2 ,3^...^ a+/;-l j^^^,,^,_, ^^^^^ '^ r(fl)r(//)La 1 a+i"^ 1.2 ftf-2 ■ «+è_i^^^^- De môme, la probabilité q relative à B peut être mise sous ces trois formes : rh\ , b b ib + l) ,, b[b-i- l) ...lia +b— '2) a— il ^/-r^ [1+1^-^-77^^--+--^ 1.2 ... (a-l) ^ J ^^'' ./=|5«+^-^4-^^±^r^«+^-^a+...4-^i±^^ (3), '^ r(«A^)U 1 z^ + i'^ 1.2 /^ + 2 •••=^rt+//-ij ^^'^' II. Si l'on fait « = ~-, [^ = — - , et que l'on ajoute — 73 — les égalités correspondantes, on trouve : (x-rî/) =x I (x+y) -^-^y^^^ + ii! '^""^ Y7i — (b—i) ^ \i (7), ftp, r/ 1 '' , rt 2 /'(/'+ I)...(a+^— 2) « ,1 \ (8), ^ L 1 ^ 1.2 ... («-!) J / r(fH-^) i\\, .„ 1 rt— 1 ?/ , ,« , , ?y"'^ 1 i(fliI(/0 L/^' i /^+1 '^ fl+^— IJ, IIÎ. Soit y =■ {m — i) x, m étant entier. Les trois der- nières relations se réduisent à : aJ^h—\ b—\ «■ . h—" a(ft+l)...(a+/;— 2) . . ,, ,\ 111''+" ' = w' ^ J [in ~-i) m' - +...+ "172 ... (a_i) ^^^^-^^ •(10), ((M), , ,,,r, , «_i , ft+ft— 1 ,ri—2 ia-hb-\)..(b+i)l\ + (m-l)^j (m-l/* + — -^ — {m-if ^+...+'-^ — uTl) y aA-b—i l\a+b}r\ ,,_! b-l 1 2,_2 , 1 n \ „ja-1-o ^z:^ \ -/;/^ ; ijf 2 +...rt: ^ 1 l{a)r{b)la 1 a-t-1 ff+/^-lJ j l{a)r{b) Ib 1^+1 a + b—ljl — /-t IV. Les égalités (10), (11) prouvent que les nombres entiers a+h- ■-[,„'-^|(».-.)„.>-=^...^"f;^"--^'';^^\,„-.r.]. sont divisibles par {m — 1) : les quotients sont m '+ -, m ' H h— ^^ \ 1.2 ... (ft-l) et 1 ' '1.2 ( a — \) Par exemple : 3'~[.r + 3.2.3'4-6.2^ .3^ + 10.2'.3 + 15.2«] ^ — = 3-4-0.34-15, 3' — [ 1 4- 7 . 2 4- 21 . 2^ 4- 3o . 2' + 35 . 2*] ^, „ 1 i = 2' 4- 7 . 2 -f 21 OU 2187 — 939 ,,, 2187 — 939 .,, = o9 , — — 39 ; 32 32 ce qui est exact. V. Les parties négatives des deux dividendes se sont trouvées égales entre elles : il en est toujours ainsi. En effet, ces quantités sont des expressions différentes de p, multipliées par un même facteur. On a donc j,_i a . .. (,_o , a (a 4- 1) .,. (« 4- /^ — 2) , . ^_, m' '+;^im~\)m'' -+...+ ^^ ^ ^ ^^_^^ {m- if . a+b—\ (ft4-/'—l) ...(« + 1), , {,_! ^^^ \ {^n-\) +...+ ' ^ ^^ (^_^)("^-l^ V{ii+b)r\ «.-i_/izL! _i_ ^-'> 1 ] r {a) r {b) l'a '" 1 a+\ ^" ^'"^^ „ + /; _ i | • Gonséqucmment, le dernier nombre est entier', ce qui n'était pas évident a priori. XXVIII. — FRACTIONS CONTINUES PÉRIODIQUES (*). I. Une fraction continue périodique est celle dont les termes se reproduisent dans le môme ordre, à partir d'un certain rang. Elle est dlle iJériodiqiie simple, lorsque le premier quo- tient incomplet fait partie de la période. Dans le cas contraire, elle est appelée fraction périodique mixte. Les fractions continues périodiques jouissent d'un grand nombre de propriétés remarquables , reposant toutes sur la proposition suivante. II. Soit une fraction périodique simple m, n, p, q, m, n, p, q,... : la valeur y de cette fraction sera donnée par l'équation 1 y ^ '" + 7 v + (/ + y En désignant par y^ et y.^^ les résultats que l'on obtient en prenant i périodes ei i + i périodes, on a évidemment 1 ?/._L, = m n + ~y^ La différence entre deux réduites consécutives peut de- venir moindre que toute quantité donnée ; il en est de même (*) Les Notes XXVIII et XXIX sont extraites d'une Théorie des Fractions con- tinues , publiée dans les NouveUes Annales (1849). Si je reproduis un sujet aussi élémentaire, c'est uniquement h cause du calcul développé dans le paragraphe 7 (Note XXIX) (septembre 18CG). - 76 — pour deux réduites distantes d'un nombre déterminé de rangs : car celte dernière différence est égale à la somme des différences entre les réduites intermédiaires et consécu- tives. Donc j.^ et y^_^^ ont la même limite, laquelle est?/. III. On peut calculer, de proche en proche, // . ^. , y. ,..., y^ , y.^^ , sans passer par les réduites intermédiaires. \a\ p Q effet, représentons par p? , 7y les réduites répondant aux termes];, q de la première période ; et soit— la réduite qui suit-^, de manière que R Qm + P R' Q'm + P'" Si, dans cette valeur, nous remplaçons m par y^ , nous obtiendrons y ; donc, en général, .^24-1 ^ Q% + P'' T IV. Soit — la fraction irréductible équivalente à ,, : 1 Ui ^ QT + PT' ^,+1 " Q'T + P'T' ^ '' et je dis que la fraction contenue dans le second membre est irréductible. Soient U , U' les deux termes de cette fraction , savoir : U = QT + PT', l]'=Q'T + PT. Entre ces équations, éliminons successivement T et T' ; nous trouverons UQ' _ U'Q = (PQ' - P'Q) T', UP' - U'P = - (PQ' - P'Q) T. Mais , y sont deux réduites consécutives : donc PU' - P'Q = =b 1 ; — 77 — par suite, UQ' - U'Q = ± r, UP' - U'P = r^ T. Ces équations prouvent que tout facteur commun à U et U' devrait diviser T et T'. Si donc, comme nous l'avons supposé, T . U — est irréductible , rrrj le sera pareillement. D'ailleurs, la fraction ^ , qui donne la valeur de la pre- mière période, est une réduite; donc toutes les fractions obtenues par l'application de la formule (i) sont des réduites. V. Soient, comme précédemment, - L _£ yi - T ' y^+i - U' ■ D'après une règle connue, si l'on réduit en fraction ordinaire T m H 7 le dénominateur de cette fraction sera la 1 valeur de la fonction TU' — T'IJ, prise avec son signe ou avec un signe contraire. Or ce dénominateur est celui de y , c'est-à-dire Q' ; donc TU' — T'U = ±:Q'{'). VI. Plus généralement, 5/ dans une fraeliou pcriudique, simple ou mixte, on considère deux réduites distantes d'autant de rangs que l'indique le nombre des termes de la période; la différence des pro- duits en croix des termes de ces deux réduites sera égale au dénomi- nateur de la fraction continue équivalente à lapériode, celle-ci étant comptée à partir de la première des deux réduites. (*) Dans l'application de cette formule, on doit prendre le signe + , si le nombre des termes de la période est îmir. Et si ce nombre est impair, on prendra le signe + ou le signe — , selon que i sera, pair ou impair. - 78 - [ Ce théorème, aussi bien que le précédent, est une consé- quence immédiate de la propriété qui vient d'être appliquée(*). Soit, comme exemple, la fraction x = 2,3,i,3,2, 1,3,2,1 ...., ou simplement X - 2, 3(1, 3, 2). Les réduites consécutives sont 2 7 9 3i 77 IH ilO 93_1 _mi mi T' 3 ' 1 ' Ï5 ' 3Ï ' l9 ' Ï81 ' ill ' 592 ' 2Ï87 D'un autre côté , l'on a 1,3,2 =|; 3,2,1 = ^; 2,1,3 = ^. Or, 1" 7. 34 — 3. 77 = — ( 77. Hl — 3i. 931) = ...= + 7; 20 0. 49 — 4.111 = — (111. 592 — 49.1341) =... = — 3; 3° 31.181 — 15.il0 = - (410.2187 — 181.4954) =... = + 4. Vli. D'après l'équation UQ' — U'Q = ± T', nous voyons que,siT' estdivisible parQ', U' sera parcillementdivisiblepar ce facteur. Or le dénominateur de y^ est précisément Q' : donc les dénominateurs de toutes les réduites 1I2 , y,,... soit divisibles par le dénominateur de ?/, . (*) Vuir, pour la démonstration , les Nouvelles Annales. - 79 XXIX. — RECHERCHE DES VALEURS DES FRACTIONS CONTINUES PÉRIODIQUES. THÉORÈME I. Toute fractiou continue périodique est équivalente a Vune des racines d'une équation du second degré, à coefficients ra- tionnels. 1° Soit d'abord une fraction périodique simple y = {m. ,n,p, q). Nous aurons (p. 75) : 1 y = m 1 1 V+ P T) d'où, en représentant par —, -^ les réduites répondant aux termes p, ci, 02/ + P .'/ = Q'y + P Ainsi, la valeur ij de la fraction continue périodique simple est donnée par l'équation W + (P' - Q) y - P = 0 (2), laquelle a ses racines de signes contraires. Il est d'ailleurs manifeste que la racine positive seule répond à la question. 2" Si la période avait un seul terme w, l'équation r|ui donne y serait simplement y = in -\ — , ou y. - my - i = 0 (3). 3" Soit maintenant une fraction périodique mixte .t = a,b,c, d,e,{m,n,p,q). - 80 - En représentant encore par y la fraction périodique simple {m, ??,];, q), nous aurons X = a, />, c, d, e, y; d'où , en appelant —, , — les réduites qui correspondent aux termes d,e, X = ^^ + P (4) Cette relation donne - D'-g — D . y - E'rc — E ' puis , par la substitution dans (4), Q' (D' X — W — (P' — Q) (D' x—\))ŒJx- E) ) — P (E' a; - E)^ = 0 ) Or cette équation est du second degré , à coeiTicients rationnels. 4" Si la partie non périodique avait un seul terme a, on aurait^' = « + - ; et l'équation (o) serait remplacée par P ix — af — (P' — Q) ^^ — «) — Q = 0 (G). 5" Si la partie périodique et la partie non périodique n'ont chacune qu'un seul terme, l'équation (3) donne (X - a)- + m (X — a) — i =- 0 (7). G° Enfin, six = -, d'où y = - , les équations (2) ou (3) y -^ donneront encore des équations du second degré en x. La proposition énoncée est donc démontrée dans tous les cas. 3îais nous pouvons aller plus loin et discuter les équa- - 81 — tioiis (2), (3), (4), etc. A cet effet, établissons d'abord le Icmme suivant. II. Soit X une fraction continue, plus grande que Vunité, et soit D E x' la fraction continue inverse. Si —, -^ sont les deux dernières ré- E' E duites de x, celles de x' seront - , — • D' 0 Une rraction conlinue x' est dite inverse d'une fraction continue x, lorsque les termes de la première sont ceux de la seconde, écrits dans un ordre inverse. Cela posé , soit x = a, b, c, d, e; d'où ^x^ = e, d, c, b, a. De E = D0, DQ— EP>0, D'Q' — E'P'>0, D'Q — E'P>0; d'où D'Q' — E'P' ' D'Q — E'P Si nous avions supposé e ^ q, nous serions arrivés au même résultat. Puis donc qu'en remplaçant, dans la formule (4), // par pr p ses deux limites — -r^ et — -r les résultats de la substitu- tion sont positifs, et que d'ailleurs x varie d'une manière con- tinue dans l'intervalle considéré, nous pouvons conclure que la seconde racine de l'équation (2) est positive et comprise entre DQ'-EP' ^^ ^Q-EP D'Q' — E'P' D'Q — E'P * t)" Si la partie non périodique a un seul terme a , nous — 8b - aurons x = a + - , etla seconde racine de l'équation (6) sera comprise entre a — ^ eta — p • Or, gj- et gsontcom- pris entre q et g + 1 ; donc cette seconde racine est com- prise entre a — q et a — q — 1. Si a est moindre que q , nos deux limites sont négatives ; donc la seconde racine sera négative et plus grande que Vunité. Si a est plus grand que q, les deux limites sont positives; donc la seconde racine sera positive. 6- Enfin, dans l'équation (7), la seconde racine est com- prise entre ri^ — m et a — m — l : donc cette seconde racine est négative ou positive , selon que a est inférieur ou supé- rieur à m . VI. THÉORÈME. Toutc vadue irrationnelle d'une équation du second degré, à coefficients entiers , se développe en fraction continue pério- dique. Ce théorème, réciproque de celui dont nous venons d'exa- miner les diiférents cas, est dû à Lagrange. Soit a,x- — 'ihoX — «0 = 0 (8) l'équation proposée, dans laquelle rt^ , a^, h^ sont entiers. Supposons d'abord que les racines soient de signes contraires, auquel cas a^^ et a^ sont positifs. La racine positive est donnée. par la formule _i>o + ^'''/'o' H- a^cti a, Pour développer cette quantité en fraction continue , repré- sentons par q^ la partie entière du second membre, laquelle peut être nulle , et posons x = q^ + -, : x^ sera positif et plus grand que i. — 86 — De ~! = (I + - -, on tire puis «, = - Pour faire passer le radical au numérateur , multiplions les deux termes par \/b,- -^ a, a^ — (bo — (h q, ) ; nous obtien- drons _ a. (ft//i — bo -h \/bo- + floa,) _ fl, 0. Donc, etc. L'équation (a) ayant ses racines de signes contraires, il est clair, d'après ce qui précède, que l'inconnue x^ est la racine positive de cette équation, et que, si l'on désigne par q, la partie entière de x^ (au moins égale à 1), on a 1 Xi = t\,-\ — , X, étant la racine positive de l'équation a^x,^ — %,x, — Cf., = 0 {0} , laquelle se déduit de la précédente comme celle-ci a été dé- duite de la proposée. Cette équation [h) a encore ses racines de signes con- traires ; et ainsi de suite. Actuellement, la série des égalités bo' + flofl, = b'- + fli«i = bt' + a.jh = . . . = A , dans lesquelles «„, «,,«,,..., b^\ &,-, b^-,..., sont des7i07nbres entiers, prouve que ces nombres ne peuvent croître indéfi- niment; donc, api'ès un nombre limité d'opér^Vions , on arri- vera à une certaine équation a ^ a;^- — ~b^x^ — a^^ = 0, dont les coefficients seront ceux d'une équation déjà obtenue. Conséquemment aussi, la valeur de x est périodique. Considérons à présent le cas où l'équation du second degré a ses racines de môme signe. Nous pouvons les supposer - 8S — positives : car si elles étaient négatives, il nous suffirait de clianger, dans la proposée, x en — œ. Cela étant, soit a,x'- — îb,ûc + a, =j) (9) cette équation, dans laquelle a^ , «-, /?„ sont entiers et positifs. La plus grande racine est donnée par la formule ^0 + Vb^- — a/i, X = — = q, -h -. a,. X. Si les deux valeurs do x n'ont pas la môme partie entière, l'équation en .c, aura une racine plus grande que 1 , et une racine négative : car l'expression g^ + - doit donner les deux valeurs de x. Cette transformée en x^ ayant ses racines de signes contraires, la racine positive se développera en fraction continue périodique; et il en sera de même pour la plus grande racine de l'équation (9). Si les deux racines de cette équation ont la môme partie entière g, , la transformée en x^ aura ses deux racines plus grandes que l'unité positive ; et alors nous pourrons raisonner sur cette équation comme nous avons raisonné sur l'équa- tion (9), c'est-à-dire que, si les deux valeurs de x,^ n'ont pas la môme partie entière , la transformée en x. aura ses racines de signes contraires , etc. Remarquons enfin que nous ne pourrons pas trouver indé- finiment des transformées dont les deux racines aient môme partie entière : car, s'il en était ainsi, les deux valeurs de x seraient égales et, conséquemmcnt , rationnelles. Le théorème de Lagrangc est donc démontré. VIL Reprenons le calcul qui donne le développement de la plus grande racine. - S9 - Dans !e cas de l'cquation (8), nous avons trouvé bf, -h \' th- + ((..<(, 1 Nommons N la racine carrée entière de A — bo' -\- aji, , el posons ho + N --= (/,, d, = a/i, + /', ; nous aurons de môme ^1 + N = d, , d, =-- fi//, + i\ , Ih + N = f/,, d,. = a.jir, + /'j, Mais /;, = rt//, — /;„ = /;„ + N — r, — /;, = N — r. ; conséquemment f4 = 2N - r„ La loi des dividendes est donc connue. D'un autre côté, la relation a, — «^ + 2&,g, — ^^ ^/,'^ donne fl. = a, + q, (!2/', — f{//,) = flo + f/i i^bo — b, — /^) = «0 + f/, (/)„ — h,) = (u + (h ("'■ — rfî) = «0 -+- f/i ('"i — '■<). De là le tableau suivant, qui donne la marche du calcul : d, = b, + N = 2\ — /■„ , d, = a,q, + r, , f/, = 2N — r, , ^^, = rt» + ,c,d,i', y'. Il est clair, d'après le n" I, que pour obtenir la seconde racines' de l'équation (8), il suffira de remplacer ?/', dans l'expression de x', par la racine négative de l'équation y = m, II, p, q, y. Or cette racine négative — ■ ij" a pour développement — [0» (^» V^ *^ > ^'01 i^')' Gonséquemmeat, en posant z — {q,p, 71, m) , x" = a , b , c , d , e — z. Il y a maintenant, à cause de e différent de q, deux cas à distinguer. — 06 — 1" f > q. Alors la fraction 1 = e — a 1 P + - OU, par la formule (10), e — % = e. — (i — 1 + 1 +• 1 n + p— \ -\- puis a;" ■•= a , ^^ c , f/ , ^ — r/ — 1 , 1 , ;) — 1 , {n , m , q , p). 2" <3 < ^. Dans ce cas, 11 1 r/ — c H 1 q—e — i- /' + •• -, et, conséqucmment, x'' = a, b,c,d — i,i, q — e — i,(p,q, n, m). Les mômes considérations s'étendraient à l'équation (9). On trouvera les formules générales, soit dans le Mémoire de M. Ramus {Journal de Crelle, tome XX) , soit dans celui de M. Lebesgue {Journal de Liouyille, tome V). XVII. Applications. Soit l'équation 62^°- — 400ir + 645 = 0. Nous avons trouvé ci-dessus, pour la première racine, X' ^ 3,3,1,1,(1,1,2). Le développement de la seconde racine est donc a;'' = 3, 3,0,1, 0 (1, 1 , 2) — 97 — Pour simplifier ce développeDieiit , observons qu'une fraction telle que a h ~ z= a + b -i Par conséquent 0 + —r b -\ c X" = 3, 3,0, 2,(1,2,1) = 3,5,(1,2,1); ce qui est exact. Soit encore a;' = 2, 3, 3, 4, 5, (3, 2, 2, 2). Nous au- rons, d'après la formule ci-dessus, X" c=2, 3, 3, 4, 2, 1,1,(2, 3, 2, 2). En effet , si l'on remonte aux valeurs de ces deux fractions continues, on trouve qu'elles sont racines de l'équation 490 137a;' — 2 256 768a; 4- 2 597 74i = 0. D'ailleurs, cette équation donne _ 1128 384 zb 1/528 ^ ~ 490 137 XVIII. Pour terminer, résolvons les équations du second degré auxquelles on est conduit lorsqu'on cherche la valeur d'une fraction continue périodique. D'abord, l'équation (2) : Q'y' -f (P' - Q) î/ - P = G donne -(F-Q) àz V(P' - QY + 4PQ' 2Q Mais PQ' — P'Q = rt 1 ; donc y = - (P' - Q) =b l/(P' 4- Q)« ^r 4 9!V U' — 98 - Plus généralement , soit l'équation (o) : Q' (D'x ~ D)' — (P' - Q) iD'.r - D) (E'.c — E) — P (K'.r - E)* ^ G . ou [Q'D" - iP' — Q) D'E' — PE"] x* - [2 (Q'DD' - PEE') — (P' - Q) (DE' -l- D'E)] x + Q'D' - (P' — Q) DE — PE* = 0. Il en résulte _ 2 (Q^DD' - PEE') - (P' — Q) (DP 4- D'E) dr Vl ^ " 2 [Q'D" - PE" - (P' - U) D'E'] L désignant la tbnclion [2 (Q'DD' - PEE) - (P' — Q) (DE' -+- D'E)1' - A [Q'D'* - PE" - (P' - Q) D'E'] [Q'D' - PE' - (F -Q. DE]. En développant cette fonction , et ayant égard aux relations PQ' _ p'Q =: =h 1, DE' — D'E ^- dtz i, on trouve qu'elle se réduit à (P' — Q)' ± 4. Il suit de là que si l'on cherche la valeur d'une fraction continue périodique, le radical contenu dans cette valeur a la forme j/îi^ ± 4, laquelle, si u est pair, se réduit à 2 \/u'^ ± 1. Par suite, d'après le théorème de Lagrange, l'irrationnelle |/A, dans laquelle A est un nombre entier, ne doit différer de l'irrationnelle Vu" ± 4, que par un facteur commensurable ^. En d'autres termes, on peut toujours satis- faire à l'équation AX^ = ù* ± 4. Cette remarque est utile dans l'Analyse indéterminée du second desré. - 99 — XXX. — ANALYSE INDÉTERMINÉE. — (OCTOBRE 1866.) PhOBLÈME. — Trouver plusieurs cubes entiers, consécutifs, dont la somme soit un carré (*). I. A cause de la relation 1' 4- 2' + 3' 4- . . . -f- n= = [^^], on a .r'+(.r -+-!)'+ . . . +{x-hy—iy= |(2x+î/— l)[4a;'+4(y-~l)x4-2î/(î/— 1)] ; ou, en représentant par s la somme des y cubes, et en posant ^x-hy — l = z {{): 165 = 2?/:5(?/ + r— 1) (2). D'après l'égalité (1), y et z sont âe parités différentes. Par suite, ^yz et ij' + %^ — 1 sont divisibles par 4. Donc s sera un carré , si le second membre de l'équation (2) est un carré. Soient îijz^ = a, y -h s' — 1 = |3 , 7j + x, = A, z — y = {x,s~ t* (3); nous aurons a.(5 ^ l-, a + [3 -f- 1 = /-S (3 — a + 1 = /:/« (4). (*) Cette question m'a été suggérée par la lecture d'un beau Mémoire de M. Angelo Genocchi. {Note sur quelques sommations de cubes.) Bien que ca savant géomètre y donne les solutions rationnelles de l'équation générale x^ + {x + rf + (x; -I- 2rf -f- # • . + (^ -f- nr — rf = ?/* , il m'a semblé intéressant de chercher les solutions entières de l'équation payticulière :r' + (j; 4- 1)' + • • • + (a; 4- « — 1)' = 1/'. - 100 - Ainsi la queslion se réduit à trouver deux multiples de 4, « , ^ , tels , que ^S, ^ + (3 + 1, (3 — a+1 soient des carrés. II. L'élimination de fi, entre la première et la troisième des équations (4) , eonduit à 6U' + (a' - D* = (l>a + a' - 1)' (5). Les solutions de cette équation sont données par les deux systèmes de formules : 2a + {X* ~ i = il* + V* , p.* ~ 1 = u' — f* , it = uv (6) , 2a 4- p.« _ 1 = u' 4- 11% u' — 1 =.2î«.', 8i = 71' ~ i'« ('6'); d'où l'on tire, soit a — v' , fi = W- (7), soit 2a = (u — t')' , 2i3 = (ii + vY (7'). Ainsi a, fù, ou leurs doubles, sont des carrés. III. Les équations (7) équivalent à 2yz = V' , y* + :-• — 1 = n' (8). Soil w = - z^, - étant irréductible. On déduit de là *' q ' q y = py , z = qy (9) , y étant un nombre entier. De plus , ?/ et s étant de parités différentes, il en est de môme pour p et (/; en outre, y est impair . Enfin, à cause de %jz = v^ , '2.pq est un carré, ce qui prouve que, des deux nombres p , q, Vun est un carré, et Vautre , le double d'un carré. Au moyen des valeurs (9), la seconde équation (8) devient (;<' + q'\ y* — z/' = 1 . (10). — JOl - Dans chaque cas particulier, réqualioii (iO) fera connaîire les valeurs de y et de u. On aura ensuite y = /r/, X = '-^ '^ , 5 - ^^]K\ L-- (11). IV. Si l'on répète, sur les formules (7'), des calculs ana- logues aux précédents , on trouve kyz = (fi — v)\ 2 (2/* + S' - 1) = (w 4- i')' = 4u" (8') , 2/ = /;y, V = <;fy (9'), (p' + 9 . 77 151 370 313' - 3 7ii 018 048 998 230 704 602 301 , 1 934 9i6 523 500= - 3 74i 018 048 998 230 704 602 500; Des valeurs précédentes de y et de u ^ on tire ?/ = 2v =. 154 302 740 626 , x= 'Il^tl == 887 240 758 6d0 , x + y — l = i 041 543 499 225 , {!!1\^ = (967 473 261 775 . 77 131 370 313)*. Ainsi 887 240 758 600' + 887 240 758 601' -H • • •+ 1 011 543 499 225' = (967 473 261 775 . 77 151 370 313)'. etc. — 104 - XXXI. — RKCTIFICATION DE LA METHODE DE NEWTON {*) (iSoO). I. Nous supposerons , dans ce qui va suivre , que la séparation des racines a été opérée; en sorte que la racine inconnue a, dont on veut approcher, est comprise entre deux quantités données, «, |3, qui ne comprennent aucune autre racine de l'équation f{x) = 0. Nous admettrons, en outre, que ces deux limites ne comprennent aucune racine , soit de /' (.r) = 0, soit de /''(.i') = 0. Ces diverses iiypothèses peuvent être énoncées ainsi : L'arc AB (**), dont les extrémités ont pour abscisses o. et (S, coxqie une seule fois l'axe des x ; de plus, il ne contient ni point maximum ou minimum , ni point d'inflexion. Cela posé : 1° Appliquons la correction de Newton à celui des deux points donnés pour lequel la tangente Aï tombe dans Vinté- ricur du triangle formé par la courbe AR, V ordonnée AA' et l'axe des abscisses : ce point A est celui dont l'abscisse et. rend f (x) et f'(x) de même signe. A cause de OT = OA' -h A'ï, nous aurons /■(^-) - = « - ;-, *"■ 2° Menons la corde AB , qui laisse d'un même côté l'arc ARB, puisque celui-ci est convexe. Le points, où AB coupe l'axe des abscisses, partage A'B' en deux segments propor- tionnels à AA', BB'; donc SB' - A'B' ^^' - (3 - .) -~Ii2L_.. '^•^ ~ ^ ^ AA' 4- BB' ^" ■''* ''^ A3) - f (^) (*) Note tirée du Manuel des Candidats à t École Polytechnique. (*'") Le lecteur est prié de faire la figure. - 105 - Par suite, si OS est désigné par |3, , ,3. = (3 -06 -a) n^)-n^) Les formules (2), (3) (*) résolvent complètement la question proposée : en effet, \q point-racine R est compris entre les points T, S, et ceux-ci le sont entre A' et B', II. Limite de l'erreur commise. La racine inconnue a étant comprise entre ^'-i et (3> > la différence (5, — a. est une limite de l'erreur à laquelle donne lieu la méthode de Newton. Or, OU |3, - a. = - (,3 - a) n^-) f^P)-fky-)\ Pour simplifier cette expression , observons que r (/3) - /■ (a) = (5 - y) r (a) +{,3 - y.Y Ç^ 4- (,S-^.)'f^ donc , en posant P-a = £, i3, -X. =c., (p(5r)^ , r(^) , ^n^) 1 . 2 "^ 1 . 2 . 3 + n ; nous aurons [(y-) f{y-) '* fix) r(a) + £9(a)' (*) Elles sout connues depuis longtemps; mais je crois qu'il n'en est pas de même pour la relation (C). ('*) Le développement est limité, car f (x) est un polynôme entier. — 106 - f ia\ OU enfin , à cause de /î = — 7— : f (a) Ç (a) /' (a) + £Ç (3:) m. La formule (4) permet de résumer, dans les termes suivants, la marche à suivre pour approcher indéfiniment d'une racine a de l'équation f [x) = 0, après que celte racine a été séparée : Connaissant deux quantités cf., fi entre lesquelles tombe la racine a, et qui ne comprennent aucune racine, soit de f (x) = 0, soit de f (x) = 0, on désignera par a celle de ces deux limites qui rend f (x) et f (x) de même signe; et, pour avoir une valeur plus ap- prochée a,, on emploiera les formules fi^-) En désignant par • la di/férence positive ou négative ,S — a, c'est-à-dire /'approximation de a^ et par h, l'approximation de a., on aura /^' (a) -f- £ ç (a) Cette formide, dans laquelle ^ (a) représente 1.2 '1.2.3 "1.2.3.4 indique aussi avec quel degré d'approximation on, doit culciiler h. Opérant sur a^ comme on a opéré sur a, un trouvera une valeur x^, encore plus approchée de la racine a; et ainsi de suite. IV. Application. L'équation de Lagrange : x' — T.r -I- 7 = 0 a une racine comprise entre 1,35 et 1,36. D'ailleurs, quand .t varie entre ces limites , f (x) = 3a'* — 7 reste constamment - 107 — négative , et f" {x) = Qx reste constamment positive : la mé- thode de Newton est donc applicable. En outre , la première limite, 1,35, rendant f{x) et f" {x) de môme signe, nous prendrons « = 1,35, d'où c ^ 0,01, /"(a) =0,010 375, /'(^) = - 1,532 5, (a) = 4,06. Substituant dans les formules (A) et(C), nous aurons donc 0,010 376 1,037 5 1,037 5 4,06 1,532 5 153,25' '' 15 325 '1,4919" Le premier facteur de ?, est à peu près égal à jttt^. , Tautre est moindre que 3; donc £, < 0,000 2. Ce résultat montre qu'il suffît, dans ce premier calcul, de déterminer les trois premières décimales de la valeur de h : si l'on en calculait quatre, on ne serait pas si!irde la dernière. Effectuant, on trouve h = 0,006; puis a. = 1,356, £, = 0,001. Ces valeurs donnent a.' = 1,838 736 , a,' = 2,493 326 016 , Aa.) = 0,001 326 016 , p (a,) = — 1,483 792 , cp (a,) = 4,069. Par suite, ^ U26^6 ^ 1,326 016 4,069 ^^^ 1483,792' 1,483 792 1,483 792—0,004 069 D'après ce nouveau résultat, on doit évaluer ht à moins de 0,000 01 : /«. = 0,000 89; puis a. = 1,356 89, c-, = 0,000 01. On trouve, de la même manière, /?, = 0,000 005 867, a, = 1,356 895 867, s, = 0,000 000 001; fh = 0,000 000 000 892 209 44, e, < 0,000 000 000 000 000 01 ; X, = 1,356 895 867 892 209 44. — lOS Cette valeur de la racine est exacte jusqu'à la dix-senliônie décimale. XXXM. — AUTRE MODIFICATION A LA Mi-THODE DE NEWTON ( 185a). 1. Si, dans l'équation h' Il '" fia) + hf (X) + 7— r/"'!^) + ■ • • + -— /■"' (a) = 0 , on conserve les trois premiers termes, on obtient /•'(a) ^2 /i(a)' puis , en appliquant la méthode des approximations succes- sives (*) , fia.) \ [r(«) ]'/•"(«) h = — f'ix) 2 |/'(a)] La formule (2) de la page 105 peut donc être remplacée par celle-ci : dans laquelle nous avons écrit /', /', f au lieu de f{^) , /'' (^•) , f"{a). II. Cette nouvelle formule, qui donnera souvent une valeur fort approchée de la racine inconnue a, est susceptible , comme la formule de Newton, d'être interprétée géométri- quement. En effet, si Von remplace la courbe dont l'ordonnée est f (x), par une parabole osculatrice, ayant son axe parallèle à l'axe des x , l'abscisse du point d'intersection de ces deux dernières lignes sera précisément cf.,. C'est ce qu'il est aisé de vérifier. (*j Manuel i-e$ Candidas , tome I, p. 25. - 109 - IIÎ. A2)i)lication. /'(j) = x' — 1j +7 = 0. Nous prendrons a = 1,357. Cette valeur donne /■= _ 0,000 153 707, /' -. — 1.476 653, f" = 8,142: puis , ,_ 0,000 153 707 4,071 /0,000 153 707\' a, = l,3o7 1,475 653 1,475 653 \ 1,475 653 / j P ,. 0,000 153 707 , . X ^ 1 ' A AAAJ n. La fraction ■ est a peu près égale a 0,0001. De même , . "*' . ^^„ = 3, en valeur approchée. Par conséquent, 1,475 653 '■ ' le dernier terme de «. diffère peu de 0,000 000 03. Il sufîît donc de calculer chacun des deux derniers termes avec neuf décimales exactes. A ce degré d'approximation, puis a, - 1,357 — 0,000 104 16-2 + 0,000 000 030 , OU a, = 1,356 895 868. Cette valeur est approchée à moins de 0,000 000 000 11 (*). \ *) Voyez p. 107. - 110 - XXXilI. — SUR L.V SOMME DES PUISSANCES SEMBLABLES DES NOMBRES NATURELS (I800) (*). La plupart des Traités d'Algèbre donnent la relation générale („ + ,) ((„ + ,)'■ _ , , .- "-±1 s, + 4-* f s,., + . . . + '^s,, dans laquelle S^ représente la somme des puissances p des n premiers nombres entiers. Cette relation permet de cal- culer, assez rapidement, les valeurs de S,, S^, S^, S,; mais elle devient presque illusoire dès que l'indice p surpasse 4. II y a dix ans, M. Puiseux, probablement frappé de cet incon- vénient, donna, dans le Journal de M. Liouville, la valeur de S^, en fonction explicite de n et de;;. Malheureusement, la méthode employée par ce savant Géomètre est assez com- pliquée (**); en outre, les valeurs qu'il trouve pour les coeffi- cients de S^,, très-satisfaisantes en théorie, le seraient fort peu s'il s'agissait de passer aux applications numériques (***). La méthode suivante, dont le germe se trouve dans le grand ouvrage de Lacroix, sera peut-être, à cause de sa simplicité, capable d'intéresser les Géomètres. (*) Les quatre Notes suivantes ont paru dans divers recueils. Si je les réim- prime (avec quelques modifications) , c'est parce qu'elles me semblent pouvoir être regardées comme les prolégomènes d'une théorie des Nombres de BernoulU. (**) Cette oliservation, qui n'est pas une critique, s'applique également au Mémoire de M. Pépin, inséré dans les Nouvelles Amiales (janvier 1856). Du reste, l'auteur, dont je n'ai connu le travail qu'après avoir terminé le mien, dit expressément , en j)arlant de la formule trouvée i)ar M. Puiseux : " l'expression V générale de la fonction w^ ^ est fort mal appropriée au calcul. (*'*) Par exemple , le coefficient 350 serait donné par ce calcul : 4» _ 3 . 3" 4- 3 . 2» — 1 4 096 — 2 1R7 + 192— 1 2 100 — 3d0. 1.2.3 6 tj m I. On a, identiquement n* = 71 {n — 1) -f- n. Eu multipliant les deux membres par n ^ {n — 2) 4- 2 =- (n — 1) -+- 1 , on trouve ou m' =71 (n — i){n— 2) + 2 ?! («. — 1) -f ??, 71» = u (rt — 1) {n — 2) + Zn {n~ 1) -+- n. Multipliant les deux membres de cette nouvelle égalité par n =-- {n - 3) -(- 3 = (n — 2)) + 2 = lu — 1) + 1, on a encore n* ^ n (n — 1) {n — 2j [n — 3) -f- 3 + 3 OU n{n— ï){n — 2i+ 6 -+- 1 n{n — 1) 4- », 71» =r >? (n — 1) (»i — 2) {n — 3) -r 6?? (n — 1) (>i. — 2) ■+- lu (n — 1) -t- 77. La loi des résultats est actuellement évidente; de sorte qu'en désignant par An,p le nombre des arrangements de n lettres prises ;; à p, et parBp, C^ ,... Ip , (/; — 2) coefficients, indépendanis de 7i , on peut écrire : «/' = A + B A + c A + 'hP y 1. /J-i p ri, y- I + L„ A„ , + n (A). IL Pour démontrer, par le raisonremenl connu, la géné- ralité de cette relation, et pour trouver la loi des coefficients, supposons nP~' =A +B "^ A , + C A n,p-i p— 1 n,p — 3 p-—\ n,p- K A + n , et multiplions les deux membres de cette égalité par - 112 - nous aurons HP = A +(p— 1) A (p-:>;B. + 0. A ".;'- J = • • .^(n — i) + i; -f--. + 2K_ lA^ I '^"; 4-1 I et, par conséquent B =B + ip— 1), C = B +{p — 2) B , D -D,_, + (/;-3)C „ \ (B) L = 1 4- 2K . /' i'-' III. Ainsi que l'a fait remarquer Lacroix (*), le calcul des coefficients Bp , C^ , . . . , Lp est fort simple. En effet, si l'on suppose , successivement p - 1, 2, 3, 4, , on trouve , par les formules (B) : P A^ B. c. D, E, F^ G, H. K, w 1 2 3 1 3 1 4 6 7 1 5 1 10 25 15 1 6 15 65 00 31 1 7 21 140 350 301 63 1 8 28 26(5 1 050 1701 966 127 1 9 1 3G 462 2 646 6 951 7 770 42 525 3 025 255 1 10 45 750 5 880 22 827 34 105 9 330 511 1 (•) El aussi M. Pe pit;. — 1)3 — Il résulte, de la formation de ce talDlcau, que le 1'""' terme d'une colonne verticale quelconque est égal au terme écrit au- dessus, augmenté de l fois le terme placé à la gauche de celui- ci (*). Par exemple, 1701 - SOI + 4.350. IV. Si l'on écrit ainsi les nombres contenus dans le tableau précédent : i 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 , 1 3 G 2.1 1.1 31 63 127 1 225 511 90 301 966 3 025 9.330 ! 1 10 G.5 350 1 701 7 770 34 105 15 140 1 050 6 951 42 525J •21 2GG 2 646 22 827 28 4G2 5 880 3G 4.1 7.10 1 1 1 1 ! 1 1 i OU voit que les termes de la première ligne horizontale sont tous égaux à l'unité, et que ceux de la deuxième sont égaux aux puissances successives de 2, diminuées de 1. En outre, un terme quelconque ^r.i, occupant le rang v dans la i^"'" ligne horiwntale , est égal à l fois le terme écrit à gauche , ,*) Pour plus de régularité, on a représenté par Ap le coefficient de Ah.;,, coefficient égal à l'unité. Le Mémoire de M. Pépin contient également le tableau ci-dessus. 8 lli augmenté du terme éerit au-dessus. Il n'est pas bien difllcilc de conclure de là : i. 2.3. .. (/-l) N , r=L"-''' ~'-J:ii-i)'^'- ^....±\iC). Cette formule générale , beaucoup moins commode que la règle précédente, a été trouvée par M. Puiseux. V. Revenant à l'équation (A), nous aurons, en changeant n en n — i , n — t2 ,... 3 , 2 , î , et ajoutant : ou s„ = /; + l {n -h \) n [n ~i) • • ■iji — p+i) i>\ + p— \ {h 4- 1) » • • • {n — p + 3) (E). + -|-(w + i)n{n- 1) + - (/i + 1) n Par exemple , S, = i 1 1 . 1 0 . 9 . 8 . 7 . 6 . 0 + -f 1 1 . 1 0 . 9 . 8 . 7 . 6 -f - H . 1 0 . 0 . 8 . 7 7 6 0 + ^11.10.9.8-f "^ H. 10. 9 +3 H. 10 4 6 2 - 410(2 160 + 7 560 + 6 552 + 1 620 + 93) + o5 = 1 978 iOo. — 115 - En effet , 1» 4- 2« + . • • + 10» = 1 + 6-i + 729 + i 096 -f- 15 625 4- 46 656 + H7 649 + 262 144 4- 531 441 + 4 000 000 = 1 978 405 (*). XXXIV. — SLR LES DIFFÉP.E>XES DE F , ET SUR LE CALCUL DES NOMBRES DE BERNOULLI. — (JUILLET 1859.) I. La formule .n V n{n — i) 0 "1 "-' 1 , 2 "~- donne, en supposant Uq =■- f : A" (1^) = (n + 1)' n p )2 (n — 1 ...-i,,p, p "—1 , /> (?^— l)(n— 2), ,„ . n—i A (r)=/r — --(n— 1/ + ^ ' On conclut , de ces deux équations , '-'/ip. ■j'*-'- {n + 1) A" (l") + nX"- (f ) = (n + 1)'^"= - "(/i+1);?. n' fn + 1 .]„'- L 1. 2. ■T-fl (M-lp _....np[(« + l)»_»(;2_l)12^ ±[(U-f l)-;;]!** 1 1.2 1 Donc n ,.F-+-1 A" (f ^ j - (;< + 1) A" {f)+ nA""' ( !■" ) (A). {') Ou peut rapprocher le développement (E) de celui qui résulte d'une re- marquable formule due à M. Prouhet {Coms d'Analijse de Stunn, t. II, p. 357) (octobre 18GG). - 116 — II. La relation (A) donne le moyen d'obtenir, de proche en proche, et par un calcul assez simple, les différences succes- sives de l-, i'\ 1', 1\ .... En effet , si l'on prend les nombres naturels : 1 , i> , 3 , 4 . 5 , b , . . . . dont les différences premières et secondes sont J , 1 , 1 , 1 , 1 , 1 , . . . . 0, 0, 0, 0, 0, 0 on en conclut que les quantités 1', A(l'), à'iV) ont pour valeurs 1, 1. 0. Multipliant ces derniers nombres, respectivement, par 1 , -\ 3 , ce qui donne 1 , 2, 0, on a , par la formule (A) A(i')=I + 2 = 3, A'(r) = 2+0=2, A'(r.i = 0. Ainsi, la quantité 1-, et ses différences successives, ont pour valeurs 1 , 3 , 2 , 0. En continuant, on forme le tableau suivant (*) : (*) Ce tableau est tiré, en grande partie, d'une brocliure intitulée Table des quarrés et des cubes , par C. Séguin l'aîné (1801). L'auteur, après avoir donné, ■ sou.s forme ernjiiri(ine , la relation (A) , indinue le développement de /' i , ordonné suivant les puissances de n. Je dois la connaissance de ce curieui o\)\\i- cule, très-rare aujourd'hui , au savant M. Tei'quem. 117 1' 1» 1' l* 1» 1 1 11' 1» 1 2 1 5 4 S G 7 8 {) 1 2 3 6 7 U 15 30 31 62 63 126 127 254 255 2 6 12 6 24 36 50 24 60 150 180 240 390 120 360 120 540 602 1 560 2 100 1 800 3 360 720 2 520 720 1 806 1 932 5 796 6 050 8 400 10 206 16 800 25 200 126 000 166 824 15 120 3 1920 5 040 20 160 5 040 40 824 46 620 191 520 317 520 141120 332 640 40 320 181 440 40 320 111. Dans une Note sur la somme des puissances semblables des nombres naturels, insérée aux Nouvelles Annales de Ma- thématiques (*) j'ai démontré la formule S;, («+ 1 \r, in — \\..Jii — p -j- 1) B, + — (// +11,1 u {)! — 1)... [n ~ p + "1) -\ ~ in -+■ \.)n (u — \) ... in — /) + 3) + .. /; — 1 L 1 + -TT (" + 1) « '" — 1^ + ;^ *'" + 1) "• 3 / . . 2 \ (B) (*) Tome XV, p. 230. — Celte Xole est celle qu'on vient de lire (nov. 1S66). 118 - Les coefficients Ap , B^^ , Cp , tenues dans le tableau suivant : . . ont les valeurs con- p A, B;. c. D,. E,, F. G, H„ K, L, yi. IT _ 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 — 1 3 1 1 6 10 ( 1 15 25 1 -•- 15 65 90 31 1 1 21 28 36 45 140 350 301 63 1 266 1050 1701 966 127 3 025 T 462 2 646 6 951 7 770 255 1 750 5 880 22 827 42 525 34 105 9 330 511 1 55 1155 25 980 162 687 179 687 246 430 145 750 28 501 1023 I Avec un peu d'attention, on reconnaît que les nombres placés en diagonale , dans ce second tableau , sont égaux à ceux qui constituent le tableau précédent, divisés par les produits 1. 2, 1. 2. 3, 1. 2. 3. 4, ... . Autrement dit : 3 = A(r), 7 = A(r), 15 = A(r), 6 = -iA'(l'), 25=|a'(1'), 90 = ^A'(r),.... 10 = ^„A'(n, 65=-^A'(r), 250= ^l^A'^'),... 2 . 3 . 3 - 119 — De là résulte que l'on peut écrire ainsi la formule (B) : S, = ^-{n + l)n + '^- {n 4- 1) n {n - !,) A( l"" ') ^ 1 - 1 f + ^~^(n^\)n(n—[)(n--''l)A\i'"~ )-f... V(C). Om- I) . '2. 3...(/> — 1) Celte seconde expression de S^, (trouvée par M. Puiseux) va nous donner les Nombres de Bernoulli sous une forme beau- coup plus commode, pour le calcul eflectif, que toutes celles que Ton connaît jusqu'à présent. Eu effet, le (p — 4)" Nombre de Bernoulli est égal au coefficient (le n, dans le développement de S^, ordonné suivant les puissances de a (*). Donc, d'après réquaîion ( C) : ou , pour plus de régularité dans la notation , B„ = 5-^^(1') +i4=(l")-- ■■±^j^,AUi\ (D) IV. Cette relationg énérale donne successivement, d'après le premier tableau : ^' ^2 3 ti' 1 8 2 2 o 4 1_7 1^_6_ 1_1_1 ^_ j_ '"" 3'^ i o~2 3 5~ 30' 1 15 50 60 24 1 1 , „ 2 3 4 0 0 2 2 etc. (**). (') Lacroix, tome 3^, p. 84. ("j Uu sait que Bç = 0, si l'indice q est pair. 120 - V. Le Tableau des quarrés et des cubes donne, sons forme empiriqne, une règle qui équivaut à la formule laquelle est un peu moins simple que la nôtre. Pour en véri- fier l'accord , il sulïil de prouver que 2 0 4 Or, la relation (A) peut être écrite sous cette forme : à^a'^'j + y '(!'')- (;i + i,[A"(i'o + A" 'il')], puis sous celle-ci : A"(l"-"')+ A" '(!"; V" "' ' et'' \ . n + 1 donc réquation (F) équivaut à 1 - (2' ) + A (2' )- A'(2'' ) + • • • qr A' (2' ) = 0. Enfin cette dernière relation est identique, si l'on a égard à la formule presque évidente : u, — A(/, + A'u, — • • -L A'' î<, = Ug rb A''*"' (/(,). - 12t — XXXV, — SUR LES NOMBRES DE BERNOULLI , ET SLR QUELQUES FORMULES QUI EN DÉPENDENT. — (mAI 186:2). I. Développement de 773-7- — On peut, de bien des ma- nières, prouver que, pour des valeurs réelles ou imaginaires âex dont le module soit suffisamment petit, l'on a -^ = 1 - I + A. J- + A. .ï- + A, .r 4- . . . (A), les coefficients A, , A^ , A^ , . . . étant donnés, en fonction des Nombres de Bernoulli, par les formules : , B. B, . B, ^'T2'^'=^ UUr'^" "^ 1/2.3.4.0.6'- •• ^^^• II. Développement de x cot x. — Si, dans l'équation (A), on change .T en .r J/— 1 , on obtient, comme l'on .sait, X cot ,r = 1 — i A, ,ï* + i' A, .r' — i' Aa x' -{-... (B). m. Développement de ~^' - On a, identiquement , Mil ,r n » .1 i cot -- X — cot .r ^ 2 sin.r ' donc , à cause de la formule ( B ) , ^v^^'^^ ^-~ '^^ ^' «'-2 (2'- 1) A,.»;* +;2(r- 1 j A.i--...(C). IV. Développement de tang x. — On a aussi cot a: — 2 cot 2 a; ^ tang x ; - 122 ~ d'où l'on conclut tang.r= -i(4— 1) A, a; — 4'- (i'— 1) A,x" + 4^-4' ~ 1) A, x'... r}{b). \ . Développement de • — Parmi les différentes ma- nières d*y parvenir, la plus simple (quant à présent) nous paraît consister à écrire 1 , P,x'- P. a;* P„x« = 1 4- cos o; - 1 . iJ 1 . 2 . 3 . 4 1 . ;2 . 3 . i . 5 . tj OU 11 résulte, de cette égalité : l>.-'=0- l>.-i^P.+ l=0, P.-«-|p. + J_»P,-l=o, ■ . .; et , en général , -" 1.2 -"- - 1.2.3.4 -"-^ Conséquemment P. = i , P* - .•>, P„ = 61, P, = 1 385, ... ; puis 1,1. 5 ^ 01 i 383 cosa; 1.2 1.2.3.4 1 t» 1 8 /« x\ VI. Développement de tancj \, + ^/- — L'identité tang - -4- -- = tang.r h ° \4 2/ cosx (") M. Sclilômilch s'est occuiié de cette série (Archives inat)t(itnatiques de Grunert, tome XVI;. — 1-23 — donne, au moyen des formules (D), (E), en mettant poul- ies coefficients A leurs valeurs : 1.2.3.4.5.6' 1.^2.3. 1.3.5.7 1.2... 8 496 1.2.3.4 1.3.0.7.9 X' 4- VII. Développement de t. tangLi + ^/ • -— Do cosj: \4 2/ on conclut , , It: x\ 1 . 5 _ 61 ^^^^ a-» + . . . (G). 1.2.... 9 VIII. Relation nouvelle entre les Nombres de Bernoulli. On a, identiquement, X cot X. sinar = i; cosx ; donc, à cause de la formule (B) et des équations (1 ) , i 1.2... (2 n) 1.2.3 1 . 2 ... (2 « — 2) 1 B^ __ 2// "^ 1 . 2 ... (2 « — 1) 1 . 2 ~~ 1 . 2 . 3 . . . (2/i + i) ' - IM - OU + 4 ^^^44^ B, = '.„ ,H). Celle relalion générale diffère de celles qui sont indiquées dans Lacroix (*). Si l'on suppose B ,^^ ^ = .,""_ , , on remplace l'équation (H) par C.„-, +^ TS—^-"-^"^ 2.3.4.5 ^-'-^-^ ^ ^' B'. = -ii- (H'] 2 -2n + \ ^ ' Celle-ci serait précisément la relation connue, si l'on sup- primait les accents, cl si l'on écrivait, au lieu du second . 2 n - 1 membre, — -■ 2(2// + 1) IX. Détermination d'une intégrale définie. — Dans les Mémoires de l'Académie de Turin (1810), M Plana démoulre la formule / t-"-'((t (*) Tome III , p. 84 (1810). Celles ci renferment une faute de signe : au lieu lJe|^ — I. on lioit lire , parioiit — 125 - Il en résulte, à cause de la relation générale dont il vient d'être question, rit r2 // ;.'. -1 iln{'2>i.— \){''2n — 2) ?n- 3 ■\¥ \n r~' + . . .rb-,- l e>, -1 IT ~ 1 . iî . 3 ^ ' I ± ^^"-* 4(2«+ i) La quantité entre parenthèses est égale à Si l'on suppose t = cotr^, on arrive à la formule / 9 ,-^2KC0t._|^^i,-,-" + -=^ i(2» + 1) (L), dans laquelle on doit prendre le signe + si n est impair. X. Autres intégrales. — Véquallon (H), traitée de la môme manière, donne J s'mi II cdx n De plus, la comparaison de cette seconde formule et de la précédente conduit à ce résultat remarquable : /(jTTcotx , — TTcota\ sin'"-+--a -i - 126 - XI. Si, dans la formule (L), un suppose 72 = i,2,o,. ..'2p, on obtient rfa (^2 7rCOt«_j,gi,j.^ in- cos!2 n a 1 si II-" a 4 .^«d.\-iH — 1 ^ La valeur du second membre est ou al 3 5 "^7 ' ip + i 1 ' 1 +|3* D'un autre côté, à cause de la formule connue : .-rsina-i-x"sin2a+...4-a:-''siii2/)a=.r on a siiifl — .'C-''sin(2p+l)ft+.r-/**-'sin2/?a 1 — 2^ccosrt -f .r' ' sin2//a 1 sin2asiii"'+-a — sin2 asin(-i;;-f-2)a + siii4p« sin'-"a sin^^'c. 1 — 2 cos 2 asin* a + siii' ; Par conséquent , r/a siii2asiii'''-^-'a— sin'asin(-i/; + 2)a+sini^j: /g27tcot«_,\ jj^4/.+2^ 1 — 2cos2asiii=a + sm*a 2 2 / 1 + ["j* ^ s(N) — 127 — On peut observer que, si le noiiibre culicr ]) augmente indéfiniment , le second membre teiid vers -^ — . Il en est donc de même du premier membre, bien que la fonction contenue sous le signe / n'ait aucune limite déterminée. XXXVl. — SUR LE C.VJXl'L DES NOMBRES DE RERNOULLI. — (jUIN 1864.) Les relations nombreuses qui existent entre les Nombres de Bernoulli donnent lieu à des calculs pénibles , parce qu'il s'y introduit , nécessairement , des fractions de plus en plus compliquées. Dans la présente Note , j'établis les formules .^' =^273 ^' ~ " 2715 ^^"'^ " ^ 2(4"- 1) ' 2;/(2u— 1)^ 2;?(2n— 1)(2m— 2)(2?t-3i _ ^ 2n _ 2" 1 2.3" ' -'-'''^ 2.3.4.5 ^-''. -.-•••^ Y '~ ' où P, , P5 . . . , Pun-i , . • . , sont des nombres entiers impairs. I. En partant du développement de • /_,. , on trouve (*) tang.:r = 4(i-ii p; a:-... + ... ±4'(4"-l)p^-|— ^ '^^-""'^F... (A)- Pour développer directement tang x, il suffit de prendre l'équation y cos X = si II .r , et d'employer ensuite la formule de Mac-Laurin. On obtient ainsi tang.-r =y,x + y,jJ^^ + ... + y,,^_^ ^__i:"____.+ ... /b). P. 122. - 128 — .V, > !/. ' Vs' ■ • ■ ■> ^'t^"'' ^^^ nombres entiers , déterminés par la relation >(C (2/1— l)(2n — 2)(2/i — 3)(2»— i) 2/j— 1 !■■ : — Il , . — . . . dr -— // , = :iz 1 1.2.3.1 ■ -"-' 1 II. La comparaison des formules (A), (B), donne 2« D"iin autre côté, à cause des deux relations : M-i in (in — 1) 2/? ^ 2;? ^-". ■ -^ 2.3 ^^'.-3+.-- + Y^^'- 2'(2;rM)^ ^' on a (4.-ljB,._, +(r '-..lil^'B., ,4-...+ (4_l)|B,= i; d'où, en posant ''--^-^il^ œ, 2/?.(2n-l) ■-•'1-1 03 * :'n - .1 2» (2/? -1) (2» -2) (2» -3) p _ _^2£p ^ j ^ 2.3.1.5 -"-^ "■ "^ 2 ' y (•) P. 124. - 1-20 ~ III. Si, dans la dernière équalion, on suppose « = i , ?i = 2, w == 3,..., on trouve P, = 1, P, = 1, P, = 3, P, = 17, P, = loo, P„=2 073,...; en sorte que les premières valeurs de P:,.-i sont entières. Pour démontrer que toutes le sont, je m'appuie sur les remarques suivantes : 1° A cause des formules (D), (E) : n Z/, , = P, , (G). Donc, si P::„_i est entier , ce nombre est divisible par tous les diviseurs impairs de n (*). N 2° -- étant la fraction irréductible équivcdente à Ïia + O) ^ç/v*) ï{a + \)r{b-h]) le dénominateur D divise a et h; d'où il résulte que C se réduit à un nombre entier , lorsque Si et b sont premiers entre eux. 3" Le terme général de l'équation (F) est, abstraction faite du signe, ï {'2p + 2) r {în — '!]) + 1) -" -"-p - ' ^ '' Le dénominateur de la fraction irréductible équivalente au coefficient de P;„_n^._i est un diviseur commun à 2]; + 1 et %i — 2p, ou commun à 2/; + 1 et n — ]; (2°) ; si donc ^■2n-2p-i est un nombre entier, ce dénominateur divise P2„_o^_i(l°). 4° Gonséquemment, si P, , P., P,, . . . , P.„_3 sont des nombres entiers, P^,,-! est un nombre entier. (*) Autrement dit, si n = 2'')i', n' étant impair , P.,^ ^j est divisible par 7i' {*') a et 6 sont des nombres entiers. — 130 — IV. Les nombres eiUiers r(2« + ij p r(2/j + \) r(2/j + 2) r(2;i — 2/j + 1) -"--/'-' ' r {2p + l)r{2« — 2/; + Ij sont tous deux pairs ou tous deux impairs , lorsque Pj„->-i est impair. Si donc P' , P^ , P:>„-3 sont impairs , p = '2ii{'i,i-\} -""' 1 . 2 2n(2*/ — l)(2u — 2j(2/i~3) 2/i (2/^ — 1; ^, ... ^ 1.2. 3. 4 + ...+ -Y;^--l-l(.nod.2); OU, d'après la formule du binôme, P,„_, = 2'" ' — i = — i(mod. 2): P2„-i est impair. V. Remarque. — D'après la formule (D), on pourrait calculer les Nombres de Bernoulli au moyen des nombres entiers ?/,, ij^, y^,...; mais ceux-ci croissent beaucoup plus rapidement que P, , P^ , P,... Addition aux deux dernières Notes. — (Novembre 1866.) 1 I. Développement de tg ~ x. — La formule(D) (p. 122) équi- vaut à V^.h — ■»--v,2- ' '■' ^il.2.3.r ' •• Soit, comme dans la Note XXXVI, 2(4''- -1) .2r/ (1); - 131 - la formule devient OU , par le changement de x en - x II. Développement de kf - .r. — A cause de P, = 1, on con- clut de l'équation (A) , en prenant les dérivées des deux membres : P 1 1 1.1^, P,,,, , P, „, , , .,-, ., ^ „1 2 2^2' iÂ' '2.3.i.6 2.3...(2(/— 2)2(y' 2 cos" -X ou 1 p» » P.S . ^-'î-l ^î-2 ^"2^-I-^--"3-Û3"-^-^3.i...(2,-2)2^^ "^ - ^^^- IH. Calcul des nombres P. — Le calcul de ces nombres, tel qu'il résulte de la relation (F) {p. 128), exige des additions et des soustraclions. Il serait abrégé si, pour déduire wn de ces nombres de tous les précédents, on n'avait à faire que des additions. Une relation qui conduit à un tel calcul se tire de la comparaison des formules (A), (B). On trouve en effet ^^-Ifn . 2^=2^-1) pp ^ 2(/(2r/-l)(2r/-2)(2^/-3) . i ' -1-' 3.4.5.6 * ^ ^ 'î-^ p ='/±±ip +":>-' / P;p., ..+ -^^7 ^'p y'-' /-'P. p, .+ 3 . 4 -i~^ ^ -î~'J Remarquons maintenant que le nombre des termes conte- - 132 - nus dans la parcnibèse est égal cà q. Par conséquent, si q est pair : p _.,+i,rp +Mizi)pp' ^...V2r/(2v-l)-(V+3) \t», et , si q est impair ; ^^ig+i-W' i;|^i;,,i-^ 3 . 4 ^ 'î-^ 3 . 4 ... (r/-l) î-^ î+- 2 3 . 4 ... ((7+1) En partant de p, = 1 , p, = 1 , p, = 3 , P, = 17, Po = 155 , P,. = 2 073, on trouve, an moyen des formules (D)> (E) : P.3 = 38 227, P„ = 929 569 , P,, = 28 820 610, (')....; puis, par la relation (1) ; 1 1 p _ 1 p _ ^ p - ^ p _ _ ^ÎL _ " p _ iËI p '^3 867 (.)3 = 2* — 1, 17 = 2*+ 1, 155 = 5(2=^ — 1), 2 073 = 691(2^ — 1), 38 227 = 5 461 (2' — 1) , 929 5G9 = 3 617 (2» + 1), 28 820 613 = 3 202 291 (2' + 1) ; ainsi, chacun des nombres considérés admet un diviseur j-)/-e/)i«e>', delà l'orme 2'' dû. 1. Cette propriété est-elle générale? - us - XXXVI. — SUR LA THÉORIE DES NOMBRES (1857). I. PROBLÈME I. — De 1 à n (inclusivement), combien y a-t-il de nombres non divisibles par des nombres premiers donnés , a, fi, y, ... z^ Dans la suite 1,2,3,..., n (1), les multiples de a sont a, 2a, 3a, .. ., (^)a(*) (2): il y en a [-]. Gonséquemment , le nombre des termes de la suite ( 1 ) , non divisibles par a , est N. =. n - ii) (2). Supprimons maintenant les multiples de (3, premiers avec a. D'après la formule (2) , appliquée à -^ , ceux-ci sont au nombre de (0 — ( W Mais , par un théorème relatif à la division , Retranchant de N^ la quantité G] — f-^j , nous trouvons {*) Pour abréger , je représente généralement par j-j le quotient entier de a par 6, ce quotient étant pris par défaut. Cette notation équivaut à celle-ci : E (--J , adoptée par Legeudre. - 13'j — donc, pour le nombre des termes de la suite (1), premiers avec y. et avec ,S : En continuant , on voit que le nombre demandé est N = /i-^ - +1\-^\ Soient, par exemple : n = 60, a= 5, (3 = 7, 7 = 13; on aura N = 60 — (12 + 8 + 4) + 1 = 37. En effet, de 1 à 60, il y a 37 nombres premiers avec 5, 7 et 13, savoir : I, 2,3, 4, 6, 8, 9, 11, 12, 16, 17, 18, 19, 22, 23, 24, 27 , 29 , 31, 32, 33, 34, 36, 37, 38, 41, 43, 44, 46], 47, 48, 51, 53, 54,57, 58,59. II. REMARQUES. — 1° Si a , j3 , '/ , . . . 7: 8oni tous les nombres premiers qui ne surpassent pas n , N = 1 . 2° Si n = a" (b^ y' . . . tl^ , N est le nombre des entiers infé- rieurs et premiers à n : on trouve N - «"-' /3''-' /-' ... T^-' (a- 1) {{6-\) (y -1) (tt- 1) . . (*). 3" S/ n = 1 . 2 . 3 . . . i, 6/ que tt soit le plus grand nombre premier qui ne surpasse pas ï, (*) Cette démonstration d'un théorème connu ne diffère pas de celle que j'ai donnée dans les Nouvelles Annales de Mathématiques (tome I^ p. 4G6). La Théorie des Nombres (tome I, p. 8) en contient une autre , peu satisfaisante. — 135 — ÎIî. PROBLÈME II. —De n + \ à n^ (inclusivement), cofnhien y a-t-il de nombres premiers? Soient a, (3, 7, ... tt les nombres premiers qui ne surpas- sent pas n. Les termes de la suite 1, 2, 3, 4, . . . «-, non divisibles par ces facteurs premiers , sont ceux que l'on cherche (l'unité exceptée). Donc Si, par exemple, n = 12 : -[ lin iiu\ , nu\ (iu\ /ui\ (iu\l = 143 — (72 + 48 + 28 -f 20 + 13) + (24 + 14 + 10+6 + 9+ 6 + 4 + 4+2 + 1 — (4 + 3+2 + 2 + 1+1); ou enfin N' = 29. 12 4 n—1 (*) La fonction numérique —•• ç • ■ • > lue nous représenterons par /"(^J, a été calculée, par Legendre, jusqu'à .i = 1229. M. Tchébychef a prouvé que la valeur de /"( ^) est , sensiblement , C lOg. TI ' C étant une constante (Journal de Lionville , tome 17). Ou doit observer, à propos de la Table de Legendre, que cet illustre Géomètre ayant fait abstraction du facteur premier 2 , les nombres de la Table sont égaux à 2 f (-:'•). — 130 — En effet, de 13 à 144, il y a 29 nombres premiers; savoir : 13, 17, 19,23,29, 31, 37,. 41, 43, 47,53, 59,61,67, 71, 73, 79, 83,89,97, 101, 103, 107, 109, 113, 127, 131, 137, 139. IV. Une question très-diflîcilc, résolue seulement par M. Tchébychef (*), est celle qui consiste à déterminer combien il y a de nombres yremiers inférieurs à une limite donnée. Si, dans la formule (A), on remplace les entiers par les valeurs exactes : n n n on a , Q,om\\\Q première approximation , N=»f(7T) (.V). De même , N' = — 1 -+- H= /*( tt) (B'). V. Pour plus de régularité , représentons par P {n) la quo- tité des nombres premiers qui ne surpassent pas ?;. Alors la formule précédente devient, en négligeant le terme ( — i) : Cette relation, beaucoup moins approchée que la formule empiricjue de Legendre et que la formule démontrée de M. Tchébychef, a cependant quelque utilité, au moins jusqu'à une certaine limite. Si l'on prend les valeurs de P (») dans une table de nombres premiers , elle conduit au.\ résul- tats suivants : (') M. Lebesguo , très-compétent sur tout co qui tient à la Tiiéorie dos Nombres, ne parait pas convaincu de ce point (Exercices d' Analyse ntunérique , p. liAj. - i; H n- P(») r{r.) P{n-) i 10 100 5 7 0,228 571 27,8 77,4 20 400 9 19 0,171 024 30 900 11 29 0,157 947 153,1 r ! 40 1 1 600 13 37 0,148 721 0,138 704 250,9 352,7 50 2 500 10 47 GO 3 600 4 900 6 400 8 100 18 59 67 9,133 780 499,6 70 20 0,129 623 0,124 651 655,1 80 23 79 819,5 i 90 i 100 1 25 89 0,121 570 1 009,7 10 000 26 97 0,120 317 1 229,1 j 200 1 40 000 47 199 0,103 894 4 202,8 ' 300 90 000 63 293 0,097 458 8 834,2 500 250 000 96 499 0,089 610 22 498,5 1 1000 1 000 000 169 997 0,080 965 81 134 Comme termes de comparaison, nous donnons ici les va- leurs de P (n-) qui résultent des Tables, de la l'ormule de Legendre ou de la formule de M. Tchébychef (*). (*) La formule de LegetiJre (Th. des Nombres, tome II , p. 65) est 'il P{n) \ogn— 1,083;;G ' et la forunila de M. Tcbébyelief P{n) loy H 1 Il est assez curieux que celle-ci soit moins approximative que l'autre. 13S - 71- Tables L T 100 20 28 2>î 400 79 81 80 POO 155 157 155 1 GOO 252 254 250 2 500 368 371 366 3 600 506 507 500 4 900 G55 835 661 654 6 400 833 824 8 100 1 019 1023 1000 1218 10 000 1 230 4 204 1230 40 000 4 205 4 168 90 000 8 713 8 717 8 647 250 000 22 045 22 035 21872 1 000 000 78 493 78 543 78 030 YI. PROBLÈME III. — De n -\- 1 à n + i (incliisivemenl) , com- hïen de nombres non divisibles par les nombres premiers ^, f^, 7,.. .^? En nous reportant au Problème I , représentons par N (n) ce que nous avions simplement appelé N ; le nombre demandé sera N" = N(7i + i) — N(/0- VII. PROBLÈME IV. — "ket y. étant deux nombres premiers con- sécutifs, combien y a-t-il de nombres premiers entre ^lefi y.1 (On suppose 2 / > y) (*). (*) On sait qu'entre a et 2 a — 2, il y a au moins un nombre premier, a étant plus grand que 3. - 139 — De i à 2 y., les termes non divisibles par 2, 3, 5, . . . ^, y- sont premiers ; car tout nombre non premier, compris entre ces limites, admet un facteur compris lui-môme entre 2 et (j-. Le nombre de ces termes est N (2 y-). Semblablement, entre 1 et 2>., ily a N (2 >.) nombres premiers, autres que 2, 3, 5,... >., p.. La réponse à la question est donc X = N(2f/)-N(2X), les diviseurs étant 2, 3, 5, . . . ?. , a. Soient, par exemple , / = 1 327 , ^. = 1 361, 2 >. = 2 65i, 2 u. = 2 722. De 4 à 2 654, les nombres non divisibles par 2, 3, 5,...l 361 sont : 1, 1 367, 4 373, 1 381, . . . 2 633, 2 647 ; en tout, 166 nombres premiers. Ainsi, N (2 ?) = 166. De même, N (2 p.) = 180. Donc X = 14. En effet, les nombres premiers compris entre 2 654 et 2 722 sont 2 657, 2 659, 2 663, 2 671, 2 677, 2 683, 2 687, 2 689, 2 693, 2 699, 2 707, 2 711, 2 713, 2 719. Soient encore X = 3 203, u = 3 209, 2 ?. = 6 406, 2 // = 6 418. On trouve N (2 /) =. 381, N (2 p) = 381 ; donc a? = 0. En effet, entre 6 406 et 6 418, il n'y a aucun nombre premier. Vin. PROBLÈME V. — Dans une progression par différence donnée, trouver n termes consécutifs, respectivement divisibles par n nombres - l'iO — premiers donnés. (On suppose que le premier terme e( la raison sont des nombres entiers, premiers entre eux). Soient les n lermes inconnus : fl. + (/ + 1)0, a + (/ -+- i>j 0, a + (/ + 3) o, . . . a + (/ + n)^j, qui doivent être respectivement divisibles par les n nombres premiers : Pi , /'. , )h, P'> . Dans chaque cas particulier, les n équations a + (/ + 1 )') = />, .r, , a + (i + 'i)^^ th a\^, ..,, a + (l ■{■ ii'yl = p,.. x„ (\) fiTont connaître la valeur générale du terme a -\- {l + 1)3, ÎX. REMARQUES. — io Lcs équatious (1) exigent que o soit premier par rapport à tous les diviseurs donnés. 2° On trouve que le premier terme, « + (/ + \)o, doit avoir la forme a + M 0 , 6 étant un entier quelconque, et M désignant le plus petit multiple des nombres premiers donnés (*). 3" Le nombre n est quelconque ; donc, dans une progression donnée, on peut trouver autant de termes consécutifs qu'on le voudra, qui soient divisibles par des nombres premiers donnés. A" Par suite, la différence entre deux nombres premiers consécutifs peut dépasser toute limite donnée. X. ApPLicATio:, = o, /^=7, /?»= M, Ih^Vè. Opérant comme dans l'exemple précédent, on trouve que les termes cherchés sont égaux aux nombres GO 848 , 60 849 , 60 850 , 60 851 , 60 852, 60 853 augmentés d'un multiple quelconque de 180 180. 30 ft=i, 0 = 1, )? = 6, /A = 13, ?.', = 11, /'5 = ", P. = ^. /'5 = 3, /76=2. En supposant la progression prolongée indéfiniment dans les deux sens , les termes cherchés sont, d'après l'exemple précédent : — 60 853 + 180 180 G , — 60 852 + 180 180 0, , ou, en rempîa(jant 9 par G + 1 : 119 327 +180 180 0, 119 328 + 180 180 G, 119 329 + 180 180Ô...... XI. REMAROLE. — Si Ic Problème Y a été résolu pour le cas de la suite naturelle, il pourra l'être, immédiatement, pour toute autre progression. Soient, en effet, n nombres entiers consécutifs ; N + 1 , N f 2 , . . . . , N + « (2), - 142 - respectivement divisibles par Si l'on vciU déterminer / de manière que les n termes a + {1+ V)ô, ft + (/ + 2) , . . . . a + {[. + II) 0 (3) soient divisibles par les mêmes nombres premiers . pris dans le même ordre, on devra disposer de cette inconnue de ma- nière que a + (/ — N) d soit divisible par];,, p,,..., p„ . Désignant par M le plus petit . multiple de ces diviseurs, on aura donc l'équation di ~ Mx = NJ - « (i), à laquelle on peut toujours satisfaire, puisque ô et M sont premiers entre eux (XI, 1"). Soient, par exemple, les nombres i2 638, 2 039, 2 610, 26il, respectivement divisibles par 2, 7, ! 1 , 19. Si l'on prends = 3, 5 = 3, l'équation (4) devient 5i — 2926 ^ = 13 382. Elle est vérifiée par x = ^2, / = 1466 : les nombres cher- chés sont donc 7 33S, 7 3i3, 7 3iS, 7 353; comme on l'a vu ci-dessus. XII. l'UOBLËME VI. — 5/ ht .mile (2) a le nombre maximum, de termes , la suite (3) peut-elle en avoir davantage ? Nous disons que la suite (2) a lo nombre maximum de termes, lorsque iN ni N + ?i + f n'est divisible par aucun ~ 143 — des nombres premiers];,, p^,... p„. Gela posé, admettons que a + lo soit divisible par l'un de ces nombres premiers, p, sans que N le soit. Le fadeur p ne divisant pas o , il ne divi- sera pas No ; donc a + I'^ — N^ , ou a + {l — N)o, ne serait pas divisible par p ; et nous venons d'établir le contraire. Ainsi les suites (2) et (3), prolongées autant que possible, ont toujours le même nombre de tenues. XIII. EXEMPLES. — 1" Les nombres consécutifs 6:2, 63, 64, 65, 66 étant divisibles par 2, 7, 2, 5, 3, sans que Gl ou (37 soit divisible par aucun de ces facteurs premiers ; prenons a = 13, "> = 11. L'équation (3), qui devient llt—2[0x = 658, donne t = 98 + 210 9. La suite la plus simple, répondant à 0 = 0, est donc 1102, 1113, 112 5, 1135, lliG. Ces nombres sont divisibles par 2, 7, 2, 5; 3; mais 1 091 et 1 157 n'admettent aucun de ces diviseurs. 2" Trouver sept nombres impairs consécutifs, respectivement divi- sibles par 3 , 5 , 7, 3 , 1 1 , 13 , o. Si l'on représente ces nombres par x + 3, x + ^, x + 1, a; + 9, a; +11, ^+13, x + io, on devra prendre , pour x, un multiple pair des nombres pre- - l'i'l — micrs donnes. Les diUercnlcs siiiles qui salisl'onL à la ques- tion sont donc, à cause de M = 3 . 5 . 7 . 11 . 13 = 15 015 : 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15; 30 033, 30 035, 30 037, 30 039 , 30 Oil , 30 043 , 30 045; 60 063, 60 065, 60 067, 60 969, 60 071, 60 073, 60 075; 90 093, 90 095, 90 097, 90 099, 90 101, 90 103, 90105; De plus , chacune de ces suites a le nombre maximum de termes. XIV. La solution précédente, et les exemples à l'appui, sup- posent que les diviseurs premiers donnés sont toujours pris dans l'ordre où ils l'étaient primitivement. Si cet ordre est arbitraire, la conclusion trouvée ci-dessus (XII) ne subsiste plus. Par exemple, les nombres impairs consécutifs 3, 5, 7, 9, M, 13, 15 sont divisibles, chacun, par un des nombres premiers 3, 5, 7, 11, 13, tandis que 1 et 17 ne le sont pas. Mais, si l'on suppose ces facteurs premiers rangés dans l'ordre suivant : 3, 7, 5, 3, 11, 13, 3, 5, 7, 3 (*), le nombre maximum des term.es, au lieu d'être 7, devient 10. Les suites cherchées sont alors, à cause de ce changement dans les conditions du problème : 9 U\, 9 143, 9 415, 9 U7, 9 449, 9 451, 9 453, 9 455, 9 457, 9 459; 309 741 , 309 743, 309 745, 309 747, 309 749 , 309 751 , 309 753, 309 755, 309 757, 309 759; (*) Cet ordre est admissible, jjarce que Jes multiples de 3 doivent revenir de trois eu trois ; ceux de 5 , de cinq en cinq , etc. — I'i5 — tilO 041 , tilO 0-i;], (ilU Oio, 610 047, iilO 049 , 610 Ool , 610 0o3, 610 Ooo, 630 057, 610 050; (*) XV. THÉORÈME 1 (Théorème de Jacobi). — Toute progression par différeuce, dans laquelle le premier ternie et la raison sont premiers entre eux, contient une infinité de termes non divisibles par un nombre premier donné. Cette proposition résuite des deux lemmes suivants, qu'il suffit d'énoncer : 1" Le premier terme a et la raison à étant premiers entre eux, deux termes consécutifs quelconques sont premiers entre eux ; 2'^' Sur deux termes consécutifs, il y en a au moins un non divisible par le nombre premier /;. XVI. REMARQUES. — 1° Si p divise d, auciui terme n'est divisible par 0. 2" Si p divise a , les termes divisibles par p sont (i, « 4- /w, a + ip^ , a + 3/;gi,... 3' Si p ne divise ni « ni a , un seul des p premiers termes est divisible par ];. Soit a -h io ce terme. Alors tous les termes divisibles par p sont compris dans la formule X = a + [i-i- ))d) d, M étant un entier quelconque. XVII. LEMME. — Soit une progression a, rt-f a, «4-2;?, «. + 30,... dans laquelle a est premier avec o et moindre que o. Si l'on prend. (*) Ces exemples sont tires d'un remarqualie Mém;.'ire de M. Desboves (A'oit- velles Annales, toine XIV). 10 — 146 — rlans cetie pi'ogr('ssi(iii , les Wnni's divisibles par un. nombre premier y>. les quotienls forment N)ie seconde progression a\ a' + rj, a' + io , a' -\- 3o ,.. dans laquelle a' est premier avec o et moindre que à. D'après la dernière remarque , , a + io a' — ■ , P i étant inl'érieur à p; donc a + {p — l)o a < P \!l, à plus forte raison , a' < r). D'un autre côté, si a' et d avaient un facteur commun , ce facteur diviserait a ; etc. XVIII, THÉORÈME n. — Si , en parlant d'une progression a , a + 0 , a + id ,,., on forme , comme il vient d'être dit , la progression a', a' + 0 , a. -+- :2o ,... puis, qu'au moyen de celle-ci, on passe à une troisième progression a", a" + o, «"4-20,... et ainsi de suite , on finira par retomber sur la progression piimitive. De plus, le nombre des progressions différentes divise le nombre des entiers inférieurs et premiers à d. i" On vient de voir que les termes initiaux a', a", a"',... sont, comme a , inférieurs et premiers à o ; donc ils se repro- ' [i — i I 0 = 0 , - 147 — duisentpcriodiquementjCM tout ou en partie. Soit a'"*^ = a"\ A cause de a = , a = , on a a ' + \i — i équation absurde, à moins que a = a Ainsi, quanddeux quotients a^'" , a " sontégaux, les quotients a'"'~'\ di"" \ qui les yrécèdent respectivement , sont égaux : a fait donc partie de la période des quotients. 2" Soient pa' = fl 4- là, pa" = fl' + t'a,... pa = /'"'^ + i ""'^ a (1), « étant le nombre des termes de la période. On conclut, de ces égalités , ri-I .n-1) ., a _ p i '+...+ pi' 4- i - - - . " p — \ Si donc, dans le système de numération dont la base est p, on réduisait en décimales (*) la fraction ^ , on trouverait a „ .n-l) .fn_2) ., . .'n-1) .'«-2) •^ = 0 , t l ... l' l l l .... 0 Or, on sait que le nombre n des termes de la période déci- -%^ 1 (*) C'e^ârdire en tractions de la lonue — - P — lis maie est un diviseur de (p {d), (r,{ô) désignant le nombre des entiers inférieurs et premiers à ^ {*). XIX. REMARQUES. — 1° A causc des égalités (1) , a , a ,..., a" , a' sont les restes de la division, par o, de pa , pa ,..., pa'", pa'' les quotients correspondants sont é"-'' , /-'^ ,..., i', /. 2" D'après la théorie des fractions périodiques , la période formée par les progressions a un seul terme s'io z= jj — i ; cl, s\ d = p ^ 1 ^ elle en a deux. XX. APPLICATIONS. — 1" a = 4, à =9, j> = II. Les progres- sions sont 4, 13, 22, 31, 40, 19, 58, 67, 76, 85, 94, 2 , ïî , 20 , 29 , 38 , 47 , 56 , 65 , 74 , 83 , 92 ,. 1 , 10 , 19 , 28 , 37 , 46 , 55 , 64 , 73 , 82 , 91 ,. 5 , 14 , 23 , 32 , 41 , 50 , 59 , 68 , 77 , 86 , 95 ,. 7 , 16 , 25 , 34 , 43 , 52 , 61 , 70 , 79 , 88 , 97 ,. 8 , 17 , 26 , 35 , ïi , 53 , 62 , 71 , 80 , 89 , 98 ,. 4 , 13 , 22 , 31 , 40 , 49 , 58 , 67 , 76 , 85 , 94... La période a 6 termes , et 6 = 9 .^ = ip (9). (*) KduveUcs Aiiiu/lcK . lome I . p. 16o. — Ii9 - "2" a — 7, 0 -~ '20, p — 3. On trouve 7 . 27 , 47 , G7 , 87 ,.., 7, 29, 49, 69, 89,... 3", 23 , 43 , 63 , 83 ,... 1 , 21 , 41 , 61 , 81 ,... 7, 27, 47, 67, 87,... Ainsi, n = 4 , ^(.)) = 20 4'^ 3o rt = 7 , 0 = 10, /> = 1 1. La période doit avoir un seul terme (XIX, 2°). En effet, de 7, 17, 27, 37, 47, 57, 67, 77, 87,... on tire la progression 7 , 17 , 27 , 37 , ... 4" a = 1 , d =. 12, p = 1!. L;i première pro^ifression étant 7 , 19 , 31 , 43 , 55 . 07 , 79 , 91 ,... on en déduit 0 , 17 , 29 , 41 , 53 , 65 , 77 , 89 ,... après quoi l'on retombe sur la première progression. 150 XWVII. — SLR UNE APPLICATION DE LA FORMULE DU BINOME AUX INTÉGRALES EULÉRIENNES (1858) (*). I. Le coefficient de x' , dans le produit des polynômes. 1 i . 2 V -1 r (/' — !) -2 -/' est, en représentant par C, ^ le nombre des combinaisons de / lettres prises kkk : /' /' il' — \) D'un autre côté , ce coefficient est égal à celui de x , dans le développement de (i + ^)'*" x" ; donc 11. On a ' ^*-^2 (/^ + 1) (/c 4- 2) '* ' De plus, C,..= T{l + i) 1 1 l\k + \)ï{l—li^i) / (/-A-)B(/c+ !,/—/(;■), ^/H-/'/-n (/ _ /,-) B a' +ft+ 1, /—/£)■ (*) Un extrait de cette Note a paru dans les Comptes-Rendus (tome XLVII). — 151 - Au moyen de ces valeurs, l'équation (1) devient B{k+\,t—k) _^ lH — kJ'{l'-[)ii-k)[l~k-i) Bil'-hk+\,l—k)~ ik+i l.â {k+\){k+2} ou , en posant k + i = p , l' + k + i = q , l — k = m : B (p, m) _ m p — ci m {m — 1 ) (p — (jj jp ^ g + \) B (q, m) ~ 1 p 1 . "2 p {p + \) __ m {m — 1) {m — 2) (;; — q) {p — q + 1) {p — (/ + 2) i .2. 3 p{p + 1)(/)+ 2) "^ '(A). 111. L'égalité (A) a été trouvée en suj^posant /, /' et k en- tiers positifs. Par conséquent , elle paraît soumise à de nom- breuses restrictions. Néanmoins elle est générale, c'est-à-dire qu'elle subsiste lorsque/?, q, m étant des quantités positives quelconques, le second membre est un polynôme ou une série (*). Pour démontrer cette proposition, évidente sip = q, nous distinguerons deux cas : 1" /; > Bip — q, f/i __ B(/J — ^/, w + v) _ B( m + q, p — g) ~ B(p—q,q) ' \i{q,p — q) Ainsi, réqualion(l) se réduit à B {p, m) _ B (m + q,p — q) B (^, w) ~ B (q, p — q) Mais, en vertu d'un théorème d'Euler : B (/;, m) _ B (/;, m ■+■ q) B iq, m) B (Y/, m + /;) ' B un -f- (/, p — (/) _ B (m -f- ) B(f/, P — q) ~ B((/, w -f- /)) ' donc l'équation (3) est identique. ^^ p <.q. L'équation (A) étant démontrée pour les valeurs de q inférieures à ;?, il suffit de faire voir qu'elle subsiste quand on y change q en q + 1. A cet effet, appelons 9 {m, p, q) le second membre : on trouve aisément cp {m, p, q) — (L ())i, p, q -h i) = -© (w — 1, /j -+- \,q-]-\) U). D'autre part , Bip, m) Bip,))t) m Bip, m) m , Bit/, /«) Bq-hi,m) q B\3 - Conséqueniment, il reste à vérifier que p '^ {m, p, q) ^ q^ I»' — ^ /' -^ 1, '/ -^ 1> ' OU que r „i p — q m [m — 1 ) ifi—cf) W~(l + ^) _ . . . 1 r ,„_i,j_^/ ^„^ - 1 ) in, - -2) (p-q){P - ^/ + 1' .. ...1 ^.^^ Le premier membre de cette égalité peut être écrit ainsi ; (p-q){p-q-^^) -(p-q) p + 1 m-l {p-q){p-(l+[) 1 "^ /' 4- 1 {p-q){p q-,i)[P (/+-) {p-\-\){p +2) ;?»— 1)1 ???--!)_ 1.2 Or, /»—!)> — (/) = <^f {p-q)(p-q + l) _ ,, /LZLi ji -+- 1 /; + ! et , en généra! , ~(/;+l)(/; + 2) ... ^p + i) (/; + i)(/-) + 2) ... IP + 2 + 1) ""''' (/?+l)(P + '^ '. [p + i + 1) ou 1 — p ~ q + / + 1 _ l.!2 /^(/^+1) d'où, à cause de la formule (A) : C (w + q,p — g) _ D (/;, /») B(q,p — q) B{//,7n)' ce qui est précisément l'équation (3). Ainsi, le Théorème d'Euler donne l'une des formules (A), (A') au moyen de l'autre; et, réciproquement, ce théorème est une conséquence des deux formules. V. La formule (A) permet de développer, en séries conver- gentes , l'intégrale eulérienne de première espèce et son inverse. En effet, si l'on suppose q entier, _. , 1.2.3. . .(^> q{q-i}ip-m)(p-m+i) 1 ^^'^' q{q+i)...{q-hm-\)l î p ^1.2 ^(^+1) "J — lo3 — 771 est un nombre entier arbitraire. Si, par exemple, ?«= 4 : De môme , __l p(p-hi)...{i)-hm-l)r ym—q ^ p{p—i){m-q){m-q+]) 1 Bip,q)''i.'2.'d...(m — i)l 1 m 1.2 m (m + iï "j et 1 \, , Pfl-"^ . P in - i) [q - 'i) [q - "2) B(p,f/) "hî'^-'-T^'^^=nr^'----]"^'- VI. Le premier membre de la formule (A) égale TT-p-pj—--r- Si l'on suppose;? = q + i,i étant un nombre entier, ce pre- mier membre se réduit à q {q+ i) .. . {q + i — \) {m -hq){m +q -\-i) . . . [m + q + i — i) Conséquemment , q{q + i). . .(q + i-i) ^ {m -h q) [m + r/ + 1) . . . {m -\- q + i — \) . 7n i m {m — i) i {i + I) > (F). i q + '/ 1 .2 {q + i){q + i + 1) / Par exemple , q , m m{m—i) m(m — \)(m — 2) ,,,,,, = 1 7 + r ^:;t^ ^ — ■ — —rn — -^, ■^+---i){^)' m+q q + i (17 + !)( '" + ^/ = ' + q ' / et ï étant des nombres entiers. On trouve , en elfet , _ 1 • ^2 ■ 3 ■ ■ . U/ - 1) 1.2.3 ■ ■ ■ U+i") \ "=(!,) (3)... r^i±ii^'i (i)(i)...{^) 1^^^ 2/ \2 • • ■ l 2 / \2/ \2 r mp — q mini — i)ip — q){p — Q + ^) ] ^L TT'^ 1.2 p{p + \) ■■'J Soient, par exemple, 3 1 r/= 1, i = 0, i'= 1, /^ - 3, '" =ô' on a À ____ . — , T • •• 11). J ' û .o 2 . i . 5 2 . -i . () . 7 2 . i . t) . 8 . 9 De même, en prenant \, entier, q - p -- i + - , w + p = i' + ^2 on trouve . (l)!|)...(!^±|^](^)(|...(^) ) r~4.2.3 ... '/^ - 1) ^■^■- ••• ^' -+-'■') ((K). r mp — q /»U»^_1) (7^ — - '/ + ') ] \ — 157 Soient 3 1 p = i, i = 0, /' = 1, ^ =-;, m = ~; alors l=-(5^(ôfW.-¥-a)'-'- <>-'• VIII. La formule (L) équivaut à la proposition suivante, que l'on pourrait interpréter géométriquement : La somme des carrés des termes du développement de ^/2 = (1 + !)«', éaale - . IX. Plus généralement, puisque la formule (A) est la tra- duction de l'équation (1), celle-ci subsiste en même temps que la première. Par conséquent : soit k un nombre entier, positif ou nul ; soient l'> k,l' '>- — 1 : le coefïicient de x\ dans le produit des deux séries , V lit- i) , /(/-1)(7-2i , ^ "^ ï '"^ TT" ■'" -^ 1.2.3 ' ^ est égal à V(l + /'-+-!) r (/' + /t + nr (/-/,■ + i) ; *) Comme une cle ces séries est nécessaii-emem divergente, il est Ijieii entendtî . k . . que i expression ; coefficient de ^ dans le produit , signitie : ia nomme des pro- duits des termes d^ins lesquels la som/me des e.rposan's égale k. — 158 - Par exemple , 1 T ^ 1.2 1.2 ' ■ ■ ■ ~ r (/ + 1) r (/' + 1 ) ^ ^ X. Considérons les deux séries : pour .jc = 1, la première se réduit au développement (L). On trouve aisément les équations différentielles ;..(^^)'(.), a, = [.Hi (i)), dans lesquelles les aecents indiquent des dérivées (**). Si donc la Ibnelion z- était connue, nous aurions J^J''^ y = l + I — ;- / 'JLzdx *j Laplace avait remarqué l'équation 1 + l'iV ■ ^^ <' ~ ^'^' ■ ^ r (2 ? + 1) ,1/ \ 1.2 / ' [r(z4-i)r • mais sa démonstration (rapportée par Lacroix) suppose 1 entier positif. (*') L'intégrale générale de l'équation (9) est . = A / ''"■ + 1>. / ''' / l/'(l — a^)(l — a*a.-'-') / \/(l — «") (1 —a* + «'«;«) o o (Journal de Mathématiques , tome XIX); mais cette formule n'est pas nécessaire à l'objet que nous avons en vue. On sait (*) que "i^ / V i — x^ sin' d'où résulte ou -"■^=1/ '-^J' -*"-"' ^'"■^^' puis ?/ = 1 4- - i I^Jl- / i:^/i_l i--x«sm*9) (10) Posant j'obtiens sin 0 lï ^=^ ~ sincp ^'siniorfO y*iL^(.-v/, -,..„.,) =ysi„e.e_y ^^^^ i ) Voir, par exemple, la Mécaniqut de Poisson, tome I, p. 34(5. - 100 ou / -— (l — l^î — '^' sin' cp) = 1 — cosô + 2I cos - Par suite, .'/=! + r / sin' (pi 2 J et enfin , par un calcul plus long que diftîcile, y = ~ '2 I nf©\/l— .r-sin'(p— (1— .f^) (11: Telle est, sous forme d'intégrale définie, la somme de la i série (6). Pour ^ = I , // se réduit à - ; ce qui devait être. XI. Dans la formule (B), changeons p en m et m en q : il en résulte m — p q im —p){m — p -^ \) (j {q — ï) 1 \ 1 H ■- - -h \ p 1.2 v(p+\) m — p q un — p) (»i — /; + 1) q Uj — 1) 1 m 1 . 2 wim — I > (M). Si , par exemple , 1 , ^ - loi alors L 2 ' 2 2 . r 2.1 2. i. 6 ■ 2.1. 6 '■'] r , 1 1 1 . 1 1 . 1 1 L'-"2-T^2-T-T73^ J = 1, ou i ^ " ï - 64 - 2r6 ) i ' + 2 + 24 ^ 80 "- • • XIl. Écrivons ainsi la formule (A) : B {p, m) _ m q ~ p m {m — i} ig — p) (g — p — 1) B (g, m) ~ ^ r p '^ 1.2 p(p+i) m (m — -1) (m — 2) (g — p) (g —p — \) {g — p — 2) "^ 1.2.3 1.2.3 "^ (A). En y remplaçant p par q ei q par p , puis en multipliant membre à membre, nous aurons Fi »' (} — P, m {m — 1) (<7 — p) {g — P-i) 1 l l P 1.2 ^(p + 1) J r /« p - r/ ffl (?» - 1) {p - g) {p -g- \) 1 _ L i g 1.2 a n -h 1 9 1.2 ^/(^/ + 1) Cette relation remarquable, qui n'est peut-être pas nou- velle , peut être déduite de la formule (M) par un changement de lettres. Elle donne, par exemple, , „ i ^ i.o -4.5.6 \ /, „4 , 4.3 4.3.2 1 — 3 - + 3.-r — 7-: — ^ .^ ,. 1 + 3-+ 3 .-r—T-h 9^ 9. 10 9.10.11/ \ 5 ■ "5.6 5.6.' XIII. Soient, dans la formule {X) : 11 — 162 - / étant un nombre ciilicr. Le premier membre devient ^'''^ê)_ J'(' + iL_ 1 • -^ ■ 3 . . . (/ -f- 1) 1 2/ 4-11*- 1 . i> . :; . . . (i + 1) 1 "(^-l-rT'I-il [i-M ■ ^T ~ ** fl . 2 . 3 • . . t2/ + 1)1* :: et le seeond membre : . /2/ + li* t2i + i 2i-lr /2/4-1 2/ -2 2t-3\' donc ï - (r'H4fcf^ï.^(^v-f^ ■ ^-^T->' On a ainsi une infinité de développements de la transcen- formule (L) en donne un. XXXVlli. — THÉORÈME d'aXALYSE (18o8). dante - : la formule (L) en donne un Soient f{x) = a, cosj; + u^ cos "Ix i • • • + a„ cos nx ■\- • • -, (1)

^" + .^ — 77r-- + ^ "^ • 12 3 n "Dt 12/i- Les formules (A) , (B) donnent ainsi deux limites entre les- quelles est comprise la somme S„ des n premiers termes de la série harmonique. Si l'on fait n = 1000, on trouve Ce résultat est d'accord avec celui que donne Lacroix. 16G - II. La série dont le terme général est n,. est conver- gente (*). D'après le § I , elle a pour somme 1 — C = 0,422 78 i 335 098 470 139 ... III. La série harmonique est très-peu divergente, puisque la somme de ses mille premiers termes est à peu près 7, 5; mais la série dont le terme général est — diveriïe encore 7/J// bien plus lentement. En effet, si l'on suppose 1 1 1 2l2 àid nhi et on trouve facilement OU , par ce qui précède , Soit V = 1000, auquel cas ,.1000 ?/ = 2 (C), (D). (*) Comptes-retiOus , tome XLIII, p. 627. — 167 — nombre de trois cent deux chiffres. Les formules (C), (D) donnent S^^_, > 5,i , S,^_, < 10,8. Ainsi, bien que la série considérée soit divergente, la somme de ses premiers termes, jusqu'à un rang marqué par un nombre de 302 chiffres, est inférieure à 11. On arriverait à des résultats encore plus curieux si l'on considérait la série divergente 11 I + • • • + -21^2(112) al3(ll3) nh{\h] IV. Ecrivons ainsi les formules (A), (P>) : ^" + T - 7T-^ + G < S < 1» -: -i + C. -2u 1-2 n- " '■2)i Nous aurons, en changeant Ji en i2,'/ : et, par conséquent : ^--ù-ià-"- "■■'- "■■■ < '- - è + îs;- Ainsi, la somme des n termes qui, dans la série harmo- nique, suivent les n premiers, est comprise entre 12 et l2 H . — . ■in iSu'- in 12;/' De là résulte lunl + . 4- • • .-!-—-= 12( ). ,11 + 1 // -I- 2 2/? ; {' ) Voyez, sur ce point , le tome XV des Xot'veUes Annales de Mathématiques et le Traité élémentaire des Séries. — 168 — \L. — SIK UNE FONCTION UOMOGÈNF: KNTIÈRE (1858) ("). Plusieurs géomètres , parmi lesquels il sulliL de citer MM. Gauchy , Bertrand et Serret , ont indiqué divers procédés qui permettent d'évaluer la fonction a 0 l + /■' (rt) r ib) r il) au moyen des coefficients de l'équation f {x) = 0, dont a, /^ c, . . . , /;:, / sont les 7i racines (supposées inégales); mais personne, que je sache, n'a fait attention à lidentité de cette fonction symétrique fractionnaire avec la fonction homogène entière, du degré p : II = Va'' b^ c' l\ Cette identité résulte de la proposition suivante : THÉORÈME. — Soient a , b, c , . . . . , k , 1 des quantités quel- conques, inégales ; et soit , pour ahrérjcr , f{x) - {x — a) {x—b}... {X — k) (x — l). La fonction, entière et homogène^ des n lettres a, b, c, . . . k, 1, dont p est le degré, est égale à la somme des valeurs que prend la fraction " , , - quand on y remplace x par a, b, c, . . . , k, I. En d^ autres termes , a- l/' c' - l'- = Vt- + -^^7777^ + - + Vr- d^' fia) /'(/>) /'(/i ^ (*) Cette Note a paru dans les Comptes-Iinidiis — 169 -- les exposants y., 5, y, . . . , /., entiers et non négatifs, étant dé- terminés par l'équation cK-h^-{-y...+l = p (2). Pour démontrer l'équation (1), qui devient identique si n égale i ou 2, il suffit de faire attention que n,p H— l,jj n — 1,^—1 « — l.p — i n — 1, 0 f et d'avoir égard aux relations connues : „ _ a b^ J a ^ _l _ r (a) '^ f'ih)'^ ' ■ "^ f (/) ~ • COROLLAIRE. — SiVoumultipHe la fonction H , qui renferme C . , termes , par I -+-n — 1, n- 1 * P — {a~ b) ia — c) . . .[a— l.)X ip - odi - — /) x ... x [k. — /), le produit contiendra seulement n termes. Par exemple , u/' + ir' -t- c^ -+- a-b + n'r + h'a + //c 4- rV/ -f- c'b + r;/>t'; X ia — /m (« — Cl ip — t?) = cr (7' — C) -H /)' ((• — ^0 -i- C' \a — b). Remarques. — I. Le dernier énoncé suppose que l'on ne développe pas les produits qui multiplient a"^'"^ , h'"^''^ , c"^''' , . . . , /'^' . Dans le cas contraire, la fonction 11^ p prend ia forme IL' ^ b "c - 170- d'après un théorème de Vandermonde ; et alors elle contient un nombre de termes égal à 1 . 2 . 3 . . . ?i. II (*). Si l'on divise œ"^'"^ par fia"), et que l'on désigne par 9 (x) le reste, on a donc le premier terme de ce reste est a . b ^ H XLI. — SIR LKS SUP.FACKS CYCLOTOMIQUES (1859) (***). I. DÉFINITION. — La surface cijclotomique est engendrée par une circonférence de rayon variable , dont le centre 0 est fixe, et dont le plan passe par une droite fixe Oz (****). II. Équation delà surface. — Ox, Oij étant deux axes per- pendiculaires à 0:^, soit M un point quelconque de la surface, situé sur le méridien GMH (*****). Posons OM = u , MOG = 0, fxOa: - ro. 11 est clair que w est une fonction de m ; donc nous pouvons (*) Cette remarque cjate de 1858 ; mais elle est inédite. ('*) En général , le reste de la division de F (.r) par f (x) est ['*') Cette dénomination, très-bien choisie, m'a été proposée par M. de Saint- Venant. (****) Le lecteur est prié de faire les figures. (*****) Le point G est supposé dans le ]iian tOi/ . et le point H, sur Oc : GMH est donc un quadrans du cercle générateur. - 171 - prendre, pour équation de la surface, soit u^-f(w (1), soit ^' + ?/' + ^-' = ?(!)■ (2). lïl. Normale. — Il est visible que la droite MN, normale en M à la surface, rencontre Vaa'e 01 du méridien GMIï : cet axe est d'ailleurs la perpendiculaire à OG , située dans le plan xOy. IV. Trajectoires orthogonales des sections méridiennes. — Considérons le cône de révolution engendré par OM tournant autour de 0^, et projetons la figure sur le plan méridien GMII. La tangente MT, à cette section, est normale au cône. D'un autre côté, la normale à la cyclotomique est projetée suivant MO (IV). D'après un théorème connu , ces deux droites sont perpendiculaires entre elles ; donc le cône coupe orthogonale- ment la surface. La tangente à l'intersection PMQ est perpen- diculaire à MT, ou normale à GMH; donc /es trajectoires orthogonales des sections méridiennes sont les sections de la cyclotomique par des cônes de révolution autour de Ox (*). V. Équation des trajectoires. — L'équation {!), qui repré- sente la surface, représente aussi la directrice , supposée si- tuée dans le plan xy. Si nous appelons /■ la projection de OM sur ce même plan , nous aurons r — V cos 9 , ou /■ = cos 9 /■(«■) (3). Par conséquent, les trajectoires orthogonales des sections (*) Déjuonslraiion nouvelle (lévrier 1867). méridiennes se projettent , sur le plan de la directrice , suivant des courbes semblables à celle-ci. VI. Relations entre les cooidonnées d'un poinl. — On a .T = H cosO coso) , y ■= a cosO siiiw, z - u sinO (4). On déduit, de ces formules dx . ,, cllj . ^ . dx, —. = — u&ni Qoos c) , — = — (/ sin h sin m, — = u cos 9 (5) , dx Jdu . \ dy ^ du . rfco \rfco ] dffi //O) i' / . (6). -— = -— Sin 9 VII. Elément delà génératrice. — Il a pour valeur du = »f/G (7). VIII. Élément de la trajectoire. — Eu désiguaut par o- la lougueui' de l'arc PM, comptée à partir d'une certaine orii^-ine, ou a, par les relations (6) : d7 = \/du' + /rcos- Gflfw* (') (8). IX. .!/////<' du rayon vecteur arec la tangente à la Irajecloire. — Soient 3:, ,6, 7 les angles formés par cette tangente avec les trois axes ; soit À son inclinaison sur le rayon OM. Ou a cos X y r i- t, — - CO.S a + - cos p + - cos 7. I *) Cettt! Ibnaule devient évidente, sans ciilinil, si l'on considère le dévelopj)^ iiifnt du c'ùne de réviilntion. — 173 - Mais il X d T , -l._^^ (3;. \—q \ —q -1 \ — q' ' II. A cause de l(l + g)= ^/ -^ 0, et la seconde, en faisant 9 = - dans une intégrale qui exclut cette valeur-limite. La formule (A) n'est donc pas rigoureusement démontrée. Mais il est facile de rectifier la méthode em- ployée par Poisson . En effet , à cause de e — 1 -■in ;iJ e on a d'abord / ainpxdx _ x:^-^ I ,.-2«,Tx^. /^_'V^ P V / e' '"^^ s'm px dx = y , ^ , / Âd, p* 4-.in»7T»' — 189 - ou ysin px dx p ^'^ 1 .^--i^-î^l^, ZT7' Mais, d'après une formule connue (*), donc sin px dx _ i \ p e- + e ^ _ j ce qui est précisément ia relation (A). II. Cette formule (A) peut être considérée comme un cas- limite d'une formule plus générale, à laquelle on parvient aisé- ment en partant de l'équation »00 e' — e ' ^ i c ' + e~ ' . , ,.. smpxdx (1), e^ + i2 cos G -^ "'" ^ V démontrée par Poisson (**). En effet, le second membre est la même chose que (*) Traité élémentaire des Séries , p. 115. (**) Journal de l'École PoW technique , ISeCaliiei', p. 297. - 190 — 2 / ^-^rr--T7: e~-'''^' sinpxdx e -e o e ' smpxdx + 2 I z r — siii /).•: Lorsque 0 est inférieur à r., chacune de ces intégrales est finie et déterminée : la première a pour valeur (*) f- — ^r- ; ^ ^ ^ ^ /r + (ir ~ G)' ' donc OU / J-n-Q)x ^ ^_(7t-û)x ^ f, — ^ r, sin pxdx = -. '. — - (B). III. Si, dans cette relation générale , on suppose succes- sivement = 0, e = J, G = 7r, 2 ' (•) Jovrnal de l'École Polytechnique , lô* Cahier, p. 219. - 191 — on trouve , i e^ — 1 p sm px dx = - -^^ -; , _, (G) , J f sin pxdx 1 e'' — 1 (,,"_,) -^'+' z-' + r sin /jx dx le''—! 1 (D), I ^ e^' + i 'P' La dernière formule ne diffère pas de (A). Elle est, comme nous l'avons annoncé, comprise dans la relation (B)(*); mais, à cause de l'hypothèse G < -, d'où l'on est parti, une démonstration directe était nécessaire. IV. Multiplions les deux membres de l'équation (B) par dO , et intégrons à partir de 0 = 0. A cause des formules -9- , ^ -^' e dx = — -— dô (j'' + 2 cos 9 + e"'' o e — e l^e- -h e - J f/9 1 , /?9 p« + (- - 9)^ /; ° p* + 77 (- — 9) ' ;*) Celle-ci est due aussi à Poisson (Mars 1S67). — 192 ^ que l'on vérifie aisément , nous aurons / "^ z — "-^ e ' — 1 ^ ave tff " ;;* + TT (tt — G) ' OU \e- —e - jl_g^ -' 4-e ^ - 'Jsin px dx , / /-l 1 A ^;9 (E). V. Soit, comme cas particulier, G = ^ : la dernière for- mule devient, après quelques simplifications. / ■ZX n- X e' —e- +1 sinwa; , , / e~\ \ pu -•^* — '—dx=arcm j— r/rclg Le premier membre se décompose en X J ,-+1 a: dx. D'ailleurs (*), / e smpx , . V — dx = arc tg - ; X T. f ) Journal de l'École Polytechnique, 16<^ Cahier, p. 220. — 19; doue / "\. ■ — :— f^'^ = «^^ 'g — - «''C tg ( -r- ) (F)- e +1 't- '• VI. Si l'on prend les dérivées des deux membres, par rap- port au paramètre j?, on a encore cos px dx 271 e^ e- [e +[] et , en supposant p = 0 : (G); / formule presque évidente XLVI. — SUR LA SOMMATION DE CERTAINS COEFFICIENTS BINOMIAUX (1861) (*). I. Problème. — Dans le développement de (1 -}- z)"' , on prend les ternies de p en p. Quelle est la somme de leurs coefficients? (VexT^O- sant m est supposé entier positif) (**). Représentons par S„ , S,,..., S^_i les sommes dont les , , , m m (»i — 1) .... (m — w + 2) premiers termes sont 1 , — ,... , — ^ — -—^ -j-, . ^ 1 d . 2 . . . (/J— t) (*) Extrait des Nouvelles Annales de Mathématiques , tome XX. ("') Un jeune géomètre, M. Haton de la Goupillière, a résolu la même question pour le cas d'une fonction quelconque. Néanmoins, à cause de la simplicité du résultat exprimé par la formule ( C) , j'ai cru pouvoir le faire connaître. — 194 — Soit 0 une racine primiliue de i'équalion G'' - 1 - 0. (1 ). En remplaçant %, successivement, par 0, 0% . . . , ô', nous aurons, en vertu de cette équation , (1 + G)'" = S„ + S, 0 + • • • + S^_, G''^', N^ ^ Ci). (l-f-l)'" =S„ + S, +• • • +s_,. II. Pour tirer, des équations (!2), la valeur de St, il suffit de les ajouter membre à membre, après avoir multiplié par 0-^ les deux membres de la première, par G--* les deux membres de la deuxième, etc. En effet, le coefficient de S/.', dans l'équation résultante, est attendu que k' gI k, étant inégaux et inférieurs à p, G''"'" est une racine primitive de l'équation ( 1 ). Par suite , ;,S, - (1 + Gf 0 -'■ + (1 -f- G'Y" 0-'' + • • • + a + 6')'" 0''' (3;. III. Soit maintenant d'où 9 = COS9 4- [/— 4 siiicp (A); 1 4-6* = 2 cos- tp . e-^^ P <....„/^_ f.?V~ 1+ G' = 2 cos ~ 9 . e- ' — 195 - La formule (3) devient P^ = [ «1 (t- Icos ^(f.e^- -i)?l/- + COS - Ç3 , + COS Jcp, ,/{^ ,/(?- -0 ■0^ Par conséquent ICOS .y^COS^-; feJ©+COS ^ cp COS 2 ^- - % [ 4- • " • + COS - (p COS /; ^- — fcj 9 et 0-cos -çsin^--/: (p + cos -(psm2^--/i;j© + • • • +COS ^(psiiip^^ — ^J?' (B). IV. Très-souvent l'évaluation de la quantité entre paren- thèses, dans la formule (A), est plus compliquée que la détermination f//rec/(3 de S/.. Mais, par cela même, l'équation (A) peut être regardée comme donnant la sommation de cette quantité. Pour plus de simplicité, posons m — 'i k = q , et rappelons-nous que nous aurons - cosfl- +COS — cos2(/ + ••■ + COS ^—cospq - — - P P P P p '^^ p 'i" - 196 — Par exemple , COS - COS — 4- COS' — COS •— H COS' 77 cos o- = --• (7 4- 35 H- 1 ). V. Si A; + /) surpasse m + i , la somme S^ est composée d'un seul terme , éqal à G ; donc alors (D). m TZ T. r,i iÎT: ^ r. m /)~ -.' \ COS - COS 9 - 4- COS — COS 1(1 - + ■ ■ • -h COS — . COS ijq - i P P P P V ' ' pi __ p_ 771 {m— i) . . ■ (m — k-i-i) ~ cT '1 . 2 . . . /c j Soient , pour fixer les idées , m = 13 , p = il, k = 3, (1 = 1: ., r. Ir. ,. "iT. Ut. ,. 3~ 21;: COS" -- COS -r + cos'- — COS — — -I- COS'" — COS -7-- + II 11 il 11 II M 11 -h COS" 7: COS 7:: = -— . 286. 910 XLVII. — SUR LE THÉORÈME DE FERMAT (1861). I. A la page 4 du Mémoire de Legendre {Académie des Sciences, 1863), on lit : « p est divisible par x + y. Par une semblable raison p" est » divisible par y + ^ et par % -\- x. Donc n étant un nombre « impair quelconque, j?" sera divisible par le produit ^^{x + y){y + %){% + x){*). » Dans sa démonstration, Legendre a égard à l'équaLion " ■ " . t x+y+z= 0 (1), ( * ) Le Mémoire roule sur l'équation .r -f v" 4- ^" = 0 ; ^3 représente x -{■ y + z. — 197 — dont il s'agit de prouver l'impossibililé , x, y, z étant des entiers, positifs ou négatifs; donc ii ne peut être question que de divisibilité numérique. Or, rien ne prouve que les nombres x-\-y, y-h%. z + x soient premiers entre eux, deux à deux; et, par conséquent, la démonstration laisse à désirer. On peut la compléter comme il suit : p" — r" — y" — Z-" = P est divisible, algébriquement, par les binômes x + y, y + z, z+x.Donc, ceux-ci étant des quantités premières,? est divi- sible, algébriquement aussi, par le produit {x+y){y+%){z+x). Si l'on remplace x, y, z par des nombres entiers quelconques, le quotient Q deviendra un nombre entier ; et, si Véquation (1) est vérifiée par les valeurs attribuées à x, y, z, p" sera divisible, numériquement, par {x + y) {y + z) {z + x). D'après le Théo- rème de Fermât, non encore démontré, l'équation (1) est im- possible en nombres entiers ; donc a , b , c étant des nombres entiers, {si + h + cY n est peut-être jamais divisible par {b+'c){c + a){a}^+b). II. On peut se proposer de connaître le quotient de P par {x + y){y + z){z + x){*). Soient P - (.r + y) Q, Q^ (ij + z) Q', Q' = (z + x) Q". //' — x" — if — z" p" — z" x" + y" 1° O = x-ty OU P + zp -i-Z P + ■ • ■ + Z 1 / n-1 a-2 2. >i-3 n-I\ ( [X —yx +y'x —•••+?/ ) ] (2). (*) Dans tout ce qui va suivre, nous supposerous n v/njjair et plus grand que 3. — 198 — 2" La première ligne, divisée par y + 7^ = p — œ , donne pour quotient 7) -{-{x + z)p -h\x +ZX+Z ]p H htr +ZX H h::- ), et, pour reste, n— 1 •!— 2 2 n — 3 n — 1 X -hZX + Z X +■■■■{- X Par conséquent , si nous représentons par H, [x, %) la fonc- tion homogène 1 7—1 2 '7—2 . q X + ZX +Z X -h • • ■ + z , nous aurons Q' = p"-- + H, (.T, z) ;/"' + H, {X, z) v~'+- - ■ -\- H^^-r, z) . '^ { f , \ "-2 / 2 2 7,-3 , 3 , 3, n-4 , «-1 «-k1 OU n-2 /'î/ ^Wn-3 , 2 2. n-4 ,3 2 , 2 3. n- 5 WQ\ , n— 2 n — 3 2 n — 4 3 «-à n — 2. ' — {y —-y +- ?/ — - ?/ -\- • ■ ■ —z ) j 3" Le quotient de la première ligne , par œ + z = p ~y, est P +n^p +n,p + • ■ ■ +H,_3( ); et le reste : y - + n^{x,z)V +nAx,z)ii +• • • +ll„_,,(a:,:0 {* ) Ici , U, — X + 1/ + z , Hj = X- + 2/' + s* + î/î" + -i»' -f- i>"2/, etc. Voyez, sur ce point, la Note XL, p. 160. - 199 Donc n— *> fi — S ' 2 n — 4 + ,r " — (?/ — 2:),r +(// — ?/:r. + ^- ) •'î' — .... ■{y —zy +z y — . . . ~z )J. Les fonctions E, {x,z) — X + z, H, (x , .:•) = a^" + zx- -r- z^ x + z' , Hs (a: , :i) — rr' + zx* + t-'rr'- + ;.' .r* + z' x + z\ . . , sont divisibles par .x + z : les quotients 1 , .-r* + 2.- , .r* + .-c' ;:.* -<- ~.* , . . . sont des fonctions homogènes de œ-, z-; par conséquent Q" =/)"-' + H, />""' + H, ?r"' + • • • 4- 11^.^ + ?/""" + H, (,'C-, -') ?/"'■' + H.Cr' , z-)y"~^ -f- • • • + H„_3(./,0 j-!-: r?/"~' + H, {X, z) y"~ V H^ ix,z)y'~'^ + • • . + H„_3 (--c, s) y + x"~' — {y — z) x"~''' + (?/■ — yz + z') x'""* — .... , n — 1 n — ?, 5 n~4 n— 2. | — (1/ — -.?/ +z y —.,..— z ) j. - -200 - La première ligne entre parenthèses, ordonnée par rapport aux puissances décroissantes de x, devient yx +yzx +(?/:. +y )x +(ijz +y z)x +(î/s +y z +y )x +■■• n— 3 3 n— 5 n— 4 2 n— 2 + yz +y z + • ' ■ +y z +y donc la quantité entre parenthèses égale n— 2 n-S , 2 2, »-4 , 2 , 3. a— 5 ,4 2 2 ■4^ « - a; -f- :îa; + (?/ + :v )a; +{y z+z)x -h{y + y z -hzjx , i 2 3 5, n—l n— 3 n-T» 3 n-4 ■i-iy Z + y Z -hz)x + ... -\-y z + y z + .-. + z c'est-à-dire a:; +zx -hUAy ,z)x -+■ H (y , :5 ) zx ■+- H., (y , x ).'r + nAy~,z')zx" ' -h • • ■ + z\l^_^{y',z}. De là résulte 4-f ^+l\.{x,z-)y' ' 4- H Jo;',:;.') ?/""'+...+ H .(.r",:;') f (i); •> «_[-■ + .r" ■ t- Hj (//", s") .t" "^ -f H., (?/", ::.' )x' 'h + H _.,(?/", î-') OU, plus simplenient Q" = jy"~VH,;/'""V H,//'~''+ • • • + n„_.,_ + 2H„_3(.x",?/",2;") (5). En effet, chacune des deux dernières lignes de la formule (4) représente la fonction homogène de x"^, y-, z^, du degré n — 3. — 201 - III. Comme application , prenons n = 7; nous aurons {x+y+zy—x''—y''—%' {y + z){z + x){x + y) =^ (■^• + ^ -^-)- + i^- + V + ^}(.i' + V ^zf ■+ (x- + if + z^ + yz + zx + xy){x -i- y + zY + {x' + y' + z^+y'z^ yz'+z'x+zx'+xHj+xy^+xyz) (x ■hy-{.z)\{6). + X* -hy* + z' + y'^z + ijz^ + z^x + zx^ + x^'y -\- xif + x^yz + ifzx + z'xy + y-z- -+- z'x- + x-i/- + 2 («* + ?/* 4- 2* + îfz- + z^ic- + x^y^) IV. Divisons par y + ^ le polynôme entier Q" ; représen- tons par A le quotient et par a le reste, de manière que {x + y+ z)" — X — y" — z" iy + z)iz+xHx-i-yr ^ ^ ^^^ "^ ^^ "^ "' La règle ordinaire donne n — 1 n — 1 X — z a — n . a;* — z^ Conséquemment Q" {x- — z') - A {y + z) {X- - z) + n (.t""" — z"') ■ et, par une permentation tournante, Q" (if — x') = B (> + x) iy'—x') + »(?/""' — a""') , Q" (3;- _ x") = Cix+ y) {z- - /) + n (z"-' - y"-\ Ajoutant ces trois égalités , nous trouvons A{y + z) {x' - z'} + B {z + X) {f — x'-) + G (.x + y) (2,« - if) - o. Les deux derniers termes sont divisibles par x + y; donc A est également divisible par ce binôme. Autrement dit : - 202 - Le polynôme Q' n'est généralement pas divisible par y H- z; mais, A désignant le quotient entier de Q" par y + z, A est divisible par y + x. De môme, le quotient de Q" par z + y est divisible par x- + .r; le quotient de Q" par z- -+- x est divisible par % + y; etc. V. Si X, y, z sont remplacés par des nombres entiers, In propriété précédente peut être formulée ainsi : {x-\-7j + z)" — x" — y" — z a^~ — z"~ (y -+- z) {z + .t) (x + y) x' — :•- = gUL • (?/ + -) (y + ^) ^ (Mo ^y + -•) ^^' + •'''-' (")• Par exemple , 9^ _ 3» _ 4^- _ 2^ 3» _ r 59 049 — i>i3 — 40^2 i — 32 .. ,,, , !> . ~ ;)(9 + 4 0.5.7 .r — 2^ 210 = 210 = oi3..i2=^Gi^.30. De môme , quand x = z = i, eiy = 3 : -10- 80- cilib. Iti 5» — 3^' — 2 5 . .4 3 125 — 243 — 2 , ,. ^,. lîl 2 . 4' 2 32 xLvin. — SUR l'équation du troisième degré (1861) (*). I. En désignant par A^^ la somme des puissances n'"'""' de l'équation x:- + px + q =-- {) (11, on a , comme l'on sait, ■'V, "=— ^^.-2-'/'V,_:{' (*) Comptes-Rendus , tomae LIV, p. 659. - 203 - à partir de n = 3. En môme temps , A„ = 3, A. = 0, A. = — 2^. II. Si l'on forme successivement les valeurs de A. , A^ , A^ , . . . , on trouve bientôt qu'elles sont comprises dans les deux formules (A-,-3)(fc-4)(/r,-5)(/r--6) /,_7 r. . + — ^ — ; —^ 1 ^ — V (1 }{à}, (fe-4)(/i; — 5)(/(;— 6)(A;— 7)(A; — 8)(/c-9) ,,._io i •V (I - A .5.6.7 il: - i) {k - 5) {k - 6) (fc - 7) (fc - 8) .-9 0 _ 1 2.3.4.5.6' ' *■•• J J dont la vérification est facile (*). III. Le cas particulier de /? = 1 , q = — i conduit à un résultat curieux. On trouve , en effet , à cause de K = - A._2 + K-% (S) '■ A, = — 2, A,-3, A, = 2, A. = — 5, A« == 1 , A,= 7, A« = 6, A„--6, A,„ = 13, A,, -0, A,. = — 19,... Ainsi, au moins jusqu'à une certaine valeur de n, le nomhre entier A„ est ou n'est pas divisible par n , suivant que n est ou n est pas premier. Au moyen de la formule (3), on démontre aisément la première partie de cette proposition. (') On floit prendre les signes supérieurs si h est pair. - 50i - Si la seconde partie était également démontrée, on aurait un critérium analogue au Théorème de Wilson (mais incom- parablement plus simple (*)), pour reconnaître si un nombre est premier ou non premier. IV. Si Ion suppose p = — i, q = ~ l, on trouve des ré- sultats analogues à ceux qui viennent d'être indiqués : A, = i , \, - 3 , A, = 2 , A, = 5 , A« = 5 , A, = 7, A, = 10 , Ab-12, a, ,-22 = h. 2, A„-2^, A„ = 39 = 13 . 3 Addition. — {Juillet 1866). V. Quelque temps après la publication de la Note précé- dente, M.Eisenlohr {**) démontra l'inexactitude de la proposi- tion que j'avais énoncée sous forme dubitative. Malheureuse- ment, M. Eisenlohr prend, pour point de départ , l'équaliou A" A 0 = A - A A +1 "" ^ '"' I A , - A qui n'est nullement évidente : la démonstration proposée est donc incomplète (***). Les choses étant ainsi, j'ai cru nécessaire de continuer, beaucoup plus loin que je ne l'avais fait, le calcul des sommes désignées par A„ . On verra, par le tableau suivant, que Ai2i est divisible par 121 ; donc A„ peut être divisible par n , sans que n soit premier. (*) Les valeurs de A„ ci'oissent très-lentement : A,, — 3, A„ — — 26 924. (**) Comptes-Rendus , tome IX, [>. 04. (*") .le n':i(ïîrme point qu'elle soit fausse. 205 - Sommes des puissances n' ""' des racines de l'équation X' -{- X — 1 = 0. ! A,^ )l A^^ n A u A,^ " |T 0 31 31 . 13 61 61 . 3 751 91 54 392 631 2 2 32 — 870 62 — 117 647 92 35 359 466 3 3 33 3 63 — 255 065 93 — 103 843 022 4 •> 34 1273 6i 346 458 94 19 033 165 5 — 5 35 — 873 65 137 418 95 139 202 488 6 1 36 — 1 270 60 — 601 523 96 — 122 876 187 7 7 37 37. 58 (57 67 . 3 120 97 — 97 . 1 238 859 8 — 5 38 398 68 738 941 98 262 078 675 9 — 6 39 — 3 416 69 — 810 563 99 — 2 706 864 10 13 40 1749 70 — 529 901 100 — 382 247 998 11 0 41 41 . 93 71 71 . 21 284 101 101 . 2 621 639 12 — 19 42 — 5 165 72 — 280 662 102 379 541 134 13 13 43 — 43 . 48 73 — 73 . 28 485 103 — 103 . 6 281 879 14 19 44 8 978 74 1 830 166 104 — 114 755 595 15 — 32 45 — 3 101 75 1 798 743 105 1 026 574 671 16 — 6 46 — 11 042 76 — 3 909 571 106 — 532 277 942 17 17.3 47 47 . 257 77 31423 107 — 107 . 10 666 638 18 — 26 48 7 941 78 5 708 314 108 1 558 852 613 19 — 19. 3 49 — 23 121 79 — 79 . 49 886 109 109 . 5 587 636 20 77 50 4 138 80 — 5 676 891 110 — 2 700 182 879 21 31 51 31 062 81 9 649 308 111 949 800 289 22 — 134 52 — 27 259 82 1 735 897 112 3 309 235 203 23 46 53 — 53 . 508 83 - 83 . 184 653 113 — 113.32 300 736 24 165 54 58 321 84 7 913 411 114 — 2 359 434 914 25 — 180 55 — 335 85 17 062 096 115 6 959 218 371 1 26 — 119 56 — 85 245 86 — 23 239 610 116 — 1 290 548 254 27 345 57 58 656 87 — 9 148 685 117 — 9 318 653 285 28 — 61 58 84 910 88 40 301 706 118 8 249 766 625 1 29 1 — 29 . 16 59 — 59 . 2 439 89 — 89 . 158 325 119 8 028 105 031 30 406 60 — 26 254 90 — 49 450 391 120 — 17 568 419 910 'SSâ 121 121 . 1 831 914 - 206 — XLIX. — RAYON DE LA SI'HÈUE CIRCONSCRITE A IN POLYÈDRE SEMI-RÉGULIER. (mARS 4862) (*). Le centre 0 de la sphère, les centres C, C de deux laces adjacentes, et le milieu P de l'arête c commune à ces deux faces, sont les sommets d'un quadrilatère OCPC, dans lequel les angles C, C sont droits : ce quadrilatère est donc inscrit à la circonférence décrite sur OP comme diamètre. Représentons par p , q les diagonales OP, CC; par a l'angle GPC; par a, «' les apothèmes CP, G' P des faces dont C, C sont les centres. Soient, en outre, n, n' les nombres de côtés de ces faces , et w" le nombre des côtés de la face qui, avec les deux premières, constitue un angle trièdre du polyèdre (**). La diagonale OV = p est perpendiculaire au milieu de c\ donc, R étant le rayon de la sphère circonscrite, "■ = "■ ^ - (1). La corde G G' sous-tendantun arc capable de l'angle «, dans une circonférence dont le diamètre est p , De plus, r/* = a- -h d'" — "2 au' eus a (3). La formule fondamentale de trigonométrie sphérique donne ensuite , comme on le voit aisément , C) Question résolue à l'occasion de mon Mémoire sur la Théorie des Pol y èdrei (Journal de l'Ecole Polytechnique , 41« cahier;. (**) Voir le Mémoire cité. Voir aussi la brochure intitulée ; Histoire d'an Concours. Enliii (* - 207 — -Ir. Il- ^r eus — rr H- COS COS n" n n' co. a = . 27: . 27t ^^^- sin — sm — 7- -^ col — (o), fi' = ^col 4- (6)- Il s'agit donc d'éliminer p, q, :^-, a, a' entre ces six équa- tions. Pour simplifier l'écriture , posons et nous aurons d'abord , en éliminant a, a' : c ij^ = — (col' X + cor y. — "2 cot À col (J. COS a ) (8), •i COS :2 V + COS 2 À cos "2 'j. ,., sm 2 ?. sm 2 u On conclut, de la dernière formule, , C0S(/4-,v.4->)C0S(a-f-V — /.)COS(v + /. — 7.)C0S(/+/jl — >) • sm- a = — i i '-—. — -Y^ — - — - — '— ^ — ! '. , (sm 2 Asm 2 y.)* col' A + col- ,u. — 2 cot A cot y. cos a — , sin A sin u. j ' donc _ c cos V ~ 2 sin A sin « (*) Voir le Mémoire. — 208 et eus' / cos- u. cos- V V- = —c' cos ( /+ rjr.+ >) COS (y.+ V— /) cos (> +/ — u) COS (/.+ U — v) ' La substitution dans (1) donne ensuite Tj, _ ^\a__, cos" 1 cos' [j. cos- y 1 4L cos(>+,v.+v)cos(fjc+v— /)cos(v+/— f;.)cos(/+^7.— v)J^ ^' OU, par un calcul que nous omettons (*) , _ c* (cosA-|-cos,«+cosv)( — cosA4-cosy.4-cosv)(cos/ — cos/^+cosvj(cos>-f-cos// — cosv) 4 cos{A + //4-y)cos(//. + v — A)cos(v + / — ,^^-*-*>+ïi^ <*)• IV. Si , après avoir mis la fonction îj sous la forme V 1-^ ) i-x'"-^' i+x — X i -hx i+X — X — X \—X+X —X on prend la dérivée , on trouve , {\+x){i + x^ + X+' » ' + x'* — {n + 1) a;"] (1 -• X) (1 + x^^) Le polynôme entre parenthèses est divisible par 1 — x\ donc , Q représentant le quotient , ,^,a±£)^ (9>, 1 + X Ecrivant ainsi le polynôme dividende : {n + 1) (1 — /) _ (1 - x") ~ (1 _ a;')- • • • - (1 ~ x") , on a, immédiatement, Q = (« + 1) {\+x + X -+-•••+ /"V(l -'■ x)—{{+x+x^-^ x^) — {{ + X + X' -IT'; puis encore les tangentes PS, QS en P, Q. Quel est le lien du point S? I. Supposons, pour un instant, que le point M soit fixe; prenons !MT pour axe des abscisses , MN pour axe des ordon- nées : l'équation de l'ellipse sera Ay- -h Bxij + ./■* + D(/ = 0 (1). Le système des droites MP , MQ est représenté par y^- ~x* = 0 (2). Ajoutant, et supprimant le facteur y , on trouve l'équation de la corde PQ : (A+ l)y + Bj;-D = 0(") (3). Soit R le point où PQ rencontre >!N : d'après l'équation (3) D MR = A-f -1" (*) Ce dernier énoncé, p-ris à la lettre, est eu défaut dans certains cas, dont le lecteur fera aisément la discussion. Par exemple , les normales à un parabo- loïde, en tous les points d'une section parallèle à l'une des paraboles principales , rencontrent une droite fixe. (") C'est ainsi que Terqueni démontrait le théorème de Frégier : Si un triangle rectangle PMQ est inscrit à une conique , et que le sommet M de l'angle droit soit fixe, l'hypoténuse PQ passe par un point fixe B , situé sur la normale en M {Nouvelles Annales, tome II, p. 186). - 217 — TI. Pour trouver les équations des tangentes PS, QS , il suffit de combiner successivement l'équation (i) avec {y — xY = 0 , (y + x)'- = 0. On obtient ainsi (A-l)2/-+-(B + 2)a:-D = 0 (i), (A - 1) // + (B - 2),c ~ D =0 (5). Ces deux équations sont vérifiées par ^' = 0, y = r — ; donc /es tangentes PS , QS se coupent sur la normale MN. De plus, Â-1 ' et eonséquemnient , _l_ J ^ MR ^ MS ~ MN" Cette relation prouve que les points R, S divisent harmoni- quement la corde MN. En effet, PQ est la polaire de S. III. Rapportons l'ellipse à son centre et à ses axes; puis cherciions le lieu du point R. Il est facile de voir, par le théorème deFrégier, que ce point est situé sur le diamètre M'.\I" conjugué de OM. On a donc , simultanément , aV -f- /^'x' = a«^' (6), L=-| (7), a^x'rj ~ b*xy' = c*xy (8). D'après l'équation Ci) Je lieu du point R est une ellipse sem- — 218 — b/able à l'ellipse donnée. Éliminant x et // , on trouve a' '^ b' ~ W^+ b'I ^^'■ IV. Le point S étant l'intersection de la normale en M avec la polaire de R, il faut , pour trouver l'équation du lieu cher- ché, éliminer x, y, x' , y' entre les équations (G), (8), (9) jointes à ivay — b^(ix = c^xy (10), «'î/'(3 + b*x'a = rtV;' (M) : dans celles-ci, «, |3 représentent les coordonnées de S. On satisfait aux équations (6), (8), (9) en prenant cic* bc* x = aco&(p, y = bsu\(p, x' = — r- coso, )/' = siiics. ^ " ^ ' a- -h b' ' ■' rt- -+- b'' ' ' Ces valeurs, substituées dans les équations (10), (11), les transforment en aoL sin ^ — /j|3 cos cp = r- sin © cos o (K)'), i/acos cp — a\ù sin q? = , (H'i; I T (.s et il ne reste plus qu'à éliminer 9. V. Soient, généralement, les équations A sii)(^ -+- B cos© = C sin cp coscp (12) , A' sinip -I- B' cos© = C ( 13). On peut les remplacer par C — B' cos cjp _ B cos cp C — A' sin cp _ A sin cp A' " C cos© — A ' B' C sin © — B ' — 219 - OU CB' cos^

^ ^ 5) 4- G' (A'* — G'') (B" — C") = 0 ) VI. Dans la question proposée , A = aa, l\ = - bfi, G =-c', en sorte que l'équation du lieu décrit par le point S est : 2:o 2 {(t' + b') je* {a°- (3* + /r a*) - a- b'- (a* + /?^;' {y} h- fi*)] ,^ (16). [c'fi * — ^»(«' + /^-)' C' a- — «* (rt* + /**)- = U ■] y VII. Si l'on veiil couslruire la courbe pnr points , ou en faire la discussion, il est plus simple de résoudre les (équations (10'), (11') par rapport à «, \^. On trouve ainsi a cos^ («* + b"") b- — c' sui*tp r b'^ cos* o — fl* sin- 'p ' lin tp {a- + /'') «' — t* cos' tp r* /;'cos*cp «' sin' --^ LUI. — QUELQUES INTÉGRALES DÉFINIES (MAI 1865). I. a étant une variable dont le module est inférieur à l'unité, soit • ■ = r.{a) (1); 1 -a' ^' — a* 3* — fl' 4* - W ou, ce qui est équivalent, / 1 1 \ 1/1 1 \ 1^ 1 Soient ensuite ^1 ^ ^. J_U...^2#'^.^V 2, + ai ;(fî)'2) y = a; la; \ x \—a 2 2 — a 3 3 — fl a:; 1 .^ 1 x 1 + rt 2 2 + ft 3 3 + rt - 221 d'où ^^^X 1(1+..), ^^==X i(l+,x); dx et, par conséquent , 9 («■) = ^ / ^^" ^x-lliX +x)- (3). a; On a d'ailleurs, par une formule connue (*), donc / ' 2rr \sin air ' (x"-fOl(l + a:)lË = -L[-.Î^I! l) (A). X ft Ism ftTT ' li. Miiliiplions par ada les deux membres de l'cquation (A), et intégrons à partir de a := 0. A caiise de u ]x[ I (l.rr^ I et de (*) Traité éîèrnentaire des Séries, p. 115. - 222 - nous aurons /a[x\x' — x~'' ) — {x" -hx'" — y ] ^^ ^ dx , ^sV 1 ,, . (^-^ 1 ^St III. Si, dans les relations générales (A), (B), on suppose a = -, on trouve, en changeant x en x' : / (l+ |jl(l+a;')^^ = ;r-2 (C), / (1 — X) [(0:4- 1)1x4- (1 -X)] L ^ 1 (1 + .1-^ dx=2\j (D). (x 1 xY 4 IV. Ces mômes relations deviennent , si l'on y remplace a par a \/— 1 : o —, sin \-\x 1(1 + .t) — (E), . (F). i T c" — e "2 1^ +^ - 223 — Donc, en particulier, 'Jsin - — ixcos - 1 ^ . •' 4 -7-r, Sin - 1 I + :i')— = z;i — = =- ^• TT / 4 4^ *(^ -"" ) V. Enfin, la combinaison des formules (D), (G) conduit aisément à celle-ci : x'cos -^ Isin— -+-(1— ic) {x+l)lx+i—x H{\+x')dx {xlxY (H). n TT = 4 4 e -{■ e VI. L'équation 1 1 (- -. + - ' + . . . 1 e + e ,1 = — I an ■ — 1 I 1 + a' i -ha' 9 + a' 2 «-M ^"^ _ g-"^ donnerait des résultats analogues aux précédents. LIV. — SUR UNE TRANSFORMATION DE SÉRIE (jUIN 186i). I. Dans un Mémoire sur les Séries des nombres aux jouis- sances harmoniques {1) , imprimé à Kasan , en 1832, M. Simo- noff se propose la question suivante : Connaissant tp {x) = Ao + ka + A,a;' + • • . (1) - 224 — trouver P= A, sina' + A, siu 2 a; + • • • (2) et Q = Ao -+- A, cos.r H- AjCOS '2 x -\- • • • (3). L'emploi des exponentielles imaginaires le conduit aux for- mules : (A), (B). U9(^^^'") 2 1 - ? {e-'~~) 2 J/— 1 Prenant 9 (^) = 1 (i + .t^) , ce qui lui donne Q = ](2cosl.rj, 1 ,1+ 1/-1 t f ' V |/zrï 1 _ 5/ _ 1 tg t a; l'auteur arrive enfin aux relations connues : 1 111 z: X ~ smx — - sin2« -f- sin 3 a; — -7 sin i a; -f • • • (4) (*), 2 2 3 4 \ / \ /' / 1 \ 1 1 1 1 (2 cos- x\ - cosx — - cos 2a; + -cos3a;-- jcos io: + . . (5)(**). (*) Celle-ci 0 été donnée pîir V our'iev {Tliéoric de la Chaleur, p. 238). (**) Rapportée dans mon Traité élémentaire des Séries. - 225 - 11. De ce développement, M. Simoiiofï en veut déduire un autre, ordonné suivant les puissances de x ; mais la méthode qu'il emploie est inadmissible ( pour ne rien dire de plus) ; en effet , il s'énonce ainsi : « La dernière série nous donnera 1 ^ ^' log cos -a; = — (1 — 2 + 3 — 4 + etc) 7— r- + (1 — 2' + 3'— 4'+...) 1.2.3.4 /yil) ^1 - +0 4 -t- ; 1.2.3.4.5.6 + etc » (*). II est facile de trouver, rigoureusement, la série demandée. En effet , de 2/ = 1 12 cos ^ a;j , (6) on tire Ay __!. 1 {*) Le Mémoire est plein de résultats de ce genre. Dans son préambule , l'au- teur , après avoir dit que l'équation 1-2 + 4 — 8-1 = - a (apparence d'un paradoxe, ajoute « Tous les analystes cependant ne con- viennent point de ce paradoxe ; « c'est-à-dire, probablement : Tous les anali/stcs n'admettent pas les Séries divergentes. Il ne faut pas oublier que M. Simonoff écrivait en 1832 : à cette époque, un célèbre Géomètre allemand (cité par M. Si- monoff) cherchait les sommes des Séries 1 _ 2" 4- 3" — 4" -4- . . . 1 _ 3" + 5" — 7" -h ... ! 15 — 220 - Or(*) tga; = 4(4— l)A*a; — 4=(4^— l)A.y + 4M4'— UA.x'-- • • , et, par conséquent , y = C-(4-1)A,| + (4^-i) A,|^-(4^~l)A.|"+ . . . D'après l'équation (6), C = 1 2 ; donc -l(cos^a;) = (4-l)A,|'-(4^-l)A.|+(4'-l)Aa|'- . • -(7), pour des valeurs de x suffisumment petites. III. Si l'on combine l'équation (5) avec celle-ci : 2 3 i et que l'on change ensuite x m'^ x , on trouve cet autre dé- veloppement : Il 111 — ^l{cosx) = shVx — -&m-'-2x+ -sm^'6x—ys\nHx + ' • • .(8). IV. La série (5) peut être rattachée à l'intégrale définie J 1 + aj' / 1 -+- a;' 1 \ + x* (*) Comptes-rendus, tome LIV , p. 1031. Les coefficients AjjA,, A^, sont égaux aux Nombres de Bernoulli, B, , B, , Bj . . . , divisés par 2, 24, 720... — 227 OU ou encore ^J^O (9)> C = ^l2 + G (10), 2 en supposant G = l — ^+4---*= ^'915 693 594 En efiet , si l'on remplace x par tg (p , on a -/ G = ~ / l(tg?)rf(p (H). Mais ](tg(?)= l(^^)+l(p-lcos(p (12). Pour développer 1 f^^j , représentons par % cette fonc' tion ; nous aurons dz _ ç cotip — 1 OU , à cause de (**) (*) Mémoire sur la transformation des Séries (Académie de Belgique, tome XXXIII, p. 32). Les formules rapportées ci-dessus datent de 1859. (") Comptes- RendA'.s , t. LIV. ^. 1031. — 2i>8 - e cut;p ~ 1 = — i Ai 'J 4- -i' A, 'i* — -4' Au tp" + • • • : cp 2 4b Et comme \ à \ 1 (costp) = — l2 4- cos 2(p — ^cosicp + r-cosetp—r COS8©+--'(5), l'équation (12) devient l(tg^) = -4A.|+4=A,£^~4'A.|+ . . . +1(2?) 1 1 1 — cos2

. = ^ (1). D'un autre côté, conformément à la prescription ci-dessus, y,n =-^^,^,,n_, (2). ( *) Note extraite des Nouvelles Annales de Mathématiques. ( **) Cette partie de l'article 757 se rapporte au cas du partage entre enfants légitimes et enfants naturels. Lorsque des enfants naturels concourent avec des ascendants ou des collatéraux , la loi a des conséquences bizarres et même absurdes, dont je ne parlerai pas ici. ( Voyez une brochure intitulée : l'Article 757 — Application de l'Algèbre au Code civil. ) — 232 - De ces deux relations, on conclut aisément la formule sui- vante, connue depuis longtemps (*), 1 n n{n— i) , n{n—i) ... 3-2.1 ,,, ''" i U{l + \) 2>H{l+\){l^î) 3"/(/+lJ...U+//) ^'' II. La complication de cette formule est peut-être ce qui empêche les jurisconsultes d'obéir, sinon à l'esprit, du moins au texte de la loi , quand il s'agit pour eux d'effectuer un par- tage entre enfants légitimes et enfants naturels. Mais on peut la remplacer par une autre expression beaucoup plus commode. On a en effet l[l + \){L + 'i)...{(-{.p) 1-2. 3... /> / (1-0/'^' '^5; donc + 0)'dQ; d'où enfin ( *) Ello il été donnée d'a'iorii par M. Coiirnot (Bnllfthi de Féfrifisac, t. XVI, p. 3.) - 233 Il est visible que , pour former la quantité entre parenthèses, il suffit de développer (2 + 1)" et de diviser par /, / + 1 , Z + 2 ,...,/ + ?i les termes du développement. Du reste , il est facile de vérifier, par un procédé purement algébrique , l'équivalence des deux expressions de x^^. III. Cette équivalence étant démontrée , il en résulte que l'on a 1 n n {n - 1) ,« » (» — 1) (n — 2) ^ i /(/+!)'' Ui + 1)(/ + 2)" /(^ + l)(/ + 2)(/+3)" '(5), même quand les deux membres, au lieu d'être composés d'un nombre fini de termes , deviennent des séries convergentes. Par exemple , en supposant /=!, n=— 1, z = -, on trouve , , 1 /1\ 1 /lu i liV „/, 11 1 ce qui est exact. IV. Si l'on pose d'où résulte l'équation (5) devient 4 — -t, 1 — V 1 _ 2 1 . n {n — 1) 1 / 1 / -M 1 . 2 / + 2 (1-0 7 + "Ti n t n{ti — i t t \' il b ^ /(/ + !) 1— i^ /(/4-l)(/ + 2)ll — J^'"J/ - 234 — ou plutôt, par le changement de t en i : \ n \ n [n — 1) 1 s^ — \ I 1 / + 1 1.2 / + 2 W6). ""^ ^Hr^ H/. + l)l-s ^/a+l)a + 2)U^2;/ ■■■/ Cette seconde transformation est, pour ainsi dire, conjuguée de la première. On peut les renfermer dans la double formule : 4 n \ n in — \) \ l 1/^1 1.2^+2 {\-z) = \ 71 z n (n — 1) 7 + . V / fe) ; (7). 1 n w (« — 1) j /" ~ /~/"+T) ^ ^ / (/ + 1) (/ + 2) ^ "^ \ n \ z 7i{n—i) 1 / z f)'-/ ^ 1 f-frl 1—2 1.2 / + 2\1— 2 Celle-ci a d'assez nombreuses conséquences , sur lesquelles je pourrai revenir dans une autre occasion. LVI. — UNE PROPRIÉTÉ DES DÉTERMINANTS (OCTOBRE 1863). I. Soient les équations A,a;, 4- B,.Tj -f- C.t, =0, \ AiX, + BiXi + CjT, = 0, > (1) kzX, ■+■ Bj-T, + C.-r, == A , ; dans lesquelles A, = fr.c, — cj>, , B, = d.c, — c,a, , C, -= aj), — 0,a, , A. = l\ c, — c,b,, B, ^ fl,c, — c.fl, , C, r= rt., /^, — b,a, , A, == ^c, — c,/?, , B, = fl.f, — c,fl,, C^= cij),^ 0,n,, A = ûf.,^,C5 — rt.cJA +c,ai(h — 0,0.6, + l>,Cta^ —ch^a,. - 235 • On y satisfait en prenant .ï, = (l, , a^î = — y, , ^3 ^^ Cj. Mais , par l'application des formules de Cramer , on trouve N. N. N, • ' ~ D ' "^^ ~ D ' ^' ~ D ' en supposant D = A.BA - A.C,B, + C.AA - B.AX, + B.CA — C.B.A, , N. = (BA-C.B,)A, N, = -(AA-C.A,)A, N, = (A.B,-BA>)A; donc B.g - C,B, _ A,C, — C>A, _ A,B, - B.A. _ D _ â. b. Z ~ À ~ ^ ^^^• Ainsi : 1" les déterminants de déterminants , B.C. -C.Be, A.C, -C,A,, A,B. -B,A,, A.B,C, - A,C,B. + C.A^B, - B.AA + B,G,A, - C.B.A, sont proportionnels aux quantités «3, th, C,, De plus , comme le calcul (lirect donne B^Ca — CiBj / = = A : 2° le déterminant de déterminant , D, est égal au carre du déterminant A. (3). - 236 — II. Soient maintenant les équations A,x, -f- B„r, + Q„x, -f- D.a-, = 0 , A,;r, + Ba-Tj + Ca-, + Da^ = 0 , A,x, + B,û(, + C,,T, + î),x, = 0 , A,x, + r>.,r„ + C„r, + D,x, = A , dans lesquelles : A* ^^^Af/., B, - \a,c,d,, C, = y a Ad., D, = "VaAc,, A, = ^ b,c..d, , B, = y a.c.rf, , C, = V a^ùjl, ' ^' " S "'''^^'^ ' A. = y/;c//„ B, = Ya,c,d,, G,- y^.M,, D, = ^aj/s,, ^ Jèasà ^ Amai A = y aAcd, , suivant la notation de Caucliy (*). On reconnaît facilement que les équations (3) sont vérifiées par a;, = — rtj ;r, = + f},, x^ = — c. Xi = + dt, d'où l'on conclut, comme dans le premier cas, yB.aO. ^Afi.li. 2^A.B.D, Va.] â, ~ bi " c, ^' I, ^ A ^ *' ^'^^ • .BA D (*) Dans chacun de ces déterminants , un terme a le signe + ou le signe — suivant qu'il contient un nombre pair ou un nombre impair li'inversions alphabé- tiqtu's. - 237 ~ celte lois , D = y A.BXîD.. m. l'' Considérons, par exemple, l'égalité 2 B.CA = b. Le premier membre est entier ; b, est premier avec a^ ; donc b, divise V A,C,D,. Autrement dit, le rapport commun l est un polynôme entier. 2" Le déterminant A contient les lettres 6, c, d et les in- dices2, 3, 4. De môme, B est composé des lettres a, c,d, affectées des indices 1, 3, 4. Enfin, C, renferme les lettres a, b, d et les indices i , 2, 4. De là résulte que chaque terme de ^ (abstraction faite du coefficient numérique) a la forme I n\ v\ ol p, q, r, s, et p', q', r', s', tenant lieu des lettres a, b, c, d. 3" D'après le mode de formation des quantités A^, B.,, C^, chacun des facteurs /^j^.r^s^, p\q'j\s'^ a le signe + ou le — 1 , suivant qu'il renferme un nombre pair ou un nombre impair d'inversions alphabétiques; conséquemment, ce fac- teur est un terme du détenninant A. 4° Ces remarques tendent à faire croire que >*• = A^ (*). (*) C'est là une simple induction, qui aurait grand besoin d'être justifiée, au cas qu'elle le puisse être. Si je me décide à faire paraître cette ébauche de démons- tration , c'est afin de provoquer des recherches sur une question intéressante (mai 1867). — 238 - IV. Dans le cas de cinq équations à cinq inconnues , >. ^— . e Celle fonction, du quinùème degré, serait probablement V a.Kcd^e, ) ■ Et ainsi de suite. LVII. — DÉMONSTRATION DE LA FORMULE DE STIRLING (NOVEMBRE 1866) (*). I. Si l'on suppose on trouve -^-l + | = F(^) (1), F(0) = 0, F'(0) = 0, F"(0) = ^, puis Cette relation générale ne diffère pas de celle qui existe entre les Nombres de Bernoulli ( ** ) ; donc , à cause de F"(0) = ~ = B., on a F'''(0) = B /-. (3); (*) Cette démonstration a quelque analogie avec celle «jni a été donnét; par M. Serret i Calcul clifTércntiel i/.r Lacroix , 6" édition). Cependant , si je ne me trompe , elle est plus simple et plus directe que celle-ci (mai 1867). (") Voyez Note XXXVI , p. 128. — 239 - et , pour des valeurs réelles ou imaginaires de x , dont le mo- dule soit suffisamment petit : F (^) = j-^ ^^ + rVri ^^ -^ ••' -^ i.2.t!.2» ^" ^ - ^*> ^^^- II. De l'identité _ \ -2n7ta on tire 1-^. ^ e sm ax c^iz OU , par une formule connue (**) , sni ax , _ ;c ^ 1 / •471- D'un autre côté , I X- , aï* 573; -;r *• ou I X' , X- 471* F (^) (6). La fonction F (x) est paire ; donc F" (0) = B., ^ = 0. (*') Sturm, Cours d'Analyse, tome II, p. 15. {*'") Traité élémentaire des Séries, p. 115. Gonséquemmciit I sin ax l'{x)=''lx / -T- ch.O (7). III. ax étant un arc positif, de grandeur quelconque, et G désignant un nombre compris entre 0 et + 1 , on a 3 :i 1n-\ 2n-l 2n-\-\ 2.i-t-l ax a. X , c X f. a X 1 ^--^ 1.2.3...2n— I 1.2.3...2?? +1 La formule (7) équivaut donc a 2 w ^ f g-'^^—i 1.2.3 / g2'"==_ a da X I , a cL e"'"'— 1 1.2.3... ^~n + \J e'^"'— (8). 1 Chacun des éléments de la dernière intégrale est moindre 2n-t-1 , que -^7^^^ — ; donc e — 1 (•) iVofeXLV, p. 189. (**) Quand on développe sin a.x par la formule de Mac-Laurin, on vérifie seulement que 6 est compris entre — 1 et + 1 ( Sturm , Cours d'Analyse, tome I, p. 98). Mais , par des considérations très-simples , on prouve les inégalités iin y.x «a; — Y^ , sin a-x T> r» T) ^ 1.2 1.2.3.4 1.2.3...2/« 1.2.3.. .2/1+2 due à Gauchy, et qui subsiste pour des valeurs quelconques àcx, réelles ou imaginaires. V. A cause de J — ce ~CCX \x^ I ^' ~^ doc (12) , on a, comme l'on sait, pour toute valeur entière et positive dex, (1 ,2.3....:)= f ^il .-"^-i-Z^inn (13). (*) Journal de Mathéinatiquea, tome IV, p. 318. 16 - 242 - Si donc, comme la lail M. Liouville, on représente par u la fonctîori de x contenue dans ie second membre, on àufa du / (h.\ -a a s=y »|_« -—,'■ J (»'• La fraction a ainsi l-" + i''(-); du dx /] e " — . (/.;• = 0 ; et , par conséquent , dv = xd (cos 1) + yd (cos (j.) + zd (cos v) (4). La valeur commune des rapports (1) est donc xdx + ydy + zdz udn _ rcrf (cos 1) + yd (cos a) + zd (cos v) "" dv ' et l'on peut prendre, comme équations des lignes de courbure, dx dy dz _ îidw (5). rf . cos X d . cos ij. d . cos v riv II. Dans le cas de l'ellipsoïde : x" y* z- , ,,. x^ y* z* i ,_, De ces équations , jointes à la relation (:2), on lire (a* — ^ )(fl' — c) De plus, l'cC , , . , vdx + xdv cos A = — , d (cos /.) = a* ' ' ' a" donc a'rf^r _ udu vdx + a;rfu rfi' ' OU (a^lv — i'ur/w) xdx = me* dudv. Si l'on remplace x- et xdx par leurs valeurs, on trouve, après quelques réductions, u^v'du- — ?w' (fl- + /^* + fi- — w) dudv + a'b^c*dv^ = 0 (9). Telle est l'équation différentielle des lignes de eourbure de V ellipsoïde, rapportées aux variables ?/, v. III. Pour la simplifier , posons H» = U + a' + b' + c\ V = ^J^ (10) : il vient YdlV - UrfUrfV + dX' - 0 , OU Cette équation , qui rentre dans la classe considérée par Clairault, a pour intégrale : U = m\ 4- - , m m étant une constante arbitraire. Par suite, l'intégrale de l'équation (9) est - ,, , a'b'c' 1 u^ — a-~b-—c- = m ■ — - — f- - ; V m ou , si l'on remplace m par -7- abc -f (ir- -n'- — /r — c') / + '-^ f - 0 (42). — 2'i6 - A cause des valeurs de ir , v'-, celte équation équivaut à, Ibcl .\ 'cal . \ , labl .\ , , , abc [j- + ') ■'■ + 1^ -" ^ ) ■" " (^ -^ ') ■- = « + '■• + <^' -— ''^'- IV. Les surfaces représentées par l'équation (13) sont des ellipsoïdes ou des hyperboloïdes, ayant mêmes plans principaux que l'ellipsoïde donné, et dont les intersections avec celui-ci sont les lignes de courbure de cette surface. Lorsque / = -; — rj — ;? , l'équation (13) représente l'origine. De môme si / = ± oo , etc. Si l'on élimine le paramètre / entre l'équation (12) et sa dé- rivée relative à / , on trouve » Lt .\. ^a'b'c- {u- — a' — b^ — c')- = r- (U). v Cette relation est une conséquence de : ?/» = «- + b- -f- C' 4- kr , 7— ^ k' ; donc la surface (14) , enveloppe des ellipsoïdes (13) , peut être engendrée par les intersections d'une série d'ellipsoïdes sem- blables et de sphères. En outre, la combinaison des équations (12), (14) conduit à 2 abc + (?r — a'- — b' — c'-) 1 = 0 (15) ; donc chacun des ellipsoïdes enveloppés touche, suivant iine courbe sphérique , la surface enveloppe. V. Ajoutons membre à membre les équations (G), (H), après avoir multiplié par >' les deux membres de la première ; le résultat peut être écrit sous la forme abrégée : 7 (/ + -^ + - 1 .r' = /;• -f- ia' + b'- + c°-)'k— abc (lU). — 247 — Pour une valeur donnée de /, cette relation appartient à toutes les surfaces du second degré qui passent par la ligne de courbure correspondante : on doit donc pouvoir déter- miner A de manière que l'équation (16) représente les hyper- boloïdes homofo.caux avec l'ellipsoïde donné. Cette condition conduit à A' + {g- -j- l>- + C-) L — abc /' + (a' + b' + c') l — abc _ . _ / » . lùF+lër+Ud' bl^ A- bH + cal- ~ équation d'où l'on tire Il _ /' ^*^* "^ ^^^' + ^'^^ abc Par suite, l'équation (16) devient V^ r , bel' /' b'c- + c-f(* -+- a'b- ,, 1 ^mi L fl a a:bc J = /,' ■ /' -f- (a"- + b- +c-)l — abc ; abc ou , plus simplement , X('-T)('-7l-'- = ('-F)('~ï)('-f). OU enfin -\ 7- = 1 (1/). abc ,, abc , abc "-'- "--r '■■•-T - 248 — LIX. — RECTIFICATION ET ADDITION A LA NOTE WX. (JANVIER 1867) (*). M. Lebesgue m'a fait observer que les formules (6) et (G') ne sont pas assez générales : en les écrivant, j'ai supposé, tacitement, les valeurs de ^, ^} — 1 et 2 a + u.- — 1 , pre- mières entre elles deux à deux. Le môme manque de géné- ralité se remarque sur les formules (11) et (M'). Néanmoins, les résultats indiqués dans le Paragraphe V sont exacts, comme tous ceux que l'on déduirait des formules citées. En cherchant à corriger la faute dont je viens de parler, je me suis aperçu que le Problème en question se ramène très-simplement à la résolution , en nombres entiers, d'une équation de la forme Ax* — B2/*= 1. Cette nouvelle solution du Problème est l'objet de la présente Note. I. Reprenons les équations 2x + y — i = z (a), 2yz = a {b), y' + s' — 1 = jS (c), «(3 = m' (rf), s - P (e). D'après (a), y etz sont de 'parités différentes ; donc y-, |5 sont des multiples c?e 4. Soient 0, 6' ne contenant aucun facteur carré ; autrement dit : e = abcde . . . , G' = a'h'c'd'e' . . . , ( *) Ces deux Notes ont paru dans les Att.i delV Accademia Pontiflcio de' Ni'ovi Lin cet. — 249 — rt, &,c,rf,f,..., d'une part, et ft', b\ C, d',e',..., de l'autre, étant des facteurs premiers inégaux. A cause de l'équation {d), 6S' doit être un carré; donc a' = a , b' = b , C = c , . . , ou 6' =: 8 ; et, par conséquent, Soient y = py, z = qy (y) , ^, q étant deux nombres donnés, l'un pair, l'autre impair , premiers entre eux. Les équations (/?), (c) deviennent , à cause des valeurs {f) : pqy'- - 2Gu* (/() , 0'* + '/*) '/'—! = 4Gy* (A"). Éliminante, on trouve M* (/r + q') îr — 2/?lus grand commun diviseur algébrique (septembre 1865). I. THÉORÈME. Soient F^, F, deux polynômes à coefficients entiers, dont les degrés sont m , \\\ — i. Soit F le reste de la division de B„' F^^ par F^ , B^ étant le coefficient du premier terme de F. Soit, semhlahlement , F le reste de la division de C 'f par F , G étant le coefficient du premier terme de \\. Si les deiirés des restes F^, F. so)if , comme cela arrive ordinairement , \\\ — i2, m — 3, le deuxième reste, F,, est divisible par B<, {*). En supposant 0 = Ao,x' + A,.x" + AjX -!-...+ A„. (1), F, = B„r"'-' + D,.t"*-^ + B,,!."'-' 4- ... - B._.. (2), Bo^F„ = F.Q. + F, (3), F. = C„:c"'-' + C..'c'"-' + ... +C„,.^, (4), C;F, = F,CI, +F, (5). F, = DoO;'""' + D.x"'"'* + . . . + D„.- :j (6), on voit d'abord que Q est le quotient entier de B/ (Ao.^, + A, ^' + A,) par B X + B . (*) Ce théorème est dû, en partie, à M. Labatie [Méthode d'élimination par le plus gra?id commun diviseur , 2« édition , p. S). Mais la démonstration de l'au- teur exige que les coefficients «le F^ , F, soient des polynômes , ce qui n'est pas nécessaire. — 25d — Ainsi Q, = A„B„:c + A.Bo-A„B, , ou Q, = Bo{A„.T4-A.)-A,B. (7). De môme, Q, = B„ C„ a: + B, C, - B„ C, , OU Q, = Bo{C,x~~C,) + B,C, (8). En outre, d'après l'égalité (3), C„ est le coefficient de a;""" dans Bo' . A, x""- - ( B, x"- + T>, x"'^') [A.BoX + A, B,- AoBJ ; c'est-à-dire que C„ = (A,Bo- A„ B,) B„ + (A„ B, - A, B») B. (9) Pour la même raison, C, est le coefficient de x'"'" dans Bo' AsX'"" ' ' - (B, x"^' + B, .:c"'~^) [A, Bo x + A, B„ - A» B,] ; donc C, = (A3 B„ - A„ B,,) B„ + (A, B. - A„ B.) B, ( lOi. Maintenant, l'élimination de F,, entre les égalités (3), (o), conduit à F. = (Co'- + Q, Q.) F. - B„^ Q. Fa (1 1 j. La seconde partie du second membre est divisible par B, : il suliit donc, pour démontrer le théorème énoncé, de faire voir que la première partie l'est également. - 254 - Or, d'après les formules (7), (8), (9) et (10), on a, relative- ment au module B/ : Q, Q, = + BoB. (A.C„ + A„C,)-A„B.= Co, A,Co+A„C, = - (2A„A,B.+A,'B,-f-A„%)B„ + AoB,(A,B.4-AoB,), Q.Q, = + A„B„B,'(A.B,+A„B.)-A„B,'(A„Br-A„B„B -A.B„B,) ^+ 2AoBoB,'(A. B, + A„B,) — A„B,', Co = — (AoB, + A,B,)B„ + AoB,% C„= =-2AoB.*(AoB. + A.B.)B. + Ao'B.*; donc enfin C,= + Q, Q. = cMd . b:. II. Application. F„ = X' 4- x'' + 2.r= + x-h i, F, = Ix^ + ix' + x+ \. On trouve , en multipliant, F par 7 : F, = 79a;' -f- 39 a; -f- 40 ; puis, en multipliant F, par 79 : F, = — ^ g74a; + 4 263 = 7' ( — 426^- -h 87); Ainsi le deuxième reslo est divisible par 7'. Si maintenant on prend -i^G'F, pour dividende, et 4:20 ;f — 87 pour diviseur, le reste R égale - 255 — 79 . 87-- + 39 . 87 . 426 + 4b . 126' 79 . 87^ + 426 (3 393 + 19 596) 79 [87'- -f- 426. 2911, OU enfin R = 79-^ . 1 665. LXI. — SLR l'équation DU QUATRIÈME DEGRÉ (1863). I. Pour résoudre l'équation X' + Aa;= + Bx + C = 0 (1), à eoeftîcients réels, posons X' + Xx- + Ba; + C = (a;' + px + q) {x° — px -t- q') : nous devons trouver, pour l'es inconnues ]; , q, q' , an moins an système de valeurs réelles. En égalant les coefficients des mêmes puissances de x , dans les deux membres , on obtient P q' + q = \ + p--, q' — '/--, W' = C ; puis , en éliminant q et q' , (A + pj - 5: = 4 c (2). p- Soit A + p^ = q' + q^z (3); l'équation (2) devient %^ — A;:,' — iCz — (B' — 4AC) = 0 (4). Telle est la réduite de l'équation (1). II. D'après la relation (3) , Véquation (4) a au moins une racine plus grande que A (*). Si l'on désigne par y cette ra- cine, on trouve (*) On reconnaît aisément qu'elle en a un nombre impair. — 25G — 1 I B \/y-k' ) (5) 1 / B \ etc. III. L'équation X' + X- + 8a: — 15 = U a pour réduite ::,' — 2.' + t)Os — 124 = 0. Celle-ci donne 7 = 2. Donc /> = !, f/' = ^, (l. i*j Ou plutôt de Tartaglia. Voi/ez la savante Notice insérée, par Terquem, au tome XV des Nouvelles Annales de Mathématiques. (**) Je mets de côté, bien entendu , le cas où ré(juatiou (1) aurait des racines égales. — 257 — LXil. — SUR LES COORDONNÉES CURVILIGNES (*). I. Soit un ellipsoïde donné, ayant pour équation - -+- TT + — = 1 1 • a- h- c* Les hyperboloïdes homoibcaux avec celte surface peuvent commodément être représentés par «■^ v ^"- ^ /g^^ cf'^ — u- II- — u- c' — u* œ* y- ^' , /o\ a^ — V- b- — v^ c- — V Nous supposons a>u>b>v>c (4) ; de manière que l'équation (2) représente des hijperboloïdes à deux nappes , et l'équation (3), des hijperboloïdes à une nappe. II. On tire, des équations (1), (2), (3) : puis, de celles-ci : dx = — (a' — ti=) udu + {a^ — îL^)vdv \ V {a' — ^-l («' — c') i^ {a- — w) {a^ — V) b {b' — v^) îidu + {b- — ?i=) vdv dy = , ■ . y . > (6) c (c- — v^) udu + (c* — îi') vdv _ (*) Résumé de quelques leçons faites à l'Université de Liège, en juin 1866. - 258 - Nous allons calculer , au moyen de ces valeurs , les quantités 1-' 1^- 1'-' Z^' 2«'-. dont nous aurons besoin plus tard. III. l'' En posant {a* — b') {b' — c') (c* — fl' ) = P , on a d'abord > oî' = — - 2 ft« (6» — c') (ft' — u«) (a' — V) = — -ïla'{b'—c')-{u*-\-v^)la\b'—c*)+ïi*v*la^b*-c*)ï Or: la'ib —c')= —"P (a' + b'- + c') , 1 fl* {b' — c«) = -~ P , 2 a* (b* — c) = 0 ; donc V ic* = a* -h b* + c*~ u* — v* ; OU X» + y' + ^' = a' 4- ^' 4- c' — w» — i;« (*) (7). (*) Cette relation, très-connue, est comprise dans un théorème général, que j'ai démontré autrefois {Mémoire sitr la transformation des variables , etc. — Académie de Bruxelles. — 1840.) - 259 — 2" De même , x^ "ô*" aWPL OU X* _ y _ z^ u^v- a* ' 6* ' c* ~ a'b'-c'- (8). 3" Des formules (6), on déduit = -^ n — r;m — ^-^ I t — ^u*du^+'imdudv+ -- — rrfy* ; («*—&*)(«.'— C-) I a*— ît* «*— f* ' ou, en supprimant une somme nulle, dx'= - ^ u'du* 1 a\b' -c') ^J^l -^^'^^' ^ «'(^'— c')^J^] (9). Or De plus, à cause de (a — î;^)(^^— 7i2)(c.2 — M') - 260 — la' (b' - c'){a"- — v'){b'' — u'){c* —u') = a'l>-c' I a'{b* ^c')-u'l a'{b*-c*) + îi* 1 ff ' {b' - c^) - a' b^ c- V' 1 {b* - c*) + u^v* la-{b' — c') — u'v- la^b*~c') = u'la' {b^ — C-) + li* V' 1 a* (b' - c*) = — Vii^îi^ — v'^). La relation (9) devient donc , simplement , dx'+dy'+dz'={u''—v'') \\]' u^ du' — y'v'dv''~\ dans celle-ci , on suppose, pour abréger , îi* ,,. v^ (10) 4" On trouve, avec la même facilité, i-, (*)• u^-i)^)ru^rfu'— V^rfvO (11). 5" La quantité V a^^dx- se décompose en P a' — m' — 2 — - — la'{b^—c^) fr- la*ib'-c')-r—j. a'—v (*) Eu vertu des inégalités (4), les fonctions tJ% V* sont positives. — 261 ■ Or: la'ib'-C') = —V, De plus, en négligeant deux termes nuls : la'{b-—c-){a- — v-){0''—u-)ic- — u-) = _ Pa^ô^c'— w* 2fl«(**— c*) + u' la' {b- — c-) ■+■ PwV = — pfa-bH''—{b^c^ + c^a^+a^b'')u^ + {a' + b' +c^)u* — u*v-\ = —V\{a''—u^){b- — u*){c''-u')+u'{u' — v*)\. La somme cherchée est donc et , par conséquent , a^dx^ = (iidu + vdvf + (7r — v"-){V>''u^du^ — \^v*dv^) (12). IV. Soient /, p les dislances du centre 0 à un point quel- conque M et au plan tangent en M (*) ; soient, en outre, ds, ds' les éléments MM', mm' d'une courbe et de sa transformée sphérique, déterminée par les formules X = ax' , y — by' , z =^ cz' : (*) Le lecteur est prié de faire la figure. - 262 - les équations (7), (8), (10), (11) deviennent : /' = a^ + b'- -f- c' — u' — v' (7') , puv = abc (8'), f/s2 = (m9_ v^~) U^u-idu' — V^ v^dv^ I (10') , ds'' = (îi^— i^«)fu2rfu2 — V^rfv^l (11'). V. Considérons sur l'ellipsoïde deux espèces de courbes : les unes, intersections de cette surface par des sphères con- centriques avec l'ellipsoïde; les autres, lieux des points de contact des plans tangents dont la distance au centre est constante. D'après les relations (T'), (8'), les équations de ces courbes sont, respectivement, u- + V- = const (*), uv = const. Ces mômes relations (7'), (8') expriment d'ailleurs que les parai! élipipèdes ayant pour arêtes 1, u, v oî* p, u, v, o??^ les diagonales constantes ou un volume constant. VI. Soient R, , R, les rayons principaux en un point quel- conque de l'ellipsoïde. On sait que (*) Il est assez remarquable que, dans ce système de coordonnées, YelUpse sphérique soit, pour ainsi dire, représentée par Yéq^iation du cercle. (**) DuPiN, Développements de Géométrie, p. 212. Il résulte, de la dernière relation , que si im plan roule de manière à toucher constamment un ellipsoïde et une sphère concentriques , le lieu de ses points de contact avec l'ellipsoïde est une ligne de courbure co7istante. On peut consulter aussi le Mémoire intitulé : Recherches sur les surfaces gauches. — Académie de Belgique , 186(i. - 263 — Au moyen des équations (7'), (8'), on transforme ces for- mules en celles-ci : R. + R.„ '"'+,'")''". R,R.- «'"■ abc ' ' * a-b-c^ ' d'où l'on conclut, en supposant R, > R^ : valeurs remarquables par la simplicité. Il en résulte, en particulier, que les équations des ombilics sont u = V =^ b; OU flî ^2 Xi = a^ — ; ^ , î/ = 0 , x^ = c* -^ a- — c- fl- — c- VII. Dans un beau Mémoire de Joachimstal (*), l'équation générale des lignes géodésiques est mise sous la forme IdXd-x -SXriX 1 dxd-x _ IdXdx '^ IX' ~ Idx' " ' ^ ^ X, Y, Z étant les dérivées partielles de la fonction F (x,y,z) qui forme le premier membre de l'équation de la surface donnée. Dans le cas actuel, a- b^ c' [*) Journal de Crelle, tome XXVI. — 204 - Par suite, une intégrale première de l'équation (14) est a' // C (f dx^ dy^ dz' ^ '' a- "^ "F" "*" ~ g représentant une longueur arbitraire. Au moyen des formules du paragraphe III, on transforme cette intégrale , soit en la relation M' ■pd)^ (16) , •' / soit en celle-ci : {\]'du^ — \Hv^) îi*v' = h' {IVn'du' — V'v'dv') (17) , dans laquelle VIII. On tire, de l'équation (17), {]udu _^ Vvdv ± --: (18). Par conséquent, l'inlégralo seconde de rr^qualion (14), ou l'équation des lignes géodésiques, est u-du y {a'^—n-){b'-—u-){c'-—u-){ti-—h-) \' (a'—v-)(p' — v''){c'--v-){v-—h'') ^ coiist. (19). — 265 — Elle équivaut à F {u) ^ F (v) = const. (!20) , F (a) représentant, en général, l'intégrale abélienne x-ch. IX. La combinaison des équations (10)' et (18) donne u^ — li- ou {u- — v^) Hiidu ds = — . /. = • [/■u' — h' Le second membre est la même chose que {jirdu Uuv-du donc, en vertu de l'équation (18), Vhi^du \v^dv ds = ■ « Ici, « dit M. Liouville , «les variables sont séparées comme (*) Voir, sur ce point, une Note de M. Liouville [Journal de Mathématiques , tome IX). La plupart des résultats auxquels nous venons de parvenir ont été dé- montrés déjà parce savant Géomètre ; mais il les a trouvés en considérant la ligne géodésique comme la trajectoire d'un point qui ne serait sollicité par aucune force accélératrice : nos méthodes sont donc essentiellement différentes. — 266 - dans l'équation même de la courbe ; on a donc cette formule très-remarquable » : s = I {a'—u'){b'—ir)[c'—ir){ie—li') J \/{a'—v-'){b'—v'j{c'—v'){v'—h'') + const (21). II en résulte que l'arc de la ligne géodésique s'exprime par la somme ou la différence de deux intégrales abéliennes. X. D'après une remarque de Joaohimsial, le rayon de cour- bure d'une ligne géodésique est donné par la formule m* dans laquelle m est une constante. A cause de p' = ^^-^ , cette formule équivaut à (R, Ky 0* = const. {^2-2} Si la ligne géodésique est une section principale, p = R_ , et R ' -r^ = const. R. a* Au sommet C de la section principale AOG, R, = -^ , b- b" R, = — : la valeur de la constante est donc —-r ; et , par conséquent, JlL- ^ _1_ (23) R, aV* ^ ^ - 267 — XI. Pour chaque valeur attribuée à la constante^, l'équa- tion (15) représente une série de lignes géodésiques. Cher- chons les trajectoires orthogonales de ces courbes (*). En représentant , pour un instant , par dx, Sy, §z les diffé- rentielles relatives à la trajectoire, on a dxdx + dy§y + dz§z = 0, — dx + rr dij -\- -- dz — ^ ; j V a- b- c^ d'où dx dy dz Idz-^rhj %§x--^§z ±dy-ldx h- c- ^ c- a^ a- -^ b- Substituant dans (15), et rétablissant dx, dy , d% au lieu de dx, dy, dz, on trouve l\TTd,z—~ dy p' y 1 /y^. ^ 4(>-?4 (24), équation différentielle des trajectoires cherchées. La somme placée en numérateur est égale à ^^i^^T-h'-'^^'v"' _ ds^ ixdx ydy zdz'^_ ds^ p- \ (i^ b- c^ I p'^ (*)I1 est bon d'observer que, d'après une remarque de M. Michael Roberts, toutes ces lignes géodésiques sont tangentes à une même ligne de courbure. {Journal de Liouville , tome X). Couséquemment , les trajectoires orthogonales cherchées sont, pour ainsi dire, des développantes de la ligne de courbure. - 268 - De même, V. -. — AOUT iSGl). Xlî. Le dernier caleul peut être simplifié et généralisé. A cause de [a- — V) udii + (ft- — u^) vdv dx = — a dx — — a \/{a^— b-) {a' — C-) {u^ — m=) [a^ — v') ' (a' — v^) mu + («^ — u^) vdv \/(a2— ^')(ft-^ — c'){a'- — u'-)ia- — v') ' la condition dx §x + dy dy + dz, oz = 0 équivaut à \a^b'-C'-)\^Ç^U^dudu+UVidudv + dvdu)+ ^IH^ i-^^î;^)yl = 0 ou, par les transformations employées ci-dessus (III, 3"), à \j-u^dudu = V-vUlvdv (28). Il est facile de comprendre l'usage et l'utilité de cette rela- tion générale : si l'on se donne l'équation différentielle Udu = Ndv (29) d'une série de courbes G, on en conclut immédiatement, pour leurs trajectoires orthogonales G, , -w'^'^^-r'" (30). XIII. 1° Si les courbes G sont les lignes géodésiques con- sidérées dans le paragraphe VIII , Uu Yv M = ^ , N = ± [/u'—k- Vv' — h'' - -270 — et l'équation (30) devient Vu\^u'-—ir-§u = ± VvVh^-v- ov : celle-ci ne diffère pas de la relation (26). 2" Si les courbes C sont définies par w- + v- — const, ou par uv = const. (V) , on a , dans le premier cas , M = w , ^= — v; et , dans le second , M = y, N= — i/. L'équation différentielle des trajectoires Ci est donc, soit \]'u§H + \H'dv=0 (31), soit UHi'du -f Y'v'^èv = 0 (32). Dans chacune de celles-ci, les variables sont séparées, et l'intégration est facile. 3" Supposons que les courbes C constituent un système de sections circulaires de l'ellipsoïde. L'équation dilTérentielle de ces courbes est, comme l'on sait. (l_c. / a' - b'- le radical pouvant être pris avec un signe quelconque. Mais , par les formules (6), c * a-—b^ {c2~i")udu-h{c^- — m)vdv ^ /{g- —u')ia- —v^) dx a^ b'^ — c' {a''~-v^)udii + {(i°'—u^')vdv V {c- — u-){c-—v-)' conséquemment , l'équation différentielle des sections circu- laires , rapportées aux coordonnées m , v , est {c^ — v'')udn + {c- —u-)vdv __ [a" — v") ndu -+- (a" — u^) vdv — 271 — ou, plus simplement, ic d H V d V (33), 1/ ia' — II') {c' — II-) V {a' — V) (c- - V') Par suite, l'équation (30) devient : M' eu V' âv (/r - II') V {a- - u') {n' — r) ~ " {If ~ o') \/ {a* — v') {v* — c*) ^^^^' XIV. Pour intégrer , on peut prendre : , _ a' // + c' . _ a' q- + c' ''' ~ l+/r ' "' ~ \+q' ■' on trouve ainsi : a' p- + c' d p _ a- q- + c' d q {a' — ir) p'- — {If — c'-) 1 + f {a' — b') q'~{b'- r) 1 + q' D'ailleurs a-p- -^c'- 1 {ir—b')p'-{b' — c') 1 +// b' r ' ' 1 [j) y a- — b' — Vb' — c' p Va- — If + Vb' — c'J 2 \/b' - c' [ p Viv ~ b'' - Vb' -c' p Va- - If + Vb' - c' 1 1 + p- Conséquemment, l'intégrale de l'équation (34) est ^' l pV^^-VF^^ arc tg p 2 V{a"-— b') {b'- — c') p V a'~b' + Vb' — c* b'- , q Va-—b' — Vif~^' -i ■ 1 — , . + arc tgr/ = co«sf 2 \ UC- — b') {b' — c') q Va' - b' + Vb'- — c' — 272 - OU , si l'on fait b* I sin((5 — v)sin('G — y) c\/7~i — htth ?: 1 ■ , ' , . ■ ,n — -T + cp + G = const. (*) (35) XV. REMARQUE. Vintégvale de réqualion (33), ou l'équation des sections circulaires, rapportées aux coordonnées 9 et ô , est 'p — G = fo«s^ (36) Pour interpréter ce résultat, considérons les deux hyper- boloïdes passant par un point quelconque M de la section circulaire G, puis les cônes asymptotiques correspondants. Soient OG, OH les traces de ces cônes sur le plan %x , de manière que OG soit l'asymptote de l'hyperbole représentée par X- %"■ 7 + — r= U ft — u- C" — II- et que OH soit l'asymptote de l'hyperbole dont l'équation est 1. (r — v c'—v On a cp = GOo;, G = GOIi; et, par conséquent : Les génératrices jmncipales (situées dans le plan :;-,i') des cônes asymptotiques aux hyperholoïdcs passant en un point quelconque d'une section circulaire de V ellipsoïde, font entre elles un angle constant. (*)0n trouvera, dons la Note LXV, une autre solution du ])robléme des trajectoires orthogonales des sections circulaires de l'ellipsoïde. — 273 - LXIII. — AIUE d'une surface DU QUATRIÈME DEGRÉ. I. Cette surface , bien connue , est engendrée par une droite D, de longueur donnée, dont les extrémités glissent sur deux droites fixes A, B , non situées dans un même plan , et, pour plus de simplicité, supposées perpendiculaires entre elles. En appelant 2c la longueur de la commune perpendiculaire aux directrices , et 7 l'angle constant formé par les directions de cette droite et de la génératrice, on trouve aisément que l'équation de la surface est réductible à la forme {c + zf {c-zy Quant à la génératrice , elle peut être représentée par a; = (c + :r) tgycoso, ?/ = (c— 5)tgy sinç, (2) 9 étant l'angle de A avec la projection de D sur le plan xij. Les angles « , /3 , que fait D avec les axes des x et des y , sont déterminés par les formules cosa = sinycosç, cos [3 = — siny sin tp. (3) II. Lorsque la génératrice se déplace, un point M de cette ligne décrit nn petit arc d'ellipse : la longueur et les projec- tions de cet arc vérifient les relations (4) ds* = dx* + dif , dx=—(c-i-z)\g y sintp rfcp, rfy=(c — z)tgy cosç rf le parallélogramme qui a - 27i — pour côtés ds et da peut être considéré comme l'élément de la surface. L'aire de ce parallélogramme est rfA = rfsrfasinV. Mais, par les formules (3), (4), (5) : donc siny , , , ,, — dA --= — ^dfdz ^'(î;— ccos2(p)'+c*cos'ysin*29 » puis ^ f/'f / dz l/(s — ccos2cp)*4-c-cos*7sin=2cpn. (6) cos'v III. En général , / du \^ïF+âF "= ^u VW + rt' + ^ a* 1 (if + '/2{* + tt*) -I- const ; donc , R étant le radical qui entre dans la formule (6) , / Rrfz= -(z— ccos2(p)R+-c'cos*ysin'2!pl r— ccos2p+R +co?i.$/; (*) On ne considère ici que la partie de la surface limitée par le plan zr , le plan 31J et les directrices. - 275 r- ^ / Rrfî=!2c- siiP(pt/l— sin*ycos*94-cos'!pj/l— sin'ysin*© 1 , ... i(sincp + |'^l — siir 7C0S^©)sincp + -- c- cos- y siii^ 2 cp 1 î^ i ' — ^ '- (— cûstp+î/l— sin'ysin^cp)cos

)rf(p=— - 2 / ~cos2©ûf(p + -^+ / "cosiçf^^ Par suite , P = ^(l-4l2) (13). VI. La détermination de l'intégrale N = / sin*2(prfcpl(cos

~y D'ailleurs 3 ■ 1 2 sin ~ V cos- i P"— ^iHf)-^>[-(M)] = 2l(cos|+ sin|j; donc la formule (20) devient ■1 cos7(vcosv — siny) ;:,/ y . y\ 1 N = No + -4- — r^^ / £i+ 1 cosi.-^sm^--- b 2 sin' y 2 12 2/2 vdv sinw' OU plus simplement, et à cause de la valeur de No : ^ ,. , 1 ^^ COS y (y COS V— siny) - i / '/ . ■ y\ N = - (1 - i 1 2) + ^^,^,,^. ^ + j 1 (cos | + 5,n l] + 1 n-y sini' ou enfin _7^ t: 1 M +siny\ cosy (ycosy— siny) ^ ' " 16 4 \ 2 / 2sin'y i K-y (21) vdv sin ?.' — 28G - On voit ainsi que la fonction désignée par N se compose d'une somme de quantités données, augmentée de la moitié d'une intégrale de forme très-simple, mais dont la valeur n'est pas connue généralement. Le problème que nous nous étions proposé de résoudre se réduit donc, en dernière analyse, à la recherche de cette même intégrale. IX. Reprenons les formules (9), (11), (l!2), (13) et (21) : '^ " 7^ [^ ^^ '^ '^^^'' y] " ^* ^"' y [P + C» 1 (cos y)] , M= j^rip-[(2-cos2'/)sin!2y + !2y(l-!2cos25/)J, 7r_ 7T T [\ +siiiy\ cosy(ycosy— siny) 16 ■*" 4 \ 2 j "^ 2lïïF^; suif P = ii-(t-il2). Q=^. La substitution des valeurs de M et de N donne d'abord, au moyen de quelques réductions , 3 y 4M + N cos' y = - cos y + -~4 — (3 sin' v + 2 cos' v) ' 2 ' 2 sni y ' ^ ........... ,1 +siny ïcos'v[t+,a sni V - 287 — De plus , P + ûl(cosy) ^^-^\IJ- 16 4 \cosy Conséqiierament A 3 y , .^ r: . 1 l\ + sin -A 1 . / -2 vdv + -Sllly / -: . 2 / siii V (22) X. Si l'on compare cette valeur à celle qui résulte de l'équation (6), et que l'on prenne c pour unité , on trouve d'D I (/5i/(:r — cosScp)* + cos*y sin*29 = - cos y + - -A— (3 sin' y 4- 2 cos' y) + - cos' yl / ^ ' ^ ' 2 2?iny^ 4 \ cosv / 1 . / 2 \tclv I + -cos-y / -. — . (*) Cette formule semble en défaut lorsque y — -. Mais dans ce cas, l'inté- grale relative à z doit être décomposée ainsi : (cos 2 y — z] dz -{- I iz — CQs2 9)dz; parce que , dans le premier membre de (23) , le radical est supposé positif. — 288 — LXIV. — TRAJECTOIRES ORTHOGONALES DES SECTIONS CIRCULAIRES d'uN ELLIPSOÏDE (novembre 1865) (*). I. Soit un ellipsoïde OABG (**) ayant pour centre le point 0, et dans lequel les demi-axes , rangés par ordre de grandeur décroissante, soient OA = a, OB = b, OC = c. Si, dans le plan de la section principale GA, nous prenons un rayon vecteur OE = OB = &, le plan BOE coupera l'ellipsoïde sui- vant un cercle ; et il en sera de même pour tous les plans pa- rallèles à celui-là. Les limites de ces cercles, c'est-à-dire les points I, r où l'ellipsoïde est touché par deux plans parallèles à BOE, sont des ombilics de la surface. Cela posé , si nous rapportons l'ellipsoïde aux droites OE, OB et à une perpendiculaire 0^ au plan BOE, la projection P du contour apparent de la surface pourra être représentée par -. + - = 1. D (1) II. Les sections circulaires parallèles à BOE, ou les lignes rfe w/î;eflw de l'ellipsoïde , se projettent, en vraie grandeur, suivant des circonférences doublement tangentes à l'ellipse P, et dont les centres sont situés sur Ox. (*) Rédaction nouvelle d'une Note publiée dans le Journal de Mathématiques (tome XII). (**) Le lecteur est prié de faire les figures. (*' * ) Il est évident que ç — b. De plus , un calcul fort simple donne a'b' + b-c- — c^a- ;,■' ■ . — 289 — On trouve aisément que l'équation de ces circonférences est n-, (2) {X - cf.Y + if --= ff- ï\ - ^, en supposant r'- = f - (f. Par conséquent , les trajectoires orthogonales des sections circulaires de VeUipsoide, ou les lignes de plus grande pente de cette surface, ont pour projections, sur le plan xQy, les tra- jectoires orthogonales des circonférences dont il s'agit. IIÎ. Le calcul ordinaire conduit à {p'-ydx — q'-xdyy = r- {}f-q' — ff ~ ifxr) dy'- , (3) équation différentielle des trajectoires (**). (*) La discussion de l'équation (2\ donne lieu aux remarques suivantes : r- 1" Si X est compris entre 0 et - , la circonférence touche en effet l'ellipse en P deux points symétriquement placés relativement à Taxe des abscisses ; 2° Lorsque a = — , la circonférence devient osculatrice à l'ellipse : son rayon P ' P 3° Si K est compris entre — et r. la circonférence est intérieure à l'ellipse ; P mais, au point de vue algébriqi'e , ces deux courbes sont doublem.ent tangentes l'une à l'autre ; 4'^ Enfin, lorsque a = rt r , l'équation (2) représente les foyers de l'ellipse : ces points sont les projections des ombilics V , I {Journal de Mathématiques. tome XII , p. 486). (**) Elle ne diffère, que par la notation, de celle qui se trouve dans la Note citée (Joi'.rnal de Mathéniatiaves . tome XII . p. 484, éq. (2)). 19 ^ 290 — Avant (le chercher à l'intégrer, on peut reconnaître, soit par le calcul, soit graphiquement, que chacune des courbes représentée par cette équation (3) : 1° Passe par les deux foyers ; ^2° présente un rebroussement au point où elle coupe V ellipse. Conséquemment : 4° les trajectoires orthogonales des sections circulaires de Vellipsoide , parallèles au plan BOE , passent toutes par les ombilics I, T; 2" au point d'intersection P d\ine de ces courbes avec le contour apparent de l'ellipsoïde , relatif au plan BOE , la tangente PS est perpendiculaire à ce même plan (*). IV. La variable a étant moindre que r, on peut supposer Cf. = r sin (p. Déplus, on satisfait à l'équation (2) en prenant X = r sin (p + Pour déterminer Y, on a la relation \y\+p' + g' dY (*) 11 est plus simple de prendre z^ — — I Mx + / arhj + / d)/ 1 — d.i - 295 — D'ailleurs \/îTWT^u-r 'P'^'" \^l+ir+q- yi-\-p- + ci- {\+p-)t—pqs dy 1 + ;r + q- donc d\ P ^ j {\+f)t-vqs dy V\+V" + q'- J {\ + p°-+q')^ A cause de (1 -hp*)t — 'ipqs + (1 + q'-) r = 0, ' ;i+;r + f/*)t ' dy. (7) (8) on vérifie aisément que le second membre de l'équation (7) est indépendant de a^ ; ce qui doit être. III. Soit, par exemple, 3 = 1 cos y — 1 COS X ; d'où 1 1 p^tgx , q-=—\gy, r= — — , s = 0, t = cos-x cos^y L'équation (7) devient rfY / cosrccosy , siiKTCosw rf7 = ~/ — : : ^^-^^ / (cos- y -{-cos-x sut yY cos^y + cos-^siir?/ ou , si l'on fait sin ^ = x dM / dl Icosy —— = — cos y dy ^ r dl / (1 — /r&hryy- 1 — À'sin-;/ - 29G L'iiUégralc a pour valeur donc -— = 0 , \ = const. dy Si, pour plus de simplicité, on suppose celte constante nulle , on trouve, par l'équation (6) , siu 5, = — sin X sin y. (9) Telle est l'équation de la surface S, , en supposant que la surface S soit représentée par s = Icosy — 1 cosa;. IV. L'équation des lignes de courbure de la surface S. est, en général, dx + p^dz, dy-\-(}^dz, dp, dq, ' ou dx — b {ady — bdx) dy + a (cidy — bdx) _ Tb ^ "^ là ' ou [■ i+b')dx—abdy d. — — ^— _-+ ( 1 +a-)dy -a bdx U- ^ =0. . \/\+p-+(r L J y^+p'-bq- Si l'on effectue les différentiations indiquées, et que l'on remplace a, b par leurs valeurs, on trouve, au lieu de cette équation , ^- 297 — j (i + -2 (f )r — -1 pqs dx' + 2 [(1 + /^' + ^'j s — pq ir + t}\ dvdy -f Ui + ^2f)t~^pqs]dif = 0n. (10) L'équation des lignes asymptotiques de la surface S étant rdx- + 2 sdxdy + idif =^ 0, (11) ces courbes auront mêmes projections que les lignes de cour- bure de S, , si l'on a qips-qr) ^ p {ps - qr) + q{qs — pt) ^ p {qs — pt) ^ À /.^x r —2s t i' ^ ' Il résulte, de ces proportions , pqs pqs psA qsA ,^,-. r = ; . ' t = : ^ ' ps—qr=^~^ — r' qs—pt=-i — r-; (18) q- + / p- + / .7-+ / ' p- + /. ^ ' et, en supposant 5 différent de zéro (**): ^'T + 7r^ + - = 0; (U) q- + A p- -h A ( * i On arrive plus siraplemeul à cetîe équation en partant de celle-ci Ida, da, \ (db, db, \ — don H i dy ]di/=\—^ dx H ' dv\dx, \dx dy j \d.x dij \ et en observant que (**j Je laisse de côté le cas où l'on aurait , simultanémeni : qv = -ps , pi = qs : la surface S est alors un cylindre. - 298 - Les racines de cette équation sont V. l^ La première valeur donne V = — - {p" + q^) , on trouve 1*1 Monge, Application de l'Analyse à la Géométrie, § VIII; La Gournerie , Traité de Géométrie descriptive. {'*) Journal de Mathématiques, tome VII. — 299 — La prem ière équation équivaut à ..dp , dq ^ ' dx dx Pour intégrer, je suppose p = a(]f : il vient et, conséquemment. dp dx 2a. — dx = 0; V a'+l P Y ~1 ' V' + (}' = pY, OU Y étant une fonction de y. La seconde équation (17) donnerait, pareillement , jf- + q'- = q\ ; donc Si l'on a égard à la condition dp _ dq dy ~ dx' et si l'on opère un déplacement d'origine, on trouve enfin, pour l'équation de la surface S , Z X - = arctg-, (19) 0 y g étant une constante arbitraire : la surface S est donc un héliçoïde à plan directeur. Cherchons la surface S, corres- pondante. — 300 - VI. On a q\\ fix X- + y X' + î/- de sorte que l'équation (o) devient xdx 4- ydy X- -+- y- du ~dz, = g — • - = g 1^ r i^u' + g'' (20) X- + y- en supposant u* = X- + y*. Intégrant , et déterminant la constante de manière que z^ = 0 pour M = 0, on trouve l{e^-e-') '' = i{^ —^ ) (21) Cette équation appartient à une surface de révolutions, : la section méridienne, représentée par i -|(^"-^^^). a une liaison remarquable avec la chaînette dont l'équation serait x = l\e' -re''\- ces deux coui'bcs ont pour diamètre asymptolique la !oga- rillnnique représenléc par 0 y X^ rC 301 Vli. La surface de révolution S, est donc telle, que ses lignes de courbure se projettent, sur le plan xy , suivant des circonférences et des rayons, projections des lignes asymplo- tiques de l'héliçoïde S. Cette propriété subsisterait pour toute autre surface de révolution autour de 0^^. Mais il y a plus : les lignes asymptotiques de S, , et les lignes de courbure de S , ont mêmes proiections sur le ylan des xy; en sorte que les surfaces S, S, sont conjuguées. Pour vérifier directement ce dernier point, j'observe qu'en vertu de l'équation (i20) : '■" ,, = - » puis M V u- -i- g' a V u- + g^ _ jr{u-+gi~x'{^u-+g'-) i ,~~ g , u^{u--hgy , _ (^u°-+g-]xy .Si g _ ^ u-iu'+g')^ _ u\ir+g°-)—2fi±r-^g') li g . n'{ir-hgy L'équation des lignes asymptotiques de S, est donc {li'—'iiex'+g'y"-) iix'—^2{'2ir+g^}xg dxdij+{u' — 2iry'--\-g'x')dy'-= 0. (22) On peut l'écrire ainsi : u^{dx--i- dy-] — 2u' [xdx + ydyf -\- g- [ydx— xdyf = 0. Mais, si l'on prend des coordonnées polaires, on a dx' + dy- — dit- -r U'dfjy , xdx ->- ydy = uda , ydx — xdy = — irdoi ; — 3U2 - d'où l'on conclut, rfco=±— ^?^- (23) Vg- + w*- Or, cette équation (23) appartient aux lignes de courbure de rhéliçoïde(*). VIII. Le résultat auquel nous venons de parvenir nous paraît d'autant plus remarquable que, par une autre voie, on peut trouver une seconde surface conjuguée de Vhéiiçoïde ; savoir , le caténoïde représenté par u=l[e' +e~^\ (24) IX. On peut se demander dans quel cas la surface S, est- elle, comme la surface S, à courbure moyenne nulle? Pour qu'il en soit ainsi , s, = © (a;, ?/) doit être une intégrale de dx dij ' OU de d. " \/\ + ^2 f + 2 ^^ç V/l + 2 f + 2 q- dx dy En développant, on trouve p _ pr + qs^ q ps + qt Ainsi, la surface S , qui satisfait à l'équation (1 + //) t — 2 pqs + (1 + q') /' - 0 , ( *) Journal de l'École pobjtcchnique , 29e Cahier , p. 113. (25) — 303 — doit salislaire encore à réqualioii (25). L'intégrale première de celle-ci est z = 6(p'+(n, (26) ^ étant une fonction arbitraire. Cette équation (26) exprime que , pour tous les points appartenant à une ligne de niveau , rinclinaison de la normale à la surface, sur le plan de cette ligne, est constante. De là résulte que toutes ces courbes sont équidistantes et qu'elles se projettent, sur le plan des œy , sui- vant des, courbes parallèles à une première ligne donnée. La surface ^ , représentée par l'équation (26) , peut être engendrée par une ligne plane G , dont un point M décrit une ligne plane Ti , pendant que les deux plans restent perpendi- culaires entre eux. Si la directrice D est une ellipse, les lignes de niveau sont des toroïdes, etc. X. soit (3 = F (a) l'équation de la directrice D, que nous supposerons située dans le plan des xy. Une parallèle à cette courbe a pour équation : a; - a + (y - (3) (3' = 0 , {x- a)^ + {y - (3)^ = o\ Dans le cas actuel , le rayon p est une fonction de % ; donc l'intégrale seconde de l'équation (25) , ou l'intégrale première de l'équation (26), est représentée par le système des deux équations x-a + (y-F)F = 0, (a;-a)^ + (y-F)^= ({%) (27), dans laquelle /' et F sont des fonctions arbitraires. Dans chaque exemple particulier, l'élimination de ='• donnera l'équa- tion du ne surface 1 à lignes de niveau équidistantes, et ayant une directrice donnée. — 30i - XL La surface " jouit des propriétés suivantes : 1° Les lignes de plus (jrande pente , toutes égales entre elles , sont si- tuées dans des plans verticaux ; 2" ce sont des lignes de courbure; 3° les courbes de niveau sont des lignes de cour- bure (*); 4" si Von considère la courbe G suivant laquelle la surface touche le cylindre vertical , enveloppe des plans qui contiennent les lignes de plus grande pente , cette courbe G est une développée de la surface ^. G'est-à-dire que si le cy- lindre se déroule, G engendre 1, etc. XÎL La surface li dont nous venons de nous occuper n'est pas, en général, à courbure moyenne nulle :pour qu'elle le soit, la directrice D et la génératrice doivent satisfaire à certaines conditions. Afin de les découvrir, remarquons d'abord que , le plan de la ligne de courbure G contenant la normale à la surface, cette ligne G est une section principale. De plus , en tous les points d'une même ligne de niveau , le rayon R, de cette première section principale a une valeur constante. A cause de R. R, le rayon R^ de la seconde section principale doit aussi être constant. D'après le Théorème de Mcusnier , joint à la définition de la surface, R, est égal au rayon p de la ligne de niveau , divisé par le cosinus d'un angle constant. Donc p = const. : les lignes de niveau sont des circonférences. De plus, elles doivent être équidistantes (IX); et cette pro- priété caractérise une surface de révolution. En résumé, la surface S est un catcnoïde. {*) Eu effet, ces courbes sont des irujerUMres orthogonales lies lignes de plus ;rande pente. — 305 — LXVI. ~ SLR LA PARTITION DES NOMBRES (OCTOBRE 1867) (*). PROBLÈME. — De combien de manières peut-on former une somme n, avec q nombres entiers , égaux ou inégaux? I. Désignons par N^ (**) le nombre cherché, et considérons l'équation x^-h x.^+ x^+ • • ' +x == n. (1) En supposant que les valeurs des inconnues soient ran- gées par ordre de grandeur non décroissante , nous pourrons attribuer à x^ , successivement, les a valeurs entières : 1 , 2 , 3, ... a , a représentant le plus grand nombre entier contenu dans — ; de sorte que ^• = ('^)r)- (2) Soit, en particulier, x^ = a : les valeurs dex,,x,, . ..x ne pouvant être inférieures à a, nous ferons x., = y.,-hu — l, x^ = y^ + a— i, . . . X = y -i- a— l; et nous aurons ainsi , au lieu de (1) , a équations de la forme y. + v^+ ' ■ • +y^ =«-i-(a-i)^/, (3) ( *) Cette Note peut être considérée comme faisant suite à celle de la page 62. (**) Dans la Note citée, N^ était remplacé par [n, q]. (***) Comme nous l'avons déjà dit , la notation (-] équivaut à celle-ci : E (-] , adoptée par Legendre. 20 — 306 - dans lesquelles les q — 1 inconnues pourront recevoir les va- leurs 1, 2, 3 Le nombre des solutions de l'équation (3) étant N , , „ , , il s'ensuit n— 1 — (a— Ijî, 7— I a=:y. ou N =N , , + N , , + N , „ , + -+N , , „ ,.0(5) n,(] n— 1,7— 1 n— I — 77— 1 „—l—lq.q—\ 71 — 1 — (a — 1)7, 7 — 1 V / \"/ IL Le nombre des termes du second membre, dans l'équa- tion (5) , est a. Si ^ = 2 , chacun de ces termes se réduit à i ; donc N^^ , = a , ou relation évidente. IIL Si ^ = 3, l'équation (5) devient ^^H,3 -^ n-1,2 ^ ^ n-4,2 ^ ^ n-7,2 ^ ^ ^\-f-2-3a,2 ' ^ ' ' OU, d'après la formule (6) , Par exemple , v = (VV(f)-(v)-(|-(|-(l) ^ 9 4-7 -h(3-+- 4+3+1 = 30; à cause de a = ^j = 6- (*) Cette relation générale résulte, immédiatement, de celle qui constitue le Théorème II (p. 62). — 307 En , effet , les décompositions du nombre 19 sont : 6+5+9, 6+6+7. 5+6+8, 5+7+7, 1 + 1 + 17, 2+2+15 , 3+3+13, 4+4+11 1+2+16, 2+3 + 14, 3+4+12, 4+5+10 1+3+15, 2+4+13, 3+5+11 , 4+6+ 9 1+4+li, 3+5+12, 3+6+10, 4+7+ 8 1+5+13, 3+6+11, 3+7+ 9 , 1+6+12, 3+7+10, 3+8+ 8, 1+7+11 , 3+8+ 9 , 1+8+10, 1+9+ 9, IV. Pour obtenir le second membre de l'équation (8), on doit considérer les diverses formes du nombre n, relatives au diviseur 6. On trouve ainsi, sans difficulté : Pour n = 6»', n = 6»' + 1 , 71 = 6n' + 2 , w = 6n' + 3 , n = 6n' + 4 , n — 6/i' + 5 , n,3 N„ , = N = 3n'' ; N = n' {3n' + 1); N = n' {3)1' + 2) ; N = {n' + 1)' — n" ; N = {n' + 1)(3m' + 1); N = {n' + 1) {3n' + 2). (9) V. Remarque. — Au lieu de ce système de formules , on peut prendre celui-ci : ^^ 12 ' n = 6«' , n = 6«' + 1 , N = n = 6n' + 2 , N = n = 6»' + 3 , N = n = 6n' + 4 , N - n = 6/i' + 5 , N == n» — 1 12 ' tv — 4 12 ' n = +3 12 ' n' — 4 12 ' n — 1 (10) 42 — 308 — il en résulte ce théorème curieux , proposé par M. Va- chette!*) : Parmi les quatre nombres ii-, n^ — 1 , n- — 4, n' + 3, il en est un divisible par ï^ : le quotient égale le nombre des manières différentes de partager n en trois parties entières , positives , égales ou inégales. VI. Quand q surpasse 3 , il paraît difficile d'exprimer le nombre des solutions de l'équation (1), au moyen d'une for- mule qui ne soit pas illusoire, et l'on est réduit à faire usage, une ou plusieurs fois, de la relation (5). Soit, par exemple, îi = 39 , ^ = 4 ; d'où ^ = 9. Cette relation devient N =N +N 4-N 4-N 4- N +N +N -f-N +N . Mais , par les formules (10) : ^30,3 =12"^^^' 2(3- __ 4 N,, , = — — — == 56 , Jb,3 12 22' — 4 ^22,3= -12- =40, N = — = 27 iV. 12 ' Nn,3=^-Î2~^^^' 10.3 J2 6^ 1 2 ^6,3 - TÔ - 3 ' (*) Nouvelles Annales de Mathématiques, octobre 1867. — 309 ~ donc N., , - 120 + 96 + 75 + 36 + 40 + 27 4- 16 + 8 + 3 ^ Ul , ,.9,4 résultat conforme à celui que donne Euler (*). Viî. Si, comme l'a fait ce grand Géomètre, on veut cons- truire une table des valeurs de la fonction N , on peut, au lieu de la relation (5), appliquer avec avantage le Théorème II de la Note XXII, lequel équivaut à l'équation N =N , ,+N , (H) ou à celle-ci : N = N , , + N . (12) Au moyen de cette relation, et des valeurs initiales : N=l, N ,,=4, N =1, on forme aisément la table suivante, qui contient les valeurs deN (*) Introdtiction à l'Analyse ivfiiiitésimale , tome I, p. 2.^2. - 310 = 1 ^ aleurs de /;. ] 2 3 4 5 j G 7 S 9 10 11 12 13 14 15 16 Valeurs de q. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 2 3 3 4 4 ..|r, 6 6 7 7 8 8 9 j 2 3 4 5 7 i S 10 12 14 16 19 21 24 27 30 2 3 5 G 9 11 15 18 23 27 34 39 47 54 64 1 2 3 5 7 10 j 13 18 23 30 37 47 57 70 84 101 i 2 3 5 7 11 14 20 2G 35 44 58 71 90 110 136 2 3 5 7 11 15 21 28 38 49 65 82 105 131 164' 1 2 3 5 7 11 15 22 29 40 52 1 70 89 IIG 146 18g' 1 ■^ o 5 7 11 15 22 30 41 54 73 94 123 157 201 2 3 5 7 11 15 j 22 30 42 55 75 97 128 164 212! 2 3 5 ( 11 15 22 30 42 56 76 99 131 169 I 2 19 2 P' 5 7 11 \n 22 30 42 56 77|l00'l33Jl72J224 2 3 5 7 11 15 22 30 42 56 77 101 134 174 227j 2 1 ^ 5 7 11 15 22 30 42 56 77 191 135 1 175 229 D'après la formule (12) : Un terme quelconque de la troisième ligne horizontale est égal à celui qui le précède de trois rangs, augmenté de celui qui est écrit au-dessus ; Un terme quelconque de la quatrième ligne horizontale est égal à celui qui le précède de quatre rangs, augmenté de celui qui est écrit au-dessus ; Etc. - 311 — VIII. De la relation (11), on peut déduire très-facilement la fonction génératrice de N . En effet , soient F(.'r, r(5)r(2 (9) 127(2r/-l)...(^+2) 1 \ 2 3.4 ...(l {e-^-^ e - -î)-~ {e' +e'^ - 2) , — 317 OU ii'-^' - i) f''^' x^ 1 ti tx \- = ^t\e^--e ■'] {ie' + - + ie ). (1^2) I La subsliUUion dans l'équation (11) donne y -5 y: tdt [ 1^ _ ^V , . ,^ _ . -,r 1 , , 1 e — -le - — e - j {ic +1 -\-U ) ^ 7^tff-^ x; ou , pai' le changement de x en "ix : / — ; (e —e I {ie +l+ie ) = y t(j- x. (A) / i — 5 „ , , '' +" +^' +^' +..+S^-^ ,^,,^ ^_ J^ ,^,£^ (j,^ 1_l ^ 1 ^î_l_ J ^"~' 11' Il *) Bierens , t, 153. — ■■vn Cette formule , qui en donne une intinitc d'autres , n'est encore qu'un cas particulier : en remplaçant, dans (A),e" 1 parr7=r, on trouve la relation générale ^ i::-(L = — X- l(j-x. (D) 1 — ;;' Celle-ci subsiste pour toutes les valeurs de x comprises entre 0 et ^. On en trouverait d'autres, aussi générales, en différenciant ou en intégrant par rapport à x. Enfin, l'égalité " ''{\-z){.ï-¥l%-^W) = %"U\--zf{\+lz+\:^)^ conduit à un développement de {jjol)' > assez remarquable. Je laisse de côté ces détails , afin de passer à un autre sujet. IX. Si l'on suppose E, 1 COS X on trouve li.TW^/"' <'« E, = 1 , E. = 1 , E» = 5 , E, = 61 , E, = 1 385 , . puis (*) 2n(2»— 1) 2n(2n — 1)(2»— 2)(2ji— 3) -" T72 ^'- - "^ 1.2.3.4 - ±i!li*i=llE.^E. = 0. (,7) n(P. 122). 21 — 322 — Les nombres entiers E sont appelés, par M. Sylvester, Nombres cVEuler (*). De la relation (17) , on conclut qu'ils sont impairs (**). On peut rcprcsenlcr E2,, par une intégrale définie. A cet effet, j'observe que la formule connue JL_ = l+2 / (^' — '' ) (^ -\-e — I ) sin a; x j .:-« devient, par le cbangemenl de x en ~ — x 1 ^ I COS X ~ T, 2,x d7. t n 1'. r Si l'on suppose le second membre ordonné suivant les puissances croissantes de ^, îe coefficient de x'" est r(2/H-i) (' ) Comptes-rendus des séances de l'Académie des Sciences , t. LU , p. loi. (") La démonstration est plus simple que pour les noinbi'es P,(p. 129). On vérifie aisénaent que les Nombres d'Euler ont la forme 4ft + I. Cette propriélé a été sigualae par M. Sylvester. — 323 — L'intégrale se décompose en / = -iïïTr-r(2« + r 2, / g ^f du donc Et comme C, = ^ 2- r (2k + 1) ' on a E:,.= 2y r(2M + 1)-2y / -^r— • (i!^) e + \ Pour simplifier celte expression , je remplace F (2w + 1) par/ e""ît^"û!;i : j'obtiens ^2n ~ '-^ \7î/ 7+7=^ ' e«) OU , en posant u = nt : ô-n — formule analogue à celle de Plana : B , , = =fc 4« -n— I X. Dans le second membre de l'équation (18), le coefficient de a;-""' est Il doit être nul, car est une fonction paire; donc cos^ On reconnaît facilement que cette relation est une identité. XL On peut déterminer les Nombres de Bernoulli au moyen des Nombres d'Euler; et réciproquement. 1" Écrivons ainsi la formule (4) : ® ^a^ 0 r (5» + 3) puis prenons les dérivées des deux membres ; nous aurons cos*a; Ld^ I (2 2' rr" . .^ (2». + 3) Ainsi, le coefficient de a;"" , dans le développement de est r(2u + 3) D'après l'équation (16), ce coefficient a pour valeur E E, E, E, ., E E + -r7?rr7^ r(i)r(2» + i) r(3)rc2/i — 1) "'^ r(2«.+ î)r(i) ' donc * n-\-\ r E E, E, E. ., E, E -1 2«+i 4,. V-' ir(ijrr2«+i) r(3)r(2»-i) r(2w-fi)r(i)J' ou , avec la notation des combinaisons : P.„^, =-^Îe^E,, +G.,„ , E, E.„_.+ C„, ,E,E.,_,^ +...+ E.„. eJ.O (F) 4L' ' -> 2" On tire de l'équation (16), en prenant les dérivées des deux membres : COS X £{'2)1) Le premier membre égale (1 + tg-x) sin x. Par conséquent, si l'on multiplie les deux séries P. 3P, oP-, {2//-l)P.,„_, ._, ,„_, r(2)~'r(4) ^r(6)~- '^rîs;^'^"- =sm.x, E " le coetFicient de ;r""' , dans le produit, sera -r^. De là' ré- i(2) suite la formule ( *) D'apt'ès la relation (F), si ii est pair -. 1° le nombre entre parenthèses est divi- sih/epari". et li^ quotient est icnnombre impair ; 2'^ P,, est divisible par n -r- 1 — 32S - 2" ^ ïi^ilcill+l) -"-' ' l{.i:J(2«— 1) 2'>-3 r(2;/)r(3) ' ' que l'on peut écrire ainsi : ,.U„-. Pa]. (G) Par exemple, E, = -r^ [7 . 4^ 9 . 17 - 5 . r . 84 . 3 + 3 . 4 . 126 . 1 - 36 . 1] ; 4 . y ou, en effectuant , E, = 1 385. XII. Les relations (F), (G) ne sont pas les seules qui existent entre les Nombres d'Euler et les Nombres de Bernoulli : 1° A cause de sina; tax cos-rr cos.T = 7 -tT^TT-^ ' (22) .ùd 1 ("211) ^ on a, par les formules (16) et (21) donc E.,„ P..„_,ï*l .„_., P..„_sl^.. .,„_, P,E.,„ .. 1(2/;) r(2;?+iuvi)' i'(2?/-i)r(3r r(3)r(2«-i)" — 327 — ou E ^ lU""' P, ïi +4"^'G, .P., ,E,+ 4"""^C., , P.. .E, + -- -n, i _n — u -i + G,„.,P.E,„_3]. (H) 2° L'équation (22) donne aussi rr2» + i)^-''^ -"2-^ r(2») Z> ; d'oii 1 cos'jj j i ,^ , ^, — nî»-i /-.. \ ' — r-« -1 _ ,-,cos 5rj— la l'équation (:23) devient 5m-*-'6j / — cotM — <-otsi sm û) XIV. La formule (G), traitée de la même manière , devient d'abord «*i-i,r,„= / - ./'" T. T représentant le polynôme +(2»— 4XiM-D)4" V— 1)C,_, f^"^-- • . =:Î.1.4 4-1 C^^^, ^_,^ Pour simplifier celte quantité, je suppose il est visible que ( ' } D'après la oote «le ia page 325 , d étant impair^ cette intégrate définie est égale à un notnbre CAtier pair , excepté quand n = I. - 320 — Mais ?(0 = -2 y-^i 2.1-1 donc ù^+i/" -1)- »-i U^- -'y' -ir' ^2K -1 (2^4- V- ri)-" -'- it- V- -if"-' -4) v~ - 330 - Si, dans la première intégrale, on fait ^ — -j col oj , el , dans la seconde , ^ = 7 eot o) , on change cette équation en E.. , / ' sin (!2»— 1) M cos fjid(o i " ~ T / / 7 -=01 « \ ,, ., / " J \e -ljsin-"^-&) J - &m{'in — l)MCOS(oc(a) (e — Dsiii W Le second membre est réductible à \ I - sin (2/? —1) ''î cos cor/ro t/ \e +l/sin" 'co donc enfin / -sin (2/? — 1)0) cos wrfM _ q^ /.^ /j^^ sin w XV. Dans la Note citée au commencement de ce Mémoire, j'ai démontré la formule remarquable / sin 2«&)f/o) _ ,_ j_ /*.. - , 71 col W — TwCO'iW, . -114-2 / {e —e )sin w ^ que l'on peut regarder comme une conséquence des rela- tions (2) et (10). De môme, la combinaison des équations (17) et (E) donne d'abord (*) Cette formule est en défaut dans le cas de n = o. Cela devait nécessairement arriver, attendu qu'elle n'est qu'une transformation de (G). (**).0n doit firendro le sitrne -f- si u est impair. - 331 - puis, par la transformation employée plusieurs fois, == 0 (P). e~ +e ' siii ' "w XVI. Cette intégrale étant nulle (excepté lorsque ?2 = 0), il s'ensuit que la formule (L) peut être remplacée par celle-ci : / — Su— 3 " sincosin(2» — 1)63 dco _ _2 d'où l'on conclut aisément Cette relation, différente de (K), peut être déduite de celle-ci, jointe à l'équation (17). Addition. — {Mai 1867). XVII. On peut substituer , aux équations (2) et (17) , une relation unique , donnant à la fois les Nombres de Bernoulli et les Nombres d'Euler. Pour la découvrir, reprenons les égalités ^^^~ Ja r(iV/ + l) ^ ' COS X ~ Zi r(2w-i-l) ^ ' et poson y = ^Ig-'ï', P. , ^- — ^, G, . , E, = G, ; — 332 nous aurons "=X.''t(< + i, '-r«4' (25) Mais , _dy _ 1 4- sinx _ 1 ' ~ dx cos'jî ~1 — sin.r' donc De là résulte G. = 1, G, — G, = 0, G,-i?G. = 0,,...; et, en général, G.-C,_,,,.G_,+a_,3.G._3-a_.,G._,+ ... = 0. (S) Les valeurs des nombres G sont, d'après cette équation aux différences : G,= l, G,-1, 0, = 2, G, = 5, G,-1G, G,- 61, G. = 272, G^ - 1 385, G„ = 7 930, G,„ = 50 521,... Par conséquent, E^ = 1, K. = 5, Ee = 61, E, = 1 385, E.» = 50 521,... et p. = G, - 1, P. -f G, = 1, P, =% . G, = 3, P, = ^ G, - 17, P, =-^,.G, - 155,....; comme pi'écédemmenl XYIH. Dans le dix-huilicme Cahier du Journal de l'Ecole PoUj technique, Poisson a démontré les formules iU.T ~t-yT ^z=-'l ! dx, =i I ■ dy.. (' — (' tUh.<- / f, _^ ^ îl en résulte immédiatement, à cause des égalités (4) et (16) / De ces deux relations, la seconde a été trouvée ci-dessus ; et la première, comme on le vérifie aisément , ne diffère pas, au fond, de la formule : P,,^_, = 8^(-4^-l) / -^— . (10) Du reste, en partant de l'équation (2o) , et en y remplaçant osa; / ^(:r^2ra_^-(-i-2r;a \gx-{ —if v-x -«Tto. da , cosa; / e — e ' on trouve J e —e doc; 0-) et, suivant que i est hnpair ou pair, cette formule reproduit (T) ou (U). - 33 'j — XIX. La formule y e' — 1 nous a donné / (e — e ) (4e +<+4(3 ) = -tg*^. (A) e — 1 En adoptant la nouvelle valeur de P, j, on trouve, absolu- ment de la même manière que ci-dessus , / IX — tz\ tdt{er -e-"} 1 , e — e LXVIIl. — DE QUELQUES PROPOSITIONS INEXACTES, RELATIVES AUX SÉRIES (novembre 1867). î. Dans une Note intitulée : Addition à la première partie des Recherches sur la nature et la propagation dit Sou{*), Lagrangc répond ainsi à de très-justes critiques : « ... 3" M. d'Alcmbcrt attaque aussi les calculs que j'ai fait » dans le Ghap. Vî pour trouver d'une manière directe et » générale la somme d'une suite infinie, telle que « sin cp X siu G + sin i2 © x sin 2 G + etc. » Cette série est, sinon divergente, du moins indéterminée. En effet, la somme des n premiers termes a pour valeur cos -^—^ sin -V^' cos -^ — ■ sin -^- — ■' S = 2sin^ 2sin^ (*) Miscellanca taurinensia , ("1760-01). — 335 — et, lorsque u croit indéliniment, cette quantité ne tend vers aucune limite fixe. Néanmoins, à l'endroit cité, Lagrange cherche à prouver que la somme de la série égale zéro. On va voir comment l'illustre Géomètre arrive à un pareil résultat. » La méthode que j'ai emploïée dans cette recherche est » très-simple ; après avoir transformé la suite proposée en » deux autres composées de simples cosinus, j'ai mis à la » place de chacun de ces cosinus son expression exponentielle » imaginaire, & j'ai cherché la somme de suites résultantes, )) par la méthode ordinaire de la sommation des séries géo- » métriques , en supposant le dernier terme nul comme on » le fait communément lorsque la série va à l'infini. » M. d'Alembert m'objecte que cette supposition n'est point » exacte, parce que dans la suite e''^"^ -+ e-'^~^ etc. le der- » nier terme est e* ~' quantité qui est infinie au lieu d'être » zéro. » Non-seulement Lagrange n'admet pas l'objection; mais encore il ne la comprend pas; il y a plus : il s'étonne que d'Alembert conteste ime. proposition complètement absurde! Le Géomètre de Turin continue en effet ainsi sa polémique avec le Philosophe de Paris : « Or je demande si toutes les fois que dans une formule » algébrique, il se trouvera par exemple une série géomé- » trique infinie , telle que \ + .% + x^- + x' -f etc. on ne sera » pas en droit d'y substituer r^-, quoique cette quantité « ne soit réellement égale à la somme de la série proposée « qu'en supposant le dernier terme a;" nul. Il me semble qu'on 3) ne sauroit contester l'exactitude d'une telle substitution sans » renverser les Principes les plus communs de l'Analise, « Ainsi, ce serait renverser les principes que de contester Vexactitude de la substitution d'une quantité A à une quantité B, lorsque B diffère de A! On croit rêver quand on lit de pareilles choses , signées d'un si grand nom! Mais ce n'est pas tout : — 33G — « y]. d'Alemberl apporte encore un ari^uiiienl parliculicr » pour prouver que la somme de la suite » cosrc + COS 2.C + coso.f + etc., à ri)iluii « ne peut pas être — ^ comme je l'ai trouvée par mon » calcul. 11 suppose œ = 45" , *^ il trouve que cette suite » devient ^,0,-p!=, - 1,-^,0,-^^, + 1, etc. » après quoi elle recommence : or (dit-il) la somme de cette 1 1 )) suite finie est, ou —-=, ouO, ou — J , ou — 1 -= selon » quon y prendra plus ou moins de termes. Donc la somme de i )•> la suite entière est aussi ou —7=, ou 0, ou — 1 , ou V/2 )) — 1 — , selon le nombre des termes qii on y prendra, quel « que soit d'ailleurs ce nombre de termes fini ou infini , <& cette » somme ne sera point = 0, à moins que m x 45° ne soit = à » une infinité de fois la circonférence , ou ISS** H- une infinité » de fois la circonférence. » Sauf peut-être les mots somme de la suite entière, il n'y a rien à objecter au raisonnement de d'Alembert : aujourd'hui , on ne s'y prendrait ni autrement ni mieux que lui pour établir Y indétermination de la série cosx-i- cosSa; + cosSa; + • • • Au lieu de se rendre à des arguments si clairs , présentés en si bons termes , le futur comte de VEmpire le prend de très- haut avec Jean-le-Rond : « Je répons qu'avec un pareil raisonnement on soutien- » droit aussi que j n'est point l'expression générale de la » somme de la suite infinie 1 — x + x' — x'^ + etc. parce » qu'en faisant .r = l on a 4 — i + 1 — 1 +etc. ce qui est ou 0, » ou 1 , selon que le nombre des termes qu'on prend est pair, » ou impair, tandis que la valeur de- est - • Or, je ne •a crois pas qu'aucun Géomètre voulût admettre cette conclusion. » - 337 - Depuis longtemps tous les Géomètres sont d'accord sur cette proposition : l'équation 1 = \—X + JC^ —x^ -\- ■ • • 1 -^x est absurde si x égale ou surpasse l'unité ; et tous les étudiants en mathématiques sont en c(at de la démontrer. D'Alembcrt avait donc raison; et il ne reste rien, absolument rien, de la réfulation de Lagrangc (*). II. Un Mémoire sur la convergence des séries, dû à l'un des plus éminents Géomètres de ce siècle, commence ainsi (**) : « Soient u„, il, , II., «3, ... etc. (1) » les différents termes d'une série réelle ou imaginaire; et » la somme des u premiers termes, n désignant un nombre » entier quelconque. Si, pour des valeurs de n toujours crois- » santés , la somme 5_ s'approche indériniment d'une certaine » limite s , la série sera dite convergente , et la limite en ques- » tion sera ce qu'on appelle la somme de la série. Au con- » traire, si, tandis que n croît indéfiniment, la somme 6-^ » ne s'approche d'aucune limite fixe, la série sera divergente » et n'aura plus de somme (***). (*) Comment le uouvel éditeur des œuvres de ce grand Géomètre a-t-il laissé passer , sans les signaler aux lecteurs , des théories aussi fausses ? M. Bertrand , dans sa belle édition de la Mécanique analijtiqve , avait donné un exemple bon à suivre. (*') Exercices de Mathématiques , tome II, p. 221 (1827). (***) On voit que Caucby n'admet que deux espèces de séries. Cette classifica- tion, acceptée par la plupart des auteurs , ne me semble pas rationnelle. Dire que -Hl — 1 + 1 — l + l— • • • • est une série divergente, c'est attribuer au mot divergent une acception contraire à son sens habituel. 2ii — 338 — » D'après ces principes, pour que la série ( 1 ) soit convcr- » génie, il est nécessaire, et il suffît que les valeurs des » sommes » correspondantes à de très-grandes valeurs de n , diffèrent «très-peu les unes des autres, en d'autres termes, il est » nécessaire, et // suljit que la dijfén'ncc (3) » devienne infiniment petite, quand on attribue au nombre n une » valeur infiniment (jrande, quel que soit d'ailleurs le nombre entier » représenté par m... » J'ai déjà fait remarquer {Traité élémentaire des séries, p. 4.) que la phrase imprimée en italiques énonce (si je l'ai bien comprise) une proposition fausse; car le sens le plus naturel qu'on lui puisse attribuer est celui-ci : Une série est convergente si la somme d'un nombre quelconque (mais déterminé) de termes consécutifs tend vers zéro, lorsque le ranfj du premier d'entre eux croit indéfiniment; et il est évident que la série harmonique satisfait à cette condition. On peut, il est vrai , supposer que par l'expression quel que soit le nombre entier m, Cauchy a voulu entendre que m peut être infini, ou plutôt indéfiniment grand. Mais alors le théorème énoncé (et non démontré) se réduirait à celte proposition aussi insignifiante qu'incontestable : une série est convergente quand elle est convergente ! En eiïet , pour que la quantité s„ ^ ,„ — s„ tende vers zéro quand on y fait croître indéfiniment et successivement, d'abord m, ensuite n , il faut et il suffit que cette quantité tende vers une limite finie et déterminée quand on y fait d'abord croître indéfiniment m ; c'est-à-dire , il faut et il suffit que la série soit convergente ; ce qui n'apprend rien. — 339 - IJI. Cette proposition fausse ou insignifiante, que l'on est étonné de rencontrer chez i'iliustre Géomètre à qui l'on doit les vrais principes sur la convergence des séries ; cette pro- position, dis-je, a été reproduite, avec aggravation, dans un grand nombre d'ouvrages didactiques , la plupart très- recommandables. Voici quelques citations : 1° « Réciproquement, lorsque toutes ces conditions (*) sont » remplies , la série est convergente ; car les sommes s , » s , s , , s _ , etc., pouvant devenir aussi peu différentes » les unes des autres qu'on le veut, ces sommes convergent » nécessairement vers une limite » (Algèbre de Choquet et Mayer,\x 584, 1849). Ici , l'erreur est manifeste : la différence s — s peut tendre vers zéro, pendant que 5^ ^•^^,,^-1 croissent indéfiniment. 2° « Réciproquement si la somme :(**) tend vers zéro, » quel que soit 7n, quand n augmente indéfiniment, toutes » les sommes désignées par s _ _ , différant très-peu les unes » des autres , quand n est très-grand , tendent évidemment » vers une limite commune , et la série est convergente. » (Briot, Leçons d'Algèbre , seconde partie, p. 31. — 1853.) Évidemment, les sommes désignées par s^^^^ peuvent croître au-delà de toute limite , tout en différant très-peu les unes des autres. 3° « Pour qu'une série soit convergente , la condition néces- » saire et suffisante consiste en ce que la somme d'un nombre quel- )y conque de termes au-delà du n"'"'\ u , soit aitssi petite que l'on » voudra, si n est suffisamment grand. Cette condition est » suffisante, car si (*) Celles dont il vient d'être question. (**) î désigne s — s . ^ " n-i-m n - 3'tO — » est compris entre — e et -h z , S^^ sera comprise entre ,,5 — £ et 5 + ' , limites qui se rapprocheront de plus en » plus à mesure que n augmentera... » (Sturm, Cours cV Ana- lyse, tome 1 , p. 34 — 1S57). Sis croît indéfiniment avec n, il en est de môme pour n S ; donc la proposition et la démonstration sont inexactes (*). n-*-i IV. Une théorie des séries , très-rigoureuse et très-com- plète, se trouve dans le Traité de Calcul différentiel et de Calcul intégral, do M. Bertrand. Comment se fait-il que ce Géomètre, dont personne ne conteste l'érudition et la saga- cité, ait imprimé la formule suivante, laquelle eèl toujours ahsurde ? 7: _ sinj/ 1 sin2y i sin3?/ 2 ~ cosy 2 cos'?/ 3 cos'y Il est bien vrai que, quelques lignes plus bas, l'auteur ajoute : « Nous retrouverons la plupart d'entre elles {la pln- » part de ces séries) par d'autres procédés qui nous permet- » tront de décider dans quels cas elles sont applicables. » M. Bertrand s'est-il réservé le plaisir d'apprendre plus tard , à ses lecteurs , qu'il a voulu leur tendre un piège mathéma- tique? Ce serait là une étrange espièglerie (***). (*) Le Cours de Sturm a été publié, après la mort de l'auteur, par Prouhet, l'un de ses meilleurs élèves , dont la fin prématurée est bien regrettable. Il est donc possible que la faute signalée ne soit pas le fait du profond Géomètre qui sut toujours , dans ses démonstrations , allier la rigueur à la simplicité. ( ** ) Tome I , p. 304. — Ce volume , publié en 1864 , est le seul qui ait paru. ("*) Le grand Traité de M. Bertrand , beaucoup plus complet, beaucoup plus exact que celui de Lacroix , ne remplacera pas cette œuvre remarquable : il y manque (je parle du Traité nouveau) l'ordre et le style. Puis, contrairement à son respectable devancier, qui cherchait à rendre justice à tous, M. Bertrand ne cite presque personne , sauf ses amis, bien entendu. Croirait-on que, dans la Table des matières, M. Liouville est signalé, nnu[U6mcai , pour avoir inventé une dénomination î V. Dans un Cours de Calcul différentiel et intégral (sic) , que fait paraître M. Serrât, ou lit : « Réciproquement , la série te,, u. , u,, u , , . . . t.i ' 1 ' s ' n- 1 ' » est convergente lorsque la somme u -{- u , -h • • -f u » tend vers zéro, quel que soit p, quand n augmenle indcfininieni. «En effet, désignons par t une quantité positive aussi » petite que l'on voudra, et par S_ la somme des n premiers » termes de la série. Gomme la différence S ' — S = « -+- M , + • • 4- 2t n-r-p n ,. „ + ! t+p-t » tend vers zéro, quel que soit p, par hypothèse, quand n ^) tend vers l'infini, on peut donner à n une valeur déterminée » assez grande pour que la différence dont il s'agit soit com- » prise, quel que soit/?, entre — s et + e. On aura donc S^ — £ • • • , et divisons par D' les deu.r membres de l'égalité (3') : le pre- mier terme du second membre sera l'unité , tous les autres [') Voyez p. 43. — 349 — termes seront encore divisibles par D' ; donc ie premier membre ne pourra plus être divisible par D'. De là résulte (attendu que a^ est premier avec D'), à' ={n— [)rj, 0/ = {n -1)0,, . .; et , par conséquent, [)'--= D" '. L'égalité (3') devient a = 1 + m D -f De plus , B' = m D' = w D =-^ — = ; m 7n donc m L'équation (1) devient, à cause de y — [ +- B , a étant divisible par m. Mais ridentification avec 2' = (1 + 2)* — 1 donnerait a' ou a' = .4 ; ce qui est impossible » — 350 — ERRATA. Pages 17, ligue 1. Au lieu de s — n, lisez n. 5(3—1) '/('Z— 1) J 1 2 — 89 19 r,->-, ''.-''o — 98 14 P' — Q P' + Q — 128 ligne dernière — — = 1 — = it 1. — 130 — 8 — — o'^'-i — 2"-'. — 131 — 2 — — P. — P. — 150 — 10 _ /*'(j(i_9/-^-'f75_ rV (i_gy-*-'d5. 192—4 — -KM «(-l- — 203—6 — - ^^2A^. — ± -S.., 229 avant- dernière — dx dy. — 252 — 18 — — A,.r, — A„,r* TABLE DES MATIÈRES. Tâge». I. Sur les combinaisons avec répétition 1 II. Aire de l'hyperboloïde à une nappe 3 lîl. Sur l'intégrale y y d.rrf^/ Y -^rqr^nrr ^ IV. Dén-ionstration d'une formule de Diriclilet 9 V. Réduction d'une intégrale multiple H VI. Autre intégrale multiple 15 VII. Sur la Partition des nombres 16 VIII. Sur la décomposition d'un produit en facteurs 18 IX. Analyse indéterminée du premier degré 21 ,r r, ,.• , r" cos ace oi A. Sur 1 intégrale / '■ — dx ■'4 i {l+x')" XI. Problème de minimum 31 XII. Problème de Géométrie 34 XIII. Théorème de Géométrie 35 XIV. Problème d'Analyse indéterminée 38 XV. Quelques théorèmes empiriques 40 Démonstration d'un théorème relatif à la Théorie des nombres (par M. Housel) 42 XVI. Lieu géométrique 49 XVII. Théorèmes sur les surfaces développables 52 XVIII. Sur le tétradécagone régulier 54 XIX. Sur la toroïde 55 XX. Sur la toroïde 58 XXI. Sur l'intégration des équations simultanées 60 XXII. Sur la Partition des nombres 62 ■ XXIII. Sur l'héliçoide de raccordement 65 XXIV. Sur l'héliçoide à plan directeur 67 XXV. Sur un cas particulier de l'hyperboloïde à une nappe .... 68 XXVI. Problème d'Algèbre 70 XXVII. Sur le Problème des partis 72 XXVIII. Fractions continues périodiques 75 XXIX. Recherche des valeurs des fractions continues périodiques . . 79 XXX. Analyse indéterminée 99 XXXI. Rectitication de la méthode de Newton 104 XXXII. Autre modification à la méthode de Newton 108 XXXIII, Sur la somme des puissances semblables des nombres naturels, 110 Pap,o« . XXXIV. Sur les difi'érences de 1'" , et sur le calcul des Nombres de Bernoulli 115 XXXV. Sur les Nombres de Bernoulli , et sur quelques formules qui en dépendent 121 XXXVI. Sur le calcul des Nombres de Bernoulli 127 XXXVI(*). Sur la Théorie des nombres 133 XXXVII. Sur une application de la formule du binôme aux intégrales eulériennes 150 XXXVIII. Théorème d'Analyse 162 XXXIX. Sur la série harmonique 164 XL. Sur une fonction homogène eutiùre 168 XLI. Sur les surfaces cyclotomiques 170 XLII. Sur la théorie des roulettes 181 XLIII. Lieu géométrique. . 1S4 XLIV. Sur un produit convergent 186 XLV. Remarques sur un Mémoire de Poisson 188 XLVI. Sur la sommation de certains coefficients binomiaux .... 193 XLVII. Sur le théorème de Fermât 196 XLVIIl. Sur l'équation du troisième degré 202 XLIX. Rayon de la sphère circonscrite à un polyèdre sémi-régulier. . 206 L. Sur une fraction rationnelle 208 LI. Sur les normales à une surface 213 LII. Lieu géométrique 216 LUI. Quelques intégrales définies 220 LIV. Sur une transformation de série 223 LV. Sur un problème d'Algèbre légale , et sur une transformation de série 231 LVI. Une propriété des déterminants 234 LVII. Démonstration de la formule de Stirling 238 LVIII. Sur les lignes de courbure de l'ellipsoïde 243 LIX. Rectification et addition à la Note XXX 248 LX. Sur le plus grand commun diviseur algébrique 252 LXl. Sur l'équation du quatrième degré 255 LXII. Sur les coordonnées curvilignes 257 LXIII. Aire d'une surface du quatrième degré 273 LXIV. Trajectoires orthogonales des sections circulaires d'un ellipsoïde. :^8S LXV. Sur les surfaces à courbure moyenne nulle 292 LXVI. Sur la Partition des nombres 305 LXVII. Sur les Nombres de Bernoulli et d'Euler 313 LXVIII. De quelques propositions inexactes, relatives aux Séries. . . 334 liXIX, Démonstration d'une formule de Poisson 345 Extrait d'une lettre de M. liousel 348 * CninKoln Jovriiil porler le il" XXXVII. '\ PLEASE DO NOT REMOVE CARDS OR SLIPS FROM THIS POCKET UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY d\ C38 v.l P&A.Sci Catalan, iilugène Charles Mélanges mathématiques r. >>- /^ \^ "*^A..t. ^