# éperon

*NOM · /epəʁɔ̃/*

## Nom (18)

1. Sorte de fortification en angle saillant qu’on élève au milieu des courtines, ou devant des portes, pour les défendre.
2. Ouvrage en pointe qui sert à rompre le cours de l’eau, devant les piles des ponts, ou sur les bords des rivières.
3. Tout pilier qu’on construit extérieurement d’un mur de terrasse de distance en distance, et qui se lie avec le corps du mur pour tenir la poussée des terres (Contrefort, anciennement contre-fort).
4. Meuble représentant l’objet du même nom dans les armoiries. Il est composé d’une branche en métal en U avec une tige au bout de laquelle se trouve une molette à six rais mais le nombre peut varier d'un illustrateur à l’autre. Il est représenté en pal, la molette vers le chef (haut). Dans les représentations anciennes, il est parfois muni d’une sangle en cuir. À rapprocher de molette d’éperon.
   > D’azur, à trois éperons d’or, qui est de la commune de Lécluse du Nord

### Emplois spécialisés

- (Équitation) Pièce de métal à deux branches, qui s’adapte au talon du cavalier et dont l’extrémité pointue ou portant une molette sert à piquer les flancs du cheval pour le stimuler.
   > Et, enfonçant les éperons dans les flancs de sa monture qui hennit de douleur, il partit à fond de train.
- (Botanique) Prolongement en forme de tube de la corolle ou du calice (ne concerne parfois qu’un pétale ou sépale particulier).
- (Marine) Partie de la proue d’un bâtiment qui se termine en pointe et qui a plus ou moins de saillie en avant.
   > L’éperon des galères antiques était armé de fer.
- (Géographie) Partie d’un contrefort, d’une chaîne de collines ou de montagnes qui se termine en pointe.
- (Courses hippiques et sports équestres) Arceau métallique terminé par une pointe ou une molette, qui s'adapte au talon de la botte d'un cavalier pour piquer les flancs de sa monture et la stimuler.
- (Glaciologie) Avancée sous-marine d'un mur de glace, d'une falaise de glace, d'un iceberg ou d'un floe.
- (Géomorphologie et géomorphogénie) Partie en saillie d'un ensemble morphologique plus important comme une pente continentale, un seuil ou une dorsale océanique.
- (Botanique) Prolongement tubuleux du calice ou de la corolle au-dessus de la fleur.
- (Conception architecturale) Pilastre en coin formant un angle saillant sur la face du mur.
- (Ports) Extrémité d'une digue, d'une jetée ou d'un enrochement.
- (Chemins de fer) Partie du pousseur de wagon servant d'appui.
- (Anatomie animale) Pointe terminant une crête rosacée.
- (Tunnels) Massif de maçonnerie terminé en pointe; se dit surtout des avant-becs de piles de ponts.
- (Constructions navales) Sorte de lame renforcée fixée à l'étrave d'un brise-glace et utilisée pour briser ou couper la glace juste à l'avant du navire afin de permettre à ce dernier de tourner plus facilement.

## Étymologie

- De l’ancien français esperon, du vieux-francique *sporo ; apparenté notamment, dans les langues germaniques, à l’allemand Sporn, l’anglais spur, le néerlandais spoor et le suédois sporre.

**Terme générique** : meuble, ouvrage, pièce, prolongement

**Terme spécifique** : embole, rostre, talon

**Dérivés** : donner des éperons, éperon barré, éperonnelle, éperonner, éperonneur, éperonnier, gagner ses éperons, gymnadénie à long éperon, molette d’éperon, n’avoir ni bouche ni éperon, porte-éperon, sous l’éperon de

**Associés** : piquer des deux

**Domaine** : botanique, équitation, géographie, héraldique, maçonnerie, marine

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Source : [https://dictionnaire.synapx.fr/mot/%C3%A9peron](https://dictionnaire.synapx.fr/mot/%C3%A9peron)

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