# coquin

*NOM · /kokɛ̃/*

## Nom (8)

1. *péjoratif* Celui qui a un caractère vil, qui est capable de friponneries, de vols, d’actions déshonnêtes.
   > Les Spartiates étaient petits en nombre, grands de cœur, ambitieux et violents ; de fausses lois n’en aurait tiré que de pâles coquins ; Lycurgue en fit d’héroïques brigands.
2. Celui qui est débauché, qui a beaucoup d’amants ou de maitresses.
3. Amant habile au jeu de la séduction et de l’amour.
   > Elle avait quitté Naples ou un pays du même genre en laissant tomber son mari pour suivre un coquin en France.
4. *familier* Celui qui a de la chance.
   > Heureux coquin, quel mortel n’envierait son sort !
5. *familier* Personne espiègle avec un regard malin.
   > L’Endormeur n’était plus tout a fait le joyeux coquin que nous avons vu à l’auberge de Redon. Il avait attendu trois ans à l’office, tandis que son camarade Robert, dit l’Américain, se prélassait superbement au salon. Cette longue attente lui avait fait le caractère hargneux et l’humeur acariâtre.
6. *familier* Enfant vif et espiègle.
   > Ah ! petit coquin, on fait des cachotteries ? Écoute, je passe te prendre tout à l’heure et nous irons voir ton père. Entre temps, mets un peu d’ordre dans ta chambre.
7. *familier* Terme adressé par affection, à un enfant ou un animal.
   > Je dis tout le temps à ma chienne Miss Fifi qu'elle est une « petite coquine », au sens de malicieuse, d'espiègle. On emploie souvent coquin dans ce sens-là quand on s'adresse à de jeunes enfants aussi : « Oh, quel petit coquin, celui-là! » Et alors c'est un mot plein de tendresse.

### Emplois spécialisés

- (Géologie) *vieilli* Nodule de phosphate de calcium. — Note d’usage : S’utilisait surtout au pluriel.
   > François était allé chercher des engrais au moulin à coquins, parti pour la pleine journée.

## Adjectif (2)

1. Léger ; grivois.
   > Surtout maintenant, car Ronin avait un comportement coquin qui n’avait rien de sale ou de mauvais quand elle était avec lui.
2. Relatif à Chassillé, commune de la Sarthe.

## Étymologie

- Bas-lat. coquinus, que l'on dérive de coquus, cuisinier, comme qui dirait marmiton. Cela est très probable. Pourtant Diez se demande si on ne devrait pas le rattacher au scandinave kok, gosier, remarquant, à l'appui, que les autres langues romanes n'ont pas le mot coquin. On a proposé d'y voir un dérivé de coq, comme coquet, seulement avec un sens péjoratif d'ordinaire ; ce qui permettrait d'expliquer que coquin n'a pas toujours un mauvais sens (par exemple, ces coquins d'enfants indique une impatience mêlée d'amour) ; mais les emplois anciens de ce mot ne sont pas favorables à cette conjecture.

**Synonymes** : crotte-du-diable, fripon, misérable

**Terme générique** : amant, enfant, nodule

**Terme spécifique** : bélître, gredin, gueux, maraud

**Dérivés** : acoquiner, coquin de sort, coquinasse, coquinerie, coquinet, coquinou, demi-coquin

**Domaine** : géologie

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Source : [https://dictionnaire.synapx.fr/mot/coquin](https://dictionnaire.synapx.fr/mot/coquin)

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