# savoir

*VER · /savwaʁ/*

## Verbe (13)

1. Appréhender par l’esprit ou la connaissance ; connaître de façon certaine.
   > J'ignore quel est le crétin qui est arrivé à la conclusion qu’une image vaut mille mots, et si je le savais, je trouverais le moyen de lui régler son compte en chambre noire.
2. Avoir dans la mémoire.
   > Arsène André étend ce mépris aux méthodes scolaires. […] une pédagogie qui refuse par système le bénéfice éprouvé des leçons sues par cœur.
3. Posséder quelque science, quelque art, être instruit, habile en quelque profession, en quelque exercice.
   > Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe.
4. Avoir l’esprit orné et rempli de choses utiles.
   > C’est un homme qui sait. — Il a un grand désir de savoir.
5. Être accoutumé ou exercé à une chose, la bien faire.
   > La poésie du Divan et la poésie populaire, issues de classes sociales différentes, ont su parfois puiser aux mêmes sources d’inspiration : mais ce qui forme entre elles cloison étanche, c'est la forme de la langue : […].
6. Avoir le pouvoir, la force, le moyen, l’adresse, l’habileté de faire quelque chose.
   > Celui qui l'avait faite en était à ce moment psychologique où l'homme qui a su s'enrichir sans se déconsidérer essaie de prendre pied dans le monde aristocratique, […].
7. Pouvoir.
   > Couvrez ce sein que je ne saurais voir.
8. Pouvoir
   > Sais-tu me passer le sel ?
9. Pouvoir — Dans le sens « avoir la capacité de ». Il peut être à l’indicatif, dans une phrase positive.
10. Apprendre, être instruit ou être informé de quelque chose.
11. Être informé qu’une personne ou qu’une chose existe ou peut être trouvée.
12. Connaître, reconnaître, distinguer.
13. À savoir; précède une explicitation par une énumération.

## Conjonction (3)

1. À savoir.
   > L’asperge des boutiques est de deux sortes, savoir la semable, & la sauvage […]
2. *familier* Pour marquer qu’on doute que quelque chose.
   > — L’élan est donné, il se maintiendra quoi qu’il arrive ; les chapeaux à la bourbonnaise, comme les bonnets à dentelle, ne se reverront plus.
— Savoir si c’est un bien ?
3. *familier* Pour marquer qu’on veut en savoir davantage.
   > — Mon vieux Pibroque, il faut être dans la course et c’est sûrement mieux ainsi. Je suis assez grand pour faire ce qu’il faut.
— Savoir ?

## Nom (1)

1. Ensemble des connaissances acquises par l’étude, par l’expérience.
   > Sur deux pages, la spécialiste internationale du jupon nous éblouit de son savoir encyclopédique et de son sabir savant.

## Étymologie

- Du latin populaire *sapēre, en latin classique sapĕre, « avoir de la saveur », avec influence de sapiens « sage », d’où « être perspicace », « comprendre », puis « savoir », et élimination du classique scire « savoir ». Très ancien français : savir (Serments de Strasbourg), puis saveir, et enfin savoir. Pendant très longtemps, du moyen français jusqu'au XVIIIᵉ siècle, le mot s’écrivait sçavoir par fausse régression au latin classique scire (« savoir »). Il fallut attendre 1740 pour que l’Académie française enregistrât, en la troisième édition de son dictionnaire, le mot sous sa graphie actuelle.
- Du latin populaire *sapēre, en latin classique sapĕre, « avoir de la saveur », avec influence de sapiens « sage », d’où « être perspicace », « comprendre », puis « savoir », et élimination du classique scire « savoir ». Très ancien français : savir (Serments de Strasbourg), puis saveir, et enfin savoir. Pendant très longtemps, du moyen français jusqu'au XVIIIᵉ siècle, le mot s’écrivait sçavoir par fausse régression au latin classique scire (« savoir »). Il fallut attendre 1740 pour que l’Académie française enregistrât, en la troisième édition de son dictionnaire, le mot sous sa graphie actuelle.
- Du latin populaire *sapēre, en latin classique sapĕre, « avoir de la saveur », avec influence de sapiens « sage », d’où « être perspicace », « comprendre », puis « savoir », et élimination du classique scire « savoir ». Très ancien français : savir (Serments de Strasbourg), puis saveir, et enfin savoir. Pendant très longtemps, du moyen français jusqu'au XVIIIᵉ siècle, le mot s’écrivait sçavoir par fausse régression au latin classique scire (« savoir »). Il fallut attendre 1740 pour que l’Académie française enregistrât, en la troisième édition de son dictionnaire, le mot sous sa graphie actuelle.

**Synonymes** : connaissance, connaître

**Dérivés** : à savoir, aller savoir, ça se saurait, désavoir, Dieu sait, en savoir long, en savoir un rayon, être tout je ne sais comment, faire de la prose sans le savoir, faire savoir, faire-savoir, gai savoir, gestion du savoir, gestionnaire du savoir, je ne sais quand, je ne sais qui, je ne sais quoi, laisser savoir, ne pas être sans savoir, ne pas savoir à quel saint se vouer, ne pas savoir quoi faire de sa peau, ne pas savoir quoi faire de ses mains, ne pas savoir sur quel pied danser, ne plus savoir où donner de la tête, ne plus savoir où on en est, ne plus savoir où se mettre, ne plus savoir quoi inventer, ne rien vouloir savoir, ne savoir ce qu’on veut, ne savoir ni ce qu’on fait, ni ce qu’on dit, ne savoir où donner de la tête, ne savoir pas distinguer sa main gauche de sa main droite, ne savoir que faire, ne savoir rien de rien, ne savoir rien faire de ses dix doigts, ne trop savoir, non-savoir, on ne sait d'où, on ne sait jamais, on sait bien

**Associés** : Homo sapiens, Homo sapiens sapiens, Sapiens

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Source : [https://dictionnaire.synapx.fr/mot/savoir](https://dictionnaire.synapx.fr/mot/savoir)

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