# serviteur

*NOM · /sɛʁvitœʁ/*

## Nom (10)

1. *littéraire* Celui qui est au service d’une personne ou d’une collectivité.
   > Un fidèle serviteur de l’État. — Ce roi sut récompenser ses zélés serviteurs.
2. *vieilli* Domestique.
   > Et ces costumes, ils se trouvaient étendus dans les séchoirs, numérotés par habilleuses, car on leur donnait aussi des serviteurs pour s’en vêtir !
3. Celui qui se dévoue avec attachement.
   > Du Paty l’a compris et, connaissant par expérience l’implacabilité du criminel aux abois, il se voit abandonné sans recours à toutes les puissances du mal dont il fut le serviteur, […].
4. Formule de politesse dont on se servait pour finir les lettres et qui est aujourd’hui peu usitée.
   > Votre très humble et très obéissant serviteur,
5. Formule de politesse dont on se servait en saluant quelqu’un.
   > Serviteur, monsieur.
Bonjour, monsieur.
6. *familier* Je suis votre serviteur, je suis son serviteur se dit à quelqu’un ou de quelqu’un pour marquer que l’on refuse ce qu’il demande ou ce qu’il propose, ou que l’on n’est point du même avis.
   > On peut aussi l'exprimer de manière elliptique :
7. Ustensile servant à présenter des mets composé d’un ou plusieurs plateaux circulaires superposés et reliés autour d’un pied.
8. Serveur, garçon de café
9. Captif, à l’époque coloniale.
10. Objet servant à ranger les accessoires de cheminée.

## Étymologie

- Emprunt au bas latin servitor (« serviteur de Dieu »), mot attesté vers 530 formé sur servitum, supin de servire, lui-même dérivé de servus (« esclave »). Le terme aurait d’abord signifié « gardien de troupeau », d’où son origine indo-européenne présumée *ser-u-o- (« garde, protection, faire attention »)Michiel de Vaan, Dictionary of Latin and other Italic languages, Brill, série « Leiden Indo-European Etymological Dictionary series », 2008, 825 pages, ISBN 978-90-04-16797-1, aussi source du latin servare (« préserver, conserver »)
- Emprunt au bas latin servitor (« serviteur de Dieu »), mot attesté vers 530 formé sur servitum, supin de servire, lui-même dérivé de servus (« esclave »). Le terme aurait d’abord signifié « gardien de troupeau », d’où son origine indo-européenne présumée *ser-u-o- (« garde, protection, faire attention »)Michiel de Vaan, Dictionary of Latin and other Italic languages, Brill, série « Leiden Indo-European Etymological Dictionary series », 2008, 825 pages, ISBN 978-90-04-16797-1, aussi source du latin servare (« préserver, conserver »)

**Synonymes** : boy, domestique, factotum, laquais, larbin, serviteur de cheminée, valet, valet de cheminée

**Contraires** : dominateur, maître

**Terme générique** : domestique, formule, serveur, ustensile

**Terme spécifique** : chevalier, goule, officier, page, servant

**Dérivés** : faire serviteur, faire un serviteur, serviteresse, serviteur de cheminée, serviteur de Dieu, serviteur de la loi, serviteur muet, serviteure, serviteuse, vieux serviteur, votre humble serviteur, votre humble serviteuse, votre serviteur, votre serviteuse

**Associés** : asservir, asservissement, desservir, entre-servir, resservir, sergent, servant, serveur, service, serviette, servile, servilement, servilité, servir, servitude, servo-

---

Source : [https://dictionnaire.synapx.fr/mot/serviteur](https://dictionnaire.synapx.fr/mot/serviteur)

Définitions issues du Wiktionnaire et d’autres sources ouvertes, adaptées par SynapxLab. Réutilisation sous CC BY-SA 3.0 pour la part qui en relève : citer la source et conserver la licence.
