aura
NOM [oʁa] 2 syllabes
Sens et définitions
- Nom commun Le « corps subtil », qui entourerait le corps physique. De forme ovoïde, l’aura changerait de couleur selon l’évolution, l’état émotionnel ou de santé du sujet.
- Nom commun Prolongement, résonance d’un livre, d’une œuvre d’art dans la sensibilité.
- Nom commun Sensation subjective vague, toujours la même chez chaque malade, qui permet à celui-ci de prévoir l’imminence d’une crise. Elle peut être motrice (mouvement d’un doigt, d’un membre), sensitive, sensorielle (olfactive, auditive, visuelle, etc.), psychique, etc. L’aura est surtout fréquente dans l’épilepsie, l’asthme, la migraine et l’hystérie.
- Nom commun vieilli Autrefois, émanation subtile du liquide spermatique qui semblait nécessaire pour la fécondation.
- Nom commun Atmosphère qui entoure certains êtres.
- Nom commun Image, réputation.
- Forme de verbe Troisième personne du futur de l’indicatif de avoir.
Origine du mot
Du latin aura (« air en mouvement, brise ») (→ voir aure (« vent doux ») en ancien français). Le mot renvoie d’abord à une masse d’air agité. Plusieurs facteurs feront évoluer le sémantisme, dès la période antique. L’air, lié à la vie terrestre d’abord, se trouve chez certains poètes latins en relation avec la lumière, et particulièrement avec la lumière du ciel divin. D’autre part, dans les arts figurés, une forme de draperie gonflée par le vent (aura velificans) entourait des déités, en particulier des divinités de l’air. On trouve dans le monde grec ancien des Aurae pourvues de ce voile gonflé qui entoure leurs têtes. Cette draperie devient dans l’imaginaire comme une marque de divinité ou d’héroïsation. Dans l’imaginaire antique, aura devient « air lumineux », qui vient du monde divin, mais n’est pas émanation de l’homme. Le sens moderne n’apparaît en français qu’à la toute fin du XVIIIᵉ siècle.
Liens de sens
Terme générique
Terme spécifique
Domaine
Prononciation
Homophones
Sources
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte.