Architecte — vocabulaire professionnel
IA non-relueTermes et locutions employés dans cette activité professionnelle.
Études et conception · 40 termes
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ABF (architecte des bâtiments de France)
Un architecte fonctionnaire de l'État qui doit donner son avis sur tout projet situé près d'un monument historique ou dans un secteur protégé, avant que la mairie ne délivre l'autorisation. Son avis porte sur l'aspect extérieur du bâtiment : matériaux, couleurs, forme de toiture.
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Accessibilité PMR
L'ensemble des règles qui garantissent qu'une personne à mobilité réduite peut circuler dans le bâtiment : largeur des portes, absence de marches, ascenseur dimensionné. Dans le logement collectif neuf, ces règles s'appliquent à la totalité des logements, pas seulement à une partie.
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Affichage du permis
L'obligation de rendre visible depuis la rue, sur un panneau réglementaire posé sur le terrain, l'autorisation obtenue, dès la réception de l'accord et pendant toute la durée du chantier. Cet affichage fait courir le délai pendant lequel un tiers (voisin) peut contester le permis.
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AOR (assistance aux opérations de réception)
L'accompagnement de l'architecte le jour où le client vient constater la fin des travaux et signer le procès-verbal de réception, avec relevé des réserves (défauts à corriger). C'est ce document qui déclenche le point de départ des garanties légales du chantier.
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APD (avant-projet définitif)
Le dossier finalisé qui fige la conception du projet dans tous ses aspects techniques et esthétiques, avec une estimation du coût affinée. C'est ce document qui sert de base au dépôt du permis de construire et qui ne devrait plus changer en profondeur ensuite.
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APS (avant-projet sommaire)
Une étape plus précise que l'esquisse, où les plans, les façades et une première estimation du coût des travaux sont posés. C'est à ce stade que les grandes options (matériaux, organisation des pièces) sont arbitrées avant d'aller plus loin dans le détail.
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Avis conforme
Un avis de l'ABF que la mairie est obligée de suivre, contrairement à un simple avis consultatif qu'elle peut choisir d'ignorer. Dans les périmètres les plus protégés, l'avis conforme signifie concrètement que le projet doit être accepté par l'ABF pour obtenir le permis.
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Catégorie ERP
Un classement de 1re à 5e catégorie, déterminé par le nombre de personnes que le bâtiment peut accueillir simultanément. Ce classement fixe le niveau d'exigence en matière de sécurité incendie et le type de contrôle administratif applicable.
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CCMI (contrat de construction de maison individuelle)
Un contrat encadré par la loi, utilisé par les constructeurs de maisons individuelles, qui garantit un prix et des délais fermes. Lorsqu'un architecte conçoit une maison en dehors de ce cadre, le contrat de maîtrise d'œuvre suit d'autres règles, avec une répartition différente des garanties.
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Coefficient d'emprise au sol (CES)
Le pourcentage maximal du terrain qui peut être construit, fixé par le règlement d'urbanisme de la commune. Il limite directement la taille possible d'une extension, indépendamment de l'envie du client d'agrandir davantage.
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Commission de sécurité
L'instance, composée notamment des pompiers, qui examine le dossier avant l'ouverture d'un ERP et effectue des visites de contrôle une fois le bâtiment en service. Son avis conditionne l'autorisation d'ouvrir au public.
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DCE (dossier de consultation des entreprises)
L'ensemble des plans et documents détaillés, préparés après le permis de construire, qui permettent aux entreprises du bâtiment de chiffrer précisément leur intervention. C'est sur cette base que les devis de travaux sont comparés entre eux.
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Déclaration préalable de travaux
Une formalité plus légère que le permis de construire, utilisée pour de petits travaux (extension limitée, modification de façade). Le délai d'instruction y est plus court, mais le projet reste soumis aux mêmes règles d'urbanisme.
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Délai d'instruction
La durée pendant laquelle la mairie examine le dossier avant de répondre, généralement deux mois pour une maison individuelle et trois mois pour les autres projets. Ce délai peut être prolongé si le dossier touche un secteur protégé ou nécessite l'avis d'un autre service.
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Désamiantage
Le retrait encadré de matériaux contenant de l'amiante, réalisé par une entreprise spécialisée et certifiée avant que les travaux de rénovation ne puissent commencer. Cette opération suit une réglementation stricte de protection des personnes présentes sur le chantier.
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DET (direction de l'exécution des travaux)
La phase où l'architecte suit le chantier, vérifie que les travaux réalisés correspondent bien aux plans et aux règles de l'art, et valide les factures des entreprises au fur et à mesure de l'avancement. C'est le rôle qui protège le client d'une exécution non conforme au projet validé.
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Diagnostic technique
Un état des lieux réalisé avant travaux pour identifier ce qui est caché dans le bâtiment existant : amiante, plomb, état de la structure, performance énergétique. Il conditionne à la fois le budget réel du chantier et les précautions à prendre pendant les travaux.
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DPE (diagnostic de performance énergétique)
Une note qui évalue la consommation énergétique du bâtiment avant travaux, servant de point de départ pour chiffrer les améliorations d'isolation et de chauffage visées par la rénovation. Une rénovation lourde vise souvent explicitement à faire progresser cette note.
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Emprise au sol
La projection au sol du volume construit, vue du ciel, y compris les débords comme un auvent ou une terrasse surélevée. Elle sert notamment à vérifier que la maison respecte le pourcentage de terrain constructible autorisé par les règles d'urbanisme locales.
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Emprise au sol créée
La surface supplémentaire au sol qu'ajoute une extension, à distinguer d'une surélévation qui n'agrandit pas l'emprise mais ajoute un niveau. Ce chiffre détermine si une déclaration préalable suffit ou si un permis de construire est nécessaire.
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ERP (établissement recevant du public)
Un bâtiment accueillant du public autre que les occupants habituels : commerce, bureau ouvert à la clientèle, restaurant, salle de sport. Ce statut impose des règles de sécurité et d'accessibilité plus strictes que pour un logement.
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Esquisse
Le tout premier document présenté au client : un plan simple qui traduit ses besoins en volumes et en implantation sur le terrain, avant tout détail technique. Elle sert de base de discussion pour valider les grandes orientations du projet.
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Étude de sol (G1/G2)
Une analyse du terrain, réalisée par un bureau spécialisé, qui détermine la nature du sol et le type de fondations adapté avant de construire. Une étude de sol est obligatoire dans les zones à risque de mouvement de terrain (argile, par exemple) et conditionne le coût des fondations.
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Marché de travaux en lots séparés
Une organisation du chantier où chaque corps de métier (gros œuvre, électricité, plomberie...) est engagé par un contrat distinct, coordonné par l'architecte, plutôt que confié à une seule entreprise générale. Cela permet souvent de réduire le coût global, au prix d'une coordination plus exigeante entre les intervenants.
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Mission complète
Un contrat où l'architecte suit le projet de bout en bout, de la conception jusqu'à la réception du chantier, par opposition à une mission limitée au seul permis de construire. C'est la formule qui protège le mieux le client, car l'architecte reste responsable de la cohérence entre le plan et ce qui est réellement construit.
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Mur porteur
Un mur qui supporte le poids du bâtiment (plancher, toiture) et qui ne peut donc pas être déplacé ou percé sans étude structurelle, contrairement à une simple cloison de séparation. Distinguer les deux dès le début du projet évite de découvrir en cours de chantier qu'une ouverture prévue n'est pas possible telle quelle.
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Notice de sécurité incendie
Un document technique qui décrit comment le bâtiment protège ses occupants en cas d'incendie : matériaux résistants au feu, issues de secours, désenfumage des circulations. Il est examiné par les services de secours avant l'autorisation de construire un immeuble.
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OPC (ordonnancement, pilotage, coordination)
La mission qui organise dans le temps l'intervention de chaque entreprise sur le chantier, pour que les corps de métier se succèdent sans se gêner et sans retard en cascade. Sur un chantier avec plusieurs lots séparés, l'absence d'OPC est une cause fréquente de délais qui s'accumulent.
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Permis de construire
L'autorisation administrative délivrée par la mairie avant tout début de travaux de construction ou d'agrandissement significatif. Le dossier, préparé par l'architecte, doit démontrer la conformité du projet aux règles d'urbanisme locales.
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Permis de démolir
Une autorisation distincte du permis de construire, obligatoire avant de détruire tout ou partie d'un bâtiment situé dans un secteur protégé ou concerné par certaines règles locales. Sans cette autorisation, même une démolition partielle peut être illégale.
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PLU (plan local d'urbanisme)
Le document de la commune qui fixe, terrain par terrain, ce qu'il est possible de construire : hauteur maximale, distance aux limites de propriété, aspect extérieur autorisé. L'architecte le consulte avant toute esquisse, car il encadre strictement ce qui sera accepté au permis.
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Recours des tiers
La possibilité, pour un voisin ou une association, de contester un permis de construire devant le tribunal administratif dans les deux mois suivant l'affichage. Un recours n'arrête pas forcément le chantier, mais il fait peser un risque juridique tant qu'il n'est pas tranché.
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Règlement de copropriété
Le document qui fixe les règles de vie et de répartition des charges entre les futurs propriétaires du bâtiment, préparé en parallèle de la conception architecturale. Il définit notamment les parties communes et privatives, qui influencent directement le plan des logements.
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Réglementation thermique de l'existant
Les exigences minimales de performance énergétique applicables lorsqu'on rénove un bâtiment déjà construit, moins strictes que pour le neuf mais obligatoires dès que les travaux touchent l'isolation, les fenêtres ou le chauffage. Elle encadre les choix techniques disponibles pour la rénovation.
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Reprise en sous-œuvre
Le renforcement des fondations existantes avant de poser un niveau supplémentaire sur un bâtiment ancien, car les fondations d'origine n'étaient pas prévues pour porter ce poids. C'est une opération technique délicate qui nécessite souvent une étude structurelle préalable.
2 définitions selon le contexte de travail
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SPR (site patrimonial remarquable)
Un secteur délimité par la commune où le bâti ancien est protégé pour sa valeur historique ou paysagère, avec des règles architecturales renforcées. Un projet dans ce périmètre suit un processus d'instruction plus long et plus encadré qu'ailleurs.
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SSI (système de sécurité incendie)
L'ensemble des équipements qui détectent un départ de feu et déclenchent automatiquement les actions de mise en sécurité : alarme, désenfumage, verrouillage des issues. Son niveau d'équipement dépend directement de la catégorie de l'établissement.
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Surface de plancher
La surface intérieure de chaque niveau de la maison, calculée à partir du nez des murs et déduction faite des vides (cage d'escalier, sous-toits trop bas). C'est cette surface, et non la surface habitable classique, qui sert de référence pour savoir si un permis de construire est nécessaire.
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Surface habitable vs surface de plancher
Deux façons différentes de mesurer un logement : la surface habitable sert à la vente et à la location, la surface de plancher sert au calcul réglementaire et fiscal du bâtiment entier. Les deux ne se recouvrent pas exactement, ce qui explique des écarts de chiffres entre le permis et l'annonce immobilière.
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VRD (voirie et réseaux divers)
L'ensemble des aménagements extérieurs et des raccordements techniques d'un projet : voies d'accès, réseaux d'eau, d'électricité et d'assainissement, éclairage. Sur un programme de logements, ce poste représente une part significative du budget et doit être chiffré dès la conception.