Ciment / Chaux / Plâtre — vocabulaire professionnel

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Termes et locutions employés dans cette activité professionnelle.

Matériaux minéraux · 13 termes

  • Big bag

    Un grand sac souple d'environ une tonne, utilisé pour livrer le ciment en gros volume sans passer par des sacs individuels de 25 ou 35 kg. C'est le format le plus courant pour les livraisons vers les chantiers ou les fabricants de béton.

  • Carbonatation

    La réaction chimique lente par laquelle la chaux aérienne durcit en captant le gaz carbonique de l'air, du centre vers la surface d'un enduit. Elle explique pourquoi un mur enduit à la chaux doit sécher plusieurs semaines avant de recevoir une finition ou une peinture.

  • CEM (classe de ciment)

    Le code qui indique la composition du ciment, par exemple CEM I pour un ciment presque pur en clinker ou CEM II/III pour un ciment mélangé à d'autres matériaux comme le laitier de haut fourneau. Chaque classe a des propriétés différentes de résistance et de vitesse de prise, à choisir selon l'usage prévu.

  • Chaux aérienne

    Une chaux qui durcit uniquement au contact de l'air, en réagissant avec le gaz carbonique ambiant, un processus lent qui peut prendre plusieurs semaines. Elle est utilisée pour des enduits et des finitions où l'on recherche une grande souplesse plutôt qu'une résistance élevée.

  • Chaux hydraulique (NHL)

    Une chaux capable de durcir même en présence d'eau, sans dépendre uniquement de l'air, grâce à des composants proches de ceux du ciment. Le sigle NHL suivi d'un chiffre (2, 3,5 ou 5) indique son niveau de résistance mécanique.

  • Chaux vive / chaux éteinte

    La chaux vive sort directement du four et réagit violemment (avec dégagement de chaleur) au contact de l'eau ; une fois cette réaction faite en usine dans des conditions contrôlées, elle devient chaux éteinte, plus stable et plus simple à manipuler. La quasi-totalité des chaux vendues aux artisans est déjà éteinte.

  • Classe de résistance (32,5 / 42,5 / 52,5)

    Un chiffre qui indique la solidité que le ciment atteindra une fois durci, exprimée en mégapascals. Plus le chiffre est élevé, plus le béton final supportera de charges, mais un ciment à haute résistance n'est pas toujours nécessaire ni le plus économique pour un usage courant.

  • Clinker

    La matière première du ciment, obtenue en chauffant du calcaire et de l'argile à très haute température dans un four. C'est ce clinker, une fois broyé finement, qui donne au ciment sa capacité à durcir au contact de l'eau.

  • Enduit de lissage

    Une couche de finition à base de plâtre, appliquée en fine épaisseur pour rattraper les petites imperfections d'un mur avant peinture. C'est une étape distincte du gros œuvre, qui ne corrige pas les défauts structurels importants.

  • Gypse

    La roche minérale à partir de laquelle le plâtre est fabriqué, en la chauffant pour lui faire perdre une partie de son eau, puis en la broyant en poudre. C'est cette poudre qui redevient solide en reprenant de l'eau au moment du gâchage.

  • Plaque de plâtre (BA13)

    Une plaque de gypse pris en sandwich entre deux couches de carton, utilisée pour monter des cloisons ou doubler des murs sans passer par un enduit humide. Le nombre 13 indique son épaisseur en millimètres, la plus courante sur le marché.

  • Plâtre de construction

    Un plâtre formulé pour les usages du bâtiment (enduits, cloisons, plaques), à distinguer du plâtre à modeler utilisé en art ou en moulage, qui a une composition et une finesse différentes. Le choix de la bonne catégorie évite un produit inadapté à l'usage prévu.

  • Temps de prise

    La durée pendant laquelle le ciment mélangé à l'eau reste malléable avant de commencer à durcir. Une livraison en big bag ou en vrac doit être planifiée en fonction de ce délai, faute de quoi la matière devient inutilisable sur le chantier.

    2 définitions selon le contexte de travail

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