Dépollution de sols / sites — vocabulaire professionnel

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Termes et locutions employés dans cette activité professionnelle.

Environnement · 25 termes

  • Barrière hydraulique

    Un rideau de puits de pompage placé en aval de la pollution pour capter l'eau contaminée et l'empêcher de continuer à se propager vers des zones sensibles.

  • Bioventing

    Une variante du venting qui injecte de l'oxygène pour stimuler les bactéries naturellement présentes dans le sol, qui digèrent alors la pollution sur place.

  • Bordereau de suivi de déchets (BSD)

    Un document de traçabilité qui suit chaque camion de terre polluée depuis le chantier jusqu'à son lieu de traitement final, signé à chaque étape.

  • Cessation d'activité ICPE

    Quand une installation classée pour l'environnement ferme, la loi impose de remettre le site en état avant tout nouvel usage, sous le contrôle de l'administration.

  • Classification des terres polluées

    Après analyse, les terres excavées sont classées déchet dangereux ou non dangereux : cette classification détermine où elles peuvent être envoyées et à quel prix.

  • Confinement

    Plutôt que d'éliminer la pollution, on l'isole sur place (barrière étanche, couverture imperméable) pour empêcher qu'elle se propage ou qu'on y soit exposé.

  • Étude historique et documentaire

    Avant tout prélèvement, le professionnel reconstitue le passé du terrain (anciens plans, activités industrielles, archives) pour cibler les zones à risque plutôt que de sonder au hasard.

  • Installation de stockage de déchets (ISDI/ISDND/ISDD)

    Ce sont les centres agréés qui reçoivent les terres selon leur niveau de pollution : inertes (ISDI), non dangereux (ISDND) ou dangereux (ISDD).

  • Mémoire de réhabilitation

    Le rapport final qui décrit tous les travaux réalisés, prouve que les objectifs de dépollution sont atteints et sert de référence en cas de contrôle ou de revente.

  • Norme NF X31-620

    La norme française qui encadre les diagnostics et les études de sols pollués ; elle garantit que la méthode utilisée est reconnue et opposable en cas de litige ou de revente.

  • Oxydation chimique in situ (ISCO)

    Injection dans le sol d'un oxydant puissant qui détruit chimiquement les polluants au contact, utile pour des pollutions concentrées et difficiles d'accès.

  • Panache de pollution

    La zone d'eau souterraine contaminée qui s'étend et se déplace progressivement autour de la source de pollution, un peu comme une traînée d'encre dans l'eau.

  • Piézomètre

    Un tube foré dans le sol qui permet de prélever et surveiller l'eau souterraine à un endroit précis, pour suivre l'évolution de la pollution dans le temps.

  • Plan de gestion

    Le document qui compare plusieurs solutions de dépollution possibles (coût, durée, efficacité) et justifie celle retenue en fonction de l'usage futur du terrain.

  • Pompage et traitement

    L'eau polluée est pompée à la surface, débarrassée de ses polluants dans une station de traitement, puis rejetée ou réinjectée dans le sol.

  • Réutilisation sur site

    Quand c'est possible, les terres faiblement polluées sont traitées et remises en place sur le chantier plutôt qu'évacuées, ce qui réduit fortement le coût de transport.

  • Schéma conceptuel

    Un schéma qui relie la source de pollution, son chemin de migration (eau, air, sol) et les personnes ou usages qu'elle pourrait atteindre ; c'est la base de toute décision de dépollution.

  • Servitude d'utilité publique

    Une restriction d'usage inscrite officiellement sur le terrain (par exemple interdiction de construire des habitations) quand la dépollution n'a pas éliminé tout risque.

  • Sondage de sol

    Un carottage vertical qui remonte des échantillons de terre à différentes profondeurs, analysés en laboratoire pour savoir quels polluants sont présents et jusqu'où ils descendent.

  • Terrassement de déblai

    Les terres polluées sont creusées et retirées physiquement du site à l'aide d'engins de chantier, pour être remplacées par des terres saines.

  • Tiers-demandeur

    Un statut légal qui permet à un acteur autre que le dernier exploitant (un promoteur, par exemple) de se substituer à lui pour financer et piloter la réhabilitation du site.

  • Traitement in situ

    La pollution est traitée directement dans le sol, sans l'excaver, en y injectant de l'air, des micro-organismes ou des produits chimiques.

  • Usage futur du site

    Le niveau de dépollution exigé n'est pas absolu : il dépend de ce que deviendra le terrain après (parking, logements, espaces verts), un usage sensible imposant un nettoyage plus poussé.

  • Valeur limite d'émission (VLE)

    Le seuil réglementaire de concentration en polluants que l'eau traitée ne doit pas dépasser avant d'être rejetée dans le milieu naturel ou le réseau d'assainissement.

  • Venting

    Des puits aspirent l'air contenu dans le sol pour en extraire les vapeurs polluantes (comme des hydrocarbures), qui sont ensuite traitées avant rejet dans l'atmosphère.

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