Maçonnerie générale — vocabulaire professionnel

IA non-relue

Termes et locutions employés dans cette activité professionnelle.

Gros œuvre · 39 termes

  • Agrafage / tirants

    Des pièces métalliques posées à cheval sur une fissure ou reliant deux murs qui s'écartent, pour bloquer leur mouvement et empêcher la fissure de continuer à s'ouvrir.

  • Appui de charge

    Le point, souvent un poteau ou un renfort de mur, où la nouvelle poutre transmet au sol le poids qu'elle reprend ; un appui mal dimensionné annule l'intérêt du renfort posé au-dessus.

  • Armature

    Un treillis ou des barres d'acier noyées dans le béton des fondations, qui lui apportent la résistance à la traction que le béton seul n'a pas (le béton résiste bien à l'écrasement, mal à l'étirement).

  • Assise

    Une rangée horizontale de blocs ou de briques posée sur toute la longueur du mur avant de passer à la suivante. Le maçon monte un mur assise par assise, en décalant les joints d'une rangée à l'autre pour la solidité.

  • Banche

    Un grand panneau de coffrage métallique ou en bois, posé en double face de part et d'autre du futur mur, qui sert de moule dans lequel le béton liquide est coulé avant de durcir.

  • Béton de propreté

    Une fine couche de béton maigre coulée au fond de la fouille avant la vraie fondation, qui sert uniquement à avoir une surface propre et plane pour poser les armatures, pas à porter le bâtiment.

  • Chaînage

    Une ceinture de béton armé coulée en haut et parfois au milieu d'un muret, qui le rigidifie sur toute sa longueur pour l'empêcher de se disloquer sous l'effet du vent ou des mouvements de terrain.

  • Chaînage vertical (poteau)

    Un pilier de béton armé coulé à l'intérieur du mur, généralement aux angles et de part et d'autre des ouvertures, qui renforce la structure exactement là où elle est la plus sollicitée.

  • Chape

    La couche de mortier ou de béton fin coulée sur un plancher brut pour l'aplanir avant la pose du revêtement final (carrelage, parquet), différente de la dalle porteuse qui se trouve en dessous.

  • Chapeau de mur

    L'élément posé sur le dessus d'un muret (pierre, béton préfabriqué ou tuile) qui protège la maçonnerie des infiltrations d'eau de pluie par le haut, point le plus vulnérable d'un mur extérieur.

  • Corps d'enduit

    La couche intermédiaire, la plus épaisse, qui rattrape les irrégularités du mur et assure l'étanchéité de la façade ; c'est elle qui fait le vrai travail de protection contre l'eau.

  • Coulage

    L'opération de versement du béton frais dans les banches, réalisée en une fois ou par couches successives pour éviter les défauts d'homogénéité dans l'épaisseur du mur.

  • Dalle sur terre-plein

    Une dalle de béton coulée directement sur le sol préparé, sans vide en dessous, adaptée à un rez-de-chaussée ou une terrasse plutôt qu'à un étage.

  • Décoffrage

    Le retrait des banches une fois le béton suffisamment durci pour tenir seul debout, généralement au bout de quelques jours, même si sa résistance complète n'est atteinte qu'après plusieurs semaines.

  • Enduit de finition

    La dernière couche, fine, qui donne à la façade sa couleur et son aspect final (taloché, gratté, ribbé) ; son rendu visuel dépend de la technique de talochage utilisée juste après la pose.

  • Enduit monocouche

    Un enduit industriel appliqué en une seule couche qui remplit à la fois le rôle du corps d'enduit et de la finition, plus rapide à poser qu'un enduit traditionnel à trois couches mais moins souple pour rattraper un mur très irrégulier.

  • Étaiement

    Un ensemble de supports temporaires en métal ou en bois qui soutiennent un plancher ou une poutre le temps que le béton coulé prenne sa résistance définitive, avant de pouvoir porter seul les charges prévues.

  • Étaiement provisoire

    Le dispositif de soutien temporaire mis en place avant même de toucher au mur, qui porte le bâtiment le temps que la nouvelle poutre soit installée et prenne le relais.

  • Étude de sol (G2)

    Une analyse réalisée par un bureau spécialisé qui détermine la nature du terrain (argile, roche, remblai) et la profondeur à laquelle les fondations doivent descendre pour être stables. Elle conditionne directement le type et le coût des fondations à réaliser.

  • Étude de structure

    Un calcul réalisé par un bureau d'études qui détermine si un mur peut être ouvert, et avec quel renfort, en fonction du poids qu'il supporte réellement au-dessus.

  • Film de polyane

    Une bâche plastique posée sous le béton pour créer une barrière contre l'humidité remontant du sol, avant même de couler la dalle.

  • Fissure structurelle

    Une fissure large, souvent oblique, qui traverse toute l'épaisseur du mur et révèle un mouvement réel de la structure (tassement, poussée), à distinguer d'une simple microfissure superficielle de l'enduit.

  • Fondation superficielle

    La fondation, moins profonde que celle d'une maison, sur laquelle repose un muret ou une clôture, dimensionnée pour un ouvrage léger et non habité.

  • Gobetis

    La première couche d'enduit, projetée fine et rugueuse directement sur le mur brut, qui sert uniquement d'accroche pour les couches suivantes et non de finition.

  • Hors gel

    La profondeur minimale à laquelle il faut descendre une fondation pour qu'elle reste sous la zone où le sol peut geler l'hiver, car un sol gelé puis dégelé sous une fondation trop peu profonde la fait bouger et se fissurer.

  • IPN / IPE

    Une poutre métallique en forme de I, posée à l'intérieur ou au-dessus de l'ouverture créée, qui reprend le poids autrefois porté par le mur retiré et le renvoie vers les points d'appui restants.

  • Joint de dilatation

    Une fine coupure volontaire prévue tous les quelques mètres dans un mur long, qui laisse la maçonnerie se dilater et se contracter légèrement avec les écarts de température sans se fissurer de façon anarchique ailleurs.

  • Linteau

    La poutre horizontale posée au-dessus d'une porte ou d'une fenêtre pour reporter le poids du mur situé au-dessus vers les côtés de l'ouverture, plutôt que de laisser ce poids reposer directement sur le vide de la baie.

  • Mur porteur

    Un mur qui soutient une partie du poids du bâtiment (plancher, toiture, étage), par opposition à une simple cloison qui ne fait que séparer deux pièces sans rien porter.

  • Parpaing (agglo)

    Un bloc de béton creux standardisé, le matériau le plus courant pour monter des murs en France, choisi pour son coût et sa rapidité de pose plutôt que pour son aspect, car il est ensuite recouvert d'un enduit.

  • Pente d'écoulement

    Une inclinaison volontaire, à peine perceptible à l'œil, donnée à une terrasse pour que l'eau de pluie s'écoule vers un point de récupération au lieu de stagner ou de ruisseler vers la maison.

  • Piquage

    L'opération qui consiste à retirer un enduit ou un béton dégradé jusqu'au support sain, avant de pouvoir reconstruire ou réenduire correctement par-dessus.

  • Plancher hourdis

    Un plancher d'étage composé de poutrelles porteuses en béton et de blocs creux légers (hourdis) posés entre elles, puis recouverts d'une chape de béton, une technique très répandue car plus légère qu'une dalle pleine.

  • Portée

    La distance entre deux points d'appui d'un plancher, qui détermine l'épaisseur et le renfort nécessaires : plus la portée est grande, plus le plancher doit être dimensionné solidement pour ne pas fléchir.

  • Reprise en sous-œuvre

    Une technique qui consiste à consolider ou remplacer une fondation existante par tronçons, sans jamais fragiliser toute la structure en même temps, lorsqu'un mur s'affaisse ou qu'on veut créer un sous-sol sous une construction déjà debout.

  • Semelle filante

    Une bande de béton coulée en continu sous tout un mur porteur, qui répartit son poids sur une plus grande surface de terrain pour éviter qu'il ne s'enfonce ou ne fissure. C'est la base de la maison, invisible une fois les travaux terminés.

  • Talochage

    Le geste qui consiste à lisser ou texturer l'enduit encore frais avec un outil plat (la taloche), une fois la couche appliquée, pour obtenir l'aspect de surface souhaité.

  • Treillis soudé

    Une grille métallique posée dans l'épaisseur du béton d'une dalle pour la renforcer et limiter la formation de fissures liées au retrait naturel du béton en séchant.

  • Vibration du béton

    Le passage d'un outil vibrant dans le béton fraîchement coulé pour en chasser les bulles d'air, ce qui évite les nids de poule ou les zones fragiles une fois le mur décoffré.

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