Sylviculture / Gestion forestière — vocabulaire professionnel

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Termes et locutions employés dans cette activité professionnelle.

Forêt et pêche · 24 termes

  • Aménagement forestier

    Organisation de la forêt en parcelles et en calendrier d'interventions pour équilibrer, année après année, les coupes, les plantations et les revenus tirés du bois.

  • Boisement

    Installation d'une forêt sur une parcelle qui n'en portait pas auparavant (ancienne prairie ou friche, par exemple). Cela suppose de préparer le sol puis de planter de jeunes arbres, souvent avec l'aide d'aides publiques dédiées.

  • Certification PEFC

    Label qui garantit que le bois provient d'une forêt gérée dans la durée, sans surexploitation. Demandé par de nombreux acheteurs de bois et par certains marchés publics.

  • Cubage

    Calcul du volume de bois disponible sur une parcelle, en mètres cubes, à partir de mesures sur un échantillon d'arbres. C'est la base du prix demandé pour une vente de bois sur pied.

  • Débroussaillage

    Coupe de la végétation basse (ronces, fougères, jeunes arbustes) qui concurrence les jeunes plants ou qui augmente le risque d'incendie.

  • Dégagement

    Intervention qui libère les jeunes plants étouffés par une végétation concurrente plus rapide (broussailles, ronces) durant leurs premières années.

  • Densité de plantation

    Nombre de plants installés par hectare. Une densité élevée favorise des troncs droits et sans grosses branches, mais coûte plus cher en plants et en travail.

  • Dépressage

    Première éclaircie très précoce, faite quand les jeunes arbres sont encore trop serrés pour donner du bois de valeur : on en retire une partie, sans les vendre, juste pour désengorger le peuplement.

  • Diamètre à 1,30 m (DBH)

    Mesure standard du tronc, prise à hauteur de poitrine, utilisée pour estimer l'âge, la valeur et le volume de bois d'un arbre de façon comparable d'une forêt à l'autre.

  • Éclaircie

    Coupe sélective d'une partie des arbres d'une parcelle déjà en croissance, pour laisser plus de place, de lumière et de nutriments à ceux qui restent. C'est l'entretien classique d'une forêt en production.

  • Élagage

    Coupe des branches basses d'un arbre encore sur pied pour obtenir, plus tard, un tronc sans nœuds et donc du bois de meilleure qualité (menuiserie plutôt que palette).

  • Essence forestière

    Espèce d'arbre retenue pour la plantation (chêne, pin, douglas...), choisie selon le sol, le climat local et l'objectif de production ou d'agrément.

  • Inventaire forestier

    Relevé de terrain qui mesure un échantillon d'arbres (diamètre, hauteur, essence, état sanitaire) pour en déduire les caractéristiques de toute la parcelle sans tout mesurer.

  • Martelage

    Marquage sur le terrain, arbre par arbre, de ceux qui seront coupés lors d'une éclaircie ou d'une coupe, en général à la peinture ou au marteau forestier. C'est ce marquage qui sert de base au devis de coupe.

  • Peuplement

    Ensemble des arbres d'une même parcelle, considéré comme un tout homogène (même essence, même âge) pour estimer sa valeur ou planifier son entretien.

  • Plan simple de gestion (PSG)

    Document réglementaire qui planifie, sur 10 à 20 ans, les coupes et travaux prévus sur une forêt. Obligatoire au-delà d'une certaine surface, il sert aussi de base de dialogue avec un professionnel pour programmer les interventions.

  • Protection anti-gibier

    Manchon ou clôture posé autour des jeunes plants pour empêcher les chevreuils et lapins de les brouter, ce qui tuerait l'arbre à ce stade fragile.

  • Reboisement

    Remplacement d'une forêt existante après une coupe rase, une tempête ou un incendie, en replantant les mêmes essences ou des essences plus adaptées au climat futur.

  • Regarni

    Remplacement, un an ou deux après la plantation initiale, des jeunes arbres morts ou trop chétifs pour ne pas laisser de trous dans la future forêt.

  • Régénération artificielle

    Fait de replanter des jeunes plants au lieu de laisser la forêt repousser seule à partir des graines déjà présentes au sol (régénération naturelle). C'est plus cher mais plus rapide et plus maîtrisé.

  • Régénération naturelle

    Repousse spontanée de jeunes arbres à partir des graines tombées des arbres adultes voisins, sans plantation manuelle. Moins chère mais plus lente et moins prévisible.

  • Rotation forestière

    Durée entre la plantation d'un peuplement et sa coupe finale de récolte. Elle varie de 20 ans (peuplier) à plus de 150 ans (chêne), et détermine tout le calendrier des interventions intermédiaires.

  • Taux de reprise

    Pourcentage de plants qui ont effectivement survécu et redémarré après la plantation. Un bon professionnel s'engage sur ce chiffre et revient regarnir si le taux est trop bas.

  • Valeur d'avenir

    Estimation de ce que vaudra un peuplement encore jeune une fois arrivé à maturité, utilisée pour évaluer une forêt en cas de vente, de succession ou d'assurance, même quand les arbres ne sont pas encore coupables.

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