Taille de pierre / Pierre sèche — vocabulaire professionnel

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Termes et locutions employés dans cette activité professionnelle.

Gros œuvre · 25 termes

  • Appareillage

    Façon dont les pierres sont disposées et alternées dans le mur. Un bon appareillage répartit les charges et évite que les joints ne s'alignent verticalement, ce qui fragiliserait l'ensemble.

  • Architecte des Bâtiments de France (ABF)

    Autorité qui doit donner son accord avant certains travaux, dès que le bâtiment est classé, inscrit ou situé dans le périmètre d'un monument protégé.

  • Blocage

    Remplissage intérieur du mur, entre les deux parements, fait de pierres irrégulières et de mortier. Invisible une fois le mur fermé, il assure malgré tout une bonne part de la solidité.

  • Bouchardage

    Finition obtenue en frappant la pierre avec un outil à pointes (la boucharde), ce qui donne une surface rugueuse, utile pour un dallage antidérapant ou un effet décoratif marqué.

  • Boutisse

    Pierre posée en travers du mur, sa longueur traversant toute l'épaisseur. Elle relie les deux faces du mur entre elles, un peu comme une agrafe.

  • Calage

    Petits éclats de pierre glissés dans les interstices entre les pierres principales, pour bloquer tout mouvement et répartir les charges.

  • Chaînage d'angle

    Renforcement des angles du mur avec des pierres plus grandes, mieux taillées et croisées d'un côté à l'autre, pour éviter que l'angle ne se fissure ou ne se désolidarise avec le temps.

  • Chanfrein

    Petite arête coupée en biseau sur le bord d'une pierre, pour supprimer l'angle vif qui s'ébrécherait facilement au premier choc.

  • Chaux

    Liant utilisé à la place du ciment pour les joints. Plus souple, elle laisse le mur ancien évacuer l'humidité naturellement au lieu de la piéger.

  • Consolidation

    Traitement, souvent à base de résine ou de produit hydrofuge, appliqué sur une pierre fragilisée pour la renforcer de l'intérieur sans la remplacer.

  • Dégarnissage

    Étape préalable où l'artisan évide les vieux joints sur quelques centimètres de profondeur, condition indispensable pour que le nouveau mortier accroche correctement.

  • Épannelage

    Première étape de la taille : le tailleur dégrossit le bloc brut pour lui donner sa forme générale, avant tout travail de finition.

  • Fruit du mur

    Légère inclinaison du mur vers l'intérieur à mesure qu'il monte. Ce n'est pas un défaut mais un choix voulu, qui renforce sa stabilité sans le moindre liant.

  • Gabarit

    Patron, souvent en bois ou en métal, reproduisant exactement la forme à tailler. Il sert dès qu'une pièce doit être répétée à l'identique, comme une moulure ou un arc.

  • Joint beurré

    Joint rempli à fleur de la pierre, sans creux ni saillie. C'est la finition la plus courante en restauration, car elle protège bien les bords des pierres.

  • Joint creux

    Joint volontairement en retrait par rapport à la pierre, ce qui accentue le relief et le dessin du mur, au prix d'un entretien un peu plus fréquent.

  • Layage

    Finition de la surface de la pierre au ciseau ou à la broche, qui laisse de fines stries parallèles et régulières, un aspect soigné très recherché en façade.

  • Moellon

    Pierre brute ou juste dégrossie, posée telle quelle dans le mur, à la différence de la pierre de taille qui est travaillée avec précision.

  • Panneresse

    Pierre posée dans le sens de la longueur du mur : seule sa face la plus longue est visible. L'alternance boutisses/panneresses fait la solidité du mur.

  • Parement

    Face visible et soignée du mur, celle que l'on voit une fois les travaux terminés, par opposition à l'intérieur du mur qui reste caché.

  • Patine

    Couche de vieillissement naturel, faite de couleur et de dépôts, qui s'est formée sur la pierre au fil des décennies. Un bon restaurateur cherche à la préserver ou à la reproduire, pas à tout nettoyer à neuf.

  • Pierre de remplacement

    Nouvelle pierre insérée à la place d'une partie trop dégradée pour être conservée, choisie pour sa couleur et sa nature aussi proches que possible de la pierre d'origine.

  • Pierre sèche

    Technique de construction sans aucun mortier ni liant : la stabilité du mur repose uniquement sur le poids, la forme et le calage des pierres entre elles.

  • Ragréage

    Reconstitution d'une petite zone abîmée de la pierre avec un mortier spécifique teinté, une solution plus légère que le remplacement complet du bloc.

  • Rejointoiement

    Opération qui consiste à retirer les joints anciens dégradés entre les pierres et à les refaire à neuf, sans toucher aux pierres elles-mêmes.

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