Textile technique — vocabulaire professionnel

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Termes et locutions employés dans cette activité professionnelle.

Textile et cuir · 20 termes

  • Aiguilletage

    Un procédé qui consolide une nappe de fibres en les entremêlant mécaniquement à l'aide de milliers d'aiguilles, sans ajout de colle ni de chaleur. Il donne un non-tissé plus épais et plus résistant, utilisé par exemple dans les feutres ou les géotextiles lourds.

  • Biocompatibilité

    La propriété d'un matériau à ne provoquer ni rejet, ni irritation, ni réaction allergique au contact prolongé de la peau ou d'une plaie. Elle est vérifiée par des tests spécifiques avant que le textile ne puisse être qualifié de médical.

  • Cahier des charges technique

    Le document qui liste précisément les performances attendues du textile commandé (résistance, tenue au feu, comportement à l'humidité) plutôt que son seul aspect visuel. Sur du textile industriel, c'est ce document qui remplace l'échantillon comme référence de conformité.

  • Efficacité de filtration

    Le pourcentage de particules retenues par un non-tissé lorsqu'un flux d'air le traverse, mesuré en laboratoire selon des normes précises. C'est la donnée qui distingue un simple voile de protection d'un textile filtrant certifié pour un usage sanitaire ou industriel.

  • Enduction

    L'application d'une couche de matière (résine, caoutchouc, PVC) sur un tissu pour le rendre étanche, ignifuge ou plus résistant à l'usure. C'est ce traitement, et non la fibre elle-même, qui donne au textile industriel ses propriétés finales.

  • Fonction de séparation

    Le rôle d'un géotextile qui empêche deux matériaux de granulométrie différente (par exemple un sable fin et un gravier) de se mélanger sous l'effet du trafic ou de l'eau. Sans cette séparation, une chaussée ou une allée se déforme prématurément.

  • Géogrille

    Une variante du géotextile fabriquée sous forme de grille à larges mailles, utilisée quand la fonction recherchée est le renforcement mécanique du sol plutôt que le filtrage. Elle s'emploie par exemple sous un talus raide ou une zone de sol instable.

  • Géotextile

    Une nappe textile posée directement dans le sol ou sous une surface (route, talus, bassin) pour séparer des couches de matériaux différents, filtrer l'eau ou renforcer le terrain. Il ne se voit jamais une fois le chantier terminé, mais son absence ou sa mauvaise pose se paie des années plus tard.

  • Grammage

    Le poids d'un tissu ou d'une nappe de fibres rapporté à un mètre carré, exprimé en g/m². C'est la première caractéristique donnée dans un devis technique, car elle conditionne à la fois la résistance et le prix de la matière.

  • Marquage CE dispositif médical

    Le certificat qui atteste qu'un textile (pansement, champ opératoire, compression) a été évalué selon la réglementation européenne des dispositifs médicaux avant sa mise sur le marché. Sans ce marquage, le produit ne peut pas être utilisé en milieu de soins, quelle que soit sa qualité apparente.

  • Non-tissé

    Un textile fabriqué directement à partir de fibres liées entre elles (par chaleur, aiguilletage ou liant chimique), sans passer par les étapes de filage puis de tissage ou de tricotage. C'est ce procédé, plus rapide et moins coûteux, qui explique le faible prix des masques, lingettes ou géotextiles légers.

  • Ourdissage

    L'étape où les fils de chaîne (ceux qui courent dans la longueur du tissu) sont préparés et enroulés en parallèle sur un support avant le tissage proprement dit. Une erreur à cette étape se répercute sur toute la production qui suit.

  • Perméabilité

    La capacité du géotextile à laisser passer l'eau tout en retenant les particules de terre, exprimée par un débit d'eau traversant une surface donnée. C'est ce qui évite qu'un géotextile mal choisi ne se comporte comme une bâche étanche et ne retienne l'eau derrière un mur ou un talus.

  • Recouvrement

    La largeur de chevauchement entre deux lés de géotextile posés côte à côte, indispensable pour qu'il n'y ait pas de brèche entre deux bandes. Un recouvrement insuffisant est une des causes les plus fréquentes de défaillance sur ce type d'ouvrage enterré.

  • Résistance à la traction

    La force qu'un textile peut supporter avant de se déchirer ou de se rompre, mesurée en laboratoire en tirant un échantillon jusqu'à la casse. C'est la donnée clé pour un usage industriel, là où un tissu d'habillement ne serait jamais soumis à de telles contraintes.

  • Stérilisation

    Le procédé qui élimine tout micro-organisme présent sur un textile médical, le plus souvent par exposition à des rayons ou à un gaz, réalisé après la fabrication et avant l'emballage final. C'est cette étape, tracée et certifiée, qui autorise l'usage sur ou dans le corps humain.

  • Textile à usage unique

    Un tissu ou une compresse conçu pour être utilisé une seule fois puis jeté, afin de garantir qu'il est stérile et n'a jamais été en contact avec un autre patient. C'est la norme par défaut dans la plupart des dispositifs médicaux textiles depuis les années 1990.

  • Thermoliage

    Un procédé qui fixe les fibres entre elles par la chaleur, en faisant fondre partiellement certaines d'entre elles pour souder l'ensemble. Il produit un non-tissé plus léger et plus rigide, typique des masques ou des couches de protection.

  • Traçabilité par lot

    L'identification de chaque production de textile médical par un numéro de lot permettant de retrouver son origine, sa date de fabrication et de stérilisation en cas de rappel produit. C'est une obligation réglementaire propre au secteur médical, absente du textile classique.

  • Voile

    Une nappe fine de fibres non-tissées, souvent utilisée seule (voile de protection de culture) ou comme couche intermédiaire dans un produit multicouche (masque, lingette). Son grammage détermine directement sa résistance et sa capacité de filtration.

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