alérion
- nature
- nom masculin
- diction
- [aleʁjɔ̃]
Sens et définitions
Nom 6
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(Vieilli) Grand aigle
- … le ciel, croisé de noir, et marqués par le vol pesant des alérions sur les champs de morgeline et d'aneth. Boris Vian, L’écume des jours, éditions 10-18, 1963, page 171
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Meuble représentant une petite aigle mornée dans les armoiries. Il est donc représenté sans bec ni pattes avec un seul œil au milieu de la tête. Contrairement aux aiglettes et aiglons qui font aussi référence à une petite aigle mais représentées en nombre (sauf cas particulier de l’aiglette), l’alérion peut être aussi bien seul qu’en groupe. Il n’y a pas de confusion possible avec l’aigle contrairement à l’aiglette ou l’aiglon
- En écoutant ces belles choses, Lucien, persuadé qu’on le regardait et craignant par-dessus tout le rire fou, étudiait attentivement les alérions de Lorraine, frappés sur la couverture avec des fers à froid. Stendhal, Lucien Leuwen, 1834
- (Vieilli) Petit avion très léger qui ne peut emporter qu’une seule personne
- Petit aigle aux ailes étendues, sans pied ni bec.
2 emplois spécialisés
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Mythologie
(Rare) (Mythologie) Surnom donné à Pégase, ou tout autre cheval ailé imaginaire qui lui est assimilé
- L’alérion aux bonds sublimes, Qui se cabre, immense, indompté, Plein du hennissement des cimes, Dans la bleue immortalité. Victor Hugo, « Le Cheval », Œuvres complètes : Les Chansons des rues et des bois dans la bibliothèque Wikisource , Ollendorf, 1933 (1ʳᵉ éd. 1865), page 7
- Héraldique (blason) Petite aigle figurée sans bec ni pattes.
Origine du mot
On lit dans J. Salisbery, De nugis curial. I, 13 : « Aquila namque sicut rex avium est, si non alarionem excipias, quae forte aquilarum species potentissima est. » Le nouvel éditeur de Du Cange ajoute que dans Salisbery alarionem est sans doute une faute et qu'il faut lire valeriam, d'après Pline, X, 3, qui dit : « Aquila valeria viribus praecipua. » Mais nos textes français du XIIe et du XIIIe siècles prouvent qu'alerion est un mot réel et qu'alario doit être conservé dans J. de Salisbery. Ces anciens textes montrent que l'alérion était non pas seulement une figure de blason, mais aussi un oiseau véritable, et le passage de J. de Salisbery, que c'était une grande espèce d'aigle. Il est probable qu'alario vient de aquilario, augmentatif barbare de aquila (voy. AIGLE). Qu'ensuite le blason en ait fait un petit aigle sans pied ni bec, il n'y a pas beaucoup à s'en étonner. — Littré, 1873
Sources
- Wiktionnaire (dump du 6 juillet 2026) Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
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