Histoire des mathématiques Théorème
théorème de Pythagore
Théorèmethéorème sur les triangles rectangles en géométrie euclidienne
Pour comprendre
rédactionÉnoncé
Dans un triangle rectangle, le côté opposé à l’angle droit est l’hypoténuse. Si ses longueurs sont \(a\), \(b\) et \(c\), avec \(c\) pour l’hypoténuse, alors l’aire du carré construit sur \(c\) est égale à la somme des aires des carrés construits sur les deux autres côtés.
Cette relation permet de calculer une longueur inconnue dès que les deux autres sont connues. Elle relie donc une propriété géométrique du triangle à une égalité numérique entre ses côtés.
Réciproque et usage
La réciproque est vraie. Si trois longueurs positives vérifient \(c^2=a^2+b^2\), alors le triangle de côtés \(a\), \(b\) et \(c\) est rectangle, l’angle droit étant opposé au côté \(c\).
Ainsi, le théorème sert aussi à reconnaître un triangle rectangle. Par exemple, \(3^2+4^2=9+16=25=5^2\) : un triangle de côtés 3, 4 et 5 est donc rectangle. Il faut toujours identifier correctement l’hypoténuse : c’est le plus long côté.
Repères historiques
- triplets déjà connus des Babyloniens vers -1800 (tablettes)
- tradition qui attribue l’énoncé à Pythagore (VIe siècle av. J.-C.)
- démonstration dans les Éléments d’Euclide vers -300 (livre I, proposition 47)
La figure montre le triangle 3-4-5 et les carrés d’aires 9, 16 et 25 construits sur ses côtés.
Énoncé
c^2=a^2+b^2
Dates
- premiere trace
- triplets babyloniens (tablettes) approximative
- decouverte
- attribution traditionnelle à Pythagore attribution traditionnelle
- demonstration
- Éléments d'Euclide, I.47 approximative
Liens
- a donné son nom à
- porte le nom de
- est attesté par
- est traité dans
Ce qui en subsiste
- IM 67118 conservé à British Museum tablette d'argile babylonienne qui contient la solution à un problème de géométrie (vers 1770 av. J.-C.)
- Plimpton 322 lieu de conservation non renseigné tablette d'argile babylonienne, un des spécimens les plus connus des mathématiques babyloniennes
Sources
- Wikidata CC0-1.0