morne
- nature
- adj
- diction
- [mɔʁn] · 1 syllabe
- attesté
- 1478
- usage
- 15 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 8
-
Qui est d’une tristesse sombre, allant jusqu’à l’abattement.
- En de certains jours, ma pauvre petite reste morne, attentive, comme si elle attendait quelqu’un […] Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844
-
figuré Qualifie un temps obscur et couvert.
- Comme un lourd océan sorti de ses rivages, À leur voix la nuit morne engloutit le soleil, Et l’éclair de la foudre entr’ouvre les nuages. Leconte de Lisle, Poèmes barbares dans la bibliothèque Wikisource , « Le Barde de Temrah », Librairie Alphonse Lemerre, 1900 (1ʳᵉ éd. 1862), page 64
-
figuré Qualifie une couleur sombre, obscure, qui n’a ni vivacité ni éclat.
- […] rien ne resplendit plus, après minuit, que cinq ou six débits mal fréquentés dont l’éclairage ourle le trottoir d’un morne flamboiement. Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928
- Qui a la tristesse peinte sur le visage, dans la contenance.
- Nom donné aux petites montagnes dans les Antilles, et, en général, dans les colonies françaises.
- Sorte d'anneau, dit aussi frette, qu'on mettait au bout de la lance courtoise.
- Le cercle que forme une trompette, ou un huchet, à son extrémité.
1 emploi spécialisé
- Géomorphologie et géomorphogénie Petite élévation de terrain aux versants en pente douce.
Nom 4
-
Nom qu’on donne, dans les anciennes colonies françaises (Réunion, Antilles, etc.), à une petite montagne ^([2]).
- Ce que l’on est tenté de prendre pour un donjon n’est peut-être qu’un morne pierreux. Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 17-27
- vieilli Anneau qui recouvrait la pointe des lances au Moyen-Âge pour les rendre inoffensives lors des tournois.
- Meuble représentant cet anneau.
-
Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)…
- Sentir, à travers la morne des feuilles, le soleil mordiller mes avant-bras, mon front et ma poitrine. Lolita Pille, Eléna et les joueuses, Éditions Stock, Paris, 2019, p. 13
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de morner.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de morner.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de morner.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de morner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de morner.
Citation
Quelques pins rougeâtres sur la nudité d'un morne, c'est tout ce qui s'offre aux regards
Origine du mot
(adjectif) D’un ancien verbe morner « être triste », du vieux normand mourne, ou mourme (« triste », « de santé fragile »), du francique *mornôn, de même origine que le gotique 𐌼𐌰𐌿𐍂𐌽𐌰𐌽, maúrnan (« être triste », « être inquiet ») (cf. anglais to mourn (« être en deuil ») ^([1]).
Formes apparentées 2 langues
Racine commune : 𐌼𐌰𐌿𐍂𐌽𐌰𐌽 (got)
Les langues
Les langues où la racine a laissé une forme, et cette forme. Le sens, lui, a pu changer en route.
- vieil anglais murnan
- vieux norrois morna
Langues sans territoire aujourd'hui
Langues anciennes ou sans État à qui rattacher un pays — latin, gotique, étrusque. Certaines se parlent encore.
vieil anglais murnan · vieux norrois morna
Liens de sens
Domaine
héraldique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré 1873 (CC BY-SA)
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « morne » du Wiktionnaire.