bran
- nature
- nom masculin
- diction
- [bʁɑ̃] · 1 syllabe
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Partie la plus grossière du son de céréale.
- Il vous souvient peut-être que dans ce pays le son (furfur) se nomme bren. Joseph de Maistre, Les Soirées de Saint-Pétersbourg, 1821
- figuré Fèces, excrément.
Citation
Bran de lui ! Surtout vive l'amour et bran pour les sergents
Origine du mot
Du latin vulgaire *brennus, « son » attesté sous la forme brin(n)a « son, nourriture pour chien », d’origine obscure, peut-être gaulois branno- / brenno- → voir brein, « pourri » en breton, braen, « puanteur » en gallois, bréan « puant, rance » en irlandais). Le gaulois est apparenté à marc (« résidu [de café, de raisin] »).
Dans le dictionnaire latin : brennus
1873 — le Littré
BRAN s. m. (bran)
1 Partie du son la plus grossière. encore relevé aujourd’hui
Bran de Judas, tache de rousseur au visage. Locution vieillie, et qui vient sans doute de ce qu'on se représenta Judas roux.
2 Bran de scie, poudre qui tombe du bois quand on le scie. non relevé aujourd’hui
3 Matière fécale.
4 Interjection qui sert à exprimer le mépris. non relevé aujourd’hui
- Bran de lui ! Surtout vive l'amour et bran pour les sergents — RÉGNIER, Sat. X
Vieux.
Historique
XIIIe s.
- Li talemelier [boulangers] qui sont haubanier sont quites du tonlieu des pors [cochons] qu'il achetent, por tant qu'il aient une fois mangié de leur bren [son] — Livr. des mét. 6
- Eschalaz, bren, fuerre, tuile, ne doivent point de chaucie — ib. 278
XIVe s.
- Pren des deux voies la meilleur ; Laisse le bren et pren la fleur — BRUYANT, dans Ménagier, t. II, p. 17
- Chandelle mise en bran se garde souverainement — Menagier, II, 5
XVIe s.
- Vendre à l'enchere autant bren que farine — J. MAROT, V, p. 216
- Il n'est jour auquel on ne m'ouist gronder en moy mesme et contre moy : bran du fat ! — MONT., I, 270
3 autres citations
- Que cherches-tu, mon fils ? - Quelques espoussettes, un miroir, une chaufferette, un manche de cuillere, du bran de froment [pour la toilette] — D'AUB., Faen. III, 1
- Nulle peste, nulle guerre, nul ennuy ; bren de paourté, bren de soulcy, bren de melancholie ! — RAB., Progn. Pant. VI
- [il] Faisoit de l'asne pour avoir du bran — ID., ib. I, 2
Étymologie
Berry, bren, prononcé brin, ordure ; provenç. bren, son ; anc. espagn. bren de la farina ; brenno, son dans plusieurs patois italiens ; angl. bran ; du celtique : gaél. bran ; kymri, brân ; bas-bret. brenn. Tous ces mots signifient son de farine ; et pour le sens d'excrément que bran a aussi en français : gaél. breun ; gall. braen, mauvaise odeur.
Supplément au dictionnaire
BRAN. Ajoutez :
5
- Bran d'agace, nom, en Belgique, de la gomme du cerisier, du prunier et des autres arbres qui portent des fruits à noyaux — Rev. critique, 20 mars 1875, p. 186
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier
Liens de sens
Terme générique
Dérivés
bran de scie bréneux ébrener embrener temps de bran
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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