corsage

nature
nom masculin
diction
[kɔʁsaʒ] · 2 syllabes
usage
14 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. vieilli Buste, poitrail.
  2. Partie de certains vêtements de femme qui embrasse le buste.
    • Seulement, quelque modeste que fût son corsage, il ne cachait pas entièrement l’élégance de sa taille. Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832
1 emploi spécialisé
  1. Vêtements pour dames Vêtement ou partie du vêtement féminin qui recouvre le buste.

Citation

Du premier Amadis je vous offre l'image ; Il fut doux, gracieux, vaillant, de haut corsage
Jean de La Fontaine, Poésies mêlées, LII

Origine du mot

Corps, par l'ancien français cors où le p étymologique avait disparu. — Littré, 1873

1873 — le Littré

CORSAGE s. m. (kor-sa-j')

1 La taille ou le buste, depuis les hanches jusqu'aux épaules. encore relevé aujourd’hui

  • Achille était haut de corsage — MALH., IV, 5
  • Sa taille haute et droite et d'un juste corsage — RÉGNIER, Dial.
4 autres citations
  • Douce d'humeur, gentille de corsage — LA FONT., Psaut.
  • Cette drogue lui donnerait D'Éraste et l'air et le corsage — ID., Coupe.
  • Du premier Amadis je vous offre l'image ; Il fut doux, gracieux, vaillant, de haut corsage — LA FONT., Poésies mêlées, LII
  • Un fourbe cependant, assez haut de corsage, Et qui lui ressemblait de geste et de visage, Prend son temps, et partout ce hardi suborneur S'en va chez les humains crier qu'il est l'honneur — BOILEAU, Sat. X

2 Il se dit aussi du cerf, du lévrier, du cheval, etc. Ce cheval a un beau corsage.

  • Triste oiseau le hibou, ronge-maille le rat, Dame belette au long corsage — LA FONT., Fabl. VIII

3Par extension. Le corsage d'une robe, la partie qui embrasse le corsage. encore relevé aujourd’hui

4Terme de féodalité. Gens de corsage, ceux qui étaient soumis à la mainmorte personnelle.

Historique

XIIe s.

  • Respundi nostre sire : N'esguarder pas à sa chiere ne à sun corsage — Rois, 59

XIIIe s.

  • Arpes [harpies] sont oisaus de corsage Et sont pucelles de visage — DU CANGE, arpa.

XIVe s.

  • Non pourquant le feri, tout parmi le corsage, Que le sang li en fait salir sus le preage — Baud. de Seb. XI, 433

XVe s.

  • Le flamand, qui le vit de petit corsaige, presuma bien que encore estoit enfant — Bouciq. I, ch. 9

XVIe s.

  • Seroit-ce point vostre bonté tant sage, Ou la hauteur de ce tant beau corsage ? — MAROT, I, 351
  • Ils ne cedoient rien en grandeur de barbe et de corsage aux anciens pairs de France — Sat. Mén. p. 1
3 autres citations
  • Il estoit gresle et menu de corsage — AMYOT, Cés. 21
  • Les enfants ne ressemblent seulement à leurs pere et mere de corsage (comme en ce qu'ils sont grands ou petits, gros ou deliés, camus ou bossus, boiteux ou tortus).... — PARÉ, XVIII, 2
  • Corpsage — PALSGR., p. 198
Étymologie

Corps, par l'ancien français cors où le p étymologique avait disparu.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier

Liens de sens

Terme générique

buste

Terme spécifique

corset spencer

Dérivés

échelle de corsage

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « corsage » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire