enjoué

nature
adj masculin
diction
[ɑ̃ʒwe] · 2 syllabes
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Adjectif 1

  1. Qui a de l’enjouement.
    • Ce fut pour ces raisons sans doute qu’il accueillit d’un air enjoué et d’une âme égale l’annonce câlinement faite par la Julie d’une paternité future […]. Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921

Nom 1

  1. Mauvais plaisant.
    • Je m’en souviens parfaitement, mais je n’ai rien à dire à un enjoué qui a eu l’audace de me soupçonner. Jypé Carraud, Tim-Tim-Bois-Sec, éditions Payot et Rivages, 1996, collection Rivages/Mystère, page 330

Formes fléchies 1

  1. Participe passé masculin singulier de enjouer.

Citation

Le cinquième acte est trop sérieux pour une pièce si enjouée
Pierre Corneille, Ex. de la Suite du Menteur.

1873 — le Littré

ENJOUÉ, ÉE adj. (an-jou-é, ée)

Qui a de l'enjouement ; où il y a de l'enjouement. Un homme enjoué. Style enjoué. repris par le Wiktionnaire

  • Son esprit enjoué ne s'ébranle de rien — CORN., Agésil. II, 6
  • Le cinquième acte est trop sérieux pour une pièce si enjouée — ID., Ex. de la Suite du Menteur.
7 autres citations
  • Ce jour-là on joua le Dom Japhet, ouvrage de théâtre aussi enjoué que celui qui l'a fait a sujet de l'être peu — SCARRON, Rom. com. II, 17
  • Ma chère, c'est le caractère enjoué — MOL., Préc. 10
  • Bacchus, le plus enjoué de tous les dieux, avait des autels, parce qu'on s'abandonnait et qu'on sacrifiait pour ainsi dire à la joie des sens plus douce et plus enivrante que le vin — BOSSUET, Hist. II, 11
  • Quand vous serez descendue de ce degré éminent, nous recevrons sans doute des lettres plus enjouées — MAINTENON, Lett. à Mme de Glapion, 31 juillet 1712
  • Il est enjoué, grand rieur, impatient, présomptueux, colère, libertin, politique, mystérieux sur les affaires du temps ; il se croit des talents et de l'esprit : il est riche — LA BRUY., VI
  • Elle était plus jolie et plus enjouée ce jour-là qu'elle ne l'avait été de sa vie — HAMILT., Gramm. 4
  • Enjoué avec ceux qui étaient d'une humeur enjouée — FÉN., Tél. XVI
Remarque

On a dit que le mot enjoué avait été créé par Montaigne ; mais on peut voir qu'il est plus ancien, se trouvant déjà dans Amyot.

Historique

XVIe s.

  • L'ane le regarda d'une façon toute guaye et enjouée.... puis, se prenant à braire fort hault et à saulter et regiber au long de luy — AMYOT, Marius, 69
  • Il n'est rien plus gay, plus gaillard, plus enjoué [que la philosophie] — MONT., I, 175
3 autres citations
  • Un ouvrage plus gaillard et plus enjoué — ID., I, 221
  • L'extreme contentement a plus de rassis que d'enjoué — ID., III, 85
  • Pour un bon an de tranquillité plaisante et enjouée — ID., III, 309
Étymologie

Enjouer 1.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier

Prononciation

Homophones

enjouer

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « enjoué » du Wiktionnaire.

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