charnage

nature
nom masculin
diction
[ʃaʁnaʒ]

Sens et définitions

Nom 2

  1. (Christianisme) (Vieilli) Temps où il est permis de faire gras, de manger des viandes
  2. (Droit féodal) Droit sur le croit des bestiaux, agneaux, porcs et volailles

1873 — le Littré

CHARNAGE s. m. (char-na-j')

Temps dans lequel l'Église catholique permet de manger de la chair.

  • Cette dorure [mélange de blancs d'œuf et de jaunes pour dorer la pâtisserie] est la dorure de charnage ; car, pour la dorure de carême, ce n'est que des œufs de brochet détrempés avec un peu d'eau — RICHELET, Dict.

Vieux.

Historique

XIIIe s.

  • Nus ne puet ne ne doit ouvrer en charnage puis vespres sonans, au dit mestier, ne en quaresme puis complie sonant — Liv. des mét. 48
  • Chascun jor en la quarantaine Et une foiz en la semaine La batoient, ce vous redi, En charnage, le vendredi — RUTEB., II, 176

XVe s.

  • Car karesme vient et commande A charnaige, tant qu'on le mande, Que pour ung temps se tire arriere — CH. D'ORL., Rond.
Étymologie

Wallon, charnèie ; namurois, chaurnaie ; provenç. carnatgue ; du bas-latin carnaticum, du latin caro, carnis, chair (voy. CHAIR et comp. CARNAGE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « charnage » du Wiktionnaire.

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