libertinage
- nature
- nom masculin
- diction
- [libɛʁtinaʒ] · 4 syllabes
- attesté
- 1603
- usage
- 2 par million de mots
- parenté
- libertin
Sens et définitions
Nom 2
-
Refus des contraintes. Dérèglement dans les mœurs, dans la conduite, en particulier sur le plan sexuel.
- Si on vous parle du Cap d’Agde, à quoi pensez-vous ? Si vous avez répondu libertinage, sachez que cette image hérisse certains Agathois et Agathoises, exaspérés d’être réduits à cette réputation olé olé. journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 1ᵉʳ décembre 2023, page 10
-
Liberté d'opinion en matière de religion. Liberté de mœurs qui accompagne ce scepticisme.
- Haï, Épicure le fut et le sera parce qu'il est un des héros de l'humanité. […]. Et si, à sa suite, l'ensemble de l’épicurisme fut maudit, et calomnié comme libertinage dévergondé, c'est parce qu'il guérit de la peur dont tout pouvoir, religieux ou politique, a besoin ! Robert Redeker, Les épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne (magazine) du 5 au 11 février 2011, pages 72-73
Citation
Il y en a bien qui croient, mais par superstition ; il y en a bien qui ne croient pas, mais par libertinage : peu sont entre deux
Origine du mot
Libertin. — Littré, 1873
1873 — le Littré
LIBERTINAGE s. m. (li-bèr-ti-na-j')
1 Licence de l'esprit qui rejette les croyances religieuses.
- Mon frère, ce discours sent le libertinage — MOL., Tart. I, 6
- Il y en a bien qui croient, mais par superstition ; il y en a bien qui ne croient pas, mais par libertinage : peu sont entre deux — PASC., Pens. XXV, 47, édit. HAVET.
3 autres citations
- Un des prétextes du libertinage est de prétendre que l'on ne croit point, que l'on n'a point de foi — BOURDAL., 3e dim. après l'Épiph. Domin. t. I, p. 140
- Le libertinage ne demande point précisément d'être applaudi, d'être soutenu et appuyé ; il se contente qu'on le tolère — ID., Dim. oct. de l'Ascens. Dominic. t. II, p. 254
- Est-ce en effet par un libertinage de créance qu'ils vivent dans une telle insensibilité à l'égard du salut ? — ID., Pensées, t. I, p. 47
Ce sens a vieilli.
2 Caractère de ce qui va à l'aventure.
- J'aime fort la liberté et le libertinage de votre vie et de vos repas, et qu'un coup de marteau ne soit pas votre maître — SÉV., 25 juill. 1689
- Tout le libertinage de vos conversations — ID., 15 juin 1680
1 autre citation
- La liberté sans ordre est un libertinage qui attire le despotisme — FÉN., t. XXII, p. 318
En ce sens il ne se dit plus guère aujourd'hui qu'avec esprit, imagination, plume. Cet écrivain s'abandonne au libertinage de son imagination. Un libertinage d'esprit qui ne laisse approfondir aucun sujet.
- Voyez un peu où me porte le libertinage de ma plume ; mais vous jugez bien que les conversations sont pleines de ces grands événements — SÉV., Lett. du 5 janv. 1689
3 État de celui qui est libertin, déréglé dans ses mœurs. Vivre dans le libertinage. encore relevé aujourd’hui
Étymologie
Libertin.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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