patronage

nature
nom masculin
diction
[patʁonaʒ] · 3 syllabes
usage
2 par million de mots
parenté
patron

Sens et définitions

Nom 15

  1. Rapports de protection qui existaient à Rome entre les patrons et leurs clients. Protection qu’un homme puissant accorde à un homme d’une condition inférieure.
    • Le patronage de ce ministre lui a été fort utile.
  2. Protection d’un saint-patron.
    • Ces patronages sont beaux : chaque ville avait ainsi son petit dieu propre comme une cité grecque ; seulement le dieu grec victorieux est pour une ville de braves et de conquérants ; ici le saint souffrant est pour un troupeau de malheureux opprimés. Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897
  3. Association qui donne protection et secours aux pauvres.
    • Œuvre de patronage des enfants orphelins. - Colonie de vacances d’un patronage.
  4. Local où se réunissent les enfants ou adolescents qui en reçoivent le bénéfice de l’association.
    • Y a pas de patronage cet après-midi, le curé, y fait un enterrement et pis ma mère elle est partie voir mon père à l'hôpital, elle a pas pu m'emmener, c'est interdit pour les enfants. Jean-Marc Lelong, Carmen Cru # 2 - La dame de fer, 1985, éditions France Loisirs, Paris, page 30
  5. Contrôle exercé par la puissance publique sur le clergé.
    • Elles adressèrent au gouvernement les remontrances les plus énergiques, et lui recommandèrent d’assumer lui-même le patronage du clergé. Anonyme, Mexique.- Situation des partis, Revue des deux Mondes, 1829, tome 1
  6. vieilli Favoritisme du parti au pouvoir envers ses amis (donateurs, ex-députés, etc). De nos jours, dans le cas des faveurs aux donateurs, on dit plutôt retour d'ascenseur, quoique ce terme serve aussi dans d'autres contextes.
    • Il arrive cependant que des fonctionnaires soient impliqués dans une relation de patronage. Nicole Aubé, Raymond Hudon et Vincent Lemieux, L'étude du patronage des partis provinciaux du Québec, de 1944 à 1970, volume 13, numéro 1, 1972, page 133
  7. Rapports de protection qui existaient à Rome entre les patrons et leurs clients.(Par extension) Protection qu’un homme puissant accorde à un homme d’une condition inférieure.
  8. Et/ou américain des États-Unis, sens similaire ou voisin au sens canadien, pratiqué avant et après 1881.
  9. Protection accordée par un homme puissant à un homme d'un état inférieur, et même à des cités, à des cantons, etc.
  10. Droit de présenter un ecclésiastique au bénéfice vacant. On acquiert le droit de patronage sur un bénéfice, lorsqu'on a employé son bien à bâtir une église ou lorsqu'on l'a fondée ; ce droit se transmettait aux descendants.
  11. Armoiries de patronage, celles qui contiennent, dans le haut de l'écu, quelque marque de dépendance.
  12. Sorte de peinture faite avec des patrons découpés.
3 emplois spécialisés
  1. Histoire Droit qu’un prélat ou un seigneur laïque avait de nommer à un bénéfice ecclésiastique.
    • Sa terre lui donnait droit de patronage sur cette chapelle.
  2. Économie Soutien moral explicite, parrainage apporté à une personne, une manifestation ou une organisation.
  3. Généralités Soutien moral explicite apporté à une personne, une manifestation ou une organisation.

Citation

Ce qui contribua le plus à mettre une parfaite concorde dans ce peuple naissant, fut le droit de patronage établi par Romulus
Charles Rollin, Traité des Ét. V, III, 2

Liens de sens

Synonymes

mécénat parrainage

Associés

patro patron patronal patroneux patroniser patronnage

Domaine

histoire

Famille morphologique

patron patronal

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « patronage » du Wiktionnaire.

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