parpaing
- nature
- nom masculin
- diction
- [paʁpɛ̃] · 2 syllabes
- attesté
- 1268
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
- Tout bloc de béton, d’aggloméré, etc., qui tient toute l’épaisseur d’un mur.
- Pierres placées sous un pan de bois pour l’isoler du sol et de l’humidité.
2 emplois spécialisés
-
Maçonnerie
Pierre, moellon, brique, bloc de béton, etc. qui tient toute l’épaisseur d’un mur et qui a deux faces en parements, l’un en dehors, l’autre en dedans.
- Cinq claveaux seuls font parpaing et forment ainsi un arc de décharge au-dessus des arcs linteaux. Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIᵉ au XVIᵉ siècle, page 351, 1854
- Maçonnerie Désigne tout élément de construction taillé ou moulé (pierre, moellon, brique, ...) qui présente un parement sur chacune des deux faces d'un mur.
Adjectif 1
-
Qui traverse un mur et qui apparaît sur les deux parements.
- Une brique parpaigne. Un moellon parpaing.
Origine du mot
Probablement d’un latin populaire *perpetaneus (« ininterrompu »), élargissement (du même type que subitus > subitaneus > *subitanus (« soudain ») ou que caput > capitaneus, (« capitaine ») du latin perpes, perpetis (« ininterrompu »), postulé par les différentes formes du mot en français ainsi que par l’espagnol perpiaño et l'apulien [dialecte de l’Italie méridionale] perpitagnu « parapet en pierre d'un balcon ». On note aussi partaun en rhétoroman aux sens de « partie transversale » et « barrière, bas-flanc », qui suppose un latin *perpetanus.
Dans le dictionnaire latin : perpes
1873 — le Littré
PARPAING s. m. (par-pin ; le g ne se prononce pas et ne se lie pas)
Terme de maçonnerie. Pierre qui tient toute l'épaisseur d'un mur, c'est-à-dire qui a un parement en dedans et l'autre en dehors. encore relevé aujourd’hui
Parpaings d'appui, pierres à deux parements, qui forment l'appui d'une croisée.
Pierre placée sous un pan de bois pour l'isoler du sol et de l'humidité.
Massif de pierre sur lequel on élève quelquefois les ouvrages de treillage.
Parpaing d'échiffre, mur qui porte les marches d'un escalier.
Historique
XVe s.
- Toutes jambes ou membrures de pierre de taille, parpeignes assis au rez de chaussée — Ordonnance, 1485
XVIe s.
- Jambes, peignes ou parpeignes, doucerets, chaines ou corbeaux — Coust. gén. t. II, p. 405
Étymologie
On trouve parpanus dans un texte de 1402. Le mot est composé de per, d'outre en outre, et probablement pan, altéré en paigne.
Supplément au dictionnaire
PARPAING. - HIST. Ajoutez : XIVe s.
- Jehan Cauchon requeroit que Hues retraissit le marrien à moitiet dou mur, qu'il avait mis à perpain en un mur commun (1306) — VARIN, Arch. administr. de la ville de Reims, t. II, 1re partie, p. 50
- Mur à parpain — ID., ib. p. 61
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 3 de l’édition papier
Liens de sens
Terme générique
Terme spécifique
Domaine
maçonnerie
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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