raboteux
- nature
- adj masculin
- diction
- [ʁabotø] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- rabot
Sens et définitions
Adjectif 4
-
Qui est noueux, inégal, en parlant du bois.
- Le cornouiller est raboteux. Des planches raboteuses.
-
Qualifie toute surface inégale, et principalement des chemins, du sol où l’on marche.
- Il (le sentier) enjambait de gros blocs raboteux de telle sorte qu’il fallait sauter de l’un à l’autre. Robert Louis Stevenson, Les Gais Lurons, 1881, Traduction Jean-Pierre Naugrette, 2004
-
figuré Qui est rude, heurté, mal poli en parlant du style des ouvrages en vers ou en prose.
- — Nous irons à l'Engelbourg, nous irons au Thannerhubel ! on peut revenir par l'Albertsfelsen. Ils trébuchent sur ces mots raboteux. Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916
-
figuré Qui est rude, heurté, en parlant de la voix.
- Sa voix se faisait douce comme une voix de femme qui laisse tomber un aveu ; puis elle était, parfois, pénible, incorrecte, raboteuse, s’il est permis d’employer ces mots pour peindre des effets nouveaux. Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832
Citation
Il me faut des torrents, des rochers, des sapins, des bois noirs, des montagnes, des chemins raboteux à monter et à descendre, des précipices à mes côtés qui me fassent bien peur
1873 — le Littré
RABOTEUX, EUSE adj. (ra-bo-teû, teû-z')
1 Qui présente des nœuds, des inégalités, en parlant du bois. Une planche raboteuse. encore relevé aujourd’hui
2Par analogie, il se dit d'une superficie inégale, et particulièrement du terrain, des chemins. encore relevé aujourd’hui
- Il me faut des torrents, des rochers, des sapins, des bois noirs, des montagnes, des chemins raboteux à monter et à descendre, des précipices à mes côtés qui me fassent bien peur — J. J. ROUSS., Conf. IV
- Il avait tiré parti des lieux les plus raboteux — BERN. DE ST-P., Paul et Virg.
1 autre citation
- Des aspects raboteux, sombres, secs et sans grâces, Des arbres africains nous décèlent les races — DELILLE, Trois règnes, VI
Fig.
- Quand la défiance, l'aigreur, l'aversion sont visibles et sont mêlées à toutes les paroles, en vérité, cela serre le cœur.... on n'est point accoutumé à ces chemins raboteux — SÉV., 6 nov. 1680
- Redressons tous les sentiers tortus, aplanissons ce qu'il y a de raboteux — BOURDAL., Pensées, t. III, p. 227
3Fig. En parlant du style, rude. encore relevé aujourd’hui
- Sophocle enfin, donnant l'essor à son génie, Accrut encor la pompe, augmenta l'harmonie, Intéressa le chœur dans toute l'action, Des vers trop raboteux polit l'expression — BOILEAU, Art p. III
- Le style de Corneille, devenu encore plus incorrect et plus raboteux dans ses dernières pièces — VOLT., Comm. Corn. Rem. Attila, Préface
4 S. f. Raboteuse, mollusque, voy. TROQUE 2.
Historique
XVIe s.
- Il marche à pied à travers lieux bossus et rabotteux, pleins de ruisseaux et de fondrieres — AMYOT, Philop. 9
- Comme un crystal poly prend en sa polissure Et represente mieux une lumiere pure Ou quelque autre beauté qu'un raboteux miroir — AM. JAMYN, liv. I, prier.
1 autre citation
- La teste d'un mont coupé, rabotteux et inaccessible — MONT., I, 176
Étymologie
Voy. RABOTER ; génev. rabotu.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier
Famille morphologique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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