vaillant
- nature
- adj masculin
- diction
- [vajɑ̃] · 2 syllabes
- usage
- 7 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 3
-
Qui a de la vaillance, qui est courageux.
- Mais, à la place d’un vaillant général, on ne vit qu’un vieillard à la voix enrouée branlant gâteusement la tête. Violaine Vanoyeke, Les Louves du Capitole
-
Qui travaille fort.
- Tu lui diras qu'il vienne m'aider s'il se sent vaillant.
-
Sympathique, gentil
- Il est vaillant, mais un peu canulant.
Nom 1
-
Homme de belle apparence, plein d'énergie et d'allant.
- J’aurais une belle moustache cirée, je serais un vaillant. Théophile Gautier, La Morte amoureuse, 1839
Citation
Les Machabées étaient vaillants, et néanmoins il est écrit qu'ils combattaient par leurs prières plus que par leurs armes
Proverbe
Origine du mot
Part. présent de valoir ; esp. valiente. — Littré, 1873
1873 — le Littré
VAILLANT, ANTE1 adj. (va-llan, llan-t', ll mouillées)
Qui a de la vaillance. encore relevé aujourd’hui
- Les Machabées étaient vaillants, et néanmoins il est écrit qu'ils combattaient par leurs prières plus que par leurs armes — BOSSUET, Mar.-Thér.
- Songez, seigneur, songez à ces moissons de gloire Qu'à vos vaillantes mains présente la victoire — RAC., Iphig. V, 2
Substantivement.
- Je suis ce téméraire, ou plutôt ce vaillant — CORN., Cid, IV, 5
- Paraissez, Navarrois, Maures et Castillans, Et tout ce que l'Espagne a nourri de vaillants — ID., ib. V, 2
Cheval vaillant, se dit d'un cheval plein de feu et de vigueur.
Historique
XIe s.
- Margariz est mult vaillant chevalers — Ch. de Rol. CI
XIIe s.
- Et douce France, la contrée vaillant — Ronc. p. 92
- ... Eve, sa moillier [d'Adam], la vaillant — ib. p. 152
XIIIe s.
- Bernart, à vous veuil demander De deux choses la plus vaillant, Prouesse que tant oi [j'entends] louer, Ou largesse qu'on aime tant — LE COMTE DE BRETAGNE, Romancero, p. 160
- Ung garnement [parure] li donne tel [à la suivante], Qu'el die que tu es vaillans [généreux] — la Rose, 2573
1 autre citation
- Se uns hons dist vilonnie à un vaillant home, qu'il ait paine de prison — BEAUMAN., XXX, 21
XVIe s.
- Homme hardy et vaillant de sa personne — AMYOT, Agés. 41
- Rien ne vaut l'assaillant, s'il n'est fort et vaillant — COTGRAVE
Étymologie
Part. présent de valoir ; esp. valiente.
Supplément au dictionnaire
1. VAILLANT. Ajoutez :
2 S. m. Nom vulgaire d'un gros d'argent au cavalier armé, qui se frappait en Flandre et dans le Hainaut, au XIIIe siècle et au commencement du XIVe.
VAILLANT2 s. m. (va-llan, ll mouillées, et non va-yan)
Le fonds de bien d'une personne, son capital.
- [Condé] a promis et engagé sa foi de prince et tout ce qu'il a de vaillant, de faire donner la paix à Bordeaux — GUI PATIN, Nouv. lett. t. I, p. 334, dans POUGENS
- Je suis à vous ; disposez de mes peines ; Car vous savez que c'est tout mon vaillant — LA FONT., Jum.
1 autre citation
- Tout le vaillant d'un homme — BOISGUILLEBERT, Dét. de la Fr. Supplém.
Adverbialement. Il a dix mille francs vaillant.
- Mme la Dauphine avait une fille d'honneur jolie comme le jour ; elle n'avait rien vaillant, comme toutes les Allemandes — SAINT-SIMON, 39, 197
- Cet homme avait été dans les affaires, et on prétendait qu'il devait plus qu'il n'avait vaillant — MARIV., Marianne, 1re part.
N'avoir pas un sou vaillant, n'avoir ni bien ni argent.
- Mon père Adamaste, un vieillard Qui n'eut jamais vaillant un liard — SCARR., Virg. III
Fig.
- Et le tout en faveur de M. le chevalier Damis, qui n'a vaillant qu'un accent gascon qui vous amuse — MARIV., l'Heur. stratag. I, 4
- C'est une mine assez commune, et qui n'a vaillant que de la blancheur — ID., Pays. parv. 4e part.
Remarque
Vaillant est un participe archaïque de valoir. Aussi au XVIIIe siècle on hésitait entre avoir vaillant et avoir valant ; la province disait valant ; Paris disait vaillant. C'est Paris qui l'a emporté.
Historique
XIIIe s.
- N'en perdirent vaillant un denier de chose qu'il eussent — VILLEH., CLXVI
- Et semble qu'il n'ait rien vaillant, Tant li sunt tuit bien defaillant — la Rose, 6179
1 autre citation
- Et Jehans n'a pas assés vaillant por paier les dettes c'on li demande — BEAUMANOIR, VI, 24
XVe s.
- Combien que le roy fust lors son maistre, si avoit-il la pluspart de son vaillant et ses enfanz soubz ledit duc.... — COMM., III, 2
XVIe s.
- N'ayants rien en leur vaillant par où se produire, ils cherchent à se presenter par une valeur estrangiere [les plagiaires] — MONT., I, 157
- Cesar s'endebta d'un million d'or oultre son vaillant — ID., I, 313
2 autres citations
- Ciceron mesme, qui debvoit au sçavoir tout son vaillant — ID., II, 228
- Qui plus qu'il n'a vaillant despend, Il fait la corde à quoy se pend — COTGRAVE
Étymologie
Part. présent du verbe valoir. L'ancienne langue a dit souvent vaillissant, et quelquefois vaillance. Le patois normand dit valissance : la valissance d'un sou.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier
Liens de sens
Dérivés
Âmes vaillantes Cœurs vaillants n’avoir pas un sou vaillant sans un sou vaillant vaillamment
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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