entorse

nature
nom féminin
diction
[ɑ̃tɔʁs] · 2 syllabes
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. Distension violente et douloureuse des ligaments, et en général des parties molles qui entourent une articulation.
    • En mon pays, les entorses sévissent le dimanche et il n’est pas rare qu’on s’enfonce ce jour-là deux ou trois côtes en sortant du cabaret. Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 127
  2. figuré Exception à une règle ou à une tradition.
    • Ils sont de plus en plus nombreux et nombreuses à ne reculer devant aucune entorse pour tenter d’accéder au pouvoir. Luc Laliberté, Josh Hawley successeur de Trump?, Le journal de Québec, 30 décembre 2020
  3. vieilli Tort subi.
    • La luxure n’est pas une luxation. C’est cependant une entorse à la chasteté. Yves Morvan, La luxure au Moyen Âge, Bulletin historique et scientifique de l’Auvergne, 2019
2 emplois spécialisés
  1. Os et articulations Lésion articulatoire avec élongation ou arrachement d'un ou plusieurs ligaments, mais sans déplacement persistant des surfaces articulaires.
  2. Médecine vétérinaire Lésion articulaire douloureuse provoquée par une distension brusque des ligaments sans déplacement permanent des rayons osseux.

Formes fléchies 5

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de entorser.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de entorser.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de entorser.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de entorser.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de entorser.

Citation

Bomston à demi ivre se donna en courant une entorse qui le força de s'asseoir ; sa jambe enfla sur-le-champ, et cela calma la querelle mieux que tous les soins que M. Dorbe s'était donnés
Jean-Jacques Rousseau, Hél. I, 56

Origine du mot

Forme féminine substantivée d’entors, participe passé de l’ancien verbe entordre, issu du latin intorquēre

Dans le dictionnaire latin : intorquēre

1873 — le Littré

ENTORSE1 s. f. (an-tor-s')

1 Distension violente et subite des ligaments et des parties molles qui entourent les articulations et particulièrement celles du pied. encore relevé aujourd’hui

  • Bomston à demi ivre se donna en courant une entorse qui le força de s'asseoir ; sa jambe enfla sur-le-champ, et cela calma la querelle mieux que tous les soins que M. Dorbe s'était donnés — J. J. ROUSS., Hél. I, 56

2Fig. et familièrement. Donner une entorse à quelqu'un, lui enlever une partie de son crédit.

  • Pelletier de Sousi, conseiller d'État, avait reçu une entorse de la probité de son frère — SAINT-SIMON, 69, 136

Donner une entorse à un texte, le détourner de son véritable sens. Donner une entorse à la vérité, l'altérer. Donner une entorse au bon droit, le méconnaître.

Historique

XVIe s.

  • Mieulx qu'un luicteur, avec toute sa force, Ne lui sçauroit donner la moindre entorse [croc en jambe] — AMYOT, Com. refréner la colère, 37
  • On chastre aussi les taureaux en leur estordant les genitoires avec des tenailles.... les plaies venantes de l'entorce.... — O. DE SERRES, 290
Étymologie

En 1, et tors, anc. part. de tordre.

ENTORSE2 s. f. (an-tor-s')

Résidu de la cire fondue.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier

Liens de sens

Terme générique

distension exception tort

Terme spécifique

écart

Dérivés

entorser

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « entorse » du Wiktionnaire.

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