farceur
- nature
- nom masculin
- diction
- [faʁsœʁ] · 2 syllabes
- usage
- 3 par million de mots
- parenté
- farce
Sens et définitions
Nom 3
-
Celui qui aime à faire ou à dire des choses bouffonnes ou à jouer des tours plaisants aux gens.
- Notre esprit est toujours comme à la merci d’un téléphoniste farceur […] qui lui branche la communication avec n’importe qui, n’importe quoi, se plaisant aux pires confusions, aux imbroglios les plus fâcheux, les plus déraisonnables. Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932
-
Celui qui cherche à en faire accroire.
- Je n’ai aucune confiance en lui, c’est un farceur.
-
vieilli Comédien qui ne joue que dans les farces. Se dit encore par mépris d’un acteur qui charge un rôle comique.
- […] la pauvre désolée ne trouvait plus rien qui l’égayât. En vain avait-on mandé des quatre coins du monde les plus fameux baladins, bateleurs, bouffons, turlupins, pîtres, grimaciers, grotesques et farceurs. Charles Deulin, « Les Trente-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXᵉ siècle (1874?
Adjectif 1
-
figuré Qui joue des farces.
- Je me sentis berné par je ne sais quel destin farceur. Claude Kayat, Hitler tout craché, L’Âge d’Homme, 2000, page 131
Citation
L'ivrogne fournit quelques scènes à un farceur ; il n'entre qu'à peine dans le vrai comique
Origine du mot
Farcer. — Littré, 1873
1873 — le Littré
FARCEUR, EUSE s. m. et f. (far-seur, seû-z')
1 Comédien, comédienne qui ne joue que dans les farces. encore relevé aujourd’hui
- L'ivrogne fournit quelques scènes à un farceur ; il n'entre qu'à peine dans le vrai comique — LA BRUY., I
- On imagina [à Rome] de faire venir d'Étrurie des farceurs dont les jeux furent regardés comme un moyen propre à détourner la colère des dieux — DUCLOS, Mém. jeux scéniques, Œuvres, t. I, p. 335, dans POUGENS.
1 autre citation
- Ainsi donc celui qui a refusé pour moi tant de princesses m'abandonne pour une farceuse des Gaules — VOLT., Babyl. 10
Ce mot se prend presque toujours en mauvaise part.
2Fig. Un homme qui est dans l'habitude de faire des bouffonneries. encore relevé aujourd’hui
- J'étais prêt à vous écrire sur le sujet des injures que vous me dites depuis si longtemps dans vos écrits, où vous m'appelez impie, bouffon, ignorant, farceur, imposteur, calomniateur, fourbe, hérétique, calviniste déguisé — PASC., Prov. XI
3Populairement, il se dit d'un jeune homme, d'une jeune fille qui ont mauvaise conduite. Il s'est attaché à une grande farceuse du quartier.
Il se dit aussi de celui qui se moque du monde, qui ne croit pas ce qu'il dit.
Historique
XVe s.
- Ils sont si grands farceurs que, s'ils savent que j'ai esté malade, ils ne me feront que farcer — LOUIS XI, Nouv. LIX.
XVIe s.
- Il ne bougeoit ordinairement d'avec des farceurs, bouffons et basteleurs — AMYOT, Sylla, 2
Étymologie
Farcer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier
Liens de sens
Synonymes
blagueur bouffon pitre plaisantin witzeur
Terme générique
Terme spécifique
Associés
Famille morphologique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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