diablerie
- nature
- nom féminin
- diction
- [djabləʁi] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 14
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Maléfice qui vient du diable ou qu’on lui attribue.
- … dans un cœur où gît tant de prouesse la trahison ne peut entrer, ou bien c’est la plus grande diablerie du monde ! Jacques Boulenger, La Mort d’Artus, 1923
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Prétendues possessions ; ensorcellements.
- Il lui reste un dernier recours. Croyant sincère, il appelle Dieu et l’église à l’aide. Un exorciste est donc consulté. Le spécialiste en diablerie reste dubitatif ; ses formules vagues sont recueillies pieusement (c’est bien le moins) par la presse. René Cavanhie, Les Esprits frappeurs de Vailhauquès, dans Le Québec sceptique, nᵒ 24, décembre 1992, page 28
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Mal, mauvais esprit, ruse, disposition au vice ou à l’intrigue.
- Un groupe d’officiers anglais, avec toute la diablerie de leur âge et de leur profession, restait seul spectateur de la scène qui allait avoir lieu. Anonyme, Revue des Deux Mondes, 1829
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Complot, intrigue, méfait.
- — Tu es content, tant mieux. — Tu le seras aussi quand tu sauras ce que je veux faire ? — Quelque diablerie, sans doute ? — Un coup magnifique. Gustave Aimard, Ourson Tête-de-fer, 1868
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familier Tout mauvais effet dont on ne peut découvrir la cause, et surtout des machinations secrètes qui nuisent au succès d’une affaire.
- — Je veux dire la guerre en batailles rangées ; car l’insurrection ne fut pas complètement éteinte ; les colonnes infernales… — Qu’est-ce que cette diablerie ? — Des colonnes mobiles organisées par le général Thureau pour punir par le fer et le feu ceux qui refusaient de se soumettre. Eugénie Guinault, Sergent !, 1881
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Spectacle théâtral faisant intervenir des personnages fantastiques.
- Au fond de l’immense cheminée qui s’ouvrait rouge et flamboyante, comme la gueule représentant l’enfer dans la grande diablerie de Douai, brûlaient des arbres tout entiers. Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, 1863
- Opération magique dans laquelle le diable intervient, ou est supposé intervenir. Ces diableries n'abusent plus personne.
- Possession, c'est-à-dire introduction d'un diable dans le corps d'une personne. Les diableries de Loudun.
- Ancien spectacle, pièce populaire, conte où le diable joue le principal rôle.
- Machination secrète. Il y a quelque diablerie là-dessous.
- Conduite mauvaise et déréglée.
- Petit dessin noir représentant le diable.
2 emplois spécialisés
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Théâtre
vieilli Pièce populaire où le Diable joue le principal rôle.
- Rien à dire de la mise en scène : ni pittoresque ni terreur ; une diablerie de la place du Châtelet. Eugène Forcade, Revue des Deux Mondes, 1866
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Beaux-arts
Gravure, peinture ou sculpture représentant des diables.
- Les diableries de Jérôme Bosch.
Citation
M. de Richelieu attaque la personne de M. de Luxembourg par sa prison pour les poisons et les diableries, par la sellette sur laquelle il avait été interrogé
Liens de sens
Domaine
arts théâtre
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré 1873 (CC BY-SA)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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