mari

nature
nom masculin
diction
[maʁi] · 2 syllabes
usage
373 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. Homme uni à une autre personne par les liens du mariage, époux.
    • Ça remonte au déluge et depuis elle a eu trois maris, mais ils ont formé un couple hyper-glamour pendant des années. Jacqueline Susann, La Vallée des poupées, 2014
  2. Langue ouralienne parlée dans la République des Maris en Russie. absent du Littré
1 emploi spécialisé
  1. Psycho- Langue finno-ougrienne parlée par les Mariis, peuple ouralien habitant la République autonome des Mariis, une des républiques autonomes de la Fédération de Russie. absent du Littré

Citation

Et qu'on n'épouse point l'amant le plus chéri Qu'on ne se fasse un maître aussitôt qu'un mari
Pierre Corneille, Pulchér. V, 1

Origine du mot

Du latin maritus, lui-même dérivé de mas, maris (« mâle ») qui a éliminé vir (« homme »), d’où (« mari, époux »).

latin — abduco « Enlever une femme à son mari »

Dans le dictionnaire latin : maritus

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

MARI s. m. (ma-ri)

Celui qui est joint à une femme par le mariage. encore relevé aujourd’hui

  • Et pour suivre un mari l'on quitte ses parents — CORN., Hor. III, 4
  • Et qu'on n'épouse point l'amant le plus chéri Qu'on ne se fasse un maître aussitôt qu'un mari — ID., Pulchér. V, 1
14 autres citations
  • Certaine fille un peu trop fière Prétendait trouver un mari, Jeune, bien fait et beau, d'agréable manière, Point froid et point jaloux : notez ces deux points-ci — LA FONT., Fabl. VII, 5
  • Tandis que sous le nom de mari de madame, Je serais comme un saint que pas un ne réclame — MOL., Éc. des f. I, 1
  • ....Qui donne à sa fille un mari qu'elle hait Est responsable au ciel des fautes qu'elle fait — ID., Tart. II, 2
  • Et ce n'est pas partout un bon moyen de plaire Que la figure d'un mari — ID., Amph. Prologue
  • Quoi ! celle, dites-vous, dont vous tenez ce gage.... - Est ma femme, et je suis son mari. - Son mari ? - Oui, son mari, vous dis-je, et mari très marri — ID., Sgan. sc. 9
  • Le roi son mari lui a donné jusqu'à la mort ce bel éloge, qu'il n'y avait que le seul point de la religion où leurs cœurs fussent désunis — BOSSUET, Reine d'Anglet.
  • Cette femme que vous voyez, qui chérit si tendrement son mari, ordinairement elle ne le choisit pas ; mais plutôt il lui est échu en partage par des conjonctures imprévues — ID., Serm. pour une profession, jour de l'exalt. de la croix, 2
  • Ce marquis indocile Qui, depuis quinze jours dans le piége arrêté, Entre les bons maris pour exemple cité.... — BOILEAU, Sat. VIII
  • La revêche bizarre, Qui, sans cesse d'un ton par la colère aigri, Gronde, choque, dément, contredit un mari — ID., Sat. X
  • Exige d'un mari les respects d'un amant — ID., ib.
  • Il y a telle femme qui anéantit ou enterre son mari au point qu'il n'en est fait dans le monde aucune mention — LA BRUY., III
  • Un mari n'a guère un rival qui ne soit de sa main, et comme un présent qu'il a autrefois fait à sa femme — ID., III
  • Et quand l'âge le lui eut ramené, il conserva près d'elle cette rudesse inflexible dont les maris infidèles ont accoutumé d'aggraver leurs torts — J. J. ROUSS., Hél. III, 7
  • Ce titre de mari d'une jolie femme, qui se cache en Asie avec tant de soin, se porte ici sans inquiétude — MONTESQ., Lett. pers. 55

Fig.

  • Je suis un peu fâchée que vous n'aimiez point les madrigaux ; ne sont-ils pas les maris des épigrammes ? ce sont de si jolis ménages quand ils sont bons — SÉV., 18 août 1680

Mari commode, ou mari patient, mari qui, par intérêt ou par quelque autre cause, laisse vivre sa femme peu régulièrement.

  • Est-il au monde une autre ville aussi Où l'on ait des maris si patients qu'ici ? — MOL., Éc. des f. I, 1
Synonyme

MARI, ÉPOUX. Époux a un féminin et mari n'en a pas ; il est le latin sponsus et signifie proprement le promis, le fiancé, de là l'emploi qu'il a conservé dans le langage de la pratique et que mari n'a pas. Hors de là, époux appartient au style élevé, tandis que mari est de tous les styles.

Historique

XIIe s.

  • Toz mariz ploroit — Machab. I, 5
  • Et tante dame veuve de lor maris — Roncis. 72
3 autres citations
  • Qu'il me prendroit, et je lui à mari — ib. 170
  • Sa mere entra, si s'assiet devant li [elle], Bel li pria : fille, prenez mari — Romanc. 73
  • Et volent esteindre la stencele ki remise m'est [qui m'est restée], que remembrance ne seit de mun marid, ne qu'il n'ait heir — Rois, 168

XIIIe s.

  • Que por tele aventure [ils] me donassent marit — Berte, LIII
  • Tel tere qui fu à tel home qui fu mes maris — BEAUMANOIR, VI, 7

XIVe s.

  • Vous devez plus en mari penser à la condition qu'à l'avoir — Ménagier, I, 6

XVIe s.

  • Femme bonne qui a mauvais mari a bien souvent le cœur marri — COTGRAVE
Étymologie

Bourguig. mairi ; provenç. marit, marrit ; espagn. marido ; ital. marito ; du lat. maritus, que les étymologistes tirent de mas, maris, mâle. Les Parisiens prononçaient mazi, dit Palsgrave, p. 34, au XVIe siècle. Le pays de Caux en Normandie dit encore mazi.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « mari » du Wiktionnaire.

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