feintise

nature
nom féminin
diction
[fɛ̃tiz] · 2 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 3

  1. vieilli Feinte, ruse.
    • Le président ne s’en sortira plus par des feintises, des farces et attrapes. Franz-Olivier Giesbert, “Le président clic-clac et le poulailler gaulois”, Le Point, nᵒ 2603, 30 juin 2022, page 5
  2. vieilli Déguisement
    • J’aime la liberté, et languis en service, Je n’aime point la cour, et me faut courtiser, Je n’aime la feintise, et me faut déguiser, J’aime simplicité, et n’apprends que malice : Joachim du Bellay, Les Regrets, 1558
  3. littéraire Imitation à l’identique d’une énonciation de réalité, qui ne se trouve pas nécessairement en littérature, contrairement à la fiction.

Formes fléchies 5

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe feintiser.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe feintiser.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe feintiser.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe feintiser.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe feintiser.

Citation

Albano eut vraiment peine et sans feintise à se résoudre d'accepter le pontificat
Saint-Simon, 84, 92

Origine du mot

Feint ; provenç. feintesa. L'ancien français a dit aussi feintié, s. f. — Littré, 1873

1873 — le Littré

FEINTISE s. f. (fin-ti-z')

1 Habitude de la feinte.

  • Telle va souvent à l'église De qui je connais la feintise — RÉGNIER, Disc. Vieille maquer.

2 Synonyme de feinte, avec cette seule nuance que feintise vieillit et qu'il a un air archaïque.

  • Hé bien ! que voulez-vous ? parlez-moi sans feintise — DESMARETS, Mirame, V, 1
  • Albano eut vraiment peine et sans feintise à se résoudre d'accepter le pontificat — SAINT-SIMON, 84, 92
Historique

XIIe s.

  • En li [ma dame] n'i a ne orguel ne faintise — QUESNES, Romancero, p. 90
  • Or vus pri e requier, freres, par igal guise, Qu'entre nous n'ait envie, descorde, ne faintise, Mais en nous seit en Deu uns quers [cœur], une aneme [âme] asise — Th. le mart. 92
1 autre citation
  • Cist hom se fait dolant, ou cist hom se magnifiet, et tels choses semblanz ke ne vienent mie de veriteit, mais de fointise — ST BERN., P. 564

XIIIe s.

  • C'est par faintise [fainéantise] que ci est arestés — Huon de Bordeaux, v. 1907

XVe s.

  • Si valoit trop mieux que il [le comte Guy de Blois] se mist en chemin et à voie et en la volonté de Dieu, que ce que on supposast que il demeura derriere par feintise — FROISS., II, II, 211

XVIe s.

  • Puisque j'ai la feintise esprouvée D'un qui tousjours loyale m'a trouvée — J. MAROT, V, 327
  • Quant à cette nouvelle vertu de feinctise et dissimulation qui est à cette heure si fort en credit, je la hais capitalement — MONT., III, 51
Étymologie

Feint ; provenç. feintesa. L'ancien français a dit aussi feintié, s. f.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier

Liens de sens

Terme générique

déguisement feinte imitation

Dérivés

feintiser

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « feintise » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire