reculer
- nature
- ver
- diction
- [ʁəkyle] · 3 syllabes
- usage
- 22 par million de mots
Sens et définitions
Verbe 10
-
Tirer ou pousser un objet en arrière.
- Reculez un peu votre chaise.
-
figuré Porter plus loin, déplacer les limites, les frontières.
- — Mais nous sommes déjà dans les faubourgs. Les maisons s'espacent, se reculent, s'adossent à la rivière ou à la montagne. Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916
-
figuré Éloigner quelqu’un du but qu’il se propose, retarder, ajourner une affaire.
- Nous reculons dans le temps d'une République. Nous sommes sous la Troisième qui tire à sa fin. M. Albert Lebrun en est le président. Maurice Lelong, Célébration du fumier, Le Jas du Revest-Saint-Martin (Haute-Provence) : chez Robert Morel éditeur, 1966, page 153
-
Sodomiser de nouveau.
- Jamais ils n’ont rien enculé, reculé, basculé, masculé, rien du tout. Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], L’École des cadavres, partie I, Denoël, 1938
-
Aller en arrière.
- Aussitôt l’intrus recula, baissa les yeux et, relevant les pans de sa pèlerine, affecta de se chauffer. Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 87
-
figuré Régresser, en parlant des affaires et des personnes.
- Ce sont eux qui, dans l'élevage gâtineau, tiennent la vedette et la tiendront jusqu'au jour où les perfectionnements apportés aux méthodes culturales les feront reculer au point d'en amener la quasi-disparition. Louis Merle, La métairie et l'évolution agraire de la Gâtine poitevine de la fin du Moyen-Age à la Révolution, collection Les Hommes et la terre, tome 2, S.E.V.P.E.N., 1957, page 153
-
figuré Ne pas soutenir avec fermeté ses droits, ses opinions.
- Cinquante francs d'amende par exemplaire saisi, c'est de quoi faire reculer les plus intrépides. Gérard de Nerval, « Angélique », in Les Filles du feu, 1854
-
Différer, éviter de faire quelque chose qu’on exige ou qu’on désire de nous.
- Eh! bien, ne reculant devant aucune tâche si fastidieuse fût-elle, ils pourvoiront, d'eux-mêmes, à la diffusion de ces ouvrages, en s'en faisant les traducteurs. Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937
2 emplois spécialisés
- Courses hippiques et sports équestres Mouvement rétrograde, symétrique exécuté par un cheval dans une épreuve de dressage et dans lequel les membres se lèvent et se posent presque simultanément par paires diagonales.
- Courses hippiques et sports équestres Pour un cheval, marcher en rétrogradant et de façon symétrique, s'exécutant par bipèdes diagonaux, l'antérieur et le postérieur se levant et se posant en même temps.
Conjugaison
Indicatif
Présent
- je recule
- tu recules
- il recule
- nous reculons
- vous reculez
- ils reculent
Imparfait
- je reculais
- tu reculais
- il reculait
- nous reculions
- vous reculiez
- ils reculaient
Passé simple
- je reculai
- tu reculas
- il recula
- nous reculâmes
- vous reculâtes
- ils reculèrent
Futur simple
- je reculerai
- tu reculeras
- il reculera
- nous reculerons
- vous reculerez
- ils reculeront
Passé composé
- j'ai reculé
- tu as reculé
- il a reculé
- nous avons reculé
- vous avez reculé
- ils ont reculé
Plus-que-parfait
- j'avais reculé
- tu avais reculé
- il avait reculé
- nous avions reculé
- vous aviez reculé
- ils avaient reculé
Passé antérieur
- j'eus reculé
- tu eus reculé
- il eut reculé
- nous eûmes reculé
- vous eûtes reculé
- ils eurent reculé
Futur antérieur
- j'aurai reculé
- tu auras reculé
- il aura reculé
- nous aurons reculé
- vous aurez reculé
- ils auront reculé
Subjonctif
Présent
- je recule
- tu recules
- il recule
- nous reculions
- vous reculiez
- ils reculent
Imparfait
- je reculasse
- tu reculasses
- il reculât
- nous reculassions
- vous reculassiez
- ils reculassent
Passé
- j'aie reculé
- tu aies reculé
- il ait reculé
- nous ayons reculé
- vous ayez reculé
- ils aient reculé
Plus-que-parfait
- j'eusse reculé
- tu eusses reculé
- il eût reculé
- nous eussions reculé
- vous eussiez reculé
- ils eussent reculé
Conditionnel
Présent
- je reculerais
- tu reculerais
- il reculerait
- nous reculerions
- vous reculeriez
- ils reculeraient
Passé
- j'aurais reculé
- tu aurais reculé
- il aurait reculé
- nous aurions reculé
- vous auriez reculé
- ils auraient reculé
Impératif
Présent
- recule
- reculons
- reculez
Passé
- aie reculé
- ayons reculé
- ayez reculé
Formes impersonnelles
- Infinitif présent
- reculer
- Participe présent
- reculant
- Participe passé
- reculé
Citation
Trajan, qui avait rétabli la gloire du nom romain chez les étrangers, et reculé les frontières de l'empire par des victoires signalées
Origine du mot
Re..., et culer ; wallon, reskoulé ; bourguig. requeulai ; provenç. et espagn. recular ; ital. rinculare. — Littré, 1873
1873 — le Littré
RECULER1 v. a. (re-ku-lé)
1 Porter en arrière. Reculez la table. Reculez cette chaise de la cheminée.
2 Reporter plus loin. Il faut reculer cette muraille.
Reculer les bornes, les frontières d'un État, l'agrandir.
- Trajan, qui avait rétabli la gloire du nom romain chez les étrangers, et reculé les frontières de l'empire par des victoires signalées — CONDIL., Étud. hist. III, 3
- Et toujours créateur même alors qu'il imite, De son art étonné recule la limite — MILLEV., Invent. poét.
3 Écarter, éloigner. encore relevé aujourd’hui
- Mais il est des objets que l'art judicieux Doit offrir à l'oreille et reculer des yeux — BOILEAU, Art p. III
- La lumière du jour ....ne renaît que pour éclairer sa nudité, son impuissance [du voyageur perdu dans le désert], et pour lui présenter l'horreur de sa situation en reculant à ses yeux les barrières du vide — BUFF., Quadrup. t. V, p. 15
4 Éloigner quelqu'un du but, une affaire de son issue. La disgrâce de son protecteur l'a bien reculé. encore relevé aujourd’hui
- Cette indiscrétion de ma part servirait plutôt à reculer vos affaires qu'à les avancer — VOLT., Lett. d'Argence, 3 sept. 1770
5 Ajourner, retarder. encore relevé aujourd’hui
- Tous mes soins, tous mes vœux hâtent cette vengeance, Ta perte la recule, et ton salut l'avance — CORN., Pomp. IV, 4
- N'eût-il [Horace] que d'un moment reculé sa défaite, Rome eût été du moins un peu plus tard sujette — ID., Hor. III, 6
5 autres citations
- C'est un accident qui a fait reculer son mariage — MOL., Méd. m. lui, II, 6
- Je crois que la pension des menins n'a point été retranchée ni reculée — SÉV., 23 avr. 1690
- [Philopoemen] à voir agir les Romains dans la Macédoine, jugea bien que la liberté de la Grèce allait expirer, et qu'il ne qui restait plus qu'à reculer le moment de sa chute — BOSSUET, Hist. III, 6
- Sans reculer plus loin l'effet de ma parole, Je vous rends dans trois mois au pied du Capitole — RAC., Mithr. III, 1
- Lorsque étendu sur le lit de votre douleur, la mort sera à la porte, vous la croirez encore loin ; vous reculerez encore l'affaire de votre salut et la proposition qu'on vous fera, d'appeler un ministre de Jésus-Christ — MASS., Carême, Impén. fin.
6 Porter au loin dans le temps. encore relevé aujourd’hui
- Ces peuples [les Japonais] ont eu aussi la manie de reculer leur origine — DIDER., Opin. des anc. philos. [Japonais].
7 V. n. Aller en arrière, exécuter la progression en sens inverse de la direction ordinaire et naturelle. La voiture recula. Ce cheval a de la peine à reculer. encore relevé aujourd’hui
- Reculez un peu pour la troisième [révérence] — MOL., Bourg. gent. III, 19
Fig.
- Les femmes qui se sentent finir d'avance par la perte de leurs agréments, voudraient reculer vers la jeunesse — MONTESQ., Lett. pers. 52
Terme de marine. On dit que les vents reculent, lorsque, au lieu de tourner de gauche à droite, comme lorsqu'ils vont du sud au nord en passant par l'ouest, ils reviennent du nord au sud en passant de même par l'ouest.
S. m. Terme de manége. Le reculer, action par laquelle le cheval se déplace dans un ordre inverse à celui des mouvements progressifs.
8 Il se dit des armes à feu que l'explosion fait aller en arrière. Un canon recule par l'effet de la réaction égale à l'action.
9 Se retirer en arrière. encore relevé aujourd’hui
- Pourrait-on reculer en combattant sous vous ? — CORN., Médée, IV, 3
- Ah ! coquin ! ah ! canaille ! vous en voulez par là !... soutenez, marauds ; soutenez.... comment, vous reculez ! — MOL., Fourber. II, 9
4 autres citations
- Si je me défends, ce n'est qu'en reculant — ID., F. sav. IV, 3
- Hé quoi ! loin d'approcher, vous reculez tous deux ! — RAC., Théb. IV, 3
- Et toi, soleil.... Toi qui n'osas du père éclairer le festin, Recule, ils t'ont appris ce funeste chemin — ID., Iphig. V, 4
- Le flot qui l'apporta recule épouvanté — ID., Phèdre, V, 6
Il ne recule jamais, on ne l'a jamais vu reculer, se dit d'un homme très brave.
- C'est Merci avec ses braves Bavarois, enflés de tant de succès et de la prise de Fribourg ; Merci qu'on ne vit jamais reculer dans les combats — BOSSUET, Louis de Bourbon.
Cela se dit aussi de celui qui soutient son opinion avec fermeté.
On dit dans le même sens : Il aimerait mieux se faire hacher en pièces, que de reculer.
10Fig. Renoncer, céder, en parlant des personnes. encore relevé aujourd’hui
- J'accepte la proposition, et ne suis point personne à reculer lorsqu'on m'attaque d'amitié — MOL., Fourber. III, 1
- Vous reculez, lui dis-je en l'interrompant, vous reculez, mon père : vous abandonnez le principe général — PASC., Prov. IV
6 autres citations
- Poursuis, Néron ; avec de tels ministres Par des faits glorieux tu te vas signaler ; Poursuis ; tu n'as pas fait ce pas pour reculer — RAC., Brit. V, 6
- Il était dangereux pour vous de reculer — ID., Bajaz. V, 4
- C'est un mauvais orgueil de croire qu'on ne peut avoir tort ; c'est une faiblesse de n'oser reculer, quand on sent qu'on nous a fait faire une mauvaise démarche — MASS., Pet. carême, Écueils piét. grands.
- Je crois qu'il ne peut plus reculer sur ce point — DESTOUCHES, Irrésolu, I, 2
- Quand il devrait un peu m'en coûter [pour le Corneille avec les commentaires], je ne reculerai pas — VOLT., Lett. d'Argental, 28 juill. 1761
- Savoir reculer à propos pour gagner ensuite plus de terrain — D'ALEMB., Éloges L. Verjus.
Reculer pour mieux sauter, temporiser pour mieux prendre ses avantages.
- Si je recule, c'est pour mieux sauter — CYRANO DE BERG., Pédant joué, IV, 2
- On recule souvent, dit-on, pour mieux sauter — TH. CORN., D. Cés. d'Avalos, II, 1
Il a reculé pour mieux sauter, il a sacrifié un petit avantage présent pour en obtenir plus tard un beaucoup plus grand.
Cela se dit aussi quand, après un mauvais succès, on en obtient un signalé ; et, en sens inverse, quand on évite un petit inconvénient pour tomber dans un plus grand.
11 Il se dit des choses qui ne réussissent pas. Ses affaires reculent au lieu d'avancer. encore relevé aujourd’hui
12 Être ajourné. encore relevé aujourd’hui
- Le baptême de M. le duc de Chartres recule ; et je ne puis partir qu'il ne soit fait — MAINTENON, Lett. à l'abbé Gobelin, 3 sept. 1675
13 Perdre l'avance qu'on avait. La civilisation recula dans ce pays sous la domination des conquérants étrangers.
- Qui n'avance pas dans les voies de Dieu recule — MASS., Profess. relig. 2
- Les Espagnols avancent quand nous reculons ; ils ont fait plus de progrès en deux ans que nous n'en avons fait en vingt — VOLT., Lett. d'Argental, 6 mai 1768
14 Aller plus loin, s'écarter. encore relevé aujourd’hui
- L'homme a fait reculer peu à peu les bêtes féroces, il a purgé la terre de ces animaux gigantesques.... — BUFF., Anim. domestiques.
15 Différer, éviter de faire. On le presse d'agir, il recule toujours. Il recula devant une proposition si hardie. encore relevé aujourd’hui
Reculer à, ne pas se soumettre à, craindre de.
- Hé bien ! oui, puis qu'il veut te choisir pour juge, je n'y recule point — MOL., l'Av. IV, 4
- Comme je l'avais sur moi, et qu'apparemment je reculais à l'ôter, n'y a-t-il plus rien à mettre, disais-je, est-ce là tout ? — MARIVAUX, Marianne, 3e part.
Il ne recule à rien, il n'est aucun travail qu'il n'accepte.
- Je ne recule à rien, tout tombe sur mon dos — HAUTEROCHE, Deuil, SC. 9
La Fontaine a dit dans ce sens : reculer de.
- Avant le coup demandez la cédule : De la donner je ne crois qu'il recule — LA FONT., Sav.
Il n'y a plus moyen de reculer, il n'y a plus à reculer, on ne peut plus échapper, différer.
- Mes révérends pères, il n'y a plus moyen de reculer : il faut passer pour des calomniateurs convaincus, et recourir à votre maxime, que cette sorte de calomnie n'est pas un crime — PASC., Provinc. X
- Comment lui déclarer votre mariage ? cependant il n'y a plus à reculer — D'ALLAINVAL, Éc. des bourg. I, 2
Reculer trop loin à, trop différer.
- Ayant rejeté les yeux sur votre lettre, j'ai vu qu'elle était datée du 7 courant, et que ce serait reculer trop loin à vous faire connaître que je l'ai reçue — CORN., Lett. au P. Boulard, 30 mars 1652
16 Se reculer, v. réfl. Aller en arrière, s'écarter. encore relevé aujourd’hui
- Et pour la décevoir, il use d'une feinte, Se recule en passant, et se laisse frapper — MAIRET, M. d'Asdrub. V, 1
- Les premiers jours, il fallait voir comme elle se reculait d'auprès de moi, et puis elle reculait plus doucement, et puis petit à petit elle ne reculait plus — MARIV., Double inconst. I, 6
17 Être différé. encore relevé aujourd’hui
- C'est toujours dans cette vue de vous plaire que je me conserve et que j'ai soin de moi, étant très persuadée que l'heure de ma mort ne se peut ni avancer, ni reculer — SÉV., 318
- Le retour du roi se recule toujours — ID., 1er juillet 1676
Historique
XIIe s.
- Cuidiez vos ore qu'alasse reculant ? Je nel feroie por l'onor d'Abilant — Li coronemens Looys, V. 2438
- Plus d'une archiée ont païen reculé — Bat. d'Aleschans, V. 5856
XIIIe s.
- L'en doit bien reculer pour le plus loin saillir — Berte, XII
- Et fist le flun escluser et reculer contre-mont — Chr. de Rains, 102
2 autres citations
- Chascuns Turs de bien faire moult forment se pena, Dusqu'au chief d'une rue nos François recula — Ch. d'Ant. VI, 919
- Si brisa leur navie [contre une île], et perit grand multitude de l'ost, si que il n'en eschappa que environ XXX mille hommes, qui se reculerent [réfugièrent] sur ceste isle — MARC POL, p. 545
XIVe s.
- Et les etrusques legions n'ont mie reculé — BERCHEURE, f° 44, recto.
XVe s.
- Ils ressoignent et reculent, car ils ne sont pas gens pour combattre à nous — FROISS., I, I, 121
- Ils se reculerent droit vers les seigneurs — COMM., I, 11
1 autre citation
- Il [Louis XI] reculla de luy toutes gens que il avoit acoustumé — ID., VI, 7
XVIe s.
- Ilz reculoient tousjours à mettre la main à l'œuvre — AMYOT, Cam. 52
- Les ennemis s'espouvanterent si fort qu'ilz reculerent arriere.... il en fit fouir les uns jusques aux plus reculez quartiers de la ville, les autres de frayeur se rendirent — ID., Cor. 10
9 autres citations
- Ilz se retirerent en reculant pas à pas en arriere — ID., Pélop. 59
- Il n'y avoit sorte de combat à laquelle il reculast — ID., Marcel. 2
- Toutes choses estoient si prestes, qu'il ne pouvoit reculer à ce voyage — ID., Cimon, 34
- À mesure que la mémoire leur fournit la chose entiere et presente, ils reculent si arriere que leur narration... — MONT., I, 34
- Le reculer leur estant interdict par la foule — ID., II, 38
- Ny nostre hardiesse, ny nostre couardise ne la peuvent advancer ou reculer [la mort] — ID., III, 131
- De cheval qui recule au plus tost te delivre — COTGRAVE
- Pour neant recule qui malheur attend — ID.
- Qui contre esguillon recule deux fois se poind — ID.
Étymologie
Re..., et culer ; wallon, reskoulé ; bourguig. requeulai ; provenç. et espagn. recular ; ital. rinculare.
RECULER2 s. m. (re-ku-lé)
Sorte de lime d'horloger.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier
Liens de sens
Contraires
Associés
reculade reculoir
Famille morphologique
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
- Morphalou 3.1 — ATILF (CNRS / Université de Lorraine) LGPL-LR
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