Grec ancien

φρίσσω

φρίσσω, att. φρίττω (f. pp. ao. ἔφριξα. pf. πέφρικα au sens d'un prés.) À se hérisser; au pf. être hérissé : φρίσσουσιν ἄρουραι, 1. les champs se hérissent d'épis; ; φάλαγγες ἔγχεσι πεφρικυῖαι, IL. bataillons hérissés ἀθ᾽ lances ||. anal. frissonner, frémir; φρίσσω δέ σε δερχομένη, EscuL. je frissonne en te voyant; avec l'acc. : φρίσσειν τινά ou τι, πρός τι; frissonner ἃ la vue οὐ ἃ la pensée de 446 ch. ; particul. frissonner d'une crainte religieuse, d'une sainte horreur [φρίξ, de ἰα R. Φρικχ, se hérisser, ρ.-6. apparentée ἃ la FR. Φριγ d'où Ῥιγ, frissonner de froid; cf. ῥῖγος, lat. frigus].

Anatole Bailly, Abrégé du dictionnaire grec-français (Hachette, 1919), page 953 du fac-similé