étal
- nature
- nom masculin
- diction
- [etal] · 2 syllabes
- usage
- 4 par million de mots
Sens et définitions
Nom 6
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Sorte de table sur laquelle les bouchers débitent la viande.
- — N'aimez-vous point que l'on vous peigne? s'est-il enquis d'un ton rogue en voyant mon sourire faiblir après qu'il m’eut dévisagée comme un morceau de viande posé sur l’étal du boucher. « Anne, duchesse de Clèves », dans L'héritage Boleyn, par Philippa Gregory, traduit de l'anglais par Céline Véron Voetelink, Éditions Archipoche, 2011
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Table où sont exposées les marchandises dans un marché public.
- Ali et moi déambulons sous le tablier du métro aérien qui abrite, entre les étals du marché, les bicraves, les petits trafics du trabendo […] Jack-Alain Léger, Tartuffe fait ramadan, Denoël, 2003, page 30
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vieilli Boutique même où l’on vend de la viande.
- Plus de 100 bouchers firent faillite ; et la valeur des étaux, qui était au moins de 25.000 fr. en moyenne, avant l'ordonnance, fut entièrement anéantie ; […]. « Boucher - Boucherie » dans Dictionnaire du commerce et des marchandises, ouvrage collectif, sous la direction de M. Guillaumin, tome 1 (A-F), Paris : chez Victor Lecou, 1852, p. 340
3 emplois spécialisés
- Commerce Table où l'on expose les marchandises dans les marchés publics.
- Industr. alim. Table sur laquelle les pêcheurs tranchent le poisson.
- Salaison Table de bois épais sur laquelle les bouchers débitent la viande.
Origine du mot
De l’ancien bas vieux-francique *stal (« position, demeure » → voir état et étable de même radical indo-européen commun via le latin), qui donne l’ancien français estal (« tréteau, plate-forme, stalle »).
1873 — le Littré
ÉTAL s. m. (é-tal)
1 Anciennement, table sur laquelle un marchand met en vente sa marchandise. encore relevé aujourd’hui
- ....De faire construire et édifier.... halle, bancs, étaux et autres choses nécessaires pour loger les marchands et leurs marchandises, — Lett. pat. juill. 1610
2 Aujourd'hui, en un sens particulier, sorte de table sur laquelle les bouchers débitent les viandes. encore relevé aujourd’hui
Boutique de boucher. Ce boucher a plusieurs étaux.
3Terme de pêche. Table sur laquelle travaillent les décolleurs et les trancheurs de morue. encore relevé aujourd’hui
Historique
XIe s.
- Nous remaindron en l'estal [debout] en la place. - Pour vostre amour ici prendrai estal [position] — Ch. de Rol. CLVII
XIIe s.
- Les deux piez [il] joint, si saut en son estal [sur son siége, sa selle] — Ronc. p. 144
- Dunc s'en revont al rei cil dui riche vassal ; E li sainz arcevesques parti de son estal. — Th. le mart. 45
2 autres citations
- Li prelat deivent estre li plus espirital ; Ne deivent chanceler pur rien de lur estal — ib. 71
- Là où parlout [parlait] al rei saint Thomas à cheval ; De quisse en quisse sist, sovent changot estal [changeait de position], L'une quisse en la selle e l'altre contreval — ib. 114
XIIIe s.
- Car aussi com quant est li pors [sanglier] Eschauffés des chiens par effors, Et il à tous estal leur livre, Tant que les pluiseurs à mort livre — Bl. et Jeh. 4360
- Li talemelier [boulangers] puent au dimanche porter leur pain en leur corbeillons, et porter leur estal ou buffez ou tables, por tant que li estaus ne soit plus loncs que de cinq piés — Liv. des mét. 16
2 autres citations
- Quant aucuns hons qui vent denrées à estal ou à taverne — BEAUMANOIR, XL, 21
- Et cil à cui fu commandé, As estaus del bourc sont alé ; Chars [chairs] i acatent [achètent] des plus cieres [chères] — Fl. et Bl. 1243
XIVe s.
- Et ainsi est apporté le corps du beuf à l'estal — Ménagier, II, 5
XVe s.
- Ils se retrairent, et là rendirent estal [tinrent bon] tous les chevaliers, combattant jusques à tant que leurs gens furent entrés à sauveté — FROISS., I, I, 177
- Il fut appointé qu'il iroit Devant l'estal d'ung rotisseur, Et de la chair marchanderoit — VILLON, Repues franches.
XVIe s.
- La veille de Pasques il y a un marché de lard à Paris, qui se tient au parvis Nostre-Dame, où tous les maistres chaircutiers de Paris y ont des estaux — O. DE SERRES, 839
Étymologie
Bourguig. etau ; wall. sta ; provenç. estal, estau, place, séjour ; anc. espagn. estalo ; portug. estão ; ital. stallo ; de l'anc. haut allem. stal, lieu clos et couvert ; angl. stall, établi ; holl. stael. Comparez l'allem. stellen, placer, et le grec στέλλειν, disposer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier
Formes apparentées 4 langues · 11 pays
Racine commune : *stal (frk)
Les langues
Les langues où la racine a laissé une forme, et cette forme. Le sens, lui, a pu changer en route.
- ancien français estal
- indonésien istal, setal
- moyen néerlandais stal
- néerlandais stal
Les pays où l'une de ces langues se parle
Un pays figure ici dès qu'une de ces langues s'y parle, même en minorité — la liste est donc large par nature.
- Allemagne stal (nl)
- Aruba stal (nl)
- Belgique stal (nl)
- Canada stal (nl)
- Curaçao stal (nl)
- France stal (nl)
- Indonésie istal (id)
- Pays-Bas stal (nl), istal (id)
- Pays-Bas caribéens stal (nl)
- Saint-Martin (partie néerlandaise) stal (nl)
- Suriname stal (nl)
Langues sans territoire aujourd'hui
Langues anciennes ou sans État à qui rattacher un pays — latin, gotique, étrusque. Certaines se parlent encore.
ancien français estal · moyen néerlandais stal
Liens de sens
Famille morphologique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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