fainéant

nature
nom masculin
diction
[feneɑ̃] · 3 syllabes
attesté
1301
usage
3 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

  1. Celui qui ne veut rien faire.
    • C’est ce fainéant de Gilbert, qui n’est bon à rien qu’à lire et rêvasser. Alexandre Dumas, Joseph Balsamo, 1846
1 emploi spécialisé
  1. Vocabulaire général Personne qui ne veut rien faire.

Adjectif 1

  1. Qui évite l’effort ou le travail, par paresse.
    • Suzanne est plus joyeuse et plus dure que de coutume. On dirait que l’approche du danger la redresse et l’enivre. Je la sens prête à toutes les ruses, à tous les dévouements, à toutes les méchancetés utiles. Son impatience est batailleuse. La mienne est triste est fainéante à souhait. Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 31

Citation

Hélas ! qu'est devenu ce temps, cet heureux temps, Où les rois s'honoraient du nom de fainéants ?
Nicolas Boileau, Lutr. II

Origine du mot

Faire, néant, ne rien faire ; bourguig. fenian (voy. FEIGNANT). — Littré, 1873

1873 — le Littré

FAINÉANT, ANTE adj. (fè-né-an, an-t')

1 Qui ne fait rien, qui ne veut point travailler. Écolier, ouvrier fainéant. encore relevé aujourd’hui

  • Quand un roi fainéant, la vergogne des princes, Laissant à ses flatteurs le soin de ses provinces.... — MALH., II, 1

Les rois fainéants, rois de la première race, qui abandonnèrent le pouvoir aux maires du palais.

  • Hélas ! qu'est devenu ce temps, cet heureux temps, Où les rois s'honoraient du nom de fainéants ? — BOILEAU, Lutr. II
  • Auprès d'eux sont couchés tous ces rois fainéants Sur un trône avili fantômes impuissants — VOLT., Henr. VII

2 Substantivement. Celui, celle qui n'aime point le travail, qui vit dans la paresse. C'est un grand fainéant, une grande fainéante. encore relevé aujourd’hui

  • Ce n'est pas que mon cœur du travail ennemi Approuve un fainéant sur le trône endormi — BOILEAU, Ép. I
  • Avec nous demeuraient deux abbés gascons, aimables fainéants d'une gaieté intarissable, qui allaient courant le monde — MARMONTEL, Mém. III
Historique

XVIe s.

  • Les Epicuriens en leurs resveries pensent que Dieu soit oisif et comme un fait-neant — CALV., Instit. 136
  • Tout en la maniere qu'à un faineant l'estude sert de torment — MONT., I, 319
Étymologie

Faire, néant, ne rien faire ; bourguig. fenian (voy. FEIGNANT).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier

Liens de sens

Contraires

bûcheur

Terme spécifique

feignant feignasse glandeur vaurien

Dérivés

affainéantir fainéant robuste fainéanter fainéantise porte-fainéant refainéanter roi fainéant salade du fainéant

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « fainéant » du Wiktionnaire.

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