séant
- nature
- adj masculin
- diction
- [seɑ̃] · 2 syllabes
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui siège, qui tient séance en quelque lieu.
- Nous, Jean-Baptiste-George Dubernard, conseiller à la cour royale de Toulouse, président de la cour d’assises du département de la Haute-Garonne, séante à Toulouse, dont l’ouverture doit avoir lieu le vingt-sept novembre courant, […]. François Guizot, Des conspirations et de la justice politique, 1821
-
Qui est décent, qui sied bien, qui est convenable.
- Probablement pour des actions peu séantes à un officier de la garde ? reprit l’infatigable questionneur. Alexandre Pouchkine, La Fille du capitaine, traduction de Louis Viardot, page 37
Nom 1
-
Fondement ; postérieur ; derrière ; fesses ; cul.
- Le jour naissait. Feempje se dressa sur son séant et ne reprit lourdement ses esprits qu'après quelques minutes. Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 56
Formes fléchies 1
- Participe présent du verbe seoir.
Citation
Nous nous levions sur notre séant, et nous nous mettions à crier
1873 — le Littré
SÉANT1 part. présent de seoir 1. (sé-an)
1Terme de chancellerie et de palais. Qui siége, qui tient séance en quelque lieu. La cour royale séante à Paris. encore relevé aujourd’hui
2 S. m. Posture d'un homme assis dans son lit ; il ne s'emploie qu'avec l'adjectif possessif : Je me mis en mon séant ; ils étaient sur leur séant.
- En son séant ; l'hôte s'étant levé — LA FONT., Berc.
- Nous nous levions sur notre séant, et nous nous mettions à crier — J. J. ROUSS., Conf. I
Tomber sur son séant, tomber assis.
Remarque
On n'est point d'accord sur l'emploi du mot séant comme adjectif ou comme participe. Nous pensons que, si l'on veut désigner telle cour de judicature ou telle société savante par le pays qu'elle habite, ou par le lieu habituel de ses séances, on doit adopter l'adjectif verbal, et dire : la cour royale séante à Paris, la cour de justice séante au Palais, la société académique séante au Louvre, parce que c'est une manière d'être, un usage constant. Mais, si l'on voulait exprimer une circonstance particulière, on emploierait le participe, et l'on dirait : la cour royale de Paris séant, ou siégeant à Versailles, la cour royale séant ou siégeant en robes rouges. Dans ce cas c'est une circonstance, c'est l'action de siéger en tel lieu, ou avec tel ou tel costume, que l'on veut désigner, LAVEAUX.
Historique
XIIe s.
- Sur sun cute à un moine le sainz huem s'apuia, En sun seant s'assist.... — Th. le mart. 139
XIIIe s.
- En mon seant lores m'assis, Moult angoisseus et moult pensis — la Rose, 1785
XVIe s.
- Le corps du mort est porté au lieu où on le veult enterrer, et, là, mis en son seant... — MONT., III, 130
SÉANT, ANTE2 adj. (sé-an, an-t')
Qui sied, qui est convenable. encore relevé aujourd’hui
- Ils ont pensé que l'orgueil était bien séant à la dignité — BALZ., 2e disc. de la cour.
- M. de la Mothe le Vayer fait voir que séant se dit fort bien des habits, il en donne pour exemple : Ce court manteau n'est pas séant à un homme de la sorte — VAUGEL., Rem. Not. Th. Corn. t. II, p. 986, dans POUGENS
4 autres citations
- Oyez si mon esprit conçoit une prière, Séante dans ma bouche, et digne de mon père — ROTR., Herc. m. III, 1
- Il faut [au théâtre] placer les actions où il est plus facile et mieux séant qu'elles arrivent — CORN., 2e disc. trag.
- La mieux séante et la plus jeune d'ans De la cité.... — LA FONT., Cal.
- Rufin.... marcha avec un train plus superbe qu'il n'était séant à un particulier — FLÉCH., Hist. de Théodose, IV, 66
Historique
XIIIe s.
- Dont manderent machons [maçons] vaillans Et boins orfevres bien seans — Flore et Blanch. V. 551
XVe s.
- ... C'est aussi mal seant Quant en amours ung vieil homme folloye ; Chascun s'en rit... — CH. D'ORL., Songe en compl.
- [Les Anglois] pouvoient avoir une belle entrée en Normandie qui leur estoit trop bien seant — FROISS., II, II, 25
1 autre citation
- Et y sont bien seans [les gens de robe environnant les seigneurs] quant ilz sont bons ; et bien dangereux quant ilz sont mauvais — COMM., II, 6
Étymologie
Seoir 2.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier
Liens de sens
Contraires
Dérivés
bienséant séamment
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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