Grec ancien

φρήν

φρήν, gén. φρενός (ἡ) I toute membrane qui enveloppe un organe : 4 enveloppe du cœur 112 enveloppe du foie || 3 membrane d’un viscère, en gén.; d'où αὐ pl. viscères, en- trailles || ΠῚ p. suite, en poésie, le cœur ou l'âme : 1 comme siège des sentiments : ἐς φρένα θυμὸς ἀγέρθη, IL. On. (après que) le sentiment fut revenu de nouveau dans 1 l'âme; μᾶλλον ἐπὶ φρένα θῆχ᾽ ἱεροῖσιν. [L. ἐϊξέ. Zeus ἃ tourné son esprit davantage vers les sacri- fices (d'Hector), c. ἃ d. se montre favorable (ἃ Hector); διὰ φρενός, au fond du cœur; ἐκ ρενός, venant du cœur; ἀπ' ἀχρᾶς φρ. du ond ἀὰ cœur || 2 comme siège de l'intelli- gence : τὸν νοῦν τῶν φρενῶν, ϑ0ΡΗ. la pensée de ton esprit; φρένας ἔχειν, PLUT. avoir de l'intelligenee; φρένας ἄφρων, IL. οἷν φρένας ἦλός, IL. Op. ἀόρουγνα d'intelligence φρεσὶν ἀγαθῇσι κεχρῆσθαι, On. avoir l'esprit sain, être sensé et honnête; ἐν φρεσὶ ποιεῖν. IL. ou ἐπὶ φρεσὶ τιθέναι, IL. inspirer, suggérer la pensée οἶνος ἔχει φρένας, Op. le vin, c. ἃ d. l'ivresse possède ton esprit; φρενῶν ἀφεστά- var, Sopx. être déraisonnable; ἔσω φρενῶν, Sopx. au fond de la pensée; ἔξω φρενῶν, |. PLur. hors de son bon sens φρενῶν ἀγαθῶν ἔρημος, Ρεῦτ. φρενῶν χενός, Sopx. privé de raison || 3 comme siège de ἰα volonté : οὐδὲ Διὸς πεῖθε φρένα, [L. il ne persuada pas 1᾽65- prit de Zeus [R. Φραγ, enfermer, enclore; v. φράσσω]. ue ,

Étymologie donnée par l'Abrégé : [0161]

Anatole Bailly, Abrégé du dictionnaire grec-français (Hachette, 1919), page 953 du fac-similé