cabotin

nature
nom masculin
diction
[kabotɛ̃] · 3 syllabes
attesté
1807
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 6

  1. péjoratif Comédien sans talent.
    • Des cabotins, pour la plupart, cabotins, pantins, plaisantins. Il y avait une hiérarchie chez les artistes. Les chanteurs occupaient le haut de l’affiche, suivis par les comiques, venaient ensuite les danseuses, toujours ravissantes, puis enfin les prestidigitateurs et les dresseurs d’animaux. Eoin Colfer, W.A.R.P., tome 1 : L’Assassin malgré lui, traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-François Ménard, Gallimard Jeunesse, 2015, chap. 3
  2. figuré Celui qui affecte dans la vie privée des attitudes de théâtre.
    • Le cabotinage est roi, tellement roi que personne ne peut s’en passer. Les hommes les plus supérieurs sont obligés de devenir cabotins eux-mêmes pour faire triompher leurs meilleures idées. C’est par ce moyen qu’on sépare en deux un continent ; c’est par ce moyen qu’on devient député. Les Chroniques de Guy de Maupassant : Enthousiasme et cabotinage, dans Le Gaulois, 19 mai 1881
  3. Marionnette.
    • « Marionnettes royales… marionnettes ! » criait à pleins poumons cet homme. Il est venu de Castlebar, le chef-lieu du comté de Mayo, ce montreur de cabotins. Jules Verne, P’tit Bonhomme, chapitre 1, J. Hetzel et Cⁱᵉ, Paris, Illustrations par Léon Benett, 1891
  4. Vandoise.
2 emplois spécialisés
  1. Théâtre Comédien ambulant.
    • Il nous vint une troupe de cabotins.
  2. Arts du spectacle Comédien de second rang ou d'un jeu trop extérieur.

Adjectif 1

  1. Relatif à Choisey, commune française située dans le département du Jura. absent du Littré

Origine du mot

Probablement caboter, à cause de la vie errante du cabotin. — Littré, 1873

1873 — le Littré

CABOTIN s. m. (ka-bo-tin)

Comédien ambulant, et, par extension, mauvais comédien. encore relevé aujourd’hui

Étymologie

Probablement caboter, à cause de la vie errante du cabotin.

Supplément au dictionnaire

CABOTIN. - ÉTYM. Ajoutez : M. Éman Martin (Courrier de Vaugelas, 15 juillet 1875, p. 43) conteste l'étymologie par caboter ; il a raison, d'autant plus qu'il indique la vraie étymologie : elle est dans ce passage, qu'il emprunte à M. Édouard Fournier, Chansons de Gaultier Garguille, Préface, LXXVI., " Les farceurs au nom roturier ont survécu davantage.... les comédiens de bas étage qui s'en vont, comme on dit, rôtir le balai dans les provinces, avaient déjà un patron tout baptisé, le sieur Cabotin, célèbre opérateur nomade, qui, en même temps que tous les gens de son métier, était tout ensemble impresario et charlatan, vendait des drogues, et jouait des farces. " On voit que Cabotin est un nom propre qui est devenu générique. M. Éman Martin ajoute que, comme cette préface est consacrée à l'histoire de notre théâtre avant 1660, cabotin, dans le sens de mauvais acteur, quoique ne se trouvant pas dans Trévoux (1771), pourrait très bien dater de la seconde moitié du XVIIe siècle.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier

Liens de sens

Terme générique

comédien marionnette

Associés

cabot cabotinage cabotiner cabotinesque encabotiner

Domaine

ichtyologie théâtre

Famille morphologique

cabotinage

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « cabotin » du Wiktionnaire.

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