grésil
- nature
- nom masculin
- diction
- [ɡʁezil] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Granules formés de neige et de cristaux de glace.
- Une montagne de neige rose semblait avoir givré à même la verrière qu’elle boursouflait de son trouble grésil comme une vitre à laquelle il serait resté des flocons. Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1987, Éditions Gallimard, Folio nᵒ 1924, page 59
-
Bruit semblable à celui d’une précipitation de ce météore.
- Mais rien de plus, rien d’autre encore. Ni ces longues rumeurs d’ailes qui s’endorment, ni ce grésil incessant de cisailles si ténu qu’il échappe à ceux dont l’ouïe n’est pas restée sauvage… Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958
- Variante de groisil.
1 emploi spécialisé
-
Météorologie
Petite grêle fort menue et dure.
- Deux silhouettes se profilaient à travers le grésil. Glen Cook, Le Château noir, 1984
Citation
Ah ! je voudrais qu'on entendît Tinter sur la vitre sonore Le grésil léger qui bondit
Origine du mot
Wallon, grèzin. Diez y voit un dérivé de grès ; ce qui paraît très vraisemblable. Grandgagnage au contraire le rattache à l'anc. haut-allem. hrisilôn, tomber par petites gouttes serrées. — Littré, 1873
1873 — le Littré
GRÉSIL s. m. (gré-zill, ll mouillées)
1 Variété de grêle, qui tombe au printemps et qui paraît formée de couches concentriques successivement congelées autour d'un noyau ou grêlon central.
- Ah ! je voudrais qu'on entendît Tinter sur la vitre sonore Le grésil léger qui bondit — BÉRANG., Maud. print.
2 Verre pilé et réduit en poudre.
- Grésil ou verre cassé, le baril estimé 20 sous — Déclar. du roi, nov. 1640, Tarif
On trouve aussi groisil pour le verre cassé.
Historique
XIe s.
- Pluie et gresilz demesuréement — Ch. de Rol. CIX
XIIe s.
- Il ocist en grisille les lur vignes — Liber psalm. p. 109
- Fus [feu], gresille, neif, glace — ib. p. 229
XIIIe s.
- Li quatorziemes [signe de la fin du monde] iert mult mals, à tot le monde comonals, De nois [neige], de gresliz et d'orez, Et de merveillos tempestez — les XIV signes, dans ADAM, Mystère, p. 82
- Se il [l'air froid] trueve aucunes vapors engelées, il les enserre et endurcit, et en fait gresil moult gros — BRUN. LATINI, Trésor, p. 119 (en variante).
XVe s.
- Adonc commencerent les Sarrasins à traire vers eux par si grand randon et si drument, que oncques gresil ne cheut plus du ciel — Bouciq. I, 24
Étymologie
Wallon, grèzin. Diez y voit un dérivé de grès ; ce qui paraît très vraisemblable. Grandgagnage au contraire le rattache à l'anc. haut-allem. hrisilôn, tomber par petites gouttes serrées.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier
Liens de sens
Terme générique
Domaine
météorologie
Famille morphologique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « grésil » du Wiktionnaire.