royal
- nature
- adj masculin
- diction
- [ʁwajal] · 2 syllabes
- usage
- 27 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 3
-
Qui appartient ou qui est relatif à un roi.
- Carcassonne alors fit partie du domaine royal, et un sénéchal y commandait pour le roi de France. Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888
-
S’est dit aussi de certains établissements qui étaient, d’une manière spéciale, sous la surveillance ou sous la protection du roi.
- Institut royal de France.
-
Qui est digne d’un roi.
- J’aime à coucher sur un lit dur, et seul, sans femme, à la royale, mais assez bien couvert. Montaigne, Essais, livre III, chapitre 13 § 79, traduction de Guy de Pernon
Nom 3
- Gâteau au chocolat constitué d’une dacquoise (poudre d’amandes, sucre, œufs), d’un croustillant praliné (pralinoise, crêpes dentelles) étalé en fine couche et tassé, et d’une mousse au chocolat montée à la crème chantilly que l’on fait bien refroidir au frais, le tout étant saupoudré de cacao en poudre. absent du Littré
- Nom de plusieurs monnaies françaises d’or.
1 emploi spécialisé
- Drogue Joint composé de marijuana et de haschisch.
Citation
Que si vous me demandez comment tant de factions opposées.... ont pu si opiniâtrément conspirer ensemble contre le trône royal
Origine du mot
De l’ancien français roial, du latin regalis. (881) regiel, vers 1110 reial.
Dans le dictionnaire latin : regalis
1873 — le Littré
ROYAL, ALE adj. (ro-ial, ia-l' ; plusieurs prononcent roi-ial ; au XVIe siècle, Bèze recommande la prononciation roi-ial, contre ro-ial)
1 Qui appartient, qui a rapport à un roi. encore relevé aujourd’hui
- Que si vous me demandez comment tant de factions opposées.... ont pu si opiniâtrément conspirer ensemble contre le trône royal — BOSSUET, Reine d'Anglet.
- Le pape saint Grégoire a donné dès les premiers siècles cet éloge singulier à la couronne de France, qu'elle est autant au dessus des autres couronnes du monde, que la dignité royale surpasse les fortunes particulières — ID., Reine d'Anglet.
7 autres citations
- Je vis [lors de la mort d'un fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse].... deux victimes royales immoler d'un commun accord leur propre cœur — ID., Mar.-Thér.
- Le respect qu'on inspirait aux Perses dès leur enfance pour l'autorité royale, allait jusqu'à l'excès, puisqu'ils y mêlaient de l'adoration, et paraissaient plutôt des esclaves que des sujets soumis par raison à un empire légitime — ID., Hist. III, 5
- Elle eut de quoi satisfaire à sa noble fierté, quand elle vit qu'elle allait unir la maison de France à la royale famille des Stuarts — ID., Reine d'Anglet.
- Ces sentiments élevés qui distinguent les âmes royales d'avec les âmes du commun — FLÉCH., Duch. de Mont.
- Que du bandeau royal sa tête soit ornée — RAC., Athal. III, 6
- De tout le sang royal il ne reste que nous — ID., Théb. V, 3
- Ces rogatons [les trois Empereurs, le Lion et le Marseillais] pourront amuser votre royal correspondant [le roi de Prusse], à qui je n'écris plus depuis près d'une année — VOLT., Lett. Thiriot, 1er mars 1769
Maison royale, tous les princes et toutes les princesses du sang royal.
- On écrit d'étranges choses de ces deux sonnets [sonnets qui occupaient les beaux esprits] ; on me mande qu'ils ont partagé la cour ; qu'ils ont divisé la maison royale.... — BALZ., Dissert. crit. 9
- On remarque dans l'Écriture que Dieu donne aux maisons royales certains caractères propres — BOSSUET, Mar.-Thér.
Famille royale, les enfants et les petits-enfants du roi régnant ou du roi défunt.
Prince royal, titre de l'héritier de la couronne, dans quelques États.
Altesse royale, titre qui se donne à certains princes et à certaines princesses. Son Altesse royale le duc de.... la duchesse de....
Par abréviation on écrit S. A. R.
La ville royale, Paris.
- La religion s'intéresse dans ses infortunes [du cardinal de Retz] ; la ville royale s'émeut, et Rome même menace — BOSSUET, le Tellier.
2 Festin royal, banquet royal, festin qu'un monarque fait en certaines occasions solennelles, et où tous les grands officiers remplissent les fonctions de leurs charges.
3Terme d'ancienne chancellerie. Lettres royaux, ordonnances royaux, lettres, ordonnances émanées de l'autorité royale.
- Une compagnie qui n'agissait jamais que sur le fondement d'accorder les ordonnances royaux avec la guerre civile — RETZ, IV, 47
Royaux n'est point ici au masculin ; mais, suivant la règle de l'ancienne langue, les adjectifs dérivés des adjectifs latins en is, dont le masculin était semblable au féminin, faisaient aussi les deux genres semblables.
4 Cas royaux, voy. CAS, n° 2.
5 Almanach royal, livre contenant, quand la France était un royaume, les noms de la famille royale et des maisons souveraines de l'Europe, et ceux des hommes attachés à la cour et de tous les fonctionnaires civils et militaires. non relevé aujourd’hui
6 Il se dit de certains établissements qui étaient sous la protection d'un roi. Le musée royal. La Société royale de Londres. encore relevé aujourd’hui
7 Digne d'un roi. encore relevé aujourd’hui
- Elle eut une magnificence royale ; et l'on eût dit qu'elle perdait ce qu'elle ne donnait pas — BOSSUET, Reine d'Anglet.
C'est un royal homme, une royale femme, c'est un homme, une femme dont les excellentes qualités inspirent l'affection et le respect (locution vieillie).
- Parbleu, mes amis, voilà une royale femme que Mme Abraham — D'ALLAINVAL, Éc. des Bourg. III, 15
8 Cour royale, aujourd'hui cour impériale, cour de justice qui prononce sur les appels des tribunaux inférieurs de son ressort.
Chemin royal, route royale, se disait, quand la France était en royaume, des grands chemins, des grandes routes qui mènent d'une ville à une autre et dont l'entretien est à la charge de l'État.
Collége royal, nom des lycées sous la Restauration et sous Louis-Philippe.
Collége royal a été le nom du Collége de France (voy. COLLÉGE).
- Hardion aurait dit en grec et en latin, chez le Dauphin, qu'il faut bien se donner de garde de me donner une chaire au collége royal — VOLT., Lett. d'Argental, 11 mars 1752
9Terme de fortification. Bastion royal, grand bastion.
Parapet royal, parapet de l'enceinte de la place.
10 Armée royale, celle qui était en état d'assiéger une place forte, et qui marchait avec du canon.
11Fig. Tigre royal, aigle royal, tigre, aigle de la plus grande espèce. non relevé aujourd’hui
12 Herbe royale, la mâche.
13 Chant royal, ancienne espèce de poésie française, composée de cinq stances de onze vers, dont le dernier sert de refrain ; on y ajoute un envoi de cinq à sept vers, qui a le même refrain. non relevé aujourd’hui
14Terme d'antiquité. Papier royal, le papier d'Égypte le plus blanc et le plus fin.
15 S. m. pl. Les royaux, les troupes royales.
16 S. m. pl. Terme de marine. Se dit quelquefois des cacatois et des papillons.
17 S. m. Un royal, monnaie d'or frappée sous Philippe le Bel et ses successeurs.
18 Marbre de Belgique dont le fond est rouge, mélangé de blanc et quelquefois de bleu. non relevé aujourd’hui
19 S. f. Royale, religieuse reçue gratis dans une abbaye, et nommée par le roi, dans certaines circonstances.
20 Variété de pêche, de prune, de laitue et de rose, de qualité supérieure.
21 Grosse royale, petite royale, se dit, chez les fondeurs, de deux espèces de petit plomb. non relevé aujourd’hui
22 À la royale, à la manière royale.
- Une personne vêtue de blanc, et par-dessus à la royale, belle, blonde et fort éclatante, l'appela [le maréchal ferrant qui avait eu des révélations] par son nom — SAINT-SIMON, 68, 120
- Le roi d'Israël et le roi de Juda étaient.... chacun sur son trône, vêtus à la royale — VOLT., Phil. Bible, les Rois, Élie.
23 À la royale, se disait d'une manière d'apprêter certains mets. Bœuf à la royale.
Il se dit aussi d'autres choses que la cuisine. Un décroteur à la royale, Du talon gauche estropié, Obtint pour grâce spéciale, D'être boiteux de l'autre pied, Épigr. contre les miracles de Saint-Médard.
Historique
XIIe s.
- Cil de saint Waleri Renals i est venuz ; Henris li fiz Gerold, qui ert des reaus drus [ami] — Th. le mart. 55
- Et ore si veirement cume Deu vit, ki m'ad assis et afermed al sied real mun pere David — Rois, p. 230
XIIIe s.
- Mal semble que je soie de lignage roial — Berte, XXVI
- Et quant li roial l'apierchurent, si li coururent sus et le navrerent moult durement — Chr. de Rains, 140
1 autre citation
- Ne te chaut de grand maison ; car en petite maison pues tu [tu peux] mener roial vie — BRUN. LATINI, Trésor, p. 442
XIVe s.
- Et ly autre s'enfuient hors du palais royel — Hugues Capet, V. 932
XVe s.
- Leur sire [des Flamands] qui avoit esté nourri entre les royaux de France — FROISS., I, I, 310
- Descendue de royal lignée — ID., I, I, 17
1 autre citation
- Ne demoura gueres que li roy Gadifer fut apporté illec à très grant honneur ; car il n'y eut celui qui le vist, qui ne lui fist la reverence royalle [s'agenouiller] — Perceforest, t. IV, f° 6
XVIe s.
- À tout le moins vous y vueille esmouvoir Royal promesse, en qui toute asseurance Doit consister — MAROT, II, 107
- La grandeur royale et les façons de prince qu'il avoit de nature — AMYOT, Agésil. 1
5 autres citations
- Depuis, Lysander espia tousjours les moyens de faire oster aux deux maisons royales le privilege qu'elles avoient de la royauté — ID., ib. 11
- Ceux qui avoient moyen portoient des royales [sorte de vêtement], mais les gens de pieds furent contraints de les laisser, ou rougner, car à tous coups les esperons s'engagoient dedans et faisoient faire des parterres — D'AUB., Faen. IV, 3
- On se demandoit : Estu de la ligue ? Es-tu roial ? — ID., Hist. III, 275
- L'autre faict le royal, et, flattant les deux parts, Veut trahir les Bourbons et tromper les Guisards — ID., Tragiques, Princes.
- J'aime à coucher dur et seul, voire sans femme à la royale, un peu bien couvert — MONT., t. III, p. 569, dans LACURNE
Étymologie
Wallon, royau voie, grand chemin ; provenç. reial, rial ; espagn. et portug. real ; ital. regale, reale ; du lat. regalis, de rex, roi.
Supplément au dictionnaire
ROYAL.
7 Ajoutez :
Ironiquement. Qui est du plus haut degré.
- Galimatias royal — MALH., Lexique, éd. L. Lalanne.
24
- Deniers royaux se disait, dans l'ancienne monarchie, de tous les deniers qui se levaient sur le Languedoc pour être versés directement dans les caisses royales, ou pour acquitter, dans la province même, à la décharge du roi, les diverses dépenses ordonnées par le gouvernement — JULES LOISELEUR, le Temps, 27 oct. 1876, 3e page, 4e col.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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