ἐθρέφθην
ἐθρέφθην, v. τρέφω. ἔθω (seul. part. prés. ἔθων, pf. 2 εἴωθα, pl. ᾳ. pf. εἰώθειν) avoir coutume : κακὰ ἔρρεζε - ἔθων, [L. il faisait le mal selon son habitude ; pf. εἴωθα, j'ai l'habitude de, avec l'inf.; impers. ὥσπερ εἰώθει (s. e. γενέσθαι) PLuT. comme cela avait coutume d'avoir lieu, se- Jon la coutume; part. εἰωθώς, -υἴα, -66, accoutumé, habituel; ἐν τῷ εἰωθότι τρόπῳ, PLar. de la façon accoutumée; κατὰ τὸ εἰώω- θός, Thc. selon la coutume; παρὰ τὸ εἰωθός, Thc. contre l'usage [R. ZFe8, d'où Ἐθ; cf. lat. suesco). ἐθῶ, ἢς, ἢν 80). ao. ἃ pass. α᾽ ἴημιυ. . 1 εἰ, épq. et dor. ai, conj. si, usitée dans les prop. conditionnelles, dans les prop. d'in- terr. indirecte, et pour marquer une simple. éventualité ὁ : A. Propositions conditionnelles : εἰ δοκεῖ, mhéwuev, Sopx. si tu en 65 ἀ᾽ d'avis, embar- quons-nous et partons εἰ δ᾽ οὕτῳ τοῦτ᾽ ἐστὶν. ἐμοὶ μέλλει φίλον εἶναι, IL. s’il en est comme tu le dis, c'est qu'apparemment cela m'est agréable; εἰ οὗτοι ὀρθῶς ἀπέστησαν, ὁμεῖς ἂν Ἠα. s'ils ont eu le droit . οὐ γοεὼν ἄρχοιτε, de se révolter, c'est qu'alors vous comman- deriez sans droit; οὐκ ἂν νήσων ἐκράτει, εἶ μή τι χαὶ ναυτιχὸν εἶχεν, Thc. (Agamemnon) n'aurait pas commandé aux îles, (Agamemnon) pas eu en même temps une certaine force: navale; εἰ μὴ ὑμεῖς ἤλθετε, ἐπορευόμεθα ἂν ἐπὶ βασιλέα, Χέν. si vous n'étiez pas venus nous aurions marché ὁ contre le grand τοὶ; εἰ μὴ βοηθήσετε, οὐ περιέσται τἀχεῖ, Thc. si vous n'envoyez pas ἀθ secours, la situation τς .fà-bas sera intenable; ποτὸν δὲ πᾶν ἡδὺ ἦν τῷ Σωχράτει διὰ τὸ μὴ πίνειν, εἰ μὴ διψῴη XÉN. toute boisson dat agréable ἃ Socrate, parce qu'il ne buvait que s'il avait soif; εἴ τοῦ φίλων βλέψειεν οἰκετῶν δέμας, ἔχλαιεν ἡ δύστηνος εἰσορωμένη, Sopx. apercevait-elle elqu'un des serviteurs qui lui étaient chers, l'infortunée pleurait en le regardant ; εἴ - σις ἀντείποι, εὐθὺς Thc. tout homme qui contredisait était un homme mort; εἴ . τίς τι ἐπηρώτα, ἀπεχρίνοντο, Thc. quelqu'un demandait-il quelque chose, ils répondaient; particul. dans une prop. conditionnelle supposart une conséquente comme « εὖ ou χαλῶς ἔχϑι c'est bien » : εἰ μὲν δώσουσι γέ- ας" εἰ δὲ χε μὴ δώωσιν, ἐγὼ δέ κεν αὐτὸς λώμαι, IL. s'ils me donnent la récompense, ᾿ (rien de mieux); sinon, je saurai la prendre moi-même; εἰ μὲν σύ τι ἔχεις πρὸς ἡμᾶς λέ- γειν." εἰ δὲ μὴ, ἡμεῖς πρὸς σὲ ἔχομεν, XÉN. si tu as quélque chose ἃ nous dire, (c’est bien); sinon, nous avons, nous, ἃ te parler; dans des prop. opiatwes commençant par ei γάρ (όρᾳ. αἱ γάρ) ou φαῇ. εἰ seul, et qui suppo- sent une prop. antérieure telle que « ce -serait chose souhaitable, Θέσ. »; œt γὰρ ἐμοὶ τοσσήνδε θεοὶ δύναμιν παραθεῖεν, On. oh! si les dieux (τ᾽ (m')avaient doté d'une telle puis- sance εἶ γὰρ γενοίμην ἀντὶ σοῦ νεχρός, Eur. ah! que ne puis-je mourir ἃ ta place! ἀλλ᾽ εἴ τις καλέσειεν, IL. mais si quelqu'un appelait, c. ἃ d. je voudrais σὰ qu'on Δρροϊᾶϊ, efc. À l'em- ploi de εἰ conditionnel se rattache l'usage de cette conjonction après les verbes ou les locut. qui marquent ἰ᾿ ὀξογυπθηνθη (θαυμάζω), ον ἤα satisfaction (àyar&), la honte ou la con- “fusion (αἰσχύνομαι, αἰσχρόν ἐστιν), l'indi- nation ou le mécontentement (ἀγανακτῶ, βαρέως οὐ χαλεπῶς φέρω, λυπεῖ με), θίο.; ἐθαύμαζε δ᾽ εἶ τις ἀρετὴν ἐπαγγελλόμενος ἀρ- γύριον πράττοιτο, XÉN. il s'étonnait qu'on fit - Sonner bien haut ses prétentions ἃ la vertu οὗ συ qu’on battit monnaie; ἀγαναχτῶ εἰ τὰ μὲν ματα λυπεῖ τινας ὑμῶν εἰ διαρπασθήσε- ται, τὴν δ᾽ Ἑλλάδα πᾶσαν οὑτωσὶ Φίλιππος ἐφεξῆς ἁρπάζων οὐ λυπεῖ, DÉM. je m'indigne qu'il y en ait parmi vous qui s'affhgent ἃ la pensée que leurs biens seront pillés, tandis que le spectacle présent de la Grèce entière . ainsi pil ὁθ par Philippe ne les afflige pas. B. Interrogation indirecte : σάφα δ᾽ οὐχ οἵδ᾽ ei. θεός ἐστιν, [τ,..ὄ je ne sais pas clairement si c’est un dieu;. οἶδεν οὐδεὶς τὸν θάνατον οὐδ᾽ εἰ τυγχάνει πάντων μέγιστον ὃν τῶν ἀγαθῶν, τς PrarT. δὰ sujet de la mort, personne ne sait 0 qu'elle est, ni si elle n’est pas le plus and ἀ6 tous les biens; ψῆφον ἐδούλοντο ταγαγεῖν, εἰ χρὴ πολεμεῖν, Thc. ils voulaient faire voter sur la question de savoir s’il fal- lait faire la guerre; ἐδουλεύοντο εἴτε χατα- χαύσωσιν.... εἴτε τι ἄλλο χρήσωνται, Thc. (les Platéens) ἀ délibéraient s'ils devaient faire pénr (les Thébains) par le feu en incendiant l'édifice, ou prendre quelque autre parti; ἤρετο εἴ τις ἐμοῦ εἴη σοφώτερος, PLAT. il de- mandait s'il y avait quelqu'un plus sage que moi; ἐνετέλλετο εἰρωτᾶν εἰ οὔ τι ἐπαισχύνεται, Ἤρτ. il (leur) ordonna de demander (au dieu) s’il ηαναὶῦ pas quelque honte, etc.; σχοπῶ- μεν εἰ ἡμῖν πρέπει, ἢ οὔ, PLAT. examinons si cela nous sied ou non; νῦν ἔμαθον ὃ λέγεις " εἰ δὲ ἀληθὲς, ἢ μὴ; πειράσομαι μαϑεῖν, PLAT. ἃ présent je sais ce que tu dis, mais cela est-il vrai ou non? c'est ce que je vais tâcher d'apprendre. G. Idée ἀ᾽ d'éventualité incertaine : παρέζεο χαὶ λαδὲ γούνων, αἴ κέν πως ἐθέλῃσιν ἐπὶ Τρώεσ- σιν ἀρῆξαι, IL. va t'asseoir près de (Zeus) οἱ embrasse ses genoux, pour voir s’il voudrait ar hasard porter secours aux Troyens ; ἔδο- ἔν οὖν Κλεάρχῳ συγγενέσθαι τῷ Τισσαφέρνει, εἴ πως δύναιτο παῦσαι τὰς ὑποψίας, XÉN. Cléarque jugea bon ἀ6 s'aboucher avec Tis- sapherne pour tâcher, s’il le pouvait, de faire cesser ces soupçons; ἐχπλαγεὶς ἵεται, εἴ τι δύναιτο βοηθῆσαι, Χέν. Cyrus consterné s'avance pour voir s'il pourrait porter quel- que secours, ou en cas qu'il puisse porter quelque secours. D. εἰ joint ἃ des pronoms ou particules. — εἰ forme avec certains pronoms ou parti- cules diverses locutions : 1 avec μή : εἰ μή, si. ne pas (ἰαΐ. nisi), au sens de « si- non » : οὐδὲν ἄλλο σιτέονται εἰ μὴ ἰχθῦς μοῦ- vov, Hpr. ils ne mangent ἀ᾽ d'autre mets que du poisson. De même dans les locut. εἰ μὴ ὅσον, excepté seulement; εἰ μὴ εἰ (cf. ἰαΐ, nisi si) M. sign. ; εἰ δὲ μή (lat. si minus, sin aliter) sinon, autrement; εἰ μὴ ἄρα (lat. nisi forte), εἰ pi rép ye, ἃ moins toutefois que || IL avec δὲ: εἰ dé, sinon ; εἰ δ᾽ ἄγε, εἰ δ᾽ ἄγετε, simpl. εἰ δέ, eh bien! voyons εἰ δ᾽ ἄγ᾽ ἐγὼν αὐτὸς Sexdow, IL. eh bien! voyons, je propo- serai pour ma part uné décision; ᾿Αντίλοχ᾽, εἰ δ᾽ ἄγε δεῦρο, ἴπ,. eh bien! voyons, Antilo- khos, viens ici εἰ δ᾽ ἄγε μὴν, πείρησαι, IL. eh bien! voyons, essaie; εἰ δὲ, σὺ μέν pev ἄχουσον. IL. mais voyons, toi, écoute-moi; εἰ δὲ χαὶ αὐτοὶ φευγόντων, IL. eh bien! qu'ils fuient, eux aussi III avec divers pronoms. conjonchons οὐ ou'particules : À avec τις ou τι : εἴ τις (ἰαΐ. si quis) s’il en fut jamais : ὄτλον ἄλγιστον ἔσχον, εἴ τις Αἰτωλὶς γυνή, Sopx. (moi qui) avais ἃ redouter, si jamais femme αἰ d'Etolie eut ἃ le craindre, le jou (de l’hymen) le plus douloureux ; particul. avec ἄλλος: : εἴ τις ἄλλος, εἴ τις χαὶ ἄλλος (υ. ἄλλος) : ἔκαιον χαὶ χιλὸν καὶ εἴ τι ἄλλο ρήσιμον ἦν, XÉN. ils brûlaient le fourrage et tout ce qui pouvait être de quelque utilité 2 2 εἴ ποτε, si jamais (il en fut ainsi) : εἴ
Étymologie donnée par l'Abrégé : [αἰδαὶῥ 16 τη]
Anatole Bailly, Abrégé du dictionnaire grec-français (Hachette, 1919), page 259 du fac-similé