Histoire des mathématiques Problème
problème de Snellius-Pothenot
ProblèmeSon histoire
Pour dresser une carte, on peut chercher sa position en regardant trois repères connus, comme des clochers ou des sommets. Il faut mesurer les deux angles sous lesquels on les voit.
Le Néerlandais Willebrord Snell, dit Snellius, trouve une solution vers 1615. Professeur à Leyde, il la publie en 1617 dans un ouvrage consacré à la mesure de la Terre. Sa méthode passe inaperçue.
En 1692, Laurent Pothenot présente à l'Académie royale des sciences une réponse au même problème. Il l'a rencontré en dressant la carte des environs du canal de l'Eure, sur ordre du roi. Louvois voulait amener cette eau à Versailles, mais le chantier n'a jamais été achevé. Les coudes de rivière et les croisements de chemins n'ont aucune marque visible de loin.
Le problème porte longtemps le seul nom de Pothenot, avant de prendre celui de Snellius-Pothenot. George Tyrrell McCaw, un Britannique, conteste cet usage pour la langue anglaise. Selon lui, le Français n'a rien apporté d'original.
Les géomètres parlent aussi d'un « cercle dangereux », celui qui passe par les trois repères. Placé dessus, l'observateur ne peut plus déterminer sa position, et à proximité une petite erreur peut déplacer le résultat de plusieurs mètres.
Sources : C. Brezinski, Les images de la Terre ; Wikipédia, articles « Laurent Pothenot », « Willebrord Snell », « Snellius–Pothenot problem » (en) et « Rückwärtsschnitt » (de).
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