ferrement

nature
nom
diction
[fɛʁmɑ̃]

Sens et définitions

Nom 4

  1. Action de ferrer un cheval
    • Le ferrement des chevaux est cet art souvent abandonné à des mains qui n’ont pour elles que la routine. Journal encyclopédique ou universel, volume 41, 1967
  2. Une des garnitures de fer qui entrent dans la construction d’un navire, d’une machine, etc
  3. (Vieilli) Action de mettre des fers aux forçats
  4. Nom générique de tout outil en métal
    • Le « chaloupier », chargé du ferrement, fixe à sa cheville une manicle fermée par un boulon et accrochée à une chaîne longue d’un mètre cinquante, formée de dix-huit maillons et pesant sept kilos. Bruno Roy-Henry, Vidock, éditions l’Archipel, 2001, page 68

Origine du mot

Wallon, fierment, serpe ; provenç. ferramen ; ital. ferramento ; du latin ferramentum, de ferrare, ferrer (voy. FERRER). — Littré, 1873

1873 — le Littré

FERREMENT s. m. (fê-re-man)

1 Outil de fer.

  • Ô meurtrier contre nature, tue les animaux toi-même, je dis de tes propres mains, sans ferrements, sans coutelas — J. J. ROUSS., Ém. II

Instruments de chirurgie ; il se dit particulièrement du forceps.

2 Au plur. Pièces, garnitures de fer qui entrent dans la construction d'un bâtiment, d'une machine. encore relevé aujourd’hui

3Terme de marine. Tout ce qui est de fer ou de cuivre à bord d'un bâtiment. encore relevé aujourd’hui

4 Action de ferrer, d'enchaîner des forçats. Le ferrement des galériens avant leur départ pour le bagne. encore relevé aujourd’hui

Historique

XIIe s.

  • Bien furent polies ces pierres, et tant e près juintes, et tant serréement, que mielz sembla que sis auroit [ainsi les aurait] nature fermez que engin humain par ferrement — Rois, p. 246

XIVe s.

  • [Enguerrand de Marigni fut mené au supplice] ferré de ses ferrements — Chr. de St Denis, an 1315
  • Une serpe appellée selon la coustume du païs courbec ou ferment — DU CANGE, ferramentum.

XVe s.

  • Et si y avoit peu d'eux qui eussent haches ni coingnées, ferrements ni instruments pour loger, ni pour couper bois — FROISS., I, I, 38

XVIe s.

  • Ilz ne pourront jamais endurer la lueur de vos ferremens [armes], quand vous les leur approcherez près des yeux — AMYOT, Pomp. 98
  • Pour la douleur il avoit lasché la couppeure, et puis y avoit remis le ferrement à plusieurs fois — ID., Dion, 46
Étymologie

Wallon, fierment, serpe ; provenç. ferramen ; ital. ferramento ; du latin ferramentum, de ferrare, ferrer (voy. FERRER).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « ferrement » du Wiktionnaire.

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