jugé
- nature
- adj masculin
- diction
- [ʒyʒe] · 2 syllabes
- usage
- 21 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 2
- Qui a été jugé par les tribunaux.
- péjoratif Qualifie un homme dont on connaît le peu de mérite, le peu d’honnêteté.
Nom 1
-
Jugement
- Mais on avait déjà vu ça l’année précédente et la collection de Rosquilly était bien plus complète, au jugé des amateurs. Raymond Queneau, La Saint Glinglin, Gallimard, Paris, 1948
Formes fléchies 1
-
Participe passé masculin singulier du verbe juger.
- Il était jugé, jeudi, au tribunal correctionnel de Cahors (Lot), pour avoir blessé mortellement Morgan Keane, un jeune homme de 25 ans, sur son terrain. journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 18 novembre 2022, page 4
Citation
Quand je viens à penser que ces personnes peuvent tomber et être au nombre malheureux des jugés
1873 — le Littré
JUGÉ, ÉE part. passé (ju-jé, jée)
de juger
1 Qui a été l'objet d'un jugement, en parlant des personnes. Les voleurs jugés et condamnés. encore relevé aujourd’hui
Substantivement. Les jugés, les condamnés au jugement dernier.
- Quand je viens à penser que ces personnes peuvent tomber et être au nombre malheureux des jugés — PASC., Lett. à Mlle de Roannez, 5
Fig. C'est un homme jugé, se dit, dans un sens péjoratif, d'un homme dont on connaît le peu de valeur intellectuelle ou morale. On dit dans le même sens : cela est jugé.
2 Qui a été l'objet d'un jugement, en parlant des choses. Affaire jugée en première instance. encore relevé aujourd’hui
Terme de jurisprudence. La chose jugée, point de contestation qui a été jugé par les tribunaux.
- Combien de fois s'est-on plaint que les affaires n'avaient ni de règle ni de fin ; que la force des choses jugées n'était presque plus connue... ! — BOSSUET, le Tellier.
Jugement passé en force de chose jugée, décision qui ne peut plus être réformée par aucune voie légale.
Bien jugé, mal appelé ; mal jugé, bien appelé, formules employées dans les arrêts quand un juge supérieur confirme ou casse la sentence d'un juge subalterne.
Substantivement, le bien jugé, jugement bien rendu. Maintenir le bien jugé.
En sens contraire, le mal jugé, jugement défectueux. Il faut prouver le mal jugé, quand on appelle d'une sentence, d'un premier jugement. Le mal jugé n'est pas un moyen de cassation.
- Nous verrons si le bien jugé, qui n'a passé que de deux voix, n'est pas le plus infernalement mal jugé [dans l'affaire du jeune la Barre et de ses amis] — VOLT., Lett. d'Argental, 22 janv. 1775
Remarque
L'Académie a un substantif mal-jugé (avec tiret), mais elle n'a pas un bien-jugé, et elle écrit bien jugé sans tiret. Cependant bien jugé et mal-jugé sont des substantifs identiques, il vaut donc mieux les écrire de même, sans tiret, ou bien mettre un tiret aux deux.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 3 de l’édition papier
Liens de sens
Dérivés
au jugé bien-jugé chose jugée mal-jugé
Famille morphologique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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