martre
- nature
- nom féminin
- diction
- [maʁtʁ] · 1 syllabe
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Espèce de petit quadrupède carnassier au pelage fin et recherché, appartenant à la famille des mustélidés.
- Le chat-pêcheur, la martre et le vison abondaient le long du torrent mais n’étaient point dangereux. — (James Oliver Curwood, Kazan, 1914, traduit de l’anglais par P. Gruyer et L. Postif, Hachette, 1937, page 188)
-
Fourrure de cet animal.
- Julie avança la tête hors de la calèche. Un bonnet de martre lui servait de coiffure. Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832
1 emploi spécialisé
- Peinture Poils de cette fourrure, utilisés en particulier pour certains pinceaux.
Citation
La martre, originaire du Nord, est naturelle à ce climat, et s'y trouve en si grand nombre, qu'on est étonné de la quantité de fourrures de cette espèce qu'on y consomme et qu'on en tire
Origine du mot
De l’ancien bas vieux-francique *martar → voir marter en néerlandais, Marder en allemand. Il y a aussi une étymologie alternative : du gaulois martalos .
1873 — le Littré
MARTRE ou MARTE s. f. (mar-tr' ou mar-t')
1 Genre de quadrupèdes carnassiers digitigrades dans lequel on distingue : la martre commune, dite vulgairement martre ou marte des sapins ; la martre des hêtres ou martre domestique, appelée fouine, la martre mineure, qui est notre belette ; la martre blanche, connue sous le nom d'hermine ; la martre zibeline, appelée vulgairement zibeline ou zibelline, et qui fournit les plus belles peaux. Les martres formaient pour Linné un seul genre (mustela) ; Cuvier en a fait quatre, les putois, les martres proprement dites, les mouffettes et les loutres ; la marte zibeline appartient aux martres proprement dites, ainsi que la martre commune et la fouine ; mais la belette et l'hermine sont des putois.
- La martre, originaire du Nord, est naturelle à ce climat, et s'y trouve en si grand nombre, qu'on est étonné de la quantité de fourrures de cette espèce qu'on y consomme et qu'on en tire — BUFF., Quadrup. t. II, p. 242
Fig. Prendre martre pour renard, prendre une chose pour une autre.
- Tu prends toujours martre pour renard — VOLT., Facéties, Quest. sur les cuirs, 3e lett.
Dans un sens analogue.
- Rendre conte pour conte et martre pour renard — CORN., le Ment. III, 4
2 La peau de cet animal quand elle est employée en fourrure. Un manchon de martre.
3 Nom d'une chenille, voy. HÉRISSON, n° 2. non relevé aujourd’hui
Historique
XIe s.
- De son col [il] jette ses grandes pels de martre — Ch. de Rol. X
XVe s.
- Il y avoit gagné vingt mille escus et deux pennes de martres — COMM., V, 15
- Une robe d'escarlate, fourrée de martres de païs — Bibl. des ch. 6e série, t. I, p. 345
XVIe s.
- Il est temps de laisser tes jeux et ta simplesse, Martes [poupées], chevaux de bois ; ce qui sied en jeunesse Ne sied quand on est grand — RONS., 894
- Tel qui se tient emmitonné dans les martes jusques aux aureilles.... — MONT., I, 259
Étymologie
Wallon, mâdrai, le mâle de la fouine ; espagn. et portug. marta ; ital. martora ; allem. Marder ; bas-lat. martures, martalus. On le tire du latin martes ; mais martes est douteux, il ne se trouve que dans Martial, Ép. X, 37 : Venator, capta marte, superbus adest ; des critiques l'ont chassé et remplace par mele. Il n'est donc pas sûr d'en tirer le mot roman.
MARTE s. f. (mar-t')
Voy. MARTRE.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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