prétendu
- nature
- adj masculin
- diction
- [pʁetɑ̃dy] · 3 syllabes
- usage
- 6 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 1
-
Qualifie des choses dont on ne veut pas convenir, des qualités fausses ou douteuses.
- Je n’ai été ivre mort qu’une dizaine de fois, piètre score pour un prétendu soûlographe. Gérard Oberlé, Itinéraire spiritueux, chap. 8, Grasset, 2006
Nom 1
-
vieilli Celui qui doit épouser la personne dont on parle.
- Solange lisait et elle ne leva pas les yeux lorsque son prétendu écarta la portière du petit salon. Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, page 71
Formes fléchies 1
-
Participe passé masculin singulier de prétendre.
- Un auteur ingénieux a prétendu récemment que les hommes avaient beaucoup plus de pudeur que les femmes. Honoré de Balzac, Physiologie du mariage (méditation XXVI)
Citation
Voici une histoire très tragique de Livry : vous vous souvenez bien de ce prétendu très dévot, qui n'osait tourner la tête ; je disais qu'il semblait qu'il y portât un verre d'eau, c'était un fou
1873 — le Littré
PRÉTENDU, UE part. passé (pré-tan-du, due)
de prétendre
1 À quoi on s'attribue un droit.
- Ma voix de chacun d'eux justement prétendue.... — ROTROU, Bélis. II, 7
- [Il] Se vit exclu d'un rang vainement prétendu — RAC., Brit. III, 3
2 Supposé, faux.
- Voici une histoire très tragique de Livry : vous vous souvenez bien de ce prétendu très dévot, qui n'osait tourner la tête ; je disais qu'il semblait qu'il y portât un verre d'eau, c'était un fou — SÉV., 30 mai 1672
- C'est de là [la révolution anglaise] que nous est né ce prétendu règne de Jésus-Christ, inconnu jusqu'alors au christianisme — BOSSUET, Reine d'Anglet.
3 autres citations
- Et Minos, à qui rien n'impose, Au mépris de l'apothéose, Punit plus d'un dieu prétendu — LAMOTTE, Odes, t. I, p. 314, dans POUGENS
- Ne vient-on pas d'imprimer les lettres prétendues de la reine Christine, de Ninon l'Enclos.... — VOLT., Lett.
- Thiriot, (sans date) 1768 Un prétendu César, un fils de Cépias — ID., Triumv. III, 1
3 La religion prétendue réformée, nom qu'on donnait souvent en France au protestantisme. non relevé aujourd’hui
- Ils demandent en 1611 de n'être point contraints dans les actes tant publics que particuliers, par écrit ou de parole, à se qualifier de la religion prétendue reformée — ROHAN, Mémoires, t. II, p. 66, dans LACURNE
Substantivement et par dénigrement. La prétendue, le protestantisme.
- Moyse ministre de la prétendue — GARASSE, Rech. des recherches, p. 303, dans LACURNE
4 Un gendre prétendu, celui qui va devenir gendre de quelqu'un.
- Et demain le gendre prétendu me doit être amené par son père — MOL., Mal. imag. I, 5
- ....que tout le respect ici vous soit rendu Que doit à son beau-père un gendre prétendu — REGNARD, Ménechm. III, 2
Substantivement. Un prétendu, une prétendue, celui, celle qui doit se marier.
- Un jeune paysan venait chercher sa prétendue à la ferme de son futur beau-père — CHATEAUBR., Génie, I, I, 10
Au masc. En un sens plus général, celui qui recherche une femme en mariage. Cette fille a deux prétendus.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 3 de l’édition papier
Liens de sens
Synonymes
Dérivés
religion prétendue réformée
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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