relaps
- nature
- nom masculin
- diction
- [ʁəlaps] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 2
-
Malfaiteur récidiviste.
- Nous tenons là, dans notre main, un bandit, un relaps en rupture de ban, un ancien forçat, un scélérat des plus dangereux. Victor Hugo, Les Misérables
1 emploi spécialisé
-
Religion
Personne retombée dans l’hérésie.
- Ce relaps ayant été aperçu par ses coreligionnaires dans la procession de la Fête-Dieu, fut pris à partie par eux. Il s’ensuivit une violente bagarre. Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937
Adjectif 1
1 emploi spécialisé
-
Religion
Qui est retombé dans l’hérésie après l’avoir abjurée une première fois.
- Obligée par pudeur de s’en revêtir, elle fut jugée relaps, comme telle abandonnée au bras séculier, et condamnée à être brûlée vive. François-René de Chateaubriand, Œuvres complètes, tome 6, page 578, Garnier Frères, 1861
Citation
Les ligueurs, voulant exclure Henri IV comme hérétique relaps
Origine du mot
Du latin relapsus (« retombé »).
Dans le dictionnaire latin : relapsus
1873 — le Littré
RELAPS, APSE adj. (re-laps, la-ps')
1 Qui retombe dans l'hérésie, après en avoir fait l'abjuration publique. encore relevé aujourd’hui
- Les ligueurs, voulant exclure Henri IV comme hérétique relaps — SAINT-SIMON, 361, 22
- Si, par malheur, il vous arrivait de retomber entre nos mains, vous seriez puni comme relaps, et, par conséquent, brûlé — LESAGE, Est. Gonz. 42
2 autres citations
- La Ligue osa appeler ces princes relaps [Henri de Navarre et le prince de Condé, qui s'étaient faits catholiques à la Saint-Barthélemy, et qui, libres, étaient retournés au protestantisme] ; ils ne l'étaient point ; on les avait forcés — VOLT., Fragm. sur l'hist. VII
- Ses juges [de Jeanne d'Arc], qui n'étaient pas assurément en droit de la juger, puisqu'elle était prisonnière de guerre, la déclarèrent hérétique relapse — ID., Mœurs, 80
Substantivement, un relaps, une relapse.
- Les relaps, lorsque la rechute est bien constatée, doivent être livrés à la justice séculière, quelque protestation qu'ils fassent pour l'avenir, et quelque repentir qu'ils témoignent — VOLT., Dict. phil. Inquisition.
Fig.
- Si le délinquant, s'étant rangé, retombe, il commet un nouveau délit plus grave et qui mérite un traitement plus rigoureux ; il est relaps, et les voies de le ramener à son devoir sont plus sévères — J. J. ROUSS., Lett. de la Mont. 5
2 Dans l'Église, celui, celle qui retombe dans le péché pour lequel pénitence a déjà été faite. encore relevé aujourd’hui
- La possibilité de la conversion pour les pécheurs même relaps — BOURDAL., Serm. 18e dim. après la Pentec. Dominic. t. IV, p. 133
Historique
- [Ils accouraient au roi] sans se soucier de ces mots bruyants de relaps dont les ligueurs faisoient tant de parade — SULLY, dans le Dict. de DOCHEZ
Étymologie
Lat. relapsus, retombé, de re, et labi, tomber (voy. LAPS).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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