sistre

nature
nom masculin
diction
[sistʁ]

Sens et définitions

Nom 3

  1. En organologie, désigne tout instrument de musique secoué dont le principe sonore est visible (contrairement aux maracas, par exemple)
    • Les tringles des sistres tintaient Avec un éclat métallique Et sur cette étrange musique Les zingarellas se levaient début de la Chanson bohème, acte II de Carmen, musique de Georges Bizet, livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy,1875
2 emplois spécialisés
  1. Antiquité Instrument de musique dont les Égyptiens se servaient à la guerre et dans les cérémonies religieuses d’Isis
    • Patrio vocat agmina sistro. Virgile et Properce veulent-ils nous faire croire, se dit-il, que le sistre, dont le son grêle accompagnait les danses frénétiques et pieuses des prêtres, était aussi la musique des marins et des soldats égyptiens ? Cela ne se conçoit pas. Anatole France, Le Mannequin d’osier, Calmann Lévy, 1897
  2. Instruments de musique à percussion Instrument de musique à percussion, formé d'un cadre courbe traversé de plusieurs baguettes mobiles et sonores, et garni d'un manche.

Origine du mot

Du latin sistrum, issu du grec ancien σείστρον seistron, « objet que l’on secoue », du verbe σείω seio « secouer ».

Dans le dictionnaire latin : sistrum

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1873 — le Littré

SISTRE s. m. (si-str')

1Terme d'antiquité. Instrument de musique d'Egypte, à l'usage des prêtres d'Isis, qui était un petit cerceau de métal, traversé de plusieurs baguettes, lesquelles produisaient un son lorsqu'on les agitait. encore relevé aujourd’hui

  • Cléopâtre elle-même, au milieu des combats, Du sistre égyptien anime ses soldats — DELILLE, Én. VIII

2 S'est dit. chez les modernes, d'un instrument à cordes du genre du luth.

  • Il [l'abbé de Boufflers] fait très bien de petits vers, écrit très bien de petites lettres, va jouaillant un peu du sistre — J. J. ROUSS., Confess. X

Il figure encore quelquefois dans la musique militaire.

3 Genre de coquilles univalves. non relevé aujourd’hui

Historique

XVIe s.

  • J'aurois un sistre d'or, et j'aurois tout auprès Un carquois tout chargé de flammes et de traits — RONS., 191
Étymologie

Lat. sistrum, de σεῖστρον, qui vient de σείειν, agiter.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « sistre » du Wiktionnaire.

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