Antiquité
Durant l’Antiquité, monstre fabuleux représenté avec une tête de femme, un corps d’oiseau et des serres de rapace, qui passait pour sucer le sang des nouveau-nés et des jeunes enfants
Le lit me paraissait un enveloppement de glace, tant ma peau était chaude, la peau des mains surtout ; mes dix doigts écarquillés sur ma poitrine s’y enfonçaient comme des griffes de strige.Catulle Mendès, Le Roi Vierge, page 95, Édouard Dentu, 1881
Moyen Âge
Au Moyen Âge, personne morte sortant la nuit de son tombeau pour aller sucer le sang des vivants ou se nourrir de leur chair
Le coutre de la charrue, en creusant le sillon, ne ferait-il pas envoler des bandes de staffii ou de striges ?…Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 94-111
Moyen Âge
(Par analogie) Sorcier ou sorcière s’adonnant aux mêmes pratiques
Moyen Âge
(Par extension) Sorcière
Origine du mot
Du latin striga (« sorcière ») ou du latin strix (« hibou ») — le hibou étant un oiseau qui chez les anciens, passait pour sucer le sang des petits enfants au berceau —, strix provient du verbe grec ancien στρίζω, strízō (« siffler, crier »), le nom grec ancien στρίγξ, strínx désigne une effraie, oiseau de nuit, ainsi nommé à cause de son cri strident.
Vampire, génie malfaisant et nocturne. L'Académie écrit stryge.
On lit dans la Gazette de Bessarabie : Les revenants occupent toujours une grande place dans l'imagination du peuple moldave.... les striges sont des morts qui se lèvent de leurs tombeaux dans la nuit qui précède le jour de la Saint-André, et qui vont, portant leur tombe sur leur tête, visiter leurs anciennes habitations, — Monit. univ. 7 avr. 1868, p. 491, 3e col.
Étymologie
Lat. striga, oiseau de nuit qui passait pour déchirer les enfants, sorcière.
Supplément au dictionnaire
STRIGE. Ajoutez : - HIST. XIIIe s.
Tele se fait moult regarder Par son blanchir, par son farder, Qui plus est laide et plus est pesme Que pechié mortel en quaresme ; Tele est hideuse comme estrie, Tele est vielle, noire et restrie, Qui plus est gente c'une fée, Quant ele est painte et atifée — GAUTIER DE COINCY, les Miracles de la sainte Vierge, p. 471 éd. abbé Poquet.
Dont maintes gens par leur folies Quident estre par nuit estries — la Rose, dans DU CANGE, stria.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0).Édition papier :
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