strige

nature
nom féminin
diction
[stʁiʒ]

Sens et définitions

Nom 4

4 emplois spécialisés
  1. Antiquité Durant l’Antiquité, monstre fabuleux représenté avec une tête de femme, un corps d’oiseau et des serres de rapace, qui passait pour sucer le sang des nouveau-nés et des jeunes enfants
    • Le lit me paraissait un enveloppement de glace, tant ma peau était chaude, la peau des mains surtout ; mes dix doigts écarquillés sur ma poitrine s’y enfonçaient comme des griffes de strige. Catulle Mendès, Le Roi Vierge, page 95, Édouard Dentu, 1881
  2. Moyen Âge Au Moyen Âge, personne morte sortant la nuit de son tombeau pour aller sucer le sang des vivants ou se nourrir de leur chair
    • Le coutre de la charrue, en creusant le sillon, ne ferait-il pas envoler des bandes de staffii ou de striges ?… Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 94-111
  3. Moyen Âge (Par analogie) Sorcier ou sorcière s’adonnant aux mêmes pratiques
  4. Moyen Âge (Par extension) Sorcière

Origine du mot

Du latin striga (« sorcière ») ou du latin strix (« hibou ») — le hibou étant un oiseau qui chez les anciens, passait pour sucer le sang des petits enfants au berceau —, strix provient du verbe grec ancien στρίζω, strízō (« siffler, crier »), le nom grec ancien στρίγξ, strínx désigne une effraie, oiseau de nuit, ainsi nommé à cause de son cri strident.

Dans le dictionnaire latin : striga

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

STRIGE s. f. (stri-j')

Vampire, génie malfaisant et nocturne. L'Académie écrit stryge.

  • On lit dans la Gazette de Bessarabie : Les revenants occupent toujours une grande place dans l'imagination du peuple moldave.... les striges sont des morts qui se lèvent de leurs tombeaux dans la nuit qui précède le jour de la Saint-André, et qui vont, portant leur tombe sur leur tête, visiter leurs anciennes habitations, — Monit. univ. 7 avr. 1868, p. 491, 3e col.
Étymologie

Lat. striga, oiseau de nuit qui passait pour déchirer les enfants, sorcière.

Supplément au dictionnaire

STRIGE. Ajoutez : - HIST. XIIIe s.

  • Tele se fait moult regarder Par son blanchir, par son farder, Qui plus est laide et plus est pesme Que pechié mortel en quaresme ; Tele est hideuse comme estrie, Tele est vielle, noire et restrie, Qui plus est gente c'une fée, Quant ele est painte et atifée — GAUTIER DE COINCY, les Miracles de la sainte Vierge, p. 471 éd. abbé Poquet.
  • Dont maintes gens par leur folies Quident estre par nuit estries — la Rose, dans DU CANGE, stria.
1 autre citation
  • Estrie, fée, lamia — ID., ib.

XIVe s.

  • Strix, estrie — ESCALLIER, Vocabulaire latin-français 2393

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « strige » du Wiktionnaire.

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