Les devoirs des époux, depuis 1938

Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance. Ils assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille.

6 autres fils viennent du même texte

Ce que disent les textes aujourd’hui

Au 9 octobre 2026, trois articles disent ce que les époux se doivent et ce qu’ils décident ensemble.

Afficher les explications 5 points
  1. Quatre devoirs mutuels

    Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance.

    Référence Code civil, art. 212 version du 5 avril 2006

  2. Diriger la famille ensemble

    Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir.

    Référence Code civil, art. 213 version du 1er janvier 1971

  3. La communauté de vie

    Les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie. La résidence de la famille est au lieu qu’ils choisissent d’un commun accord.

    Référence Code civil, art. 215, alinéas 1 et 2 version du 1er juillet 1976

  4. Le logement de la famille

    Les époux ne peuvent, l’un sans l’autre, disposer des droits qui assurent le logement de la famille, ni des meubles dont il est garni.

    Référence Code civil, art. 215, alinéa 3 version du 1er juillet 1976

  5. L’annulation de l’acte

    Celui qui n’a pas consenti à l’acte peut en demander l’annulation dans l’année à partir du jour où il en a eu connaissance. L’action ne peut plus être intentée un an après la dissolution du régime matrimonial.

    Référence Code civil, art. 215, alinéa 3 version du 1er juillet 1976

En cas d’écart, le texte officiel cité à côté de chaque point prévaut.

La règle, texte après texte

Cette page suit trois articles à travers les lois qui les ont modifiés. Chaque étape mène au texte officiel correspondant.

  1. Signature

    « Le mari, chef de la famille »

    Le mari a le choix de la résidence du ménage ; la femme est obligée d’habiter avec lui. Elle a un recours au tribunal contre une fixation abusive.

    Référence Loi du 18 février 1938 ; Code civil, art. 213, version du 20 février 1938

  2. Signature

    Une fonction exercée dans l’intérêt commun

    Le mari reste le chef de la famille, « dans l’intérêt commun du ménage et des enfants ». La femme concourt avec lui à la direction de la famille.

    Référence Loi du 22 septembre 1942 ; Code civil, art. 213, version du 4 novembre 1942

  3. Signature

    « Ensemble »

    L’article ne nomme plus de chef. Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille.

    Référence Loi n° 70-459 du 4 juin 1970 ; Code civil, art. 213, version du 1er janvier 1971

  4. Signature

    La résidence choisie d’un commun accord

    Les époux s’obligent à une communauté de vie. La résidence de la famille est au lieu qu’ils choisissent d’un commun accord.

    Référence Loi 75-617 du 11 juillet 1975 ; Code civil, art. 215, version du 1er juillet 1976

  5. Signature

    Le respect entre dans la liste

    Un mot est ajouté en tête des devoirs mutuels des époux : « respect ».

    Référence Loi n° 2006-399 du 4 avril 2006 ; Code civil, art. 212, version du 5 avril 2006

Le texte qui évolue

Trois articles sont suivis mot à mot. L’article 213 a trois versions, de 1938 à 1971. Rouge barré : retiré. Vert souligné : ajouté.

Les devoirs mutuels

Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance.

Référence Code civil, art. 212

  1. Loi 1803-03-17 promulguée le 27 mars 1803

    Première version dans la base : fidélité, secours, assistance. Elle la rattache à une loi de 1803.

    Référence Code civil, art. 212, version du 22 septembre 1942

    Le texte exactpremière version
    Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance.
  2. Loi n° 2006-399 du 4 avril 2006 en vigueur

    Le mot « respect » est ajouté avant « fidélité ».

    Référence Code civil, art. 212, version du 5 avril 2006

    Le texte exact1 ajout, 0 retrait
    Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance.

La direction de la famille

Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir.

Référence Code civil, art. 213

  1. Loi du 18 février 1938, v. init.

    Première version dans la base : le mari, chef de la famille, choisit la résidence. La femme peut saisir le tribunal.

    Référence Code civil, art. 213, version du 20 février 1938

    Le texte exactpremière version
    Le mari, chef de la famille, a le choix de la résidence du ménage ; la femme est obligée d'habiter avec son mari, celui-ci est tenu de la recevoir.
    Un droit de recours au tribunal, statuant en chambre du conseil, le mari dûment appelé et le ministère public entendu, est ouvert à la femme contre une fixation abusive de la résidence du ménage par le mari.
    La qualité de chef de famille cesse d'exister au profit du mari 1° dans les cas d'absence, d'interdiction, d'impossibilité pour le mari de manifester sa volonté, et de séparation de corps ; 2° lorsqu'il est condamné, même par contumace, à une peine criminelle, pendant la durée de sa peine.
  2. Loi du 22 septembre 1942, v. init.

    Texte réécrit : le mari est le chef de la famille, la femme concourt à sa direction et le remplace s’il ne peut manifester sa volonté.

    Le numéro reçoit un texte nouveau : les deux textes se lisent l’un après l’autre, sans comparaison mot à mot.

    Référence Code civil, art. 213, version du 4 novembre 1942

    Le texte exacttexte nouveau
    Le mari est le chef de la famille. Il exerce cette fonction dans l'intérêt commun du ménage et des enfants.
    La femme concourt avec le mari à assurer la direction morale et matérielle de la famille, à pourvoir à son entretien, à élever les enfants et à préparer leur établissement.
    La femme remplace le mari dans sa fonction de chef s'il est hors d'état de manifester sa volonté en raison de son incapacité, de son absence, de son éloignement ou de tout autre cause.
  3. Loi n° 70-459 du 4 juin 1970 en vigueur

    Texte réécrit en deux phrases : les époux agissent ensemble, sans chef nommé.

    Le numéro reçoit un texte nouveau : les deux textes se lisent l’un après l’autre, sans comparaison mot à mot.

    Référence Code civil, art. 213, version du 1er janvier 1971

    Le texte exacttexte nouveau
    Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l'éducation des enfants et préparent leur avenir.

La communauté de vie et le logement

Les époux s’obligent à une communauté de vie et choisissent ensemble la résidence. Aucun ne dispose seul du logement de la famille.

Référence Code civil, art. 215

  1. Loi 75-617 1975-07-11 art. 3 JORF 12 juillet 1975 en vigueur le 1er juillet 1976 ; Loi n° 65-570 du 13 juillet 1965 ; Loi n° 70-459 du 4 juin 1970 en vigueur

    Version suivie ici ; la base la rattache à trois lois, de 1965 à 1975. Avant elle, ce numéro portait d’autres textes.

    Référence Code civil, art. 215, version du 1er juillet 1976

    Le texte exactpremière version
    Les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie.
    La résidence de la famille est au lieu qu'ils choisissent d'un commun accord.
    Les époux ne peuvent l'un sans l'autre disposer des droits par lesquels est assuré le logement de la famille, ni des meubles meublants dont il est garni. Celui des deux qui n'a pas donné son consentement à l'acte peut en demander l'annulation : l'action en nullité lui est ouverte dans l'année à partir du jour où il a eu connaissance de l'acte, sans pouvoir jamais être intentée plus d'un an après que le régime matrimonial s'est dissous.

Textes des articles : copie du fonds LEGI de la DILA (Légifrance), relevée le 9 octobre 2026. La comparaison entre deux versions est calculée mot à mot par le dictionnaire.

Les mots de cette page

secours, assistance
Mots de l’article 212, qu’il ne définit pas.
communauté de vie
Expression de l’article 215, qu’il ne définit pas.
meubles meublants
Expression de l’article 215 pour les meubles qui garnissent le logement ; il ne la définit pas.
régime matrimonial
Expression de l’article 215, sans définition dans les textes lus.

Le dossier complet

La limite du fil

La base rattache ces articles à une loi de 1803, mais ne porte pas leurs versions d’avant 1938 et 1942 : ce fil ne dit pas ce qu’ils écrivaient alors. Avant le 1er juillet 1976, l’article 215 portait d’autres textes, non suivis ici. Ce fil ne lit que trois articles : la contribution aux charges du mariage, les dettes du ménage et les régimes matrimoniaux ne sont pas traités. Il ne porte aucun jugement sur les textes anciens. Aucune décision de justice n’est lue. Fils voisins : L’âge du mariage, Le PACS et L’autorité parentale.

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