Fin du mandat à effet posthume : les sept événements, et le sort de la rémunération après une révocation, depuis 2007

Le mandat donné par le défunt n’est pas éternel : la loi dresse la liste de ce qui y met fin.

179 autres fils viennent du même texte

Ce que disent les articles aujourd’hui

Au 11 octobre 2026, l’article 812-4 énumère sept événements puis ajoute un alinéa ; l’article 812-5 tient en deux alinéas.

Afficher les explications 6 points
  1. Le terme et la renonciation

    Deux premiers cas : l’arrivée du terme prévu, et la renonciation du mandataire.

    Référence Code civil, art. 812-4, 1° et 2° version du 1er janvier 2007

  2. La révocation judiciaire

    Un héritier intéressé peut la demander si l’intérêt sérieux et légitime manque ou a disparu, ou si le mandataire exécute mal sa mission.

    Référence Code civil, art. 812-4, 3° version du 1er janvier 2007

  3. Le fait des héritiers

    Le mandat cesse aussi si les héritiers concluent un mandat conventionnel avec le mandataire, ou aliènent les biens mentionnés dans le mandat.

    Référence Code civil, art. 812-4, 4° et 5° version du 1er janvier 2007

  4. Les personnes

    Y mettent fin le décès, la mesure de protection ou la dissolution du mandataire, et le décès de l’héritier intéressé. En cas de mesure de protection de cet héritier, c’est la décision du juge des tutelles qui y met fin.

    Référence Code civil, art. 812-4, 6° et 7° version du 1er janvier 2007

  5. Plusieurs héritiers, plusieurs mandataires

    Une cause de fin qui ne touche qu’un héritier, ou qu’un mandataire, ne fait pas cesser le mandat pour les autres.

    Référence Code civil, art. 812-4, dernier al. version du 1er janvier 2007

  6. La mauvaise exécution

    Révoqué pour mauvaise exécution, le mandataire peut être tenu de restituer tout ou partie des sommes perçues.

    Référence Code civil, art. 812-5, al. 2 version du 1er janvier 2007

En cas d’écart, le texte officiel cité à côté de chaque point prévaut.

La règle dans la base

Cette page présente deux articles du Code civil. Chaque étape mène au texte officiel correspondant.

  1. Application

    La loi du 23 juin 2006

    Elle crée les deux articles : la liste des causes de fin, puis les restitutions après une révocation.

    Référence Code civil, art. 812-4 et 812-5, versions du 1er janvier 2007 — loi n° 2006-728 du 23 juin 2006

Les articles suivis

Les deux articles n’ont qu’une version dans la base, celle du 1er janvier 2007, en vigueur.

Les sept événements

Le mandat prend fin par l’un des sept événements que l’article énumère.

Référence Code civil, art. 812-4

  1. Loi n° 2006-728 du 23 juin 2006 en vigueur

    Cette version est la seule de la base ; elle est en vigueur.

    Référence Code civil, art. 812-4, version du 1er janvier 2007

    Le texte exactpremière version
    Le mandat prend fin par l'un des événements suivants :
    1° L'arrivée du terme prévu ;
    2° La renonciation du mandataire ;
    3° La révocation judiciaire, à la demande d'un héritier intéressé ou de son représentant, en cas d'absence ou de disparition de l'intérêt sérieux et légitime ou de mauvaise exécution par le mandataire de sa mission ;
    4° La conclusion d'un mandat conventionnel entre les héritiers et le mandataire titulaire du mandat à effet posthume ;
    5° L'aliénation par les héritiers des biens mentionnés dans le mandat ;
    6° Le décès ou la mise sous mesure de protection du mandataire personne physique, ou la dissolution du mandataire personne morale ;
    7° Le décès de l'héritier intéressé ou, en cas de mesure de protection, la décision du juge des tutelles de mettre fin au mandat.
    Un même mandat donné pour le compte de plusieurs héritiers ne cesse pas entièrement pour une cause d'extinction qui ne concerne que l'un d'eux. De même, en cas de pluralité de mandataires, la fin du mandat intervenant à l'égard de l'un ne met pas fin à la mission des autres.

Après une révocation

Révoqué parce que l’intérêt sérieux et légitime a disparu, le mandataire garde sa rémunération, sauf si elle a été excessive.

Référence Code civil, art. 812-5

  1. Loi n° 2006-728 du 23 juin 2006 en vigueur

    Le texte appliqué aujourd’hui date du 1er janvier 2007 et n’a pas été retouché.

    Référence Code civil, art. 812-5, version du 1er janvier 2007

    Le texte exactpremière version
    La révocation pour cause de disparition de l'intérêt sérieux et légitime ne donne pas lieu à la restitution par le mandataire de tout ou partie des sommes perçues au titre de sa rémunération, sauf si elles ont été excessives eu égard à la durée ou à la charge effectivement assumée par le mandataire.
    Sans préjudice de dommages et intérêts, lorsque la révocation est intervenue en raison d'une mauvaise exécution de sa mission, le mandataire peut être tenu de restituer tout ou partie des sommes perçues au titre de sa rémunération.

Textes des articles : copie du fonds LEGI de la DILA (Légifrance), relevée le 11 octobre 2026. La comparaison entre deux versions est calculée mot à mot par le dictionnaire.

Les mots de cette page

mandat à effet posthume
Mots du texte : le mandat de gérer sa succession, donné de son vivant (article 812).
révocation judiciaire
Mots du texte : la fin du mandat décidée par le juge.
mandat conventionnel
Mots du texte : un mandat convenu entre les héritiers et le mandataire.
aliénation
Mot du texte : le fait de céder un bien.
terme
Mot du texte : la date de fin prévue.

Le dossier complet

La limite du fil

Les deux articles ont été créés par la loi du 23 juin 2006 ; la base n’en garde pas de version plus ancienne. La renonciation du mandataire est détaillée dans Partir en prévenant, gérer en rendant compte. L’article 812-5 réserve des dommages et intérêts, non examinés ici. Voir aussi Un mandat sous conditions et Gratuit, sauf si le mandat le prévoit.

Revenir au fil des lois